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Bye bye Durban, on se revoit au Quatar en 2012!

Tel un zombie, le protocole de Kyoto refuse de mourir, malgré l’annonce de son décès quelques heures auparavant. Le voilà qui ressuscite d’entre les morts après 36 heures de négociations supplémentaires à Durban, permettant de clôturer la conférence avec une certaine victoire… Enfin, cela dépend du point de vue.

L’important était de ne pas perdre la face… ni la fiesta annuelle pour encore quelques années!

En plus du prolongement de 5 ans du protocole de Kyoto dans sa forme actuelle, un nouveau document a été signé, lequel engage non seulement les signataires de Kyoto, mais les 194 nations participantes.

Selon ce document, les pays émergents comme la Chine et l’Inde acceptent de se s’engager à des objectifs dans le futur, lesquels restent encore à établir. Bref, la poutine politique habituelle.

On aurait donc une nouvelle feuille de route qui mènera (possiblement) à une entente prévue pour 2015, laquelle entrera en effet à partir de 2020 au plus tard. Cela veut dire encore plusieurs banquets et déplacements sur le bras des contribuables et donateurs de plusieurs ONG (dont les représentants sont plus nombreux que les délégués politiques, si l’on compte ceux qui jouent les deux rôles!).

Tout ce gaspillage de temps, d’argent et de CO2 pour un plan onusien visant à prendre l’argent aux pauvres des pays riches pour la verser aux riches des pays pauvres, sans rien apporter au climat.


En effet, en supposant que les objectifs de Kyoto soient atteints à 100%, l’impact sur la température du globe ne serait que de 0.05 degré en 2050, selon le scientifique Tom Wigley (directeur du CRU de 1979 à 1993).

Bonnes nouvelles

La première bonne nouvelle est que rien ne prendra effet avant longtemps, ce qui laisse le temps de changer de cap si un jour les médias finissent par cracher le morceau, soit de mettre en lumière les fondations fragiles de l’hypothèse du RCA, laquelle sert de couverture à de bien plus hauts desseins en lien aux transferts de richesse et au totalitarisme. Une fois l’arnaque exposée, peut-être que la population demandera des comptes et que, devant la pression populaire, les gouvernements se raviseront. Et d’ici là, le GIEC sera peut-être démantelé?


Le climategate 2 pourrait d’ailleurs aider la cause. Superbement ignorés par les médias jusqu’ici, les 5000 courriels qui le composent sont encore plus révélateurs que la première sélection (2009), sans oublier le document crypté de 220,000 courriels également inclus dans le paquet, qui pourrait bien un jour devenir accessible. Je reviendrai bientôt avec une série sur les courriels du Climategate 2, le temps de terminer celle en cours sur BEST, qui tire à sa fin.




La seconde bonne nouvelle est que l’entente comporte apparemment une clause servant de porte de sortie. Du moins, c’est ce que laisse entendre le directeur exécutif de Greenpeace, qui bien entendu n’est pas très heureux de cette option.

En fait, les groupes écolos ne sont en général pas très enthousiastes envers ce qui a été conclu, parce que cela n’est pas assez contraignant. Je vois donc cela comme une bonne chose. Et dire que la WWF et Oxfam avaient profité de la conférence pour proposer une nouvelle loi (taxe sur le transport)…

Moins bonnes nouvelles

Comme une bonne nouvelle n’arrive pas seule, voici le côté sombre de l’entente: les pays ont tout de même accepté de créer un fonds «vert» pour transférer annuellement des dizaines de milliards de dollars vers les pays pauvres, ainsi que des règles pour mesurer les réductions, protéger les forêts, transférer les technologies vers les pays en développement… Bref, la continuité de ce qui avait été proposé à Cancún.

Tel que décrit à la section 47, la provision qui doit être disponible annuellement pour les pays en voie de développement devrait être équivalente à celle que dépensent les pays développés pour la défense, la sécurité et l’armement. 50% de ce montant ira pour l’adaptation, 20% pour les mesures de réduction, 15% pour le développement technologique et le transfert, et 15% pour les actions en lien aux forêts dans les pays pauvres (comme en Ouganda?).

The provision of the amount of funds to be made available annually to developing country Parties, which shall be equivalent to the budget that developed countries spend on defence, security, and warfare. Fifty per cent of that amount shall be for adaptation, 20 per cent for mitigation, 15 per cent for technology development and transfer and 15 per cent for forest-related actions in developing country Parties;

Ces dépenses représentent 1.6 trilliard par an. On peut dire que l’ONU est plutôt gourmande… Et que les citoyens américains déjà mal en point pour financer la guerre ne sont pas au bout de leur peine.

Un texte à faire frémir

Christopher Monckton a publié il y a quelques jours un texte sur WUWT qui traite d’un document de 138 pages dont les participants étaient appelés à signer. S’agit-il du même document? A-t-il été modifié?

Voici les grandes lignes de ce document:

  • Création d’un nouveau tribunal international pour forcer les occidentaux à payer leur «dette climatique» (si le RCA était significatif, on devrait plutôt les remercier pour avoir contribuer à sortir de la miniglaciation)

  • La reconnaissance et la défense des droits de Dame Nature (ouf, si c’est pas la religion verte ça…?)

  • Le droit de «survivre», qui serait pour certains menacé par les changements climatiques, dont l’élévation des océans (même si elle stagne depuis quelques années)

  • Cesser la guerre et la présence militaire, car elle contribue aux changements climatiques! (ah, il fallait le dire! Je suis certain qu’ils arrêteront alors…)

  • Nouvelle limite pour le réchauffement : 1 degré Celcius – et non 2 (c’est pire que ce que l’on imaginait!)

  • Nouveux objectifs de réductions de CO2 : 50% d’ici 8 ans, et plus de 100% en 2050! (ça veut dire remplacer les humains par des arbres?)

  • Nouvel objectif de concentration maximale des GES à 300 ppm en équivalence CO2 (ce qui signifie 210 ppm pour le CO2 lui-même, soit une concentration insuffisante pour de nombreuses plantes)

  • Aucun dépassement des émissions par rapport à cette année (pour les occidentaux), peu importe l’impact économique et sur le climat (on envoie tout ce qui reste en Chine!)

  • Seulement les occidentaux devront payer – en lien à leur responsabilité historique (la raison change, mais le coupable demeure)

9 Réponses à “Bye bye Durban, on se revoit au Quatar en 2012!”



  1. Serait-on, dores et déjà, en mesure de savoir si ce texte qui “fait peur” en effet, a était officiellement présenté aux représentants des Gouvernements ?
    Quel accueil aurait-il reçu de leur part ?
    Et, s’il y a eu des signatures enregistrées approbatrices de ce document, lesquelles ?

    Il serait en somme plus rassurant que ledit document ne soit qu’un (mauvais) canular…

  2. Ce texte est une telle monstruosité que l’on se demande en effet s’il ne s’agit pas d’un canular.
    Cela dit, nos gouvernements ont d’autres chats à fouetter en ce moment avec leurs dettes souveraines monumentales.
    Et l’argent, même avec des tonnes de CO2, ne pousse pas tout seul. Dommage !!!

  3. @JG2433
    Le texte dont Monckton fait référence date du 7 décembre 2011. Il comporte 138 pages:

    http://unfccc.int/resource/docs/2011/awglca14/eng/crp38.pdf

    Il y a une autre copie plus à jour, et surtout plus courte (56 pages), en date du 9 décembre, qui serait vraissemblablement plus proche de la version finale:

    http://unfccc.int/resource/docs/2011/awglca14/eng/l04.pdf

    Je ne les ai pas lu (encore). Je crois que la version dont Monckton a discuté a été proposée, mais que plusieurs éléments ont été éliminés, pour en arriver à la seconde version ci-haut. Juste le fait que la première version a été écrite et proposée fait peur. Ils sont fous!

    Enfin, espérons que dans leur hâte d’en finir ils n’ont pas laissé de stupidités similaires…

    Je suis d’avis qu’ils ont surtout mis l’emphase sur la clause d’échappement dans le dernier sprint…

  4. certains ont dit que le texte présenté par Monckton était l’oeuvre de climato-sceptiques destiné à semer le trouble et perturber un accord

    En ce qui concerne le fonds vert on ne sait pas comment il sera alimenté par les Pays Riches dont les déficits budgétaires et les dettes sont déjà insoutenables.

    rappelons que le fonds de 100M$ (décidé à Flopenhague?) ne serait alimenté qu’à hauteur de 8M$ (ce qui est déjà beaucoup)

    cet argent est une source de gaspillage et de corruption comme beaucoup de fonds onusiens dans le passé. Il ne manquerait plus qu’il passe par Goldmann sachs !!!

  5. L’option de sortie est une bonne nouvelle. Probablement négocié par les pays qui se rendent compte de l’arnaque et qui veulent pouvoir se retirer quand le bateau onusien va couler.
    Probablement aussi par ceux qui se fient sur la science des cycles solaires qui prévoient un refroidissement d’ici 2020, comme par hasard la date négociée. Disons que si les températures baissent d’ici 2020, il n’y a pas grand monde qui va ratifier un traité pour combattre le réchauffement…

  6. intéressant à lire l’interview dans Der Spiegel de VOn Storch et Steyr (deux scientifiques réputyés, Von Storch est aur=teur du GIEC)

    http://notrickszone.com/2011/12/12/von-storch-steyr-un-durban-climate-conference-was-a-swan-song-scientists-fixated-on-conceitedness/

    La conférence de Durban a été un chant du cygne

    pense que le process doit revenir aux fondamentaux de la science:

    ” The UN Climate Conference in Durban was a swan song.”

    The attempt by scientists to guide a successful climate policy has failed. [...] The cause for this is a false understanding of the role of climate science and the simplification of the climate change problem.””

  7. Le retrait du Canada est une excellente nouvelle, car ce delirium carbonum, qui repose sur du vent, commence à nous échauffer les oreilles. Seule l’UE, inféodée au dogme du Réchauffement Climatique Anthropique, persiste à nous sortir des taxes, des normes et de réglementations qui, au bout de la chaîne, doivent être payées par les entreprises et les contribuables. On dirait que l’UE, en cette période de tempête financière, fasse tout pour saboter son propre vaisseau…

    Quant à nos médias, ils sont lamentables dans leur défense aussi acharnée que pathétique du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique. Et nos gouvernants, tétanisés par la crainte de déplaire aux Verts, et qui suivent moutonnièrement les instructions de l’UE, ils n’ont rien compris aux données d’observation, aux dérapages du GIEC et à sa science fausse (ou ils ne veulent pas comprendre, par lâcheté ou par complaisance). Mais les petits gaulois sont teigneux, têtus, et ils résistent encore et toujours à la propagande réchauffiste.

  8. Bonjour,

    Je viens de l’Estrie, et je lis beaucoup de revus de science, au moins 3-4 par mois, surtout ceux de la France, les sciences et vie… qui eux aussi parlent que c’est plus le soleil qui est plus chaude depuis 10-13 ans, que le réchauffement climatique qui seraient causé par l’homme.

    De plus , ils mentionnent que les déchets organique des toute l’ensemble des animaux ( humain inclus ) et nottament les bovidés, est ce qui réchauffe le plus la planète, car le métane prend 100 ans à disparaitre de notre atmosphère comparé a 7-8 ans pour le CO² ..

    Mais politiquement parlant , c’est beaucoup plus vendeurs de gagné des votes en parlant de changement climatique , de taxer la pollution… que de dire qu’on va poser des couches a toute les vaches de la terre..

    Je suis vraiment content d’avoir trouvé ce site internet.

    Guy

  9. @Guy Bouchard

    Bienvenue sur réchauffement médiatique!

    Science et Vie? Aïe, celle-ci est parmi les plus partisanes, avec Nature et New Scientist

    Le Soleil n’est pas plus chaud, du moins pas de façon significative sur une si courte période. Les journaux partisans du dogme climatique utilisent le Soleil et l’irradiance totale pour faire un lien avec le climat, alors que ce facteur est plutôt négligeable (c’est une façon commode de discréditer le Soleil par la suite, exactement comme le fait le GIEC).

    En fait, le Soleil affecte le climat de façon indirecte, notamment par le flux de rayons cosmiques qui affectent la couverture nuageuse (voir les travaux de Svensmark, repris par l’équipe de Kirby au CERN). Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Quand on se mettra vraiment à analyser les facteurs naturels, au lieu de se concentrer sur des modèles informatiques qui ont pour prémisse que tout est attribuable (ou presque) au CO2, et que le reste n’est que rétroaction positive, on risque fort de mettre au rancart les idéologies du GIEC…

    Si le méthane réchauffe davantage l’atmosphère que le CO2 (molécule pour molécule), la concentration de ce gaz est tellement faible que l’impact est quasi négligeable. Évidemment, ça fait une belle menace potentielle pour faire avaler la pilule et faire passer des lois ridicules…

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