Alors que le Canada annonce son retrait de Kyoto, le Québec s’engage, lui, à prendre les devants avec une nouvelle bourse du Carbone!
Nos élus, dont le cerveau a été lessivé par les paroles et promesses de Steven Guilbault, Karel Mayrand, Sidney Ribaux, Jean Lemire et autres gourous verts locaux, n’ont pas daigné regarder ce qui se passe ailleurs sur la planète, à savoir par exemple la fermeture de la bourse du Carbone aux États-Unis (CCX) et le déclin de la bourse du Carbone en Europe (ECX), qui atteint d’ailleurs ces jours-ci son minimum historique.
On assiste au début de l’éclatement de la bulle verte un peu partout sur le globe, mais le Québec, la tête fièrement dans le sable et écoutant sa vielle cassette en boucle, demeure persuadé que c’est la voie du salut…
Rappelez-vous qu’il y a un an, le gouvernement du Québec mettait sur pied son plan d’Action sur le Climat, avec pour conseillers Steven Guilbault et Karel Mayrand!
Je ne suis peut-être pas d’accord avec bon nombre des actions de M. Harper, mais je salue son courage politique qui permettra au Canada (ainsi qu’aux pays qui le suivront sans doute prochainement, une fois la voie ouverte) de ne pas gaspiller davantage d’argent pour un protocole qui est un échec sur toute la ligne, incluant l’absence de réduction de CO2 (n’en déplaise à ceux qui croient qu’il faut décarboniser notre économie).
Ironiquement, le pays qui a diminué le plus sa production de CO2 depuis Kyoto (1997) est le principal absent du groupe… c’est-à-dire les États-Unis!
Pierre Arcand, ministre en environnement au Québec, annonçait la semaine dernière l’adoption du règlement qui permettra de créer le crash économique québécois… Euh pardon, je veux dire le système de plafonnement et échanges de droits d’émissions de GES! :-)
Selon le quotidien La Presse :
Ouf, analysons un peu ce passage riche en âneries…
En fait, il n’est pas très difficile de prendre les devants quand on fait cavalier seul (techniquement, il reste aussi la Californie). La question à se poser est la suivante : pourquoi les autres ne veulent-ils pas embarquer dans cette aventure? Cette question ne semble pourtant pas avoir effleuré l’esprit de nos dirigeants en quête de popularité devant un électorat vendu au mouvement vert.
Au-delà des opportunités incroyables de corruption qui sont offertes par ce marché (par exemple ici), les initiatives passées ont toutes échoué, malgré le fait qu’elles incluaient beaucoup plus de joueurs, l’un des premiers critères de succès (autrement on ne fait que se couper l’herbe sous le pied au niveau de la compétitivité).
Le Québec est comme un éternel adolescent : si on lui indique qu’il va se casser la gueule (preuve à l’appui), il devient plus motivé que jamais d’essayer. Il doit apprendre de ses erreurs… De plus, les bien-pensants québécois nous ont appris à faire exactement l’opposé de M. Harper, parce que, doit-on lire entre les lignes, il représente le diable.
Cette expression ridicule est pour moi la démonstration de (1) l’ignorance de l’interlocuteur ou (2) d’une tentative d’exploitation de la naïveté des gens. Elle insinue que les méchants sceptiques du RCA, les sous-entendus «négationnistes», ne sont pas d’accord avec le fait que le climat est variable. Or, le climat est tout sauf stable. Le changement fait partie de la nature du climat. C’est d’ailleurs l’argument principal des sceptiques du RCA…
Il y a toujours eu alternance entre périodes chaudes et froides, avec ou sans l’homme. Les variations observées au dernier siècle cadrent parfaitement dans la fluctuation naturelle, qu’on appelle aujourd’hui «changements climatiques» (remarquez qu’on a délaissé le terme «réchauffement climatique», pour ne pas perdre la face quand ça refroidit).
Les carbocentristes, en revanche, refusent d’admettre que des facteurs naturels puissent expliquer le réchauffement récent (1975 à 1998), courte période où on note une corrélation entre CO2 et température.
Rappelons que la RÉALITÉ ne réside pas dans un modèle informatique.
En effet, pour bon nombre de carbocentristes (surtout les écologistes), le problème climatique est avant tout un problème de «modèle économique».
Ce que la plupart des gens ne réalisent pas toutefois, c’est que la lutte au réchauffement est avant tout une lutte au capitalisme (source de tous les maux!), et que le modèle proposé s’apparente étrangement au communisme. Déguisé sous une étiquette verte, les gens n’y voient que du feu.
Comment? En les appauvrissant? En détournant de l’argent qui irait en santé ou en éducation? En leur cachant les réels coûts (astronomiques) et bénéfices (microscopiques) de la lutte au CO2? En les tenant à l’écart du débat scientifique qui s’opère dans les coulisses, pendant que l’on nous martèle avec le pseudoconsensus?
Le mouvement de lutte au RCA s’apparente à la propagande, et n’a que faire des plus démunis, qui ont beaucoup plus à craindre des actions de lutte que du soi-disant réchauffement.
Par exemple, lors du sommet de Durban, Oxfam proposait une nouvelle taxe sur le transport maritime pour lutter contre les changements climatiques (lesquels affecteraient surtout les pays en développement, nous dit-on). Ce faisant, Oxfam ferme les yeux sur le fait que les pays les plus pauvres ont recours à l’importation de matières premières (notamment des céréales), et que par conséquent cette mesure va les appauvrir davantage…
Attention de ne pas confondre CO2 (nourriture pour les plantes), et pollution. Le CO2 est le résultat de tout type de combustion, incluant la respiration. Il est donc impossible d’empêcher sa production (à moins de réduire considérablement la population – un enjeu dont on se garde de véhiculer, mais qui occupe une place importante dans les solutions envisagées).
Toujours dans l’article de La Presse:
Il faudrait plutôt lire «La Californie est le seul autre endroit que le Québec encore aux prises avec l’établissement d’un marché du carbone».
On cite souvent l’exemple de la Californie, mais on oublie de nous parler des conséquences déjà observées (l’envers du décor est toujours tabou dans ce domaine):
Au Québec, le zèle du Carbone cible nos industries (alumineries, papetières, cimenteries…), lesquelles pourraient bien décider de s’installer au-delà de nos frontières, comme c’est le cas ailleurs dans le monde (incluant la Californie)… À moins de leur offrir une compensation importante, qui viendra de nos poches bien entendu (oups, on ne vous l’avait pas dit?).
Le cas échéant, on devra racheter cette matière (à fort prix) au lieu de la vendre aux autres et d’enrichir notre portefeuille collectif via les impôts de ces entreprises. Ces usines ne prendront peut-être plus leur électricité à partir de barrages hydro-électriques, mais d’usines au charbon, au gaz ou encore de centrales nucléaires. Somme toute, tout le monde perd au change: l’environnement et les Québécois.
La photo utilisée dans l’article de LaPresse montre, comme le veut la tradition, une usine avec de la fumée noire… question de jouer sur la perception des gens.
Il n’est pas indiqué de quel type d’usine il s’agit, mais la photo m’a immédiatement fait pensé à un article paru récemment sur WUWT, qui montrait des photos de centrales nucléaires où on avait retouché la vapeur d’eau qui en sortait pour la rendre noire, afin d’avoir plus d’impact. Nous étions à la veille du sommet de Durban…
Sans pouvoir confirmer si c’est le cas ou non ici, la ressemblance est frappante :-)
L`idiotie par excellence! Je crois que dans le même article il mentionnait que ça créerait une taxe de 400M !.
Non mais avec cette “taxe verte” le prix du litre d’essence sera à combien ?? $2 le litre???
Et aussi ils vont nous refiler la taxe chauffage [mazout ou gaz naturel]
Je pense aussi que les compagnies qui se servent de mazout lourd au Québec vont être très contente. Il aurait été tellement intelligent pour ces compagnies de tranférer leur consommation sur le gaz naturel de shale qui pollue beaucoup moins que le mazout lourd.
Le Québec s’arrange pour recevoir encore plus de péréquation du fédéral puisqu’il va perdre beaucoup d’industries. Où peut-être que ces compagnies vont pleurer au gouvernement pour avoir des subventions.
L’application d’un marché du carbone suppose que l’on comprend bien le cycle du carbone pour pouvoir donner une valeur marchande à une réduction du CO2. Le billet de Ira Glickstein intitulé : Topsy-Turvey Carbon Footprints from Nature Climate Change (blogue WUWT : du 11 Décembre 2011) montre à quel point la simple réduction du CO2 peut en fait avoir un effet contraire à l’objectif de réduire le réchauffement de la planète. Glickstein montre que pour l’huile de palme, les fèves de soya, le tournesol et le colza plus de réchauffement serait généré (en équivalent de CO2) par unité d’énergie produite pour ces biocarburants que pour des carburants fossiles. Ces nouveaux résultats incluent l’effet additionel sur le réchauffement du déboisement par example. Supposons que vous avez investi dans une compagnie de biocarburants et on découvre que le procédé que vous utilisé produit plus de réchauffement globale (en équivalent de CO2) que prévut quel impact aura ce changement sur la valeur de votre action ?
Glickstein donne un autre example de la complexité du cycle du carbone ou le climatologue Tom Wigley (Climate Change, 108, 601-608, 2011) aurait démontré que les centrales au charbon aurait moins d’impact au niveau du réchauffement globale que les centrales au gaz naturel puisque les particules de suie et le SO2 générées par les centrales au charbon aurait un effet de refroidissement (aérosol) et que l’utilisation du gaz de schiste pour les centrales au gaz naturel mènerait aux émissions de plus de méthane un puissant GES.
En conclusion, meme si veut réduire le réchauffement climatiques, sans retourner aux moyen age, notre compréhension du cycle du carbon et de la climatologie est si faible qu’on ne sait pas si on fera plus de tort que de bien. Le climatologue Roger Pielke Sr passe son temps à expliquer qu’il ne faut pas focaliser uniquement sur la réduction du CO2.
Bonjour,
Vous êtes l’un des rares Québécois qui donnent les faits tels qu’ils sont. J’aime lire vos articles puisqu’ils sont
aussi supportés par des faits et non des propagandes médiatiques.
J’ai invité plusieurs de mes amis québécois à lire votre article parce que c’est le gros bons sens. J’ai hâte de voir d’autres Québécois se réveiller et ne plus accepter la fouthèse du “changement climatique” pour tirer plus d’$$$ de leurs poches.
Merci d’être là!
C’est apprécié!
@Claire H.
Merci de faire connaitre le site à vos proches. Je suis de ceux qui prétendent que la connaissance est la meilleure arme, et que celle-ci doit être partagée.
Je ne prétends pas détenir la vérité absolue, mais la version que je défends, celle de milliers de scientifiques, mérite d’être considérée et débattue si l’on considère l’impact des mesures de lutte au CO2…
Nos médias n’ont rien à cirer de faire partager l’information contraire au dogme qu’ils entretiennent, d’où mon site.
Avant de signer un chèque en blanc pour les générations futures, il importe de connaitre toute l’histoire, pas seulement celle véhiculée par nos gourous verts, que James Delingpole qualifie adéquatement de «melons d’eau» (pastèques), c’est-à-dire vert à l’extérieur (en apparence), mais rouge à l’intérieur!
Bonne année!