Au-delà des commentaires qui paraissent sur mes billets, je reçois régulièrement des messages de lecteurs via la section contact (merci!). Quelques-uns m’envoient des liens vers des articles d’intérêts, d’autres me posent des questions, et certains critiquent mon travail. Ceux qui ne sont pas d’accord avec mes propos me renvoient généralement aux rapports du GIEC (sans référence explicite bien entendu), ou encore au site de RealClimate ou SkepticalScience, trois sources que je considère partisanes. Soites, mon site est également partisan d’une certaine façon, puisque j’y défends la position des sceptiques du RCA (étant donné que les médias l’ignorent ou la ridiculisent).
Je suis critique face au traitement des nouvelles climatiques par nos journalistes en environnement et certains gourous verts (que je considère généralement peu crédibles sur le plan scientifique), mais demeure ouvert à toute démonstration qui pourrait me prouver l’inverse. J’invite chaque fois les lecteurs en désaccord avec mes propos à m’éclairer et à me fournir une démonstration de (1) la contribution significative des émissions anthropiques de CO2 sur le climat, (2) du caractère anormal des changements récents et (3) des dangers réels d’un réchauffement. C’est en faisant cet exercice il y a quelques années que j’ai découvert le pot aux roses et me suis converti en sceptique du RCA.
Après quelques échanges (pour les plus tenaces), et faute de m’avoir fourni ne serait-ce qu’un seul argument solide en faveur de l’un des trois points, la personne termine généralement la discussion par une phrase du genre : «De toute façon, même si la lutte au CO2 ne change rien au climat, elle permettra de lutter contre la pollution et mettra un frein à la surconsommation». Des variantes incluent la surpopulation, le méchant capitalisme et le devoir de se repentir.
Jamais, en 5 ans, quelqu’un n’a réussi à argumenter avec moi sur le plan scientifique pour défendre la cause du RCA. Il semble que le réchauffement soit secondaire, que c’est d’abord la conviction que notre mode de vie est malsain et que la Nature n’en peut plus (une vision qui se perpétue depuis plusieurs centaines, sinon milliers, d’années). On peut être ou non en accord avec cette vision, mon point est que le réchauffement par l’homme est un prétexte, que la science du climat est au service d’une cause politique.
J’ai invité plusieurs personnes à m’écrire un texte pour défendre leur vision, leur offrant de publier intégralement leur texte, mais tous ont décliné (même les trolls Warm et Robert!). Lorsque vient le temps d’argumenter via la science, les détracteurs (je parle ici des carbocentristes) se taisent…
J’ai reçu aujourd’hui un message plutôt rigolo, qui a inspiré ce billet. La personne, dont je maintiendrai l’anonymat, va droit au but et m’évite de perdre mon temps à argumenter sur le plan scientifique. Il va sans dire que la force est forte en celle-ci!
Voyez par vous-même cet acte de foi envers la religion écolo à son plus pur :
Quand je vois que certains de mes détracteurs n’ont pour discours que des arguments de la sorte (ou le recours aux points Godwin), cela m’encourage à poursuivre. Je ne peux concevoir que l’on s’apprête à gaspiller des trillions de dollars sur une argumentation de la sorte, car notons que plusieurs personnalités influentes ont un discours similaire… Au moins, celles-ci ont en général l’intelligence d’offrir une porte de secours pour se repentir et sauver la planète (en leur versant indirectement de l’argent par exemple). Si le message de peur n’offre pas de lumière au bout du tunnel, il ne sert à rien. Il faut entretenir l’urgence, tout en offrant une solution (généralement pire que le problème, mais ça, c’est un autre débat).
« […] mon point de vue est que le réchauffement par l’homme est un prétexte, que la science du climat est au service d’une cause politique. »
Même si je ne suis qu’un simple et modeste lecteur, qui connaît parfaitement ses limites et qui, à lui tout seul, n’est pas en mesure de produire une démonstration scientifique recevable, à propos du RCA, je vous rejoins sur cette considération politique.
Certaines déclarations telle que celles-ci, m’avait déjà particulièrement fait “tiquer” :
«« Nous cherchons un nouvel ennemi pour nous unir et nous pensons que … la menace du réchauffement climatique devrait faire l’affaire. »»
(Club de Rome, 1991).
«« On doit dire clairement qu’on veut redistribuer de facto la richesse grâce à la politique climatique. On doit se débarrasser de l’illusion que la politique climatique internationale est une politique d’ordre écologique. »»
(Ottmar Edenhofer, responsable du Groupe de Travail 3 du GIEC).
Etc…
Il y en existent d’autres, tout autant pertinentes et édifiantes.
Ce qui m’amène à penser fermement : la science ne sera qu’un moyen mis au service d’une cause politique mondiale. Trofim Lyssenko pas mort… :-(
Cette façon de voir les choses n’est probablement pas si naïve que cela, ni même erronée, après lecture de ce qui suit :
«« Il n’y a aucun lien prouvé entre réchauffement global et activités humaines »»
Yury Izrael, vice président du GIEC, Novosti mai 2005)
«« Il n’est pas possible d’exclure que le changement climatique puisse être dû aux causes naturelles. Il est plausible que l’homme ne soit pas à blâmer. »»
(Antonio Zichichi, président de la Fédération Scientifique Internationale, 27 avril 2007)
Etc…
L’attribution de la responsabilité de l’homme dans les évolutions climatiques actuelles ne peut donc toujours pas être démontrée.
Excellent billet… car hélas, la lutte contre l’intoxication n’est jamais terminée… Des preuves de ce combat politique, on en a beaucoup et vous en avez donné à plusieurs reprises… mais hélas, si l’on baisse la garde, toujours le rouleau compresseur reprend dans son objectif de broyage de notre liberté, de la possibilité même de l’existence de la science, puisqu’il ne supporte pas la contradiction.
Merci !
Les écologistes savent très bien au fond d’eux mêmes qu’il y a un truc qui cloche dans cette histoire de RCA.. mais comme ça sert leur cause…
allez demander à un chrétien si Jésus a réellement marché sur l’eau, il sera tout embêté pour vous répondre..
dans le même esprit lisez ceci
http://johnosullivan.livejournal.com/44874.html
le prix Nobel d’Al Gore est contesté car insipré par des arrières pensées politiques contraires au message d’Alfred Nobel …
“According to The New York Times the instigator of the fresh Swedish complaint is peace researcher and lawyer, Fredrik Heffermehl. He argues that the Nobel committee has violated the terms of Alfred Nobel’s will, which established the prize. Heffermehl, also author of the book The Nobel Peace Prize: What Nobel Really Wanted claims the awards to Gore, the UN’s Intergovernmental Panel on Climate Change as well as the 2009 prize to U.S. President, Barack Obama, were a political misuse of the Nobel committee contrary to the peace ideas that Alfred Nobel intended to support.”
@yvesdemars
Le prix Nobel de la paix avait pour but se donner un poids supplémentaire au GIEC et à Al Gore (appel à l’autorité), et d’éliminer tout soupçon de partisanerie : ils font ça pour la sauvegarde de l’humanité, donc ils ne peuvent pas être méchants! De véritables altruistes… :-)
Dans le même ordre d’idée, Phil Jones, Michael Mann et les suspects usuels s’arrangent entre eux pour se donner des titres tels que ‘AGU fellow’, question d’améliorer leur réputation (et leur salaire?) :
http://tomnelson.blogspot.com/2012/01/i-scratched-your-back-you-scratch-mine.html
Cette semaine des chroniqueurs du journal de Québec et de Montréal ont affirmé que s’en était fini avec la théorie du réchauffement climatique.
Par après j’ai retrouvé un bon résumé de cette question dans un numéro spécial (climat) de la revue science et vie de décembre 2010 qui mentionnait qu’au contraire il y avait de très grande possibilité qu’il y avait réchauffement avec une première cause l’humain et les émissions de CO2.
Ensuite j’ai retrouvé cette information qui je trouvais parle beaucoup quand j’entend les deux chroniqueurs (Brassard et Eldegrably) dire qu’il n’y a pas eu réchauffement depuis 1998. Si c’est comme dans la figure 1 de l’article ci-joint.
http://www.skepticalscience.com/still-going-down-the-up-escalator.html
bon ce n’est pas le genre de site que vous consultez …
Dans toute cette question du changement climatique, le point central, je pense que pour vraiment parler de refroidissement ou de réchauffement il faut regarder le comportement des océans car l’eau peut accumuler beaucoup plus de chaleur (réchauffement : chaleur) que la surface terrestre. l’eau étant beaucoup plus dense que l’air et beaucoup plus conductrice de chaleur. Le sol n’est pas très conducteur de chaleur non plus puisque qu’il est à peu près toujours à la même température pour une même profondeur et ce peu importe la température extérieure (environ 5 à 10 degrée celsius à 2 m en tout temps de l’année). si vous voulez parler de chiffre j’ai tout ces valeurs (densité eau, air, conductivité thermique, chaleur spécifique, équation de transfert de chaleur, etc.) et je n’ai pas lu souvent les dénigreurs du réchauffement argumenter sur les principes de base de la thermodynamique et du transfert de chaleur.
Pour vraiment savoir si il y a réchauffement ou refroidissement de manière globale, il faut vraiment tenir compte des océans. La masse d’eau des océans est de beaucoup supérieure à la masse des continents. Le transfert de chaleur peut se produire jusqu’à de grande profondeur (1000 ou 2000 m). C’est un peu comme un principe de pompe à chaleur.
Quand on considère les températures à la surface de la terre, il peut y avoir un effet de rétroaction faisant en sorte que l’augmentation de la température de l’air à la surface de la terre n’est pas linéaire. les océans ne transfèrent pas de manière linéaire la chaleur qu’ils ont accumulées année après année.
à ce titre je trouve très intéressant et informatif l’article suivant et en particulier la figure 3: http://www.skepticalscience.com/Empirical-evidence-that-humans-are-causing-global-warming.html
Quand je lis que dans le temps des dinosaures il y avait plus de CO2 et qu’il n’y a pas eu réchauffement ….bla bla pour dire comme quoi ce n’est pas grave si aujourd’hui on est à un niveau x de CO2 dans l’atmosphère…bla bla. Pour moi c’est utilisé un argument qui ne sera jamais démontrable. En plus la race humaine n’existait pas à cette époque là. 200 ou 650 millions d’année pour expliquer notre situation aujourd’hui pour moi ce n’est pas très pertinent.
ce qui est inquiétant aujourd’hui c’est l’augmentation rapide du CO2 sur une très courte période ainsi que les températures et le possible effet sur la fonte des glaces et du pergélisol qui pourrait émettre de grande quantité de CH4 et augmenter encore plus l’effet de serre et l’augmentation des températures. c’est le principe de précaution sur une action qu’on peut contrôler (notre consommation de carburant fossile).
D’un autre côté si on était de meilleur gestionnaire et économiste (je parle du gouvernement canadien et de harper) on gèrerait mieux nos ressources et en particulier nos sables bitumineux. On attendrait que le prix monte, que la ressource soit plus rare, qu’on puisse les exploiter de manière environnementalement exemplaire. On mettrait au point des technos environnementales de traitement des effluents (air,eaux) opérés par des canadiens qui donnerait des emplois à nos citoyens. À mon sens économie et environnement ne sont pas séparés. C’est ce que je trouve de vraiment con quand j’entend les négationnismes dire qu’on va se ruiner à exploiter nos ressources si on tient compte des émissions de CO2 et de GES. Pour moi c’est irresponsable, à courte vue, sans réflexion, etc. etc..
Yves B.
Yves B,
Ben voilà un vrai réchauffiste, catastrophiste,raciste puisqu’il ne pense que Canada, capitaliste et prêt à faire du beurre et l’argent du beurre avec les grès bitumineux alors qu’ils pollueront plus que le charbon.
Mais un truc quand même qui me rassure dans le dessin de Tamino chez squeletical science, c’est l’augmentation de l’incertitude qu’on a vis vis du trend d’augmentation des températures; commencerait-on à noyer toutes ces tendances dans le bruit de fond?
@Yves B.
Votre exposé sur la chaleur ne vous rend pas trop justice, vous devriez vous relire… ou bien changer de source (le raisonnement de Jonh Cook et sa bande – SkeptialScience – n’a pour but que de distraire de l’enjeu avec des entourloupettes et il s’empêtre dans ses détours. Il est le roi incontesté des trolls).
Bien entendu que les océans accumulent beaucoup plus de chaleur que l’air. C’est d’ailleurs ce que la plupart des sceptiques avancent: les océans influencent l’air et non l’inverse. Et vous croyez que c’est l’air qui a chauffé ces océans, donc notre CO2 d’extra?
Certes, l’argument du CO2 à la préhistoire est difficile à démontrer, c’est-à-dire une question de confiance dans les proxies, mais on peut en dire autant des mesures plus proches de nous… Par exemple le lien entre les cernes d’arbres et la température pour reconstruire le climat des derniers 1000 ans. Il aura fallu des manipulations statistiques et une cueillette sélective pour obtenir un tel résultat (se débarrasser de l’optimum médiéval et de la minigalciation pour obtenir une augmentation marquée suite à 900 ans de quasi-statu quo). J’y reviendrai d’ailleurs beaucoup plus longuement dans de prochains billets.
Pas besoin de remonter aux dinosaures pour voir la relation long terme entre CO2 et température: on a des carottes de glaces qui nous montrent que pour les derniers 600,000 ans, la température a toujours précédé le CO2, avec en moyenne 800 ans.
L’augmentation de la température a déjà été plus prononcée que celle des dernières décennies, tel que vu sur ce graphique (source):

Pour le principe de précaution, je vous invite à lire ceci:
http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2011/08/22/aiguiser-son-sens-critique-quatrieme-partie/
Si vous voulez argumenter, je vous suggère d’utiliser un autre terme, car l’association au nazisme n’a rien d’édifiant dans votre discours, d’autant plus que le sens «nier le réchauffement», auquel vous faites référence malgré votre point Godwin, ne fait aucun sens non plus. Voyez ce billet: Le choix des mots
Enfin, pour le bien des lecteurs de ce site qui n’auraient pas lu nos premiers échanges sur le site de M. Brassard, voici le lien:
http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/2012/01/mise-au-tombeau-de-laccord-de-kyoto.html
Merci d’avoir répondu à mon invitation et contribuer ici au débat, car je n’ai pas l’intention de m’étendre en long et en large sur le blogue de Jacques Brassard, ce n’est pas la place.
@Yves B.
Concernant votre graphique (escalator) de Skeptical Science, je viens de tomber sur un article de WUWT qui porte sur le sujet:
http://wattsupwiththat.com/2012/02/03/friday-funny-how-to-do-climate-graphs/
Voyez surtout ce graphique repris par un lecteur, qui réflète un peu plus ce qui se passe:
https://lh6.googleusercontent.com/-fIkcHuB8IlA/TywuKPa1wHI/AAAAAAAAAPU/nTFJXPGo7o8/s1093/afterSkS.gif
Au fait, notez que Cook a bien aimé le terme «climate realists», qu’il s’est approprié pour se définir, alors que le terme sert à qualifier les sceptiques du RCA…
http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2011/12/31/nouvelle-annee-nouveau-titre/
l’augmentation de la température des 10 000 dernières années c’est approximatif…
alors que depuis 1950 ça s’est beaucoup amélioré..
Franchement “la simulation” pour les années futures n’est pas convaincante du tout on voit que c’est une fonction mathématique qui se répètent… c’est grotesque excusez le terme..
Pourquoi n’argumentez vous pas sur les écrits de Murphy 2009 et Domingues (2008). Ne serait-ce pas plus exacte de dire que c’est le soleil qui réchauffe les océans, amplifié par les GES, qui accumule cette chaleur dans les eaux à plus ou moins grandes profondeurs et que par la suite elle ressort dans l’atmosphère et vers les continents.
hier j’étais près du fleuve sur le début de l’après midi et le courant (marée) était nettement de québec vers montréal. Pourtant tout le monde sait que le courant du fleuve est de Montréal vers Québec, c’est certain… comme le graphique de l’escalier !!!
dire qu’un site est plus ceci ou plus cela, sans prendre la peine d’argumenter ce n’est pas juger des faits.
Pour Fritz je ne comprend pas ce que dites. svp précisez.
Moi je dis que si c’est pour une question économique l’exploitation des sables bitumineux. Je pense que les technos ne sont pas prête à en faire une production propre. Donc il faut développer les technos propres. Attendre que le prix du pétrole continu d’augmenter. Mettre en place un marché du Carbone et de la réglementation et dans 10 ou 20 ans la ressource sera encore là. Les technos seront à même d’en faire une exploitation durable, sans avoir rien salie comme on le fait présentement. D’autant plus que notre exportation de pétrole albertain fait augmenter le dollar can., baisse nos exportations et l’industrie manufacturière du Québec en souffre et donc notre économie locale. C’est ma réflexion. Mais je pense également qu’il faut encore plus développer l’éolien et le solaire, l’hydraulique pour se départir le plus possible des combustibles fossiles.
Yves B.
@Yves B
Je parle de la reconstruction des températures de Mann et al, pour les 1,000 dernières années (et non 10,000). Bien sûr que c’est approximatif, c’est même le résultat de manipulations statistiques, car on obtient le même résultat avec des données aléatoires (red noise). Si dans les données fournies au modèle certaines incluent la moindre augmentation en fin de série, elle sera amplifiée considérablement dans les résultats et aura pour effet de produire une crosse de hockey et faire diminuer la portion précédente (jusqu’à un poids de 390X pour l’une des séries de données dans le cas de Mann). Je n’irai pas dans les détails pour l’instant, j’ai plusieurs billets à venir à cet effet, qui iront plus en détail que mes billets passés.
Qu’est-ce qui s’est amélioré? La qualité des mesures? Mon cher, je ne veux pas vous décourager, mais pas vraiment… 90% des stations aux USA ne répondent même pas aux propres normes du NOAA et montre un biais d’au moins 1 degré. Les correctifs apportés semblent nettement inadéquats.
À moins que vous vouliez parler de l’effet de chaleur urbain qui «améliore» les chiffres pour supporter le réchauffement?
Ou encore le travail du scientifique éco-extrémiste James Hansen qui «améliore» l’histoire en baissant progressivement les données des années chaudes 1920-1940 et en réchauffant celles de 1950-1970 pour obtenir une courbe plus linéaire et se débarrasser de la pause/refroidissement au milieu du siècle et rendre la fin de siècle plus démarqué que le début?
Depuis 1975 on note une augmentation de température statistiquement similaire à celle de 1910 à 1945, que vous expliquez comment?
De 1945 à 1975, on a eu un léger recul, alors il faudrait prendre les bons chiffres si vous ne voulez pas commencer votre argument par une baisse de température, qui pourrait vous nuire :-)
Aussi, un petit truc pour vous aider à convaincre d’autres personnes: le creux fut atteint dans les années 60, donc en prenant ce point de départ vous aurez la plus grande augmentation, donc plus convaincante :-)
Il ne s’agit pas d’une simulation, mais de montrer que selon le raisonnement des carbocentristes manipulateurs (ex: Cook), peu importe la durée du plateau, en partant du point le plus bas (1970), on a toujours une augmentation si on marque une droite, malgré les nombreuses années qui pourraient s’avérer sans réchauffement additionnel.
Le même raisonnement a été utilisé en Antarctique, qui ne se réchauffe plus depuis 1980, mais si on part de 1950, on a un réchauffement net…
Le Soleil réchauffe les océans, et ce, depuis des milliards d’années. Les GES ne rendent pas le Soleil plus puissant! L’air se réchauffe en partie par les GES, dû à un minime retour d’infrarouges (les sceptiques argumentent que cette contribution est peu significative, alors que les carbocentristes lui accordent un rôle majeur).
Même si l’air est un peu plus chaud (par moments), vous pensez qu’il peut transférer cette chaleur aux océans? Ce sont les cycles solaires qui agissent le plus sur l’absorption d’énergie des océans, via les fluctuations de la couverture nuageuse (rayons cosmiques). Les océans ont des cycles de 60 à 70 ans, avec des phases de réchauffement et de refroidissement, qui libèrent plus ou moins de chaleur selon la phase. Les observations du dernier siècle sont en accord avec ces cycles.
Sans prendre la peine d’argumenter? Lisez mes 400+ billets, vous y trouverez des infos. Je ne recommencerai pas ici pour vous. Bonne lecture!
Vous trouverez des liens à droite vers des sites qui donnent une vision différente de celle de SkepticalScience, RealClimate et Al Gore…
Il y a plusieurs sortes d’écologistes, certains y sont pour faire du cash (Al Gore, David Suzuki), d’autres pour renverser le capitalisme, d’autres pour éradiquer l’humain de la planète. Ce sont ces derniers (les écolo Malthusiens: Disciples de Malthus) les plus dangereux. Selon eux l’humain est un cancer pour la planète et il faudrait qu’ils disparaissent tous. Me semble qu’ils pourraient commencer par eux mêmes….
Anyway la plupart sont incapable e faire la distinction en pollution et CO2 pourtant ça n’a rien a voir…
En réponse à la connasse malthusienne, voici une citation de Patrick Moore, membre fondateur de Greenpeace:
Je pense que l’un des aspects les plus pernicieux du mouvement environnementaliste moderne est la romantisation de la vie paysanne, sans oublier leur idée voulant que les sociétés industrielles soient en train de détruire le monde. Le mouvement environnementaliste s’est développé en utilisant les efforts les plus vigoureux pour stopper le développement dans les pays développés. Je pense que c’est légitime, pour moi, de les qualifier d’anti-humains.
@Yves B.
“et je n’ai pas lu souvent les dénigreurs du réchauffement argumenter sur les principes de base de la thermodynamique et du transfert de chaleur”.
Le GIEC a créé “ex nihilo” une nouvelle loi, inconnue des physiciens : le forçage radiatif. Il a donc par le fait violé la seconde loi de la thermodynamique, car des molécules de gaz émissif, ayant absorbé des IR émis par le sol, ne peuvent en aucun cas ré-émettre des IR vers le sol plus chaud.
Donc les climatologues du GIEC sont nuls en thermodynamique (tout comme en traitement statistique, cf la courbe en crosse de hockey)…. à moins que ces graves fautes n’aient été utilisées sciemment pour satisfaire aux objectifs politiques de GIEC, du PNUE et de l’ONU….
À Jean-Pierre Bardinet
“des molécules de gaz émissif, ayant absorbé des IR émis par le sol, ne peuvent en aucun cas ré-émettre des IR vers le sol plus chaud”
Je crois que vous donnez le bâton pour être battu.
Les molécules émettent, c’est le sol plus chaud qui ne les absorbe pas. Il les renvoie par réflexion, diffusion, convection…
@Jean-Pierre Bardinet et Marot. Tout solide absorbe et émet de l’énergie thermique radiative (IR de longueur d’onde courte (solaire) et longue). A cause de l’ AUGMENTATION des GES la surface terreste absorbe plus d’ énergie radiative qu’elle n’émet ce qui explique EN PARTIE l’augmentation de la température globale.
Naturellement, le diable est dans les détails lorsqu’il s’agit du réchauffement globale puisque les climatologues ne sont pas d’accord sur le niveau de confiance des modèles climatiques utilisés pour représenter les variations naturelles à longue échelle de temps (40-70 ans). L’étude de l’attribution du RCA comme source de l’augmentation des températures globales nécessite le calcul de la variabilité naturelle des températures à partir d’un ensemble de simulation utilisant environ 15 modèles climatiques différents tel que décrit par J.A. Curry et P.J. Webster dans leur article récent: Climate Science and the Uncertainty Monster, Bulletin of the American Society 2011. Donc les simulations numériques sont traitées comme des expériences. Ces courbes sont très bruyantes dans le sens ou il y a beaucoup de variation de la température. Les climatologues décomposent les séries de températures globales en utilisant les transformations de Fourier pour obtenir un spectre de puissance pour les différentes courbes de température globale pour les simulations numériques et pour les observations. L’intensité des variations de températures est tracée en fonction de la période de la variation. Cette comparaison (Figure 9.4 du rapport GIEC AR4) a été utilisée par le GIEC comme preuve (selon eux) de la fiabilité des modèles climatiques. Selon Curry et Webster, les modèles numériques sous-estiment l’intensité des fluctuations de températures à longue échelle (période) (40-70 ans). Suite à cet article G. Hegerl, P. Stott, S. Solomon et F. Zwiers ont écrit une réplique dans la même revue dans laquelle ils affirment que la moyenne des simulations numériques est à l’intérieur de l’erreur expérimentale. Finalement, Curry et Webster ont répliqué que l’erreur dans les observations et dans les modèles numériques est trop grande pour conclure que les climatologues peuvent modéliser les variations naturelles de température. Tout cet échange montre à quel point le concept de vérification est subjectif en climatologie.
Bravo RaymondT
Est-ce que vous pensez comme je le crois que c’est au niveau des océans, en premier, que le réchauffement se produit (si on accepte l’idée du RCA ?) Que les rayons lumineux directs ne réchauffent pas l’atmosphère en premier comme le semble l’affirmer Yves Pelletier. Et que le rechauffement des océans seraient bien réel comme dans l’article de Murphy (2009).
http://www.skepticalscience.com/images/Total-Heat-Content.gif
Est-ce que d’autres personnes ont des références à ce sujet : réchauffement des océans ?
M. Pelletier. les mesures de la température avec les satellites ont commencé dans les années 1970. C’est un niveau de précision sur l’évolution des températures qu’on avait pas avant ! Est-ce que vous pensez vraiment que les mesures étaient plus précises dans les années 20, 40 qu’aujourd’hui ou qu’au court des 30 ou 50 dernières années. Si c’est le cas c’est vrai que vous ne trouverez personne pour argumenter avec vous!
Encore à M. Pelletier: Si les mesures qui auparavant était faites en campagne et maintenant elles sont en ville parce que les villes ce sont étendues, ça veut dire que le point de mesure représente encore et toujours l’environnement de ce lieux lors de la prise de mesure. Selon votre raisonnement ça veut dire que pour avoir des mesures précises il va falloir de plus en plus aller vers des endroits isolées tels que le pôle sud ou le pôle nord et là c’est certain qu’on va constater du refroidissement :). Malheureusement les surfaces des villes représentent aussi des mesures précises de la température et je pense que les météorologues et climatologues sont assez professionnels pour installer leurs instruments de mesure dans des endroits propres à faire des mesures adéquates (il faut faire confiance à ces gens). Ces scientifiques ont des algorithmes pour corriger le poids relatifs de chacune des stations de mesures. Un peu de logique svp m’encouragera peut-être à lire tous vos écrits comme vous m’invitez à le faire.
Yves B.
@Yves B
RCA signifie Réchauffement Climatique Anthropique (causé par l’homme). Le réchauffement des océans n’est pas (ou du moins pas de façon significative, et non en profondeur) causé par un réchauffement de l’atmosphère, encore moins par la contribution humaine. Il faudrait probablement un réchauffement beaucoup plus marqué de l’atmosphère pendant des centaines ou milliers d’années pour y arriver.
Pour voir que l’air est affecté par l’eau, et non l’inverse, vous n’avez qu’à suivre les températures de l’atmosphère qui suit les fluctuations des El Nino (1997-1998, 2009-2010) et La Nina (2007-2008, 2011), ainsi que la tendance générale des cycles de la PDO et de l’AMO/NOA (ceux dont RaymondT fait référence, et qui ne sont pas bien pris en compte dans les modèles, mais qui ont une corrélation frappante).
Par exemple (source):

Voyez ce billet sur la remise en question de certains modélisateurs face aux cycles naturels:
http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/09/11/wcc3-le-giec-montre-des-premiers-signes-de-remise-en-question/
Et je vous conseille fortement de suivre le blogue de Judith Curry, dont fait allusion RaymondT, assez technique en général, mais qui offre une belle plateforme d’échanges entre scientifiques sur le climat. Au passage, Judith Curry tombe dans la catégorie des «lukewarmers», ceux à mi-chemin entre les carbocentristes et les sceptiques du RCA.
Bien sûr que le réchauffement des océans est réel. Qui a dit l’inverse? Il change de rythme, refroidissant parfois un peu (dont un petit ralentissement récent et un refroidissement plus marqué pendant la phase froide de la PDO, conformément aux températures terrestres qui en ont été affectées au milieu du siècle dernier), mais globalement il y a réchauffement depuis 10,000 ans, fin de la dernière glaciation.
Notons aussi un refroidissement plus significatif (bien que non quantifié) pendant la miniglaciation du 15e au 19e siècle, suivi de la tendance générale au réchauffement depuis.
Ces fluctuations concordent aussi avec les cycles solaires (pas l’irradiance totale comme indiquent ceux qui veulent discréditer le Soleil, mais les fluctuations entre les cycles).
Voyez la courbe du NOAA (source):

Le niveau des océans fait de même, et on ne note aucune accélération du rythme (au contraire, une légère diminution récente de la pente, mais probablement passagère – bien que contraire aux prédictions et aux titres des journaux qui laissent croire à une accélération).
@Yves B
Vous dites:
C’est vous qui faites référence à 1950 («alors que depuis 1950 ça s’est beaucoup amélioré…»). Les satellites sont apparus en 1979 (30 ans plus tard!).
Pendant ces 30 ans, on avait des thermomètres, et ils enregistraient surtout un refroidissement (1945-1975). Encore aujourd’hui, on utilise majoritairement les thermomètres pour évaluer la progression des températures (ils servent notamment à comparer avec le passé). Les satellites sont plus précis, surtout non affectés par l’effet d’ilot de chaleur urbain et couvrent un bien plus grand territoire. On constate une divergence de plus en plus prononcée entre les mesures des stations terrestres et les satellites (qui ont été initialement calibrés pour être conformes aux stations), les satellites montrant un moins grand réchauffement.
Plus on recule dans le temps, plus l’incertitude augmente (en théorie, parce que le MetOffice/CRU et le GISS semblent avoir presque le même degré d’incertitude!?!). Bref, on a des satellites, beaucoup plus fiables que le reste, qui sont apparus précisément au moment d’entrer dans la phase chaude de la PDO (pure coïncidence), soit la moitié d’un cycle. Il est donc attendu d’avoir un réchauffement. Le hic c’est qu’on en déduit que ce réchauffement est anormal, alors qu’on a pas de données similaires pour comparer. Il est prétentieux d’avancer que le réchauffement récent est exceptionnel. C’est basé sur des thermomètres en nombre insuffisant depuis 1850, et des cernes d’arbres avant ça.
@YvesB
Exact, et donc reflète un effet de chaleur urbaine locale qu’il faut corriger. Notez que l’effet est aussi vrai en campagne (non affecté par le développement urbain), voir davantage, quand on passe de l’orée d’un bois à un pâturage.
Pas du tout. Il faut bien appliquer les correctifs pour l’effet de chaleur urbain. Déplacer des stations signifie qu’on recommence une nouvelle série qui n’a pas d’historique. Il y a eu beaucoup de déplacements de stations au fil des ans (souvent non documentés), des développements autour des thermomètres (par exemple stationnements, édifices, bouches d’aération, d’air conditionné, antennes radio…) et les correctifs n’ont pas été apportés. On a au début des années 90 éliminé un très grand nombre de stations (il en reste le quart aujourd’hui), généralement celles situées le plus au nord et les plus élevées en altitude, donc on gonfle artificiellement le réchauffement par élimination. Les stations se retrouvent de plus en plus (en pourcentage) concentrées dans les aéroports, sur le bord du tarmac. Ils sont influencés par l’effet de chaleur accru par le revêtement noir/gris et dans certains cas les moteurs d’avion et l’équipement motorisé à proximité.
Les villes représentent environ 2% de la surface du globe, alors il faut faire de bons correctifs pour affirmer que les mesures sont représentatives de la tendance planétaire. Il est faux de croire que les conditions des thermomètres sont adéquates. Je vous invite à consulter le site surfacestations.org pour voir à quel point la situation est grave.
Voyez aussi ce billet que j’ai écrit il y a 2 ans, sur les problèmes des stations:
http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/01/30/nouvelle-parution-les-temperatures-de-surface/
Oups, c’est pas aussi précis que vous pourriez le croire. D’abord, il n’y a pas de correctif station par station. On applique un correctif général pour le villes et un autre pour les zones rurales. Pour qualifier une ville, on utilise la quantité de lumière émise la nuit et mesurée par les satellites (au-delà d’une certaine quantité, c’est considérer comme une ville).
Environnement Canada indique ne pas être en mesure de faire un travail de qualité:
http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/08/23/environnement-canada-des-donnees-de-mauvaises-qualite/
Le NOAA a besoin d’argent pour améliorer son réseau :
http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/10/08/les-ptites-vites-1/
(L’agence reconnait avoir des problèmes de biais aux données attribuables aux transferts non documentés, mauvais emplacements et changements d’instrumentation. La modernisation aurait pour but d’améliorer la collecte de données, leur transmission et réduire la nécessité d’ajustements des données)
Pour ce qui est de «faire confiance», la dernière personne à qui je ferais confiance est James Hansen, celui responsable du GISS, qui réécrit l’histoire. Il est un extrémiste, qui annonce la fin du monde sur tous les toits, et qui profite largement de l’argent pour ses campagnes de peurs, comme son ami Al Gore (dont il est le conseiller) :
http://wattsupwiththat.com/2011/11/18/dr-james-hansens-growing-financial-scandal-now-over-a-million-dollars-of-outside-income/
Notez que le bras droit d’Hansen n’est nul autre que Gavin Schmidth, un acteur principal du climategate et auteur de realClimate…
Je n’ai peut-être pas la logique d’un militant carbocentriste, mais courage, vous finierai par suivre…
Avant de sortir des phrases gratuites basé sur nos impressions, il faut d’abord se renseigner et mettre de côté temporairement les idées préconçues. Je ne prétends pas détenir la vérité, et je ne suis certes pas infaillible, mais publier un blogue comme je le fais demande de la recherche, ce que je fais intensément.
@Yves B. Si vous regardez la Fig. 1 de l’article de Trenberth and Fasullo (Tracking Earth’s Energy : From El Nino to Global Warming) publié dans la revue Surv Geophys, October 2011. Vous constaterai que la surface terreste absorbe 161 W/m2 de radiation solaire (IR onde courte) alors que l’atmosphère absorbe 78 W/m2. Il est important de noter qu’il s’agit uniquement de l’énergie de radiation solaire. La figure montre le bilan complet énergitique incluant la radiation thermique (IR onde longue), évapotranspiration, convection naturelle, chaleur latente, etc.. On arrive alors à une absorption nette d’énergie de 0.9 W/m2 à la surface. Comme vous l’avez mentionné cette énergie est stockée surtout dans les océans. La circulation des océans redistribue cette chaleur ce qui mène à des changements dans les températures normales. Donc c’est le soleil qui chauffe la terre et l’océan en même temps.
Il est important d’ajouter que le bilan à la figure 1 n’inclue pas le flux de chaleur qui viendrait des couches profondes océaniques (à plus de 275 m de profondeur). Trenberth et al. explique la chaleur “manquante” observée entre les mesures et les modèles par un transfert de chaleur vers les couches profondes océaniques. Trenbeth d’ailleurs déplorait le manque de mesures du flux de chaleur vesr les couches profondes océaniques dans ses emails (Climategate 1). Inversement, on peut se demandé si une partie du réchauffement constaté lors de la fin du 20 ième siècle ne serait du à un transfert de chaleur des couches océaniques profondes vers la surface.
@RaymondT
En effet, le Soleil chauffe l’air et l’eau, et vue l’inertie et la grande capacité calorifique de l’eau, elle dégage cette chaleur pour tempérer les fluctuations de l’air qui seraient sans doute plus chaotiques.
Les cycles océaniques (dont on commence à soupçonner une relation avec le cycle du Soleil de 60 ans – voir Scaffeta) font qu’on a des tendances à moyen terme sous forme sinusoidale avec une phase chaude et froide d’environ 30 ans chacune en alternance. Celles-ci influencent également les tendances de fond du climat de l’atmosphère (surpassent la soi-disant signature des GES). Par exemple, la phase froide de la PDO et AMO correspondent au refroidissement du milieu du siècle dernier… À l’inverse pour la période qui a suivi.
Yves Pelletier
mais globalement il y a réchauffement depuis 10,000 ans, fin de la dernière glaciation.
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Je ne sais pas trop si tu parles des océans , de la Terre , des continents, de l’atmosphère, mais de toute façon , je vois mal les uns se réchauffer et les autres se refroidir dès que l’on sort de cycles courts comme ENSO par exemple
Or voilà deux références (au pied levé)qui montrent que depuis loptimum holocène il y a 8000 ans , la température baisse , avec des optimums de plus en plus froids , ce qui est d’ailleurs conforme aux cycles de Milankovitch
http://en.wikipedia.org/wiki/File:Holocene_Temperature_Variations.png
http://www.biocab.org/Holocene.html
@Marot
Etant absent pour cause de “Folle Journée” à Nantes (qui dure 5 jours), je n’ai pu vous répondre de suite. Voici donc ma réponse.
“Les molécules émettent, c’est le sol plus chaud qui ne les absorbe pas. Il les renvoie par réflexion, diffusion, convection…”
Je ne suis pas d’accord avec votre propos. En effet, comme l’ont montré Clausius et Planck, la seconde loi de la thermodynamique s’applique aussi aux échanges de chaleur par radiation, et aucune expérience n’a invalidé cette loi dans ce cadre (on le saurait). Donc, les gaz émissifs peuvent absorber, dans leurs bandes d’absorption, des IR émis par le sol, mais, comme ils sont plus froids que le sol, ils ne renvoient aucun IR vers le sol. C’est ce que disent les deux physiciens allemands Gerlich et Tscheuschner dans leur publication, qui a causé beaucoup de remous dans le petit monde de la climatologie. Notez qu’il a fallu près d’un an pour que leur publication paraisse, car elle est dévastatrice pour le GIEC. Le comité de lecture a confirmé la pertinence de leur analyse et la publication a pu être validée.
Une réponse leur a par la suite été faite, mais elle a été démolie par nos deux physiciens.
Donc, je persiste dans mon propos et je maintiens que nous ne sommes pas d’accord…
Kenavo
@the fritz
Merci, vous avez tout à fait raison. Cela m’apprendra à rédiger mes commentaires sans avoir la courbe sous les yeux. J’avais souvenir que la progression en arrière-plan montrait une légère pente ascendante après le brusque saut il y a 10,000 à 12,000 ans. Or, on le voit bien sur votre courbe qu’après le pic d’il y a 8000 ans, la température n’est pas redescendue rapidement pour reprendre une lègère pente ascendante en trame de fond, mais plutôt un retour très lent qui se traduit par une pente descendante (bien sûr le tout marqué de fluctuations importantes).
Voici la courbe que j’avais en tête: http://www.foresight.org/nanodot/wp-content/uploads/2009/12/histo2.png
.. qui elle montre un plateau (et non une pente ascendante!), avec des fluctuations importantes dont nous sommes présentement près de la limite inférieure. La courbe provient de cet article: http://wattsupwiththat.com/2009/12/09/hockey-stick-observed-in-noaa-ice-core-data/
Je parlais de température de l’Hémisphère Nord (puisque les reconstructions se basent sur des carottages au Groenland), et comme vous dites les océans et l’atmoshère se suivent à ces échelles.
M” Pelletier ou une autre personne expliquez moi comment l’atmosphère peut se réchauffer avant que les océans ne le fasse comme vous l’affirmer dans une de vos réponses. Voici mon résonnement que j’ai tenté de simplifier pour ne pas perdre le fil conducteur.
1) Les rayons lumineux partent du soleil vers la terre.
2) Ils traversent l’atmosphère à une vitesse élevé (près de 300 000 km/s). 800 km total d’atmosphère c’est très vite passé au travers.
3) La lumière frappe le sol ou les océans et réchauffent ces surfaces selon leur albédo (indice de réflexion)
4) La lumière pénètre plus profondément dans les océans que sur la surface terrestre et donc va plus les réchauffer.
5) en étant diffracter le rayonnement lumineux produit du rayonnement infrarouge qui en se dirigeant vers l’atmosphère est retenue par les GES (réfléchit à nouveau). et donc retourner à nouveau (surtout) vers les océans (voir point 6)
- probalement plusieurs d’entre vous savez cela mais juste au cas: sans aucun GES la terre serait à une température moyenne de – 18 C au lieu de 14 C en moyenne.
6) 70 % de la surface du globe est constitué d’océan.
7) Pour la masse des océans la quantité de chaleur qu’elle peut accumuler est très importante (je n’ai pas le chiffre, mais c’est nettement plus que la surface terrestre car l’eau est conducteur thermique beaucoup plus que le sol ou l’air (qui est en fait un isolant)) on dit que c’est le moteur du climat. L’eau est environ 800 x plus dense que l’air et l’eau a la capacité d’accumuler de la chaleur (cp: chaleur spécifique) 4X plus l’air (pour chaque kg). donc 3200 x plus pour chaque m3 (eau vs air)
8) si la quantité de GES augmentent comme le CO2 depuis 50 à 100 ans, normalement la température devrait augmenter.
9) comme il y a énormément d’interaction océans-atmosphère la chaleur des océans n’est pas relâcher de façon linéaire.
10) autres faits intéressants : les météorologues savent que pour déclencher une tempête tropicale (ouragan) il faut que la température des océans doit dépasser entre 26,5 à 28 C.
11) la chaleur monte … du sol et des océans vers l’atmosphère (et non le contraire). donc les océans sont réchauffés en premier et c’est pour cela qu’il peut y avoir des périodes de réchauffement moindre de la température de l’atmosphère. Le transfert n’est pas linéaire. Une grosse dépression ou une tempête tropicale c’est une énorme pompe à chaleur qui transporte des quantités phénoménales d’énergie.
J’aimerais bien que vous m’argumentiez sur ce point plutôt que d’essayer de me remplir de graphique et d’information bourrée d’impression (style journalistique). Les figures que vous me référez montrent un réchauffement des océans ! Serait-ce que le pitou a mordu sa queue…(expression).
Je vous demande à nouveau (vous semblez avoir beaucoup d’info) d’argumenter par rapport au graphique de Murphy (2009) sur la tendance des océans de se réchauffer.
http://www.skepticalscience.com/images/Total-Heat-Content.gif
Dans tous cela il faut garder une certaine humilité car l’étude du climat est très complexe, beaucoup plus que les études sur le cancer ou autres problématiques complexes. Je ne vois pas comment vous pouvez affirmer, sans hésitation, que le réchauffement des océans ne peut ou n’est pas causer par l’humain.
Yves B.
Puisqu’on parle ici de gens qui ont un agenda vert, comme la connasse “malthusienne”, trolls et autres variantes, je me permet de “plugger” un billet que j’ai fait sur le sujet:
shameless plug:
http://crioux.wordpress.com/2012/02/07/agendas/
@Jean-Pierre Bardinet. Vous avez écrit:
“Donc, les gaz émissifs peuvent absorber, dans leurs bandes d’absorption, des IR émis par le sol, mais, comme ils sont plus froids que le sol, ils ne renvoient aucun IR vers le sol”.
L’émission de la radiation thermique resulte du mouvement des atomes et molécules chargées qui émettent une onde électomagnétique (lumière) qui n’a pas besoin d’un support pouvant se propager dans le vide. Ces ondes sont progagée dans l’atmosphère dans toutes les directions lorsque les molécules de CO2 absorbe les ondes IR (longues). Ces ondes peuvent donc se rendre à la surface terreste puisque l’onde émise d’une molécule de CO2 dans l’atmosphère ne sait pas que la température du sol est plus élevée que celle de l’atmosphère.
Bonjour M. Yves B.
Je ne suis pas M. Pelletier mais ce que vous avez exposé point par point m’a parfois interpellé.
“2) Ils (NB les rayons) traversent l’atmosphère à une vitesse élevé (près de 300 000 km/s). 800 km total d’atmosphère c’est très vite passé au travers.”
Ca n’a aucune importance. Les interactions rayonnement-matière sont également très, très rapides.
“4) La lumière pénètre plus profondément dans les océans que sur la surface terrestre et donc va plus les réchauffer.”
Ca n’est pas évident du tout. On pourrait dire aussi que l’absence de convection de la matière solide permet plus le réchauffement, ou bien encore que l’énergie reçue est la même, ou encore que tout dépend de l’albédo ET de la capacité thermique (sans parler des changements de phase).
“5) en étant diffracter le rayonnement lumineux produit du rayonnement infrarouge qui en se dirigeant vers l’atmosphère est retenue par les GES (réfléchit à nouveau). et donc retourner à nouveau (surtout) vers les océans (voir point 6)
- probalement plusieurs d’entre vous savez cela mais juste au cas: sans aucun GES la terre serait à une température moyenne de – 18 C au lieu de 14 C en moyenne.”
Ooooops ! Attention ! D’où sort la diffraction ? Ca n’a rien à voir avec le sujet !
Et puis vous PARTEZ du principe que l’effet de serre fonctionne et est une réalité physique. Or c’est juste une théorie, et qui bat de l’aile en plus. En particulier cette fameuse valeur de “– 18 C au lieu de 14 C en moyenne” est fausse à coup sûr.
“7) Pour la masse des océans la quantité de chaleur qu’elle peut accumuler est très importante (je n’ai pas le chiffre, mais c’est nettement plus que la surface terrestre …/… ”
–> Qu’est ce que la surface terrestre ?
“car l’eau est conducteur thermique beaucoup plus que le sol ou l’air (qui est en fait un isolant)) on dit que c’est le moteur du climat. L’eau est environ 800 x plus dense que l’air et l’eau a la capacité d’accumuler de la chaleur (cp: chaleur spécifique) 4X plus l’air (pour chaque kg). donc 3200 x plus pour chaque m3 (eau vs air)”
–> Oui mais on n’a toujours pas une idée sur le mécanisme. Ce qui compte au final, c’est la température de l’air.
9) comme il y a énormément d’interaction océans-atmosphère la chaleur des océans n’est pas relâcher de façon linéaire.
–> C’est un truisme qui ne nous fait pas avancer.
“10) autres faits intéressants : les météorologues savent que pour déclencher une tempête tropicale (ouragan) il faut que la température des océans doit dépasser entre 26,5 à 28 C.”
–> Même remarque que plus haut : on est pas plus avancé. J’ajoute que cette histoire de déclenchement d’ouragan a été remis en cause récemment. J’ai pas d’autres infos.
“11) la chaleur monte … du sol et des océans vers l’atmosphère (et non le contraire).”
–> Attention ! La chaleur va toujours du corps chaud au corps froid. Si l’air est chaud il réchauffera l’océan. Cette analyse n’est pas négociable, c’est le deuxième principe.
” donc les océans sont réchauffés en premier et c’est pour cela qu’il peut y avoir des périodes de réchauffement moindre de la température de l’atmosphère. Le transfert n’est pas linéaire. Une grosse dépression ou une tempête tropicale c’est une énorme pompe à chaleur qui transporte des quantités phénoménales d’énergie.”
–> Dans le cas de l’ouragan, oui sans doute. Mais ca ne fait pas avancer la connaissance du climat.
Cordialement
Murps
Murps
Je ne suis pas certain que vos commentaires font avancer le débat. mais bon.
je dénote beaucoup de truisme dans votre réponse faites attention.
je ne suis pas à l’abri de cela.
Mon point c’est que les océans se réchauffent en premier et après c’est l’atmosphère qui se réchauffent. Et non le contraire. parce sinon on peut dire n’importe quoi dans tout les sens.Est-ce qu’on s’entend là dessus ?
L’importance de savoir si le rechauffement des océans est là est beaucoup mais beaucoup mais beaucoup plus important à savoir que l’élévation de la température de l’atmosphère. Faut faire la distinction entre chaleur et température dans ce débat. le réchauffement de l’atmosphère est une conséquence du réchauffement des océans et non le contraire.
Quel est votre point la dessus ?
je pense que ce que les gens qui croient (pas dans le sens religieux, mais scientifique) au RCA craignent c’est que la machine climatique (à partir des océans) s’emballe pas que la température monte d’un ou deux degrées.
Ceux qui ne croient pas au RCA mette l’emphase sur la température de l’atmosphère parce qu’ils comprennent bien que ça détourne le débat
Yves B
encore à Murps.
Étant donné que la cave est plus froide que le rez de chaussé dans une maison est-ce que le plancher est plus froid que le haut de la pièce près du plafond : la réponse est assez évidente et c’est oui. Qu’est-ce qui fait qui fait qu’il y a un gradient de température entre le plancher et le plafond c’est l’effet de convection. J’ai constate souvent un delta de 1 C entre ces deux points pour une hauteur de 2.4 m. Imaginez le delta T entre le bas d’une montagne et le haut: encore l’effet de convection qui créer un mouvement d’ascension de la chaleur.
autres points l’interaction rayon solaire – atmosphère est vraiment minime comparé à l’interraction rayon solaire – solide(ou liquide) qui crée de la chaleur. Cette affirmation est seulement fausse dans le cas des fenêtres et certain plastique qui sont translucide.
Comprendre des principes de bases c’est important si on ne veut pas dire n’importe quoi.
cordialement
Yves B.
@Yves B.
Et moi je dénote beaucoup de projection dans la vôtre :-)
@Yves B.Vous avez écrit: “Mon point c’est que les océans se réchauffent en premier et après c’est l’atmosphère qui se réchauffent. Et non le contraire.”
Je crois que vous avez raison lorsqu’on prend la moyenne globale. @Murps a raison au niveau local. Si vous regardez la Fig. 1 de l’article de Trenberth et al. vous constaterez que la terre et l’océan dissipent environ 97 W/m2 de chaleur surtout par convection naturelle vers l’atmosphere. Le transfert de chaleur net par radiation thermique de la terre et l’ocean est de 396 W/m2 – 333 W/m2 – 22 W/m2 = 41 W/m2. Une petite partie de la radiation thermique (IR onde longue) (22 W/m2) n’est pas absorbee par les GES. Donc le flux thermique total a partir de la terre et de l’ocean absorbe par l’atmosphere est de 97 W/m2 + 41 W/m2 = 138 W/m2.
à Yves Pelletier.
Vous avez raison c’est moi qui fait des truismes. Oups je me suis tromper de terme.
Je voulais plutôt dire faire des liens avec des éléments qui n’ont pas rapport parfois entre eux.
Yves B.