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Climategate 2 et crosse de hockey…

En novembre 2011, 5292 nouveaux courriels impliquant des scientifiques du climat ont été diffusés sur le web, un incident qui a rapidement été baptisé «Climategate 2». Son nom fait référence, bien entendu, au Climategate original qui a vu le jour en novembre 2009, où plus de 1073 courriels et des centaines de documents avaient été dévoilés dans le but d’exposer des pratiques scientifiques douteuses.

J’ai traité du Climategate 1 à plusieurs reprises, et j’ai même ajouté un lien permanent dans le menu de droite pour y regrouper l’information (cette page a besoin d’être sérieusement mise à jour, ce que je ferai bientôt, promis!).

Depuis la sortie du Climategate 2, de nombreuses personnes se sont affairées à scruter les courriels, dans le but de publier des extraits croustillants (particulièrement via le populaire site Watts Up With That).

Faute de temps (et ayant plusieurs billets en préparation), je m’étais résigné à attendre un peu et faire un «best of», de même qu’une synthèse (grâce au recul).

Vous l’aurez deviné, plus le temps passe, plus l’information publiée sur le sujet devient imposante, et plus le travail devient intimidant… Par où commencer?

Choisir la bonne approche…

Les articles parus sur le web qui m’ont le plus intéressé à propos du Climategate furent ceux qui se sont concentrés sur un aspect particulier. En exposant divers courriels liés à un sujet précis, on y dégage un meilleur contexte et on obtient une chronologie des échanges. Le site de Steve McIntyre (ClimateAudit) a fait un très bon travail en ce sens. Il faut dire que la nouvelle mouture du Climategate, complémentaire à la première, à de quoi fournir une bien meilleure vue d’ensemble.

À l’opposé, Tom Nelson a entrepris de lire chacun des 5000+ courriels et d’en publier régulièrement ses découvertes les plus marquantes, une approche exhaustive également très intéressante pour les initiés, mais un peu déboussolante pour les autres (c’est-à-dire pour ceux qui ne connaissent pas les climatologues impliqués et leurs rôles respectifs).

Question de ne pas me limiter à simplement traduire des courriels choisis (ce serait trop simple!), je suis depuis plusieurs semaines à la recherche d’une ligne directrice pour publier une série d’articles thématiques qui mettront chacun quelques courriels connexes en lumière. Mais laquelle?

Avant d’y répondre, permettez-moi un détour par un livre important, qui deviendra un élément-clé…

L’illusion de la crosse de hockey

En janvier dernier, j’ai mis la main sur la version électronique du livre d’Andrew Montford «The Hockey Stick Illusion, The: Climategate and the Corruption of Science», un remarquable ouvrage qui raconte l’histoire de la courbe en crosse de hockey de Michael Mann et ses acolytes. J’en suis d’ailleurs à ma 2e lecture, tellement le livre est intéressant et riche en informations.

Effaçant la période gênante (pour le GIEC) que fut l’optimum médiéval, cette nouvelle interprétation du climat montre un réchauffement hors du commun pour le 20e siècle, et laisse entendre à qui veut bien que le rôle de l’homme y soit pour quelque chose.

La courbe fut mise en avant-plan dans le 3e rapport du GIEC en 2001 (Mann ayant été promu auteur principal de la bible onusienne, donc bien placé pour décider de la pertinence de ses propres travaux et en mesure de contrer toute critique) et fut reprise dans tous les médias du monde.

La crosse de hockey de Mann donnait enfin un véritable coup d’envoi à la cause : subventions, promotions et actions politiques.


Question d’illustrer que certains climatologues cherchaient déjà à effacer volontairement l’optimum médiéval, voyez cet extrait du témoignage de David Deming devant le sénat américain en 2006:

With the publication of the article in Science, I gained signifiant credibility in the community of scientists working on climate change. They thought I was one of them, someone who would pervert science in the service of social and political causes. So one of them let his guard down. A major person working in the area of climate change and global warming sent me an astonishing email that said ‘We have to get rid of the Medieval Warm Period’.

Deming a publié (en 1995) un article sur le climat en Amérique du Nord pour la période allant de 1850 à aujourd’hui, à partir de forages. L’auteur y observa un réchauffement, ce qui aux yeux de certains climatologues en faisait un nouvel allié pour défendre la cause du RCA, tel que l’indique le courriel reçu («nous devons nous débarrasser de la période chaude médiévale»).

Le principal suspect à l’origine du courriel est Jonathan Overpeck, bien que non confirmé par ce dernier. On sait toutefois qu’Overpeck, lorsqu’il était coordonnateur principal du GIEC, a écrit aux auteurs principaux Keith Briffa et Tim Osborn :

I get the sense that I’m not the only one who would like to deal a mortal blow to the misuse of supposed warm period terms and myths in the literature

En effet, il n’est pas seul à partager ce désir (vouloir porter un coup mortel à l’optimum médiéval). Briffa, dans un courriel à Cook en 2005, écrivait à propos de Bradley (l’un des coauteurs de Mann, d’où le «B» dans MHB):

…he and other members of the MBH camp have a fundamental dislike for the very concept of the MWP, so I tend to view their evaluations as starting out from a somewhat biased perspective”

Quant à Michael Mann, il écrivait en 2003 qu’il serait bien de «contenir» la présumée période chaude médiévale, en utilisant une échelle de 2000 ans, même s’il n’y a pas encore suffisamment de données disponibles si loin dans le temps:

I think that trying to adopt a timeframe of 2K, rather than the usual 1K, addresses a good earlier point that Peck made w/ regard to the memo, that it would be nice to try to “contain” the putative “MWP”, even if we don’t yet have a hemispheric mean reconstruction available that far back

Note: le mémo d’Overpeck dont fait référence Mann est probablement celui discuté dans le courriel contenant la citation d’Overpeck ci-haut.

À propos du livre

Le livre de Montford raconte l’épopée de la crosse de hockey, notamment le long combat de Steve McIntyre contre l’élite climatique et certains journaux scientifiques complaisants (dont Nature, Science et Climatic Change), dans le but de faire la lumière sur les problèmes relatifs aux travaux publiés par Mann, Hughes et Bradley (MHB98 et MHB99). L’auteur y retrace chronologiquement les démarches de McIntyre : ses requêtes, ses découvertes, ses échanges…

Au-delà de la reconstitution des faits, notons l’excellent travail de vulgarisation, qui rend accessible au commun des mortels un enjeu en grande partie basé sur des méthodes statistiques. En tant que lecteur régulier de ClimateAudit (le site de Steve McIntyre), j’avoue être parfois dépassé par la discussion technique qui s’y trouve. Grâce au livre de Montford, je me sens désormais un peu mieux outillé pour y faire face!

Cet important ouvrage mérite plus qu’une critique. Les informations qui s’y trouvent DOIVENT circuler pour aider les gens à comprendre en quoi les travaux de Mann et ses acolytes sont scientifiquement erronés, et que l’enjeu planétaire qu’est la lutte au réchauffement repose en partie sur une fraude scientifique et un refus général d’examens et d’archivage des travaux publiés. La climatologie est un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire en science.

J’ai appris beaucoup via le livre de Montford, incluant certaines précisions sur des aspects incorrectement véhiculés dans la blogosphère sceptique.

Au risque de répéter le mantra des carbocentristes alarmistes, je résumerai mon impression du livre en une phrase: It’s worse than I thought. Vraiment. Si je n’étais pas sceptique du RCA, je le deviendrais à coup sûr!

L’impact de la crosse de hockey sur le RCA

Bien entendu, la courbe de Mann ne fait que comparer le climat actuel à celui du dernier millénaire. Ainsi, advenant son rejet massif par la communauté scientifique un jour, cela ne changerait rien au fait que la température globale a augmenté au cours du dernier siècle (ce qui est confirmé par les stations météo).

D’ailleurs, les arbres utilisés dans les reconstructions ne s’accordent pas avec le réchauffement récent des stations (divergence à partir de 1960), ce pour quoi ils ont été remplacés par des mesures de thermomètres sur le célèbre graphique en crosse de hockey (l’«astuce» discutée dans le Climategate 1).

L’abandon de la crosse de hockey permettrait ironiquement de mieux supporter le réchauffement récent, en éliminant cette embarrassante divergence post-1960, qui sème un doute sur la validité des mesures. En revanche, elle permet d’effacer l’optimum médiéval, lequel va à l’encontre du caractère «sans précédent» et «irréversible» du réchauffement récent, un élément-clé de l’hypothèse du RCA.

Pourtant, même en acceptant les conclusions de Mann, rien ne permet de savoir si les températures récentes s’inscrivent dans une variabilité naturelle à plus grande échelle. Il est par exemple tout à fait plausible que nous soyons, depuis au moins un millénaire, dans une période plus froide que la moyenne, et que le réchauffement récent soit par conséquent attendu. En regardant les reconstructions de la période de l’holocène (10,000 dernières années), on remarque que la température du dernier millénaire n’a effectivement rien d’anormalement chaud par rapport au reste de l’holocène, au contraire.

On défend généralement les lacunes de Mann et coll. en indiquant que d’autres travaux (dits «indépendants») arrivent aux mêmes conclusions… Or ces nouvelles publications n’ont rien d’indépendantes: elles partagent en grande partie les mêmes séries de données, utilisent souvent les mêmes méthodologies (du moins très similaires), et sont publiées par les membres du même cercle de scientifiques. De plus, chacune se réfère aux autres de façon quasi incestueuse.

La révision par les pairs de ces travaux «indépendants» est souvent faite par les membres de l’équipe, qui n’ont bien entendu aucun intérêt à critiquer ceux-ci, puisqu’il en irait de leurs propres travaux.

L’impact de la crosse de hockey est avant tout politique. Elle a permis d’accélérer considérablement le développement des politiques du climat, et sert essentiellement à faire peur. Jamais la lutte au réchauffement n’aurait pris une telle ampleur sans celle-ci.

Crosse de hockey et Climategate: similarités

L’épopée de la crosse de hockey met en valeur un cercle restreint de scientifiques, appelés dans le milieu «The Hockey Team». Ils sont coauteurs de divers travaux (crosses de hockey), collègues pour un certain nombre, et souvent complices (ils s’échangent des informations pour faire front commun devant la critique). Dans certains cas, ils sont également auteurs du GIEC ou collaborateurs du site RealClimate, considéré comme la première ligne de défense envers les critiques de Mann et coll.

L’implication des membres du «Hockey Team» dans le monde de la climatologie en fait une science partisane, si l’on considère le poids de ces quelques individus et le fait que les politiques se basent en grande partie sur leurs travaux. Ils sont en quelque sorte les parrains de la climatologie, et qui s’y frotte s’y pique!

Mêmes scientifiques…

Lorsqu’a éclaté le Climategate, en 2009, plus de 1000 courriels mettant au grand jour des pratiques scientifiques douteuses ont été diffusés sur le web. Ils proviennent pratiquement tous des membres du «Hockey Team», lesquels travaillent ou gravitent autour du CRU (Climate Research Unit de l’Université d’East Anglia), d’où provient la fuite.

Notons que la seconde mouture du Climategate (novembre 2011) concerne les mêmes individus.

Mêmes comportements…

Les courriels font état de collusion pour manipuler des données, influencer le processus de révision par les pairs, bloquer la publication de certains travaux, etc. Bref, diverses pratiques frauduleuses pour faire avancer «la cause».

Ils confirment également les propos véhiculés dans le livre de Montford, qui avait été écrit AVANT le Climategate (l’auteur a ajouté à la dernière minute un chapitre à cet effet, car le scandale a éclaté juste avant d’aller sous presse).

Même histoire…

Le déroulement des événements relatés dans le livre de Montford est conforme à la chronologie et au contenu des échanges qui se dégagent du Climategate (particulièrement dans la 2e partie, plus exhaustive). Les deux (le livre et le Climategate) sont donc complémentaires pour mieux cerner l’histoire autour de la crosse de hockey et son adoption par le GIEC, les médias et les politiciens.

Cette saga scientifique mettant en vedette Steve McIntyre (et Ross McKittrick) versus le «Hockey Team» est captivante. On y expose plusieurs manigances, connivences et subterfuges en provenance de l’élite climatique, celle-là même au coeur du Climategate.

Une série à venir

Non, je ne parle pas d’une série télévisée (quoiqu’il y aurait matière…), mais bien d’une série de billets sur le sujet.

Le livre «The Hockey Stick Illusion» est un incontournable, un travail colossal de synthèse qui fait la lumière sur l’une des pierres angulaires du RCA, et qui expose une poignée de scientifiques complaisants, complices et manipulateurs, lesquels tirent malheureusement les ficèles du GIEC.

J’ai donc choisi de traiter du Climategate via le fil historique de la crosse de hockey, largement inspiré du livre de Montford, qui met d’ailleurs les mêmes scientifiques en vedette. Il s’agit d’un nouveau défi, d’un travail de fond de longue haleine, qui je l’espère saura pour plusieurs démystifier les secrets de l’histoire réinventée du climat.

Bien entendu, je publierai à travers ces «chapitres» des articles plus conventionnels (dans la lignée de mes billets réguliers), voire des «petites vites»!

25 Réponses à “Climategate 2 et crosse de hockey…”



  1. Mon opinion : encore un commentaire du style journalistique à sensation de votre part.

    quand on veut approfondir la discussion comme je l’ai fait lors du précédent message on voit vos limites.

    pourquoi vous ne parlez pas de Mann 2009 ?

    http://www.meteo.psu.edu/~mann/shared/articles/MannetalScience09.pdf

    Pourquoi vous ne parlez pas des autres travaux qui parlent du réchauffement des océans ?

    Est-ce que vous savez faire la différence entre température, chaleur et énergie ?

    je pense que c’est plus le côté politique qui vous intéresse. Je ne nie pas d’emblée qu’il y a en a un mais comment ne pas penser qu’il y a deux côtés à une médaille ?

    comment ne pas penser qu’il y doit y avoir aussi une énorme pression sur ces chercheurs par rapport aux lobbys des énergies fossiles et autres de l’industrie auto ?

    cordialement

    Yves B.

  2. “Pourquoi vous ne parlez pas des autres travaux qui parlent du réchauffement des océans ?”

    –> Cette simple notion de “réchauffement des océans” est déjà une sacré fumisterie.
    Et puisque vous parliez de mélanger température, chaleur et énergie, ça tombe bien : je ne vois aucune méthode pour évaluer avec précision la “chaleur” de l’océan, surtout à partir des mesures de températures.
    Evaluer la chaleur des océans qui couvrent 70 % de notre globe sur 4000 m moyens de profondeur, le tout avec une poignée de bouées de mesure en surface, ce n’est pas seulement inenvisageable, c’est probablement vide de sens.

    Et puis, avez-vous déjà effectué une mesure de calorimètrie en laboratoire avec un vase Dewar ?
    Votre post me laisse penser que non car je vous assure que l’opération est plus que délicate !

    “comment ne pas penser qu’il y doit y avoir aussi une énorme pression sur ces chercheurs par rapport aux lobbys des énergies fossiles et autres de l’industrie auto ?”

    –> Vous avez des éléments à ce sujet ? Je suis intéressé par des témoignages de chercheurs à qui on aurait empêcher les publications sur le réchauffement.
    Personnellement j’ai de nombreux éléments, factuels, qui vont dans le sens inverse.
    Vous sous-estimez la puissance des lobbys écologistes, et surestimez les volontés et possibilités des industries pétrolières et automobiles. En clair, elles ne craignent rien des délires de quelques illuminés et le savent très bien, la preuve : sans se tirer une balle dane le pied, la plupart financent des projets écolos, ça leur fait une belle tribune publicitaire…

  3. @Yves B.

    encore un commentaire du style journalistique à sensation de votre part.

    À sensation? Hormis le fait que j’ai inclus «It’s worse than I thought», je ne vois pas. Il ne s’agit pas d’une démonstration scientifique de quoi que ce soit, mais d’une annonce sur une série de billets à venir, face à mon absence de couverture sur le Climategate 2. Si le style ne vous plait pas, rien ne vous oblige à y rester.

    quand on veut approfondir la discussion comme je l’ai fait lors du précédent message on voit vos limites.

    La réponse courte:
    «Don’t feed the trolls»

    Celle un peu plus longue:
    Si vous estimez marquer des points en revenant à la charge par rapport à l’absence de commentaires sur votre article de Murphy, tant mieux pour vous. Je ne suis absolument pas intéressé à investir du temps là-dessus et embarquer dans votre stratagème. Tenez-vous en au sujet du billet si vous voulez approfondir (c’est-à-dire de critiquer les propos de mon article).

    pourquoi vous ne parlez pas de Mann 2009 ?

    Patience, j’annonce une série de billets sur l’histoire de la crosse de hockey, et vous me reprochez de ne pas parler d’une étude en 2009. Commençons par le début, et vous verrez pourquoi les résultats de Mann 2009 étaient tout à fait prévisibles.

    Pourquoi vous ne parlez pas des autres travaux qui parlent du réchauffement des océans ?

    Parce que c’est mon blogue et je décide des sujets à traiter. Vous voulez en parler? Écrivez-moi un texte…
    Au passage, je ne conteste pas le réchauffement des océans (pas plus que celui de l’atmosphère), c’est la cause anthropique que je remets en doute…

    comment ne pas penser qu’il y doit y avoir aussi une énorme pression sur ces chercheurs par rapport aux lobbys des énergies fossiles et autres de l’industrie auto ?

    Ciel, il faut vous renseigner ailleurs mon cher. La pression, elle vient du camp réchauffiste, avec tous les efforts et les engagements au nom du RCA, les milliards en jeu, les ambitions de l’ONU, les bourses de Carbone (enfin ce qu’il en reste), la pression incessante des groupes écolos envers les gouvernements (qui sont priés de financer le «bon» camp)…

    Vous croyez que le GIEC gagnerait à publier l’autre côté de la médaille? Ce serait la fin pour l’organisme. Son président est d’ailleurs en sérieux conflits d’intérêts, avec son groupe TERI et ses nombreux postes de conseiller en environnement dans des banques ou autres.

    Vous croyez que les journalistes sont intéressés à parler des travaux des scientifiques qui travaillent sur le rôle du Soleil sur notre climat? Ce serait moins vendeur, et laisserait entendre qu’ils ont été jusqu’ici partisans.

    Travailler dans le sens du RCA, pour un scientifique, c’est devenir un héros, recevoir des subventions, avancer dans sa carrière, publier dans des revues prestigieuses, aspirer à obtenir un rôle d’auteur au GIEC, un prix Nobel… bref, un futur prometteur. Pour les sceptiques du RCA, c’est complètement l’inverse (coupures de subventions, attaques personnelles, menaces de perte d’emploi…). La pression sociale et celle des autres professionnels sont également importantes. Peu de gens acceptent d’aller à l’inverse du courant.

    Le financement dans le sens du RCA est beaucoup plus important que dans le sens du scepticisme (par exemple, le gouvernement américain a investi annuellement 1000X plus que le fameux 2.3 millions par an d’Exxon (sur 10 ans) dont on nous rabbat sans cesse les oreilles – soit la plus grande source à ce jour dans le camp des sceptiques, et ce n’était même pas pour les scientifiques, mais pour des think thanks qui ont donné une vitrine à ces travaux, car les médias n’en veulent pas).

    Lisez le pdf de JoNova, Climate Money pour un aperçu, ou encore lisez l’excellent livre de James Delingpole «Watermelons: The Green Movement’s True Colors» pour une démonstration un peu plus longue.

    Vous oubliez que l’industrie pétrolière voit aussi un avantage au RCA, par exemple BP et ses biocarburants, Shell et la capture de CO2… Ne serait-ce que pour se faire une belle image, ils financent largement les carbocentristes (que dire des 100 millions versés par Exxon dans le sens du RCA?). Bref, qu’on les aime ou non, les compagnies d’énergie auront toujours le beau jeu.

    L’industrie de l’auto profite aussi de la vague du RCA. La pression verte et les incitatifs aux consommateurs permettent aux fabricants de voitures de forcer le renouvellement d’autos de leurs clients, qui autrement auraient gardé celle-ci plus longtemps. La voiture électrique est la promesse d’une porte de sortie d’une période sombre pour GM…

    Peu importe qui finance qui, ce qui compte c’est de scruter à la loupe les publications, c’est-à-dire que la climatologie doit devenir plus mature et forcer la publication des données et méthodologies pour permettre l’examen des travaux par des experts, afin de valider ou infirmer ceux-ci, comme dans les plupart des autres branches de science.

  4. Pour Murps.

    depuis 1979 que les satellites mesures la température des océans. Certains auteurs font des estimés pour 700 m de profondeur et d’autres pour 2000 m de la chaleur des océans.

    le cp de l’eau (H2O) est une constante 4,18 kJ/kg-C. (l’eau de mer doit avoir presque la même valeur). C’est beaucoup plus précis d’avoir la chaleur des océans.

    vous connaissez les chartes psychrométriques qui donnent les caractéristiques de l’air:

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/05/PsychrometricChart-SeaLevel-SI.jpg

    l’enthalpie de l’air (énergie) est très différente selon la température et l’humidité.

    par exemple: 15 C, 50 % H.R. donne 30 kJ/kg air sec vs 30 C, 100 % H.R. donne 100 kJ/kg

    donc la mesure d’uniquement la température de l’air donne moins de précision sur son réchauffement ou refroidissement.

    ce qui parle le plus c’est la chaleur des océans vs chaleur tel que montré dans figure suivante:
    http://www.skepticalscience.com/images/Total-Heat-Content.gif (vous pouvez le regarder même si ça ne vient pas de votre site préféré :)

    Pour Yves Pelletier
    je ne suis pas d’accord que les cie pétrolière y voit un avantage. Ils ne font cela que pour se donner une belle image (meme que BP a fermé BP solar cette semaine).

    les cie auto ne sont pas vraiment intéressé à l’auto électrique. voir who kill electric car. à la fin des années 90 les trois américains (GM, FORD et Chrysler) avaient des autos électriques et hybrides. un immense lobby pour empêcher l’entrée en vigueur d’une réglementation californienne a stoppé la vente. GM a même mis à la casse 1000 ou plus EV1. Dernièrement ça revient un peu parce que les japonais (toyota, honda, nissan) y sont intéressés. Obama a obligé les cie américains a les mettre dans leurs plans.

    Vous savez que le cie canadienne de pétrole ont reçus 2 milliards pour l’étude de la mise du CO2 dans des puits souterrains.

    Finalement je vous ai pris au pied de la lettre et répondu à votre invitation de donner des arguments plus fondés. Si vous recherchez la vérité regardez du côté de la chaleur des océans car du côté de la température de l’atmosphère les phénomènes sont beaucoup plus chaotiques et surtout ne pas prendre des tendances sur 5 ou 10 ans pour des vérités pleinement établi comme j’ai lu souvent des contre le RCA.

    Je vais aller voir les deux références sur les pressions de groupe écolos que vous me recommandé. Mais si on voulait être impartiale il faudrait aussi présenter les agissements du lobby pétrole.

    cordialement

    Yves B.

  5. @Yves B. Au sujet de l’article intéressant de Mann et al. 2009 que vous avez indique,j’ai trouve la Fig. 1 particulierement interessante. Pourquoi les proxies arretent t-ils en 1830 date a laquelle (comme par hasard) les donnees modernes commencent ? Est-ce a cause du probleme de divergence ? Pourquoi ce probleme commence t-il en 1830 ? Comment des proxies peuvent-t-elles mesurer les temperatures globales aussi bien que les mesures modernes ?

  6. @Yves B.

    Merci, vous pouvez me soumettre votre texte en passant par la section contact.

  7. @Yves B.

    Côté agissements des pétrolières (lobby), je vous prie de fournir les chiffres si ça vous tente. Je souligne que le lobby pétrolier est un argument peu convaincant, car peu importe le motif (compétition ou se redorer l’image), il se verse plus d’argent des pétrolières vers le camp réchauffiste. Et ce montant restera toujours minime par rapport au réel financement de la recherche: les gouvernements (qui va très majoritairement dans le sens du RCA). Mais de toute façon cette guerre de chiffres ne mène nulle part, car ce qui compte est la qualité et reproductivité des travaux scientifiques.

    Comme le livre de Delingpole est payant (bien que je vous recommande l’investissement), je vous retranscris ici quelques chiffres:

    Nous savons que:

    • En 1991, un regroupement de pétrolières a fondé le Information Company for the Environment (ICE), qui a versé 510,000$ dans une campagne pour semer le doute sur le RCA
    • Patrick Micheals, du Cato Institute, a déjà reçu 100,000$ par l’Intermountain Rural Electric Association
    • Le Heartland Institute a reçu d’ExxonMobil 676,000$ sur une période de plus de 10 ans, lequel a publié une liste de travaux qui contredisent le RCA
    • Le Competitive Entreprise Institute (CEI) a reçu un peu plus de 2,000,000$ d’ExxonMobil entre 1998 et 2005 pour avoir collaborer avec Bush afin de discréditer un rapport du EPA (Environmental Protection Agency)

    On obtient un sous-total de 3,286,000$ (Si vous en trouvez d’autres, allez-y)

    Ajoutons maintenant les deux montants exorbitants constamment repris par ceux qui diabolisent les pétrolières:

    • Selon Greenpeace (ExxonSecrets), ExxonMobil aurait versé 23,000,000$ à Mercatus Center, American for Prosperity Foundation, Heritage Foundation et Cato Institute, des think thanks conservateurs (et non spécifiquement pour le déni des changements climatiques, mais bon, admettons que ce soit le cas).
    • Certains prétendent que Kosh Industries aurait versé 50 millions entre 1997 et 2008 pour des groupes qui nient le RCA.

    Cela fait 73.3 millions. En assumant que ces chiffres soient conservateurs, doublons la mise et disons que 200 millions ont été versé dans le camp des sceptiques depuis 1997 (20 millions/année), un chiffre que les plus virulents défenseurs du RCA n’avancent même pas.

    Maintenant, prenons le financement du camp des carbocentristes:

    • 70 millions par la Rockefeller Foundation pour une initiative de 5 ans sur le Climate Change Resilience (pour aider les villes à se préparer aux changements climatiques)
    • 100 millions par ExxonMobil (oui, la même compagnie!) à l’Université de Stanford pour le Global Climate and Energy Project
    • En 2011, le gouvernement américain à lui seul investissait 4 milliards
    • La Banque Mondiale estimait en 2008 que l’industrie des échanges de carbone était de 126 milliards
    • Le Met Office a reçu 243 millions de pounds pour son programme de prédictions climatiques
    • L’Union Européenne a versé entre 1994 et 1998 la somme de 650 millions de pounds pour son programme de recherche et développement technologique dans le domaine de l’environnement et le climatologie
    • Et la liste continue…

      Selon Richard North (EU Refenrendum), l’Union Européenne aurait dépensé plus de 100 milliards depuis 1989 (JoNova arrive à 79 milliards pour les États-Unis pendant cette période). Et on ne calcule pas les millions qui vont aux groupes environnementaux pour entretenir le climat de peur…

      À quel camp profite l’argent?

  8. Même si les trolls verts disent que c’est insignifiant, pris hors contexte etc.. reste que les courriels du Climategate montrent clairement certaines choses: un manque flagrant d’ojectivité, un agenda biaisé et un manque total d’éthique scientifique. Faut être profondémement lobotimisé pour ne pas le voir.

    Et que dire de celle-là:
    (1682) Wils:
    [2007] What if climate change appears to be just mainly a multidecadal natural fluctuation? Theyll kill us probably [...]

    Version pour les handicapés linguistiques:
    Et si les changements climatiques étaient seulement une fluctuation naturelle multidcadale? Ils nous tueraient probablement [...]

    Des gens qui travaillent à produire des rapports qui vont être utilisés par les gouvernements pour justifier des milliards dans des projets de restriction, de bourses du carbone et autres magouilles, doutent du fondement même de leur travail!
    Depuis le temps qu’on nous rentre dans la gorge que c’est le CO2, point final, voici que ceux qui y travaillent pensent qu’il pourrait s’agir de cycles naturels.

  9. Quelques commentaires

    1) Je ne comprend pas pourquoi vous mettez Rockfeller dans les pétrolières ? mais de ce côté là je ne suis pas certain..

    2) Les crédits carbones ne sont pas d’un côté ou de l’autre c’est juste de l’argent qui tourne alors que les profits des pétrolières vont dans les poches de quelques personnes. 126 milliards… ça a crée plusieurs emplois faudrait le dire aussi.
    À ce titre l’exemple du recyclage vs l’enfouissement est intéressant. Disons que les deux options ont un coût égale eh bien le recyclage est avantageux car ainsi on s’assure de conserver la ressource, on crée plus d’emplois et ces emplois ont en plus l’avantage d’être local (collecte, centre de tri, centre de transformation). Les crédits carbones ont l’avantage d’inciter à trouver des solutions plus éco-énergétiques qui gaspillent moins. les crédits carbones permettent de mettre un coût sur une activité économique.

    3) les milliards que les gouvernement ont mis dans la recherche : est-ce qu’on aurait du refiler la facture aux pétrolières ? (principe du pollueur payeur)
    Est-ce qu’on aurait pas du le mettre du côté des énergies renouvelables pour du développement technologique ?

    4) juste une petite recherche d’info très sommaire sur google et oups voilà un article du journal les affaires : 2.8 milliard de dollars du gouv. can. pour aider les pétrolières (subventions et crédits d’impôts)
    http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/les-subventions-a-l-industrie-petroliere-s-eleveraient-28-milliards–par-annee/520070

    5) faudrait préciser l’argent des gouv. qui vont dans les greenpeace, de ce monde (groupe écolo). Trop de sous-entendu, pas claire. Ces groupes font aussi beaucoup d’éducation pour différentes actions du quotidien qui protègent la santé des citoyens (par exemple campagne de sensibilisation sur les produits toxiques-cancérigènes dans les shampoings : fondation david Suzuki)

    Tenez j’en ai une dernière mais celle là ne touche pas l’économie.

    6) Pour ceux qui dise que le CO2 ça n’a pas d’effet sur le RCA (ce n’est pas ce que je pense mais mettons). Je pense que tout le monde reconnaît que la combustion de combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel, etc.) dégage des composés secondaires toxiques pour notre santé (moi je n’irai pas respirer l’exaus de mon auto). Je voudrais qu’on m’explique comment faire pour traiter ou empêcher d’émettre ces composés dans l’air aujourd’hui pour que demain ou dans le futur ça diminue et que la qualité de l’air s’améliore. En même temps je me dis que ça fait longtemps (100 ans) qu’on cherche des solutions et on a pas trouver mieux (convertisseur catalytique, moins de plomb dans l’essence).

    Est-ce que la solution ne résiderait pas tout simplement dans la recherche d’autres principes comme les énergies renouvelables ? plutôt que de continuer à investir dans le non-renouvelables

    je continue ma recherche

    Yves B.

  10. @ Yves B,

    Je relève, dans votre §6, la dérive assez classique sinon coutumière pratiquée par nombre d’obsédés du RCA :

    Même si le C02 n’y est pour rien, il faut agir quand-même contre le CO2 – rangé dans la catégorie des polluants.

    Êtes-vous adepte, sans le savoir ni le vouloir, de la devise Shadock ?
    La voici :

    « Autant pomper et qu’il ne se passe rien, plutôt que de pomper et risquer qu’il se passe quelque chose de pire. »

  11. je voulais nuancer mon commentaire sur les autos électriques et les cie américaines. Peut-être que c’est en train de changer étant donné que les cie japonnaise et coréenne développent à fond ces alternatives et que la demande pour de tel produit augmente. Je souhaite juste que ça ne soit pas de la poudre au yeux, green washing.

    à JG2433 : préciser votre pensée. Qu’est-ce qui peut se passer de pire ? Peut-être c’est juste la peur du changement qui vous retient, de changer de paradigme (oeillère)

    mon point n’est pas d’agir quand même contre le CO2 même si ce n’est pour rien dans le RCA. Vous comment vous faites pour réduire les émissions de composés secondaires nuisibles (pour la santé et l’environnement) issus de la combustion de combustible fossile alors que la demande mondiale est à la hausse ? Est-ce que vous avez des solutions ? Je crois que vous essayez de séparer deux problèmes qui sont très liés (CO2 et composés secondaires issus des combustibles fossiles).

    perso : je roule en hybride (honda) depuis 10 ans et je n’ai vus que des avantages rien de pire. Ma philosophie est très bien intégré dans mon quotidien et je n’ai vu que des améliorations. Je ne flotte pas dans les nuages, ni ne dérive …

    yves B.

  12. « mon point [de vue] n’est pas d’agir quand même contre le CO2 même [s'il] n’est pour rien dans le RCA »

    À mon humble avis, c’est bien cette idée-là qui me semble correcte et parfaitement logique.
    Pour le reste, le changement de paradigme et les œillères que vous m’attribuez, ce sont de tout autres et vastes sujets, qui n’ont rien à voir avec le RCA qui, lui seul, m’importe ici.

    « préciser votre pensée »

    L’absurdité véhiculée par la devise Shadock, appliquée à la lutte anti-CO2, ne serait-elle pas de craindre un danger inexistant, mais qui, néanmoins, impliquerait de lutter contre ladite chimère… ?

  13. @Yves B.

    Je ne comprend pas pourquoi vous mettez Rockfeller dans les pétrolières ? mais de ce côté là je ne suis pas certain..

    Loin de là. Relisez mon commentaire!

    Bon, cette discussion dérape de plus en plus (voir règles de conduites en lien au dessus de la boite de commentaire), et par conséquent j’aimerais que vous vous en teniez aux propos du billet. J’en ai plusieurs sur le mirage de l’économie verte, auxquels vous pouvez ajouter vos commentaires.

    Considérez ceci comme un avertissement.

  14. M. Pelletier vous m’avez amenez sur le sujet de ou vont les fonds…je n’ai que répondu à votre commentaires.

    Salutation

    yves B

  15. @Yves B.

    Relisez votre premier commentaire (lobby pétrolier et automobile).

  16. @Yves B.
    “Est-ce que vous savez faire la différence entre température, chaleur et énergie ?”

    C’est une bonne question qu’il faudrait poser, non pas à YP, qui connaît les différences, mais au GIEC. En effet, le GIEC confond allègrement énergie et chaleur, et il ne se prive pas de violer la seconde loi de la thermodynamique avec son “invention” du forçage radiatif.

  17. @Yves B.
    “Pourquoi vous ne parlez pas des autres travaux qui parlent du réchauffement des océans ?”

    Les travaux sont une chose, mais il ne valent rien face aux mesures. Or, les 3400 sondes océaniques ARGO (qui mesurent les températures et d’autres grandeurs physiques entre la surface et une profondeur de 1800 m (pour les sondes les plus récentes)) montrent que les océans se sont légèrement refroidis depuis 2003. Tout travail, toute publication, qui affirmerait le contraire ne serait pas crédible : le Réel l’emporte toujours sur les oeuvres humaines.

  18. @Yves B.

    Concernant les évolutions de chaleur dans les océans, de la surface à -700m, voici une comparaison entre les modèles de J. Hansen et les mesures.
    http://www.drroyspencer.com/2011/06/more-evidence-that-global-warming-is-a-false-alarm-a-model-simulation-of-the-last-40-years-of-deep-ocean-warming/
    Bonne lecture

  19. @Yves B.
    Au sujet de la chaleur des océans, voyez :
    http://www.drroyspencer.com/2011/06/

  20. @Jean-Pierre Bardinet.

    En effet la deuxième loi de la thermodynamique s’applique aussi au radiations thermique tel que décrit au site Pensée Unique ou Yves Martin décrit le livre de Rudolf Clausius. Voici un extrait de la section objectif du livre “The Mechanical Theory of Heat”

    Le principe adopté par l’auteur en tant que base du second principe fondamental, c’est à dire que la chaleur ne peut spontanément, ou sans compensation, passer d’un corps plus froid à un corps plus chaud, correspond à notre expérience quotidienne lors de certains échanges très simples, de chaleur. La conduction de la chaleur qui se produit toujours de manière à ce que la chaleur passe des corps plus chauds, ou des parties d’entre eux, à des corps plus froids ou des parties de ces derniers, appartient à cette catégorie. De la même manière, en ce qui concerne la radiation ordinaire de la chaleur, il est évidemment bien connu que non seulement les corps chauds irradient vers les froids MAIS AUSSI QUE LES CORPS FROIDS IRRADIENT VERS LES CHAUDS. Néanmoins, le résultat général de ce double échange simultané de chaleur se traduit toujours, comme cela est établi par l’expérience, en une augmentation de la chaleur du plus froid aux dépens du plus chaud.

    Je recommande vivement la lecture de son poste.

  21. @ RaymondT
    Le site Pensée unique est celui de Jean Martin (nom de plume), de son vrai nom Jacques Duran.

    La partie intéressante que vous citez c’est sur la page “effet de serre”, sous Mise à jour du 21 Avril 2009.
    http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html
    Pour y arriver rapidement, tapez “Mechanical” dans le champ de recherche de votre navigateur. C’est plus direct que de rechercher “Clausius”.

  22. Désolé pour le retard…

    Vous avez écrit :
    “yves B., le samedi, 11 février 2012 à 21:34 a écrit:
    depuis 1979 que les satellites mesures la température des océans. Certains auteurs font des estimés pour 700 m de profondeur et d’autres pour 2000 m de la chaleur des océans.

    le cp de l’eau (H2O) est une constante 4,18 kJ/kg-C. (l’eau de mer doit avoir presque la même valeur). C’est beaucoup plus précis d’avoir la chaleur des océans.

    vous connaissez les chartes psychrométriques qui donnent les caractéristiques de l’air:

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/05/PsychrometricChart-SeaLevel-SI.jpg

    l’enthalpie de l’air (énergie) est très différente selon la température et l’humidité.

    par exemple: 15 C, 50 % H.R. donne 30 kJ/kg air sec vs 30 C, 100 % H.R. donne 100 kJ/kg

    donc la mesure d’uniquement la température de l’air donne moins de précision sur son réchauffement ou refroidissement.

    ce qui parle le plus c’est la chaleur des océans vs chaleur tel que montré dans figure suivante:
    http://www.skepticalscience.com/images/Total-Heat-Content.gif (vous pouvez le regarder même si ça ne vient pas de votre site préféré :)”

    —-> Dites…

    Vous savez que non seulement vous n’avez rien prouvé en terme d’évaluation de la chaleur des océans, mais en plus :

    - c’est incompréhensible
    - vous montrez que vous ne maîtrisez pas le sujet.

    J’ai une formation de physicien, je ne connais pas tout (j’ai même découvert grâce à vous le terme “psychrométrique”), mais quand on me raconte des salades, je le vois de suite.

    Bon vent ou bonne continuation.

    Murps

  23. @Jean Michel. Merci pour la précision. La lecture du billet au complet (“effet de serre”, sous Mise à jour du 21 Avril 2009) vaut la peine.

  24. @Yves Pelletier,

    Votre critique élogieuse du livre de A.W. Montford (The Hockey Stick Illusion) m’a encouragé à acheter le livre ce que je n’ai pas regretté. Ce livre est le meilleur de la vingtaine de livres que j’ai lu sur le sujet du RCA.

    Ce qui m’a surpris le plus c’est le manque de rigueur de la science de la paléoclimatologie. Quelle que soit la méthode de proxies utilisée pour reconstruire les températures du passé (anneaux des arbres, isotopes O18, couches de croissance des stalagmites) ces scietifiques doivent choisir leur proxies ce qui dès le départ rend la science moins exacte. Par example, en ce qui concerne la méthode basée sur les anneaux de croissance des arbres, l’arbre doit répondre principalement aux températures et non à la précipitation. L’arbre ne doit pas être trop près de d’autres arbres ce que vous avez bien décrit auparavant (billet Yamal). Les scientifiques peuvent donc choisir des proxies en forme de crosse de hockey.

    Les travaux de McIntyre ont démontré que les paléoclimatolgues n’utilisent pas les méthode de vérification standard des statisticiens. Selon ces méthodes si on enlève un des proxies la reconstruction ne devrait pas changer ce qui n’était pas le cas de l’article de Mann 1998 ou la crosse de Mann disparaissait si on enlevait les proxies dues aux pins bristlecone.

    C’est comme si le domaine de la paléoclimatologie ne suivait pas les mêmes normes de rigueur scientifiques que les autres sciences. Lorsque les reconstructions des températures à partir des anneaux de croissance diminuent alors que les températures mesurée augmentent au lieu d’admettre que la méthode ne fonctionne pas Mann par example affirme qu’il ne sait pas pourquoi il y a un problème de divergence suggérant de façon vague qu’il pourrait s’agir d’un problème de pollution.

    Comme vous l’avez souligné les études soit disant indépendantes utilisent les mêmes proxies.

    La difficulté de McIntyre pour obtenir et reproduire les résultats de Mann, Lonnie Thompson, Crowley, Jones, D’Arrigo) démontre le manque de transparence au sujet de la méthodologie.

    Ce qui rend ce livre si important dans le débat au sujet du RCA et à mon avis incontournable c’est qu’il expose dans les moindres détail les hypothèses et modes de fonctionement à la base de paléoclimatologie.

  25. @RaymondT

    Je suis heureux qu’il vous a plu. C’est aussi, parmi les nombreux livres sur le sujet que j’ai lu, le meilleur à mon avis. Je viens d’ailleurs de terminer ma seconde lecture :-)

    Synthèse en plusieurs billets à venir!

    Mais, pour l’instant, j’ai d’autres billets en préparation…