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Catégorie: ‘climat/effet de serre’



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Baisse des émissions de CO2 aux États-Unis

dimanche, 9 mai 2010

Selon un rapport du U.S. Energy Information Administration (EIA), les émissions de CO2 aux États-Unis ont chuté de 7% en 2009 (soit la plus grande chute depuis 60 ans), en grande partie lié à la crise économique.

Le rapport souligne également, à juste titre, que l’économie américaine se tourne de plus en plus vers une économie de services, c’est-à-dire délaisse progressivement l’industrialisation, ce qui lui permet de réduire ses émissions (l’industrialisation se fait simplement ailleurs, comme en Chine).

De plus, l’approvisionnement en énergie a vu sa part en provenance de gaz naturel augmenté, au détriment du charbon, qui produit plus de CO2. Enfin, l’utilisation accrue du nucléaire et de l’énergie éolienne contribue, en faible partie, à cette baisse.

Bien entendu, l’efficacité énergétique des divers appareils, qui s’améliore toujours, joue un rôle essentiel, tel que le souligne Richard Newell du EIA. Sans oublier les incitatifs financiers du gouvernement pour encourager les énergies renouvelables (ou plutôt compenser leur non-rentabilité).
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WikiGate

mardi, 4 mai 2010

Cette nouvelle n’a rien de récent, même si elle demeure d’actualité. C’est en préparant un autre billet dans lequel je fais mention du WikiGate que j’ai jugé bon de couvrir d’abord celui-ci séparément, chose promise en janvier dernier.

À l’heure des outils collaboratifs en ligne, et d’une tendance générale vers la libéralisation de l’information, Wikipédia s’est rapidement imposée comme l’encyclopédie de l’heure, LA référence pour un aperçu de l’information sur un sujet donné.

Vous cherchez la date de sortie d’un album? Le titre de sa 3e pièce? Wikipédia vous donne la réponse en moins de deux. Idem pour connaitre l’évolution des microprocesseurs ou encore les noms des 14 sommets de plus de 8000 m. Toutefois, si le sujet peut causer une polémique (tel que la page d’un politicien), la critique est de mise.

La climatologie ne fait pas exception (un sujet chaud!). Si la cause est discutable, l’histoire des températures, elle, devrait rester la même. L’histoire c’est l’histoire et les données ne changent pas dans le temps, me direz-vous.

Eh bien non! Les fabricants du réchauffement anthropique ont également pensé à changer l’histoire pour mieux supporter leur hypothèse…

Préambule

Lorsqu’en 2003, Steve McIntyre a réfuté la courbe en crosse de hockey de Mann, puis créé un site web (climateaudit.org) pour défendre ses propos, la réplique ne s’est pas fait attendre longtemps. Micheal Mann et un groupe de scientifiques sympathisant à sa cause (dont Gavin Schmidth) ont mis en ligne d’un site destiné à contrer les attaques d’ouvrages scientifiques qui vont à contresens du dogme (realclimate.org), à commencer par ceux de McIntyre et McKitrick. Ce site fut mis à l’avant-plan pour les médias, de sorte que les journalistes puissent avoir les deux côtés de la médaille à un seul endroit, et ainsi mieux contrôler le message.

Wikipédia

Ils devaient tout de même bien se douter que la bataille ne serait pas gagnée aussi facilement. Il était donc impératif, pour ne pas semer le doute au sein de la population, de veiller à ce que les propos des climatosceptiques ne puissent polluer la source d’information la plus utilisée au monde: Wikipedia.
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Université Queen : nouvelles données disponibles

mardi, 20 avril 2010

Le bureau du commissaire à l’information au Royaume-Uni vient de donner raison à Doug Keenan, après un long débat de 3 ans avec l’Université Queen à Belfast en Irlande, pour mettre enfin la main sur les données en lien aux cernes d’arbres.

L’accès aux données permettra de valider les travaux de recherche effectués depuis 40 ans, portant sur les cernes de 11 000 arbres d’Irlande. Ceux-ci permettent de remonter jusqu’à 7000 ans!

Rappelons que les cernes de croissance d’arbres sont des proxys qui servent à calculer la température du passé, alors qu’aucun thermomètre n’existait. Ils sont largement utilisés depuis le 3e rapport du GIEC (apparition de la courbe en crosse de hockey de Mann), malgré leur faible représentation des températures, tel que discuté ici.

La dendrochronologie (étude des cernes d’arbres) mets moins en lumière l’optimum médiéval et la miniglaciation que les autres proxys, comme les palourdes, ce qui pourrait justifier son adoption large (ils permettent de mettre plus d’accent sur le réchauffement récent).

En mesurant l’épaisseur des cernes d’arbres, on déduit si la température était chaude (cerne épais) ou froide (cerne mince). Le problème, c’est que l’épaisseur du cerne dépend de plusieurs autres facteurs (humidité, ensoleillement, maladies…), et bien entendu la quantité de CO2 (plus de CO2 = plus grande croissance).

Quoi qu’il en soit, les travaux de Mann reposent sur un très faible échantillon (une dizaine d’arbres – au Yamal – pour les années 90s), dont 1 seul (YAD061) est en concordance avec les résultats obtenus). Sans oublier les piètres statistiques utilisées (qui lui ont valu son rejet par la suite).

Voyez d’ailleurs ce billet de PapyJako : Le voleur de l’optimum médiéval a enfin été confondu!

Tout nouvel échantillonnage est donc la bienvenue, offrant un plus grand bassin de données, et une nouvelle localisation.



L’écologiste qui a récolté la majorité des données, le professeur Mike Baillie, crie bien entendu à l’injustice, aux droits d’auteur :

We prepared the samples and – using quite a lot of expertise and judgment – we measured the ring patterns. Each ring pattern therefore has strong claims to be our copyright. Now, for the price of a stamp, Keenan feels he is entitled to be given all this data.


Pourtant, c’est le propre de la science. Les données auraient dû être accessibles. Quand des données comme celles-ci servent à prendre des décisions politiques de l’ampleur qu’on connait, il est important de pouvoir les contre-vérifier.

Il aura donc fallu une demande pour un FOI (Freedom of Information Act) afin de rendre publiques les données demandées, comme ce fut le cas pour le CRU. Au moins cette fois, il semble que le responsable des données ne les a pas d’abord supprimés pour éviter qu’on les analyse.

Ca se passe ici: Doug Keenan finally gets the tree data



Une histoire de M!

dimanche, 18 avril 2010

Récemment, on apprenait que le mois de mars 2010 était le plus chaud enregistré. Rien de bien surprenant, avec El Nino qui continue de nous réchauffer.

Graphiques à l’appui, le GISS de la NASA publiait toutefois (du 13 au 15 avril), un graphique pour le moins étrange (ci-contre)…

Remarquez la zone chaude en Finlande, entourée d’une grande masse froide. Des observateurs ont signalé l’anomalie, qui fut corrigée par la suite.

La raison? Une erreur de signe (on avait oublié le [-] devant la température d’une station en Finlande), ce qui a affecté la moyenne mensuelle de la région. En effet, si l’on passe par exemple de -10 à +10, cela fait 20 degrés de différence, de quoi fausser les résultats!

D’ailleurs, cette anomalie n’est pas visible avec les données satellites (ce sont des relevés automatisés, sans intervention humaine).

Cette faute montre que le facteur humain peut jouer dans les mesures. Comment?

Anthony Watts propose un long billet (GISS & METAR – dial “M” for missing minus signs: it’s worse than we thought) que je n’ai malheureusement pas le temps de traduire, mais qui vaut le détour. Voici donc les grandes lignes…

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L’Arctique au printemps 2010: l’heure des comptes

mardi, 6 avril 2010

En cette période de l’année, la glace de mer de l’Arctique atteint son maximum annuel. Qu’en est-il cette fois-ci?

Eh bien pour une 3e année consécutive, celle-ci reprend du terrain, comme ce fut le cas en septembre dernier (3e reprise en lien au minimum), une nouvelle qui ne parviendra certainement pas au public québécois via les médias traditionnels (sauf La Presse, voir plus loin).

Le journal Sunday Times (UK), lui, a fait ses devoirs (c’est-à-dire rapporter AUSSI les nouvelles qui ne vont pas dans le sens des prédictions alarmistes), dans un article intitulé : Arctic ice recovers from the great melt. La grande fonte (great melt) étant bien entendu l’année 2007, qui avait été marquée d’une fonte estivale exceptionnelle, bien que la reprise avait été exceptionnellement grande l’hiver suivant (ce qui n’avait malheureusement pas été médiatisé).

Comme le rapporte WattsUpWithThat:

  • En 2007, on annonce que le phénomène est sans précédent et que l’Arctique pourrait être libre de glace aussi tôt qu’en 2013…
  • En 2008, on annonçait encore la «spirale de la mort» pour l’Arctique, malgré la reprise. Ce n’était qu’un léger soubresaut.
  • En 2009, on annonçait qu’une deuxième année de reprise ne signifiait rien, que la «spirale de la mort» était bien là, et que les climato-sceptiques ne sont de grands ignorants (d’après le directeur du NSIDC).
  • En 2010, alors que l’Arctique approche la normale pour ce temps de l’année (une première depuis 2001), le directeur du NSIDC se ravise: “les réactions à la fonte de 2007 ont été exagérées… nous devons être plus prudent pour ne pas trop faire de lecture à partir d’un seul événement”.

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Réinventer l’Optimum médiéval – par Martin Gravel

mardi, 16 mars 2010

Il y a quelques jours, dans mon billet sur les XXGates, j’ai invité les gens à me soumettre des articles pour les publier sur mon blogue, question de couvrir davantage le sujet et offrir divers points de vue. C’est ce qu’a fait Martin Gravel, qui livre ici un premier billet à titre d’invité. Celui-ci porte sur l’impact du GIEC en regard de la période chaude médiévale (traduction d’un article de Frank Lansner).

Ayant trouvé le sujet fascinant, j’ai scruté le précédent article de Lansner, qui à mon avis mérite de s’y attarder pour bien comprendre le contexte.

J’en ai fait une traduction ici: Question de proxy!, que je vous invite à lire d’abord.

Réinventer l’Optimum médiéval, par Martin Gravel


Bonjour, je m’appelle Martin Gravel. Il y a quelques années, je me suis intéressé au soi-disant consensus climatique. Ce que j’ai découvert m’a vraiment surpris, et est en grande partie expliqué sur ce blogue. Je suis d’avis qu’Yves Pelletier a fait du très bon travail, alors j’ai décidé de lui donner un petit coup de main.

Je ne dis pas que brûler des combustibles fossiles ne fait aucune pollution, mais le CO2 n’en fait pas partie.

Voici ma traduction (parfois libre) d’un billet paru sur www.hidethedecline.eu, par Frank Lansner :

Changement d’interprétation de la période chaude médiévale par le GIEC en 2001 – est-ce que cela a eu un impact sur les résultats subséquents?

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Question de proxy!

samedi, 13 mars 2010

En avril 2009, Frank Lansner a écrit un billet publié sur le site de WattsUpWithThat, en lien aux proxies utlisées pour calculer la température du dernier millénaire (et plus).

Ce dernier m’avait échappé, mais un lecteur (Martin) vient de m’en faire prendre connaissance via un texte qui m’a été soumis (à paraître sous peu).

J’ai jugé bon d’en traduire les grandes lignes, puisqu’il apporte un regard nouveau sur la paléoclimatologie et servira notamment d’introduction au billet de Martin.


L’évaluation adéquate des températures passées est cruciale en climatologie, si l’on veut juger du caractère exceptionnel et inquiétant des températures actuelles.


Comme il n’y avait pas de thermomètres à l’époque (avant 1850), nous devons «reconstruire» le climat à partir de divers marqueurs appelés proxies.

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La NASA s’occupe de bien informer nos enfants

mardi, 2 février 2010

climatekidsLa NASA vient de publier un nouveau site destiné aux enfants, en lien aux changements climatiques: http://climate.nasa.gov/kids/.

Le site est un véritable travail de propagande, un lavage de cerveau pur et dur. Le seul mot qui me vient en tête est « pathétique ».

La clientèle cible n’est évidemment pas en âge de faire ses propres recherches, pour se rendre compte à quel point l’information qui s’y trouve est partisane et non fondée scientifiquement. On se croirait sur un site du WWF, Greenpeace ou… du GEIC :-)

Remarquez que la NASA (GISS) ne fait pas preuve de plus de sérieux depuis quelque temps… à en juger par les propos de son directeur éco-extrémiste James Hansen et son acolyte Gavin Schmidt (largement impliqué dans le scandale du ClimateGate), les nombreux refus de fournir des données et les manipulations douteuses de températures terrestres, tel qu’illustré dans le document de Watts et D’Aleo.

Pratiquement toutes les affirmations qui se trouvent sur le site ont déjà été réfutées par les scientifiques ou n’ont rien à voir avec le réchauffement (même si on laisse entendre que c’est le cas).

Pas surprenant que nos jeunes fassent des cauchemars avec des scénarios alarmistes comme ça. Les adultes, eux (du moins certains), font des cauchemars devant la corruption qui fait rage à propos du réchauffement.



Copenhague 2009 : bilan provisoire

lundi, 21 décembre 2009

24h_18dec09Le temps me manque ces jours-ci pour faire un suivi adéquat, alors qu’il y a tant à couvrir depuis quelques semaines. Désolé pour les lecteurs/lectrices, je fais de mon mieux:-)

Voici tout de même un récapitulatif très sommaire, ne serait-ce que pour jeter les bases de sujets qui feront l’objet de billets plus étoffés prochainement.

Issue du sommet de Copenhague

Après 12 jours, plus de 100 de dirigeants du monde, 15 000 délégués et fonctionnaires, 5000 journalistes et 41 000 tonnes de CO2 émises, le sommet de Copenhague se termine sur une entente politique peu contraignante. Doit-on s’en réjouir ou s’affliger?

Les médias dénoncent en grande pompe la faible portée de l’entente, alors que certains politiciens se félicitent du progrès accompli. Si les partisans du RCA (réchauffement climatique anthropique) restent amers, les gens critiques de la théorie, eux, soufflent un peu.

Pour ma part, je suis plutôt satisfait. Espérons maintenant que ce sursis permettra de faire la lumière sur plusieurs choses avant le prochain sommet, notamment une enquête non onusienne sur la corruption soulevée par les courriels du CRU.

Il faudra pour cela la collaboration des médias, qui jouent malheureusement encore à l’autruche, en gardant leur ligne directrice plutôt que de faire leur travail journalistique, alors que la théorie du réchauffement par l’homme est gravement ébranlée depuis quelque temps. Cela remonte à bien avant le ClimateGate, mais ce dernier porte un grand coup et donne matière à enquête.

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Début des travaux du projet CLOUD au CERN

mardi, 17 novembre 2009

Le programme CLOUD vient au débuter au Centre d’Étude et de Recherche Nucléaire de Genève (CERN). Il s’agit d’un projet ambitieux pour établir le lien entre les rayons cosmiques et la formation de nuages dans la troposphère, par ionisation.

cloudcosmicDes travaux antérieurs par Svensmark et cie (projet SKY) avaient, dans une chambre d’ionisation, montré un lien entre les variations de rayons cosmiques et la couverture nuageuse, donc le climat (puisque largement influencé par les nuages).

Les rayons cosmiques, en entrant dans la partie basse de l’atmosphère, créés des noyaux de condensation dans la vapeur d’eau (ionisation). Ces noyaux se regroupent pour former des gouttelettes (nuages).

Le graphique ci-contre montre la relation entre la couverture nuageuse basse (bleu) et la variation du flux cosmique (rouge) de 1985 à 2005, par Svensmark (source: pensée-unique.fr).

Cette fois, le projet CLOUD utilisera l’accélérateur du célèbre centre de Genève, mettant à collaboration environ 60 scientifiques en provenance de 10 pays.

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