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Catégorie: ‘introduction/notions de base’



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Entrevue à TV5

mercredi, 15 décembre 2010

Mise à jour 1 (18 décembre 2010)
Voir fin du billet pour une première critique de l’émission.

Il y a quelques semaines, j’ai été contacté par une recherchiste de la chaine de télévision TV5.ca, afin de participer à un minireportage sur le climatoscepticisme.

L’objectif, du moins de la façon dont on me l’a vendu, était de chercher à comprendre ce qui motive des gens comme moi à (1) s’afficher publiquement en tant que sceptique du RCA (réchauffement climatique anthropique) et (2) à s’investir pour la cause.

La tenue de ce blogue exige effectivement un investissement personnel important (lecture et rédaction surtout). De plus, cette prise de position n’attire pas vraiment la sympathie des autres, au contraire. Ce n’est pas comme faire du bénévolat pour la lutte au cancer! Les insultes sont monnaie courante, quoique généralement indirectes (on s’attaque surtout aux sceptiques du RCA en bloc, rarement à ma petite personne).

Les impacts de la lutte aux changements climatiques sont trop importants pour ignorer les connaissances scientifiques sur le sujet. Il nous faut un constat objectif pour décider d’agir ou non, et si oui comment. Par exemple si l’impact du CO2 est bel et bien négligeable, pourquoi mettre tous nos efforts sur le contrôle des émissions? Je revendique un débat scientifique sur la question, lequel a lieu dans les coulisses, mais dont les médias ne traitent pas. Nous n’avons qu’une version des faits…

On comprend pourquoi quand on entend par exemple Ross Gelbspan, ex-éditeur du Boston Globe :

Non seulement les journalistes n’ont pas la responsabilité de rapporter ce que les scientifiques sceptiques ont à dire à propos du réchauffement climatique, ils ont la responsabilité de ne pas rapporter ce qu’ils disent.
Not only do journalists not have a responsibility to report what skeptical scientists have to say about global warming, they have a responsibility not to report what these scientists say.

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Our Climate: Une application iPhone sur le climat

mardi, 10 août 2010

Il y a quelques jours, une application iPhone/iPod Touch a été lancée sur le App Store d’Apple, intitulée «Our Climate».

Celle-ci a pour but de fournir diverses informations en lien au climat de notre planète, afin de permettre à l’utilisateur de mieux s’y retrouver à travers toutes les nouvelles contradictoires (ce qu’on entend par les médias de masse et ce que les blogues scientifiques dit «sceptiques» affirment).

Quoi de mieux que de fournir des données, des explications de base sur certains phénomènes, décrire la position des deux camps sur ces derniers (car contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, la science du climat est encore remplie d’incertitudes majeures), puis laisser l’utilisateur se faire une idée, une fois outillé?

C’est exactement ce que fait «Our Climate».

L’application offre un point de vue sceptique sur la science du climat, basé sur des faits et des données à la fois reconnus par les carbocentristes et les climatosceptiques. Elle offre un survol des différents sujets en lien au climat, accompagnés de graphiques. Bref, un outil de référence rapide, pour avoir sous la main l’info nécessaire pour démystifier certains propos.




À quoi ça sert?

C’est vrai, il y a internet, avec de nombreux blogues scientifiques tels que WattsUpWithThat, ClimateAudit, Jo Nova, NoConsensus, NoTricksZone ou Climate Depot, qui fournissent quotidiennement de précieuses informations pour remettre en perspective certaines infos véhiculées sur le climat (en français, ils sont beaucoup moins nombreux, mais notons Pensée-Unique et Skyfall). Or, nous ne sommes pas toujours devant l’ordinateur, ni enclin à faire des recherches sur une question pointue, qui surgit parfois soudainement. C’est là qu’intervient «Our Climate»…

Imaginez, vous lisez un article de journal dans le métro, dans lequel on vous informe que l’année 2010 sera riche en ouragans, et que cela est lié au réchauffement par l’homme (comme c’est souvent le cas dans la presse populaire). Ouvrez votre appareil iPhone/iPod et voyez immédiatement si les données historiques confirment cette hypothèse largement médiatisée jusqu’ici… Oups, pas de chance pour l’auteur, l’activité cyclonique est en chute libre depuis quelques années! Cela ne veut pas dire que la prédiction est erronée, mais qu’elle ne repose pas sur les données accumulées, seulement sur des modèles. On peut donc se demander si les modèles sont fiables en ce qui a trait à l’effet du réchauffement sur les ouragans…

Imaginez cette fois que vous êtes dans un bar, et que la discussion avec un(e) ami(e) tourne autour de l’élévation du niveau des océans. Le niveau monte de façon accélérée depuis quelques décennies, vous répète l’autre personne? Validons cette affirmation. Une minute plus tard, on constate que l’élévation du niveau des océans, depuis plus d’un siècle, est une ligne droite (aucune accélération)… Au passage, les graphiques utilisés sont ceux de la NASA, du NOAA et autres organismes officiels.



Un succès instantané!

L’application est rapidement devenue un succès, figurant sur la première page parmi le top 40 des nouvelles applications à signaler (une bonne nouvelle, considérant qu’il existe plus de 230 000 applications). Elle est même au second rang au Canada dans la catégorie «Weather App» (application météo).

Une partie du succès serait ironiquement dû à une réplique par John Cook (auteur de skepticalscience, un site dédié à détruire les arguments des climatosceptiques), qui a fait paraitre un article dans le journal The Gardian, pour dénoncer l’application… ce qui a fait mousser systématiquement les ventes!



J’en pense quoi?

J’ai téléchargé l’application hier soir sur mon iPod et j’ai exploré le contenu dans l’autobus aujourd’hui. Une vraie mine d’or d’infos, compte tenu du format. Et surtout, l’info est sauvegardée sur l’appareil, ce qui permet la navigation sans connexion internet (la mise à jour se fait lorsqu’un réseau WI-FI est détecté, un «must» pour ceux qui n’ont pas de iPhone).

L’application remplit bien son mandat. Malgré le fait qu’elle sert la cause des climatosceptiques, elle le fait avec une approche objective et peu partisane, c’est-à-dire qu’elle expose des faits et indique ce que chaque camp en tire comme conclusion. Critique, elle ne tombe pas dans les attaques envers les carbocentristes, exposant ce que nous savons et ce que nous ignorons, ce que les données montrent versus ce qui vient de la modélisation, avec une ouverture d’esprit et un ton neutre.

Il manque encore certaines informations (graphiques), mais je crois que c’est un excellent début. Un produit qui, espérons-le, s’enrichira au fur et à mesure. Bref, un dollar bien investi, qui me servira sans doute lors de discussions houleuses prochaines :-)





Lien vers l’application: http://itunes.apple.com/app/our-climate/id371849150?mt=8
Critique de Jo Nova : Skeptics iPhone App Endorsed de facto by Critic



Ilots de chaleur urbains

mercredi, 2 juin 2010

Le Journal Métro offre chaque semaine une «Capsule verte», soit un petit texte pour éduquer la population en lien à l’environnement (d’ailleurs écrit – ou parrainé? – par la Fondation Québécoise en Environnement).

La capsule de cette semaine a attiré mon attention, puisqu’elle traite des ilots de chaleurs urbains (UHI: Urban Heat Island).

Voici le texte intégral, puisque je ne l’ai pas trouvé sur la version internet du site :

Un îlot de chaleur est une zone urbanisée caractérisée par des températures plus élevées que l’environnement immédiat, avec des différences allant de 5 à 10 degrés C, qui sont notamment causées par une modification de la surface de la planète pouvant causer des problèmes respiratoires chez l’humain. Pour contrer ce phénomène, la végétalisation des zones affectées est une solution efficace.

Cette étrange formulation laisse entendre que la chaleur excessive des ilots de chaleurs est causée par un réchauffement planétaire (même si on ne parle pas de CO2, certains pourraient y croire). Pourquoi parler de «modification de la surface de la planète»?

Il aurait plutôt fallu dire quelque chose comme: “causée par une modification de l’environnement immédiat, généralement en lien au développement urbain, tel que le béton, l’asphalte, les toitures de roches ou de bardeaux, les airs conditionnés, les antennes radio…”

Ce n’est pas le réchauffement de la planète qui cause les îlots de chaleurs urbains (UHI), mais l’inverse (les thermomètres sont très souvent situés dans ces endroits, et on extrapole à partir de ces données!).



Les ilots de chaleur – 30 à 50% du réchauffement

Le site surfacestations.org montre qu’aux États-Unis, plusieurs stations officielles pour la température (utilisé par le GISS) sont situées dans un emplacement qui présente des signes importants d’îlot de chaleur urbain (90% présentent au moins 1 degré de biais comparativement au standard exigé par le NCDC). Pour contrer cette amplification, des correctifs sont apportés aux données pour réduire la température mesurée, mais de façon nettement insuffisante (une règle simple qui retranche des dixièmes de degré en fonction de la population de la ville – donc sans tenir compte des spécifications de la station).

Voici 2 extraits de la page 4 du compendium «Surface Temperature Records: Policy Driven Deception», par Joseph D’Aleo et Anthony Watts :

De nombreux articles revus par les pairs, ces dernières années, ont montré que la surestimation de la tendance au réchauffement liée à la contamination par l’urbanisation, à elle seule, est estimée entre 30 et 50%
Une sélection biaisée des sites de mesures combinées avec une interpolation des points vacants dans la grille de calcul pourrait augmenter le biais des “ilots de chaleur urbains” de plus de 50% quant au réchauffement du XXème siècle


Début des travaux du projet CLOUD au CERN

mardi, 17 novembre 2009

Le programme CLOUD vient au débuter au Centre d’Étude et de Recherche Nucléaire de Genève (CERN). Il s’agit d’un projet ambitieux pour établir le lien entre les rayons cosmiques et la formation de nuages dans la troposphère, par ionisation.

cloudcosmicDes travaux antérieurs par Svensmark et cie (projet SKY) avaient, dans une chambre d’ionisation, montré un lien entre les variations de rayons cosmiques et la couverture nuageuse, donc le climat (puisque largement influencé par les nuages).

Les rayons cosmiques, en entrant dans la partie basse de l’atmosphère, créés des noyaux de condensation dans la vapeur d’eau (ionisation). Ces noyaux se regroupent pour former des gouttelettes (nuages).

Le graphique ci-contre montre la relation entre la couverture nuageuse basse (bleu) et la variation du flux cosmique (rouge) de 1985 à 2005, par Svensmark (source: pensée-unique.fr).

Cette fois, le projet CLOUD utilisera l’accélérateur du célèbre centre de Genève, mettant à collaboration environ 60 scientifiques en provenance de 10 pays.

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Durée de vie du CO2 dans l’atmosphère

dimanche, 4 octobre 2009

La durée de vie du CO2 dans l’atmosphère joue un rôle crucial dans la théorie d’effet de serre. En effet, plus sa durée est grande, plus l’effet du gaz est important, à cause de l’accumulation possible. Sachant que la relation entre le CO2 et la température est logarithmique (c’est-à-dire qu’il faut de plus en plus de CO2 pour produire le même effet), l’aspect de durée de vie devient donc l’élément clé qui permet une accumulation suffisante(?) pour opérer.

Or, la durée de vie utilisée par le GIEC est-elle réaliste?

Bon nombre de recherches ont été effectuées depuis plusieurs années, afin de calculer cette durée. Elles ont presque toutes conclu à une durée de vie de moins de 15 ans, dont la majorité à moins de 10 ans! Le graphique ci-dessous montre les résultats de 37 études, et la valeur utilisée par le GIEC (IPCC), en rouge.
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Politiques fondées sur de la pseudoscience

mercredi, 16 septembre 2009

Excellent article par Jean-Michel Belouve intitulé «Changement climatique : des politiques fondées sur de la pseudoscience».

Une belle synthèse de la pseudo-science au service des politiques.

Je partage les opinions de M. Belouve, bien qu’en matière de politique de « Nouvel Ordre Mondial » j’ai quelques rétissences. Je n’ai pas lu suffisament sur le sujet pour me faire une opinion fondée, et ne désire pas détourner le débat sur la science du réchauffement pour parler de complot. Je prône plutôt pour l’opportunisme de chaque groupe d’individus (écologistes, gouvernements, scientifiques et médias), tels que décrit dans ces billets:

- Pourquoi plusieurs scientifiques défendent la théorie d’effet de serre?
- GIEC: Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat
- Médias: où est passé le sens critique?
- Gouvernements: complices du réchauffement anthropique?
- Doit-on se méfier des propos des écologistes?

Bonne lecture!
P.S. Merci à Vincent pour avoir signalé l’article :-)



Le thermostat de la Terre

mercredi, 9 septembre 2009

La Terre, via divers phénomènes météorologiques (par exemple le vent et la pluie) et contre-réactions (par exemple la couverture nuageuse), tente de prévenir les écarts de température, à la manière d’un thermostat.

Toutefois, bien que la Terre soit très sensible aux variations de température, le climat dépend aussi de plusieurs facteurs dont la planète a peu de contrôle, tel que son orientation et son orbite, le flux de rayons cosmiques, l’activité volcanique… qui peuvent entraîner des variations plus ou moins importantes, jusqu’aux périodes glaciaires.

Nous nous remettons actuellement d’une miniglaciation (16e au 18e siècle), causée semblerait-il par une inactivité solaire prolongée (minimum de Maunder). Fort heureusement pour nous, les mécanismes d’autorégulation qui s’opèrent permettent de regagner peu à peu les degrés perdus.

Lorsqu’un événement fait varier plus abruptement le climat, tel l’épisode El Nino de 1998, la Terre réagit pour freiner cet élan (contre-réactions négatives), entraînant un changement dans le sens opposé. On observe alors un effet élastique qui s’estompe peu à peu, comme le froid de 1999-2000, suivi du réchauffement de 2001-2002, en réaction au pic de 1998. Cela est d’ailleurs contraire aux prédictions du GIEC, qui n’envisagent que des contre-réactions positives (effet d’entrainement dans un sens pour aggraver la situation). Si tel était le cas, le pic de 1998 aurait été suivi d’une augmentation continue de température, ce qui ne fut pas le cas, bien au contraire.
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Un peu de terminologie…

jeudi, 3 septembre 2009

Réchauffement climatique, effet de serre, changements climatiques… des termes communs certes, mais bien compris?

À en juger par l’information qui nous est diffusée dans les journaux, à la télé et sur le web, il semblerait que non, du moins pour les journalistes. Ces derniers mélangent régulièrement ces expressions (volontairement ou par ignorance), entrainant toutes sortes de confusions et fausses perceptions. Petite mise au point pour demeurer critique, en cette période de lobby intense en vue de la rencontre post-Kyoto en décembre:

Réchauffement climatique

L’expression réfère à une augmentation globale de la température, pendant un certain laps de temps. Attention: elle n’indique en rien si ce réchauffement est d’origine humaine ou naturelle. Par exemple, la Terre a connu beaucoup de périodes de réchauffement climatique, dont la période médiévale (12e au 16e siècle), et l’activité humaine n’était pas en cause.

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Requêtes au GIEC (IPCC)

samedi, 22 août 2009

Syun Akasofu, fondateur et directeur du Centre International de Recherche en Arctique jusqu’en 2008, a écrit une lettre ouverte à l’intention du GIEC il y a un peu plus d’un an (certes une vieille nouvelle, mais toujours d’actualité!), dans laquelle il pressait l’organisme de rectifier et clarifier certains propos véhiculés par les médias, à titre de représentant officiel en matière de réchauffement climatique.

La lettre, dont les demandes sont traduites ci-bas, fait un survol des principales informations erronées qui nous sont présentées, et dont le GIEC laisse volontairement passer (article complet ici).

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GIEC: Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat

mercredi, 15 juillet 2009

« Tous les experts du climat s’entendent pour dire [...] » Vous connaissez la chanson. Mais les experts, eux?

En fait, lorsqu’on parle des experts du climat, on fait généralement référence au Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), ou le IPCC en anglais (Intergovernmental Panel on Climate Change). Notez le « I » pour intergouvernemental, et non international, comme on aurait tendance à croire. Il s’agit d’un organisme fondé en 1988 par le programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP: United Nations Environment Program) et l’Association mondiale météorologique (WMA: World Meteorological Association), placé sous la responsabilité de l’ONU.

Le GIEC a pour mission de mettre en place une étude visant à comprendre le risque d’un changement climatique produit par l’homme, son impact et les options pour s’adapter et s’en prémunir. Il s’agit donc d’une entreprise activiste, financée par les gouvernements de l’ONU, dans le but de contrôler les émissions des gaz à effet de serre, particulièrement le dioxyde de carbone (CO2) [1]. A priori, pour faire partie du groupe, il faut adhérer à la mission. C’est donc dire que les spécialistes ayant des idées divergentes sont simplement exclus. De toute façon, leurs recherches ne seraient pas cautionnées.
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