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Catégorie: ‘invités’



Pourquoi le GIEC n’est pas crédible

jeudi, 12 janvier 2012
Par Jean-Pierre Bardinet

Voici en introduction un texte plein de sagesse du physicien et enseignant-chercheur à Polytechnique, Serge Galam, sur le renversement de la preuve:

Il est plutôt surprenant que celui qui affirme détenir « la » vérité voit ses paroles prises pour argent comptant quand celui qui réclame une preuve de cette affirmation non démontrée scientifiquement doit, pour être écouté, apporter la preuve que la vérité défendue sans preuve est fausse.

Les techniques, la méthodologie, toute notre approche expérimentale et nos constructions théoriques ont été inventées pour prouver l’existence de ce qui existe. En revanche, il est impossible de prouver l’inexistence de ce qui n’existe pas… La preuve ne peut porter que sur quelque chose d’existant.

Dans le débat sur le climat, j’insiste sur le fait que je parle bien d’absence de preuve, et non de doute, à propos de la responsabilité humaine en matière de réchauffement.

De même, à propos de la question de savoir si nous sommes dans une phase longue de réchauffement ou de refroidissement. Le doute implique une croyance. Or en termes scientifiques soit j’ai la preuve, soit je ne l’ai pas. Il n’y a pas de place pour la subjectivité dans la validité d’un résultat scientifique. Il est urgent de savoir dire : « scientifiquement, on ne sait pas ».

Aujourd’hui je ne dis pas que je doute de la responsabilité humaine, je dis qu’il n’y a pas de preuve de cette responsabilité. C’est un fait, pas une opinion.

Aspects structuraux
La solution est imposée

Dans ses statuts, rédigés par l’UNEP (United Nations Environment Program), il est demandé au GIEC de travailler sur le “Réchauffement Climatique Anthropique” (RCA). Donc, avant même que le GIEC n’ait commencé ses travaux, on lui impose LA SOLUTION : il y a réchauffement (ce qui est vrai, mais il est minime : +0,7°C en 150 ans, non linéaire et une seule fois en phase avec le CO2, sur 1980-1998) ET il est anthropique.

Donc, mécaniquement, les dirigeants du GIEC vont tout faire pour justifier cette solution, et ils n’ont pas hésité à utiliser de la science fausse, comme, par exemple, le modèle d’effet de serre d’Arrhénius, qui avait été réfuté par les physiciens de son époque (expérience de Wood), et que le GIEC a fort opportunément sorti de son chapeau, ou encore d’inventer un nouveau processus physique, le forçage radiatif, qui a la propriété étonnante de violer la seconde loi de la thermodynamique, sans que cela ne pose problème au GIEC…

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Réchauffement climatique anthropique : lassitude et indignation

mercredi, 9 mars 2011

Jean-Pierre Bardinet récidive en tant qu’auteur invité, et nous propose cette fois un petite texte d’opinion, repris d’une discussion sur le web avec un internaute las des arguments des sceptiques du RCA…

On ne pouvait mieux résumer en une phrase (oui, oui, une seule phrase!) ce sentiment que je partage!


Par Jean-Pierre Bardinet (France):

Indépendamment du mode de fonctionnement du GIEC (vertement critiqué par l’IAC), de la crosse de hockey de Mann, qui est fausse (rapport Wegman entre autres), de la méthodologie de travail du GIEC, dans laquelle le politique joue un rôle central pour l’élaboration du résumé pour les décideurs (ce qui est contraire à l’éthique scientifique), des erreurs dans les rapports suite à l’utilisation de littérature grise, je suis las d’entendre les médias, les institutions internationales, les politiques, les écolos radicaux nous raconter des mensonges, des contre-vérités, ou de présenter l’information de manière manipulatoire, je suis las des documentaires et des films dogmatiques, je suis las des perspectives climatiques cataclysmiques que l’on nous assène régulièrement, je suis las que l’on nous culpabilise sans cesse, je suis las des attaques ad hominem envers tout scientifique qui ose publier des travaux « Giecquement incorrects », je suis las d’entendre que les publications des carbocentristes sont toujours parfaites et exemptes de toute critique alors que celles des sceptiques sont par essence toutes fausses, je suis las d’entendre que le RCA est cause de tous les maux de la terre, de l’engloutissement des terres à la diminution des populations de lézards dans le Midi ou à la mort de coraux, je suis las que personne ne dise que la température moyenne globale est stable depuis 1999 alors que le taux de CO2 continue à augmenter, et que personne ne dise que les températures océaniques sont en légère baisse depuis 2003 (mesures des 3350 sondes ARGO), je suis las que personne ne parle de la théorie extraordinaire de Svensmark et du projet CLOUD, je suis las que l’on dépense des sommes folles pour une chimère, au détriment des nombreux problèmes actuels, bien réels, je suis las de cette mascarade des bourses carbone qui engendrent de nombreuses les dérives inacceptables, je suis las de ce Fonds Vert qui sera in fine financé par le contribuable et dilapidé par les régimes dictatoriaux, je suis las de la morgue des carbocentristes, ancrés dans leurs certitudes, je suis las que l’on traite Judith Curry d’hérétique ou de relapse, je suis las et indigné de toute cette carabistouille du réchauffement climatique anthropique…



Bienvenue aux carbocentristes!

mardi, 25 janvier 2011

Il y a quelques jours, dans un billet portant sur le réchauffement du Grand Nord québécois, j’ai critiqué le ton alarmiste de Steven Guilbault par rapport à la température observée dans la région et le sous-entendu rôle de l’homme. Ce billet a reçu un nombre important de commentaires (tout comme le suivant), notamment par la présence de deux nouveaux intervenants carbocentristes warm et Robert. Bienvenue à bord messieurs!

L’élan d’enthousiasme de warm et de Robert semble être sans borne, alors j’ai décidé de leur dédier ce billet. Pourquoi? Parce ni l’un ni l’autre ne semblent avoir de blogue (dommage!), préférant polluer de commentaires les sites dont ils ne partagent pas la vision, afin de faire distraction (ils sont aussi très actifs sur Skyfall). Alors, autant leur offrir un petit espace pour assouvir leur besoin de défendre la cause carbocentriste.

Je n’ai rien contre les positions divergentes, pour autant qu’elles apportent des éléments de réponse à la problématique dont il est question, et qu’elles favorisent les échanges constructifs. C’est d’ailleurs principalement pour cette raison que j’ai opté pour un blogue au lieu d’un site web traditionnel. La science du climat est très jeune, pleine d’incertitudes, et pour s’y faire une idée, il importe d’avoir le plus d’informations possible, et ce en provenance des deux camps (ce qui fait défaut dans la presse populaire). La critique est donc bienvenue. Malheureusement, la plupart des interventions de ces messieurs relèvent davantage du «trollisme» que de discussions enrichissantes…
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Problématique climatique – par Jean-Pierre Bardinet

mercredi, 8 décembre 2010

Jean-Pierre Bardinet récidive en tant qu’auteur invité, et nous propose cette fois un article qui traite de la difficulté à établir un lien entre le CO2 et la température. Petite synthèse de la problématique climatique…


Par Jean-Pierre Bardinet (France):

Je suis bien sûr favorable à ce que l’on se préoccupe des vraies pollutions de l’air (NOx, O3, microparticules, SO2, NH3…), des sols et des eaux (nitrates, métaux lourds, acides, déchets industriels, rejets polluants…), et que l’on agisse pour réduire la déforestation, optimiser la gestion des forêts, et permettre à chacun d’avoir accès à l’eau potable.

Le cas du CO2, qui n’est pas un polluant, est plus délicat.

À ce jour, deux écoles s’affrontent :

  • La première, celle des carbocentristes, défenseurs des travaux du GIEC/IPCC, considère qu’il y a réchauffement climatique à cause du CO2 anthropique, que les projections des modèles numériques sont cataclysmiques, et que, par conséquent, il faut limiter ses émissions et mettre en place une bourse d’échange “carbone” et des taxes “carbone”. Les modèles prévoient pour le 21e siècle une augmentation de la TMAG (Température Moyenne Annuelle Globale) de 1,6°C à 6°C, en fonction des différents scénarios, et une augmentation des niveaux océaniques de 30 cm à 60 cm (ceux qui parlent de plusieurs mètres sont de fieffés menteurs).
  • La seconde, celle des climato-sceptiques, qui reconnait l’évolution de 0,74°C de la TMAG depuis les années 1900, mais qui considère que le postulat du GIEC/IPCC selon lequel le CO2 a un rôle pivot sur la température moyenne annuelle globale (TMAG) n’a jamais été prouvé, même si l’on sait que le CO2, comme tout gaz triatomique (ou plus), donc comme la vapeur d’eau, est un gaz émissif capable d’absorber et de réémettre les IR (dans les zones autour de 3 et 15 microns de longueur d’onde – les réémissions se faisant dans des directions aléatoires). Elle considère également que les diverses hypothèses intégrées aux modèles numériques du GIEC, telles que les rétroactions positives, sont arbitraires et fort critiquables, et que d’autres causes sont négligées (par exemple les AMPs (anticyclones mobiles polaires) qui assurent les transferts d’air et d’énergie dans chaque hémisphère, ou les rayons cosmiques –voir point 3).

Voyons ce que nous disent les données d’observation (qui ont et auront toujours raison face aux modèles numériques).

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Réchauffement global : un mythe (par Jean-Pierre Bardinet)

dimanche, 18 juillet 2010

Voici un nouveau billet en provenance de Jean-Pierre Bardinet (France), qui nous avait fournit cette réplique à Yannick Villedieu en mars dernier.

Il s’agit de la retranscription d’un courriel envoyé au modérateur de l’émission « Carbone : l’ennemi public nº 1 », diffusée sur France 5 le 6 juillet 2010 (avec, bien entendu, l’autorisation de son auteur).

Notez que l’exposé s’appuie en grande partie sur les propos de Marcel Leroux, climatologue (voir référence à la fin):

…quelques réflexions sur le changement climatique :
  1. La température globale a effectivement augmenté de 0,7°C sur la période 1906 à nos jours, après une période plus froide dans la seconde moitié du 19ème siècle.
  2. Cette augmentation est-elle globale? Les données d’observation montrent que des régions se réchauffent alors que d’autres se refroidissent.
  3. En conséquence, il est absolument inexact de dire que la planète se réchauffe : le « changement climatique » n’est pas synonyme de « réchauffement global ». Pas plus qu’il n’existe de « climat atlantique moyen », il n’existe de « climat hémisphérique moyen » et encore moins de « climat global »
  4. D’où la question que l’on est amené à se poser: une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même carrément opposés, a-t-elle une valeur climatique globale?
  5. Donc, si le CO2 explique le réchauffement, il doit aussi expliquer le refroidissement, ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant alors que des secteurs voisins, chauds et froids, peuvent simultanément obéir à des causes différentes.
  6. Est-ce qu’une relation directe est établie entre l’effet de serre (CO2) et l’évolution des températures? Or, l’effet de serre est principalement, et de très loin, (environ 95%) associé à la vapeur d’eau. Comment et dans quelle proportion le CO2 peut-il opérer par rapport à la vapeur d’eau?
  7. Si le CO2 explique le réchauffement supposé récent, il explique aussi le refroidissement supposé précédent, lorsque que, dans les années 60-70, on évoquait (notamment J. Hansen, qui a viré à 180° pour devenir l’un des plus ardents défenseurs du RCA), on évoquait unanimement la perspective d’un nouveau petit âge glaciaire. Il doit aussi expliquer l’arrêt de la hausse de la température depuis 1998, révélé par le satellite au cours de la période 1978-2009.
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Réflexions sur le « réchauffement de la planète » – par Jean-François Foncin

mardi, 13 avril 2010

Ce billet est signé par Jean-François Foncin, Directeur d’Études honoraire à l’École Pratique des Hautes Études.

Merci pour cette belle démonstration de probabilité des causes, un aspect négligé dans le débat!
- Yves

Réflexions sur le « réchauffement de la planète »



Quoique de nombreuses critiques aient été formulées contre le « consensus » qui fait prédire un réchauffement de la Terre dû à un effet de serre, lui-même dû à l’accumulation dans l’atmosphère de bioxyde de carbone (CO2) produit par l’homme, principalement du fait de l’utilisation de combustibles fossiles depuis le début de l’ère industrielle (approximativement le XIXème siècle), ce consensus a fait prendre, et surtout proposer, des mesures législatives dont les conséquences économiques et politiques seraient sévères ; ses éléments méritent donc d’être attentivement discutés. Cela a été fait par d’autres essentiellement à partir des données de fait disponibles dans ce domaine ; je désire au contraire le faire au point de vue fondamental de la logique scientifique, en rappelant qu’un consensus n’est pas preuve de vérité, car

la pluralité des voix n’est pas une preuve qui vaille rien pour les vérités un peu malaisées à découvrir, à cause qu’il est bien plus vraisemblable qu’un homme seul les ait rencontrées que tout un peuple.
Descartes, Discours de la Méthode, deuxième partie

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Bref bilan du ClimatGate – par Martin Gravel

vendredi, 2 avril 2010

Martin Gravel signe un nouveau billet à titre d’invité, cette fois en traduisant un bilan sur le ClimateGate, par JoNova.

Merci de m’aider à scruter les articles sur la blogosphère anglophone et en traduire quelques-uns parmi les plus intéressants.

- Yves

Bref bilan du ClimatGate, par Martin Gravel


Je suis tombé sur un billet de JoNova (Putting ClimateGate in perspective) qui je crois mérite attention.

Les courriels de l’université anglaise d’East Anglia rendus publics confirment ce que les sceptiques soupçonnaient depuis des années… Lawrence Solomon, auteur du livre «The Deniers» a produit un bon sommaire (pdf) lors d’un discours pour l’association minière du Colorado (Colorado Mining Association), dont voici une traduction des points retenus par JoNova:

Les courriels du ClimateGate confirment ce que les sceptiques affirment depuis des années.

  • Ils confirment que le processus de révision par des pairs a été corrompu, que des scientifiques s’arrangeaient pour avoir des révisions conformes à leurs vues.
  • Ils confirment que des revues («journals») scientifiques ont été corrompues.
  • Les revues et les journalistes refusant les prémisses des catastrophistes («doomsayers») faisaient face à un boycott et l’éditeur à un congédiement.
  • Ils confirment que des scientifiques sceptiques ont été systématiquement exclus des revues scientifiques les plus prestigieuses.
  • Ils confirment que la science elle-même était suspecte. Les catastrophistes n’étaient pas capable de produire un cas solide avec leurs données, car ils débattaient à l’interne les mêmes points que les sceptiques ont soulevés, n’ayant pas de réponse satisfaisante à ces problèmes.
  • Les courriels du ClimateGate confirment que les catastrophistes étaient déterminés à garder leurs données secrètes et prêts à enfreindre la loi pour empêcher des curieux d’y avoir accès – ce qu’ils ont fait en évitant de produire leurs données sous la loi d’accès l’information (Freedom of Information requests – FOI).
  • Les courriels du ClimateGate confirment que les données brutes récoltées dans plusieurs pays ont été détruites.

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Lettre à Yanick Villedieu – par Jean-Pierre Bardinet

samedi, 20 mars 2010

En février dernier, Yanick Villedieu, animateur de l’émission scientifique «Les années lumière» (radio de Radio-Canada), écrivait un billet sur son blogue intitulé «Climategate: le faux scandale». Un papier virulent visant à dénigrer les opposants au dogme carbocentriste (réchauffement par le CO2), soit ceux qui ne voient pas la science du climat comme lui.

Les commentaires sur le blogue de M. Villedieu étant fermés, un lecteur m’a fait parvenir une copie du courriel qu’il a envoyé à l’animateur le 22 février dernier. En date du 20 mars 2010, il n’avait toujours pas reçu de réponse.

Voici une retranscription du courriel, que je publie avec l’autorisation de son auteur, Jean-Pierre Bardinet (France).
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Réinventer l’Optimum médiéval – par Martin Gravel

mardi, 16 mars 2010

Il y a quelques jours, dans mon billet sur les XXGates, j’ai invité les gens à me soumettre des articles pour les publier sur mon blogue, question de couvrir davantage le sujet et offrir divers points de vue. C’est ce qu’a fait Martin Gravel, qui livre ici un premier billet à titre d’invité. Celui-ci porte sur l’impact du GIEC en regard de la période chaude médiévale (traduction d’un article de Frank Lansner).

Ayant trouvé le sujet fascinant, j’ai scruté le précédent article de Lansner, qui à mon avis mérite de s’y attarder pour bien comprendre le contexte.

J’en ai fait une traduction ici: Question de proxy!, que je vous invite à lire d’abord.

Réinventer l’Optimum médiéval, par Martin Gravel


Bonjour, je m’appelle Martin Gravel. Il y a quelques années, je me suis intéressé au soi-disant consensus climatique. Ce que j’ai découvert m’a vraiment surpris, et est en grande partie expliqué sur ce blogue. Je suis d’avis qu’Yves Pelletier a fait du très bon travail, alors j’ai décidé de lui donner un petit coup de main.

Je ne dis pas que brûler des combustibles fossiles ne fait aucune pollution, mais le CO2 n’en fait pas partie.

Voici ma traduction (parfois libre) d’un billet paru sur www.hidethedecline.eu, par Frank Lansner :

Changement d’interprétation de la période chaude médiévale par le GIEC en 2001 – est-ce que cela a eu un impact sur les résultats subséquents?

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