En mars dernier, j’ai publié un billet sur le projet BEST (Berkeley Earth Surface Temperature), où un groupe de scientifiques s’est donné pour mission de revoir les données de températures de surface en utilisant une nouvelle méthode analytique.
L’équipe de BEST, dirigée par Dr. Richard Muller, espérait répondre aux critiques des sceptiques du RCA par rapport aux traitements des données, notamment en ce qui concerne l’harmonisation des données brutes pour résoudre les problèmes liés à l’interruption de données, aux modifications de l’environnement ou de l’équipement d’une station en opération, ainsi qu’à l’effet d’ilot de chaleur urbain (UHI).
Nouveaux développements :
Des premiers résultats furent annoncé le 20 octobre dernier (PDF), bien qu’ils n’ont pas encore été publiés dans des revues scientifiques (quatre travaux ont été soumis: Berkeley Earth Temperature Averaging Process, Influence of Urban Heating on the Global Temperature Land Average, Earth Atmospheric Land Surface Temperature and Station Quality in the United States et Decadal Variations in the Global Atmospheric Land Temperatures).
Depuis, l’affaire fait couler beaucoup d’encre (sauf ici, où aucun média ne semble s’y intéresser!), suscitant de vives réactions dans les deux camps.
Effectivement, bon nombre de médias de masse alarmistes n’ont pas hésité à qualifier les résultats d’argument massue pour confondre les sceptiques du RCA, alors que dans la blogosphère on parle plutôt d’une large opération de relations publiques qui a manqué son coup, et qui pourrait au contraire nuire davantage à la cause des carbocentristes. À y perdre son latin!
Qu’en est-il exactement? Je tenterai de produire ici un topo de la situation, laquelle a subi plusieurs rebondissements dans la blogosphère.
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