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Catégorie: ‘revue de presse’



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Article à lire dans le Financial Post

dimanche, 17 avril 2011

Hormis quelques rares chroniqueurs comme James Delingpole (The Telegraph, UK) et Lawrence Salomon (Nationial Post, Canada), il est plutôt rare de voir dans la presse populaire des articles qui vont à contresens du dogme. Il est donc intéressant de souligner les quelques contributions qui permettent d’offrir une vision différente aux lecteurs sans cesse martelés de la fameuse pensée unique.

Le mérite va cette fois au Financial Post, pour la retranscription du discours de David Evans (ancien consultant de l’«Australian Greenhouse Office»), lors du rassemblement Anti-Taxe de Carbone du 23 mars 2011, à Perth en Australie.

Je n’ai pas le temps de traduire l’article, mais pour ceux et celles qui lisent l’anglais, il en vaut le détour. Question de vous mettre l’eau à la bouche, voici tout de même la traduction d’un court passage, qui donne le ton :

Je suis un scientifique qui a profité de l’argent facile, et qui comprend les preuves. J’étais un carbocentriste alarmiste, mais aujourd’hui je suis sceptique du RCA. Suivre l’évolution du problème fut amusant, mais elle est aujourd’hui inquiétante. La question déchire notre société, rend les politiciens ridicules.

Fixons d’abord quelques points.

L’idée derrière laquelle le dioxyde de carbone serait la cause principale du réchauffement global récent est basée sur une hypothèse qui a été réfutée au cours des années 90. Mais il s’agissait d’un très bon filon, avec beaucoup d’emplois, des profits basés sur les échanges, des carrières politiques et la possibilité d’un gouvernement mondial et du contrôle total de l’issue. Alors, plutôt que d’admettre qu’ils étaient dans le tort, les gouvernements et leurs climatologues complaisants, maintiennent outrageusement aujourd’hui la fiction selon laquelle le CO2 est un polluant dangereux.

I am a scientist who was on the carbon gravy train, understands the evidence, was once an alarmist, but am now a skeptic. Watching this issue unfold has been amusing but, lately, worrying. This issue is tearing society apart, making fools out of our politicians.

Let’s set a few things straight.

The whole idea that carbon dioxide is the main cause of the recent global warming is based on a guess that was proved false by empirical evidence during the 1990s. But the gravy train was too big, with too many jobs, industries, trading profits, political careers, and the possibility of world government and total control riding on the outcome. So rather than admit they were wrong, the governments, and their tame climate scientists, now outrageously maintain the fiction that carbon dioxide is a dangerous pollutant.

Non seulement on ne lira probablement jamais des propos similaires dans nos médias partisans, mais on a bien entendu jamais entendu parlé de cette fameuse manifestation populaire en Australie où 3000 personnes étaient descendues dans la rue pour manifester contre la nouvelle taxe de carbone imposée par la première ministre australienne Julia Gillard (Labor party). Photos ici.

Rappelons que 3 jours plus tard, l’Australian Labor Party a subi un important revers lors des élections provinciales de New South Wales (NSW), la province la plus populeuse du pays, (33% de la population australienne). La première ministre du NSW, Kristina Keneally, a été défaite par la coalition Libéral/National, après 16 ans de pouvoir. Parions que la grogne des gens envers le discours alarmiste du parti sur la question climatique et la taxe de carbone y était pour cause… (Notons que 40% des Australiens ne croient pas au rôle de l’homme comme cause principale du réchauffement climatique).

Pour des infos sur les manifestations Anti-Taxe de Carbone, voyez ces quelques billets de Joanne Nova:



La bombe nucléaire pour renverser le réchauffement?

samedi, 26 février 2011

Alors que la rédaction de mon billet en cours s’éternise(!), je viens de tomber sur une courte nouvelle digne de mention…

La revue National Geographic vient de publier un article ayant pour titre «Small Nuclear War Could Reverse Global Warming for Years» (Une petite guerre nucléaire pourrait renverser le réchauffement climatique pendant des années). WTF?

Dans les faits, National Geographic ne suggère pas l’utilisation de l’arme nucléaire, mais traite simplement d’une étude consistant à modéliser l’impact d’une mini guerre nucléaire sur le climat. N’empêche que le choix éditorial de titrer l’article ainsi est pour le moins douteux…

Encore des précieux dollars des contribuables bien invertis :-)

Cela me rappelle les nombreuses inquiétudes que soulèvent la géoingénérie pour contrer le réchauffement, ou encore les leçons à tirer du jeu Faith Of The World.



Coup de chaleur dans le Grand Nord?

lundi, 10 janvier 2011

Dans mon billet d’hier, j’ai parlé du palmarès des événements météo qui ont retenu l’attention d’Environnement Canada en 2010. En début d’article, j’ai aussi fait référence à un article de Steven Guilbault, notre nouveau conseiller du gouvernement en matière de climat, qui traitait du palmarès en ajoutant que le CO2 était vraisemblablement responsable de ces phénomènes:

Le palmarès d’Environnement Canada constitue définitivement une autre preuve qu’il faut réduire rapidement et de façon significative nos émissions de GES

Je n’avais toutefois pas fait mention d’un passage intéressant de l’article de M. Guilbault, qui méritait son propre billet… Alors voici.

Dans son article du Journal Métro (3 janvier 2011), M. Guilbault indique qu’en 2010, dans le Grand Nord québécois, il a fait plus chaud que la normale :

Dans le Grand Nord québécois, la température a oscillé autour de 5°C au-dessus de la normale (et même jusqu’à 20°C pendant près d’une semaine).C’est énorme.

À la lecture de ce passage, le lecteur peu critique a sûrement de quoi s’alarmer. Dommage, l’auteur ne mentionne pas quand a eu lieu cette anomalie, ni pendant combien de temps. À moins qu’il s’agisse de moyenne annuelle? Heureusement, des relevés de température (de l’Artctique) sont disponibles au public, permettant de remettre en perspective ces propos.

Mais d’abord un petit rappel sur les données des stations…

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Le palmarès d’Environnement Canada

samedi, 8 janvier 2011

Comme par les années précédentes, Environnement Canada publiait à la fin décembre 2010 son palmarès des événements météos qui ont marqué l’année qui s’achevait. Quand météo et climat ne font qu’un, et que certains carbocentristes en profitent pour y blâmer le CO2, la nouvelle fait évidemment boule de neige dans les médias.

Par exemple, Steven Guilbault, dans sa chronique du 3 janvier (journal Métro), conclut avec la phrase suivante :

Le palmarès d’Environnement Canada constitue définitivement une autre preuve qu’il faut réduire rapidement et de façon significative nos émissions de GES.

Si le palmarès concerne les événements canadiens, on y souligne également les événements internationaux, qui retiennent d’ailleurs davantage l’attention, avec en outre la vague de chaleur en Russie, les inondations au Pakistan et l’iceberg qui s’est détaché du Groenland…

Quelques précisions…

Vague de chaleur en Russie

Pendant que la Sibérie et une grande partie de l’hémisphère Sud était sous une grande vague de froid, la partie Ouest de la Russie a subi une importante vague de chaleur à la fin juillet 2010, due à un blocage des courants-jets. Le phénomène est fréquent dans cette région, surtout à cette période de l’année, mais il fut beaucoup plus marqué qu’à l’habitude en 2010. Comble de malheur, des feux de forêts ont suivi. Un événement que les médias d’ici en ont traité abondamment.

L’image ci-haut montre les anomalies de température pendant la vague de chaleur (source).

Mais attention, cette vague de chaleur n’a rien à voir avec le RCA comme voudraient le faire croire certains, dont Steven Guilbault (notamment lors d’une entrevue à Radio-Canada en provenance du sommet de Cancún).
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Gaspésie: marées, inondations et changements climatiques

mardi, 21 décembre 2010

Ce n’était qu’une question de temps: les grandes marées qui ont frappé la Gaspésie il y a quelques jours, suivi de pluies abondantes qui ont entraîné des inondations importantes, allaient tôt ou tard être récupérées par des carbocentristes sans scrupule afin de confirmer le réchauffement climatique…

Voilà qui est fait. C’est Steven Guilbault qui ouvre le bal, notre saint patron de la catastrophe, celui qui de toute façon associe n’importe quoi aux changements climatiques.

Dans un article du journal Métro du 20 décembre 2010, il affirme :

… dans le Bas-du-Fleuve et en Haute-Gaspésie, ce sont les grandes marées qui avaient frappé. De nombreux tronçons de la route 132 ont été emportés. La dévastation dans ce secteur est directement liée au réchauffement climatique. En effet, la hausse du niveau des océans et l’absence de glace sont directement en cause; avant, la glace protégeait la berge à l’occasion des grandes tempêtes d’hiver.

Oh là! D’abord, le temps extrêmement doux qui a duré quelques jours sur la Gaspésie n’avait rien d’une tendance planétaire. Comme ce fut le cas en 2009, le mois de décembre 2010 a connu une phase négative très forte de l’oscillation arctique (AO), responsable de la vague de chaleur locale. Tel qu’illustré sur la photo qui suit (source), cela se traduit par une zone chaude dans la portion Sud du Groenland, au nord du Québec et dans les maritimes.

Ailleurs dans l’hémisphère Nord, cela se traduit par du froid.

Je vous invite à consulter la section indicateurs du site pensée-unique, qui donne un complément d’information en français et qui fournit des liens vers les données actualisées (températures, étendues de glaces, niveaux des océans, taches solaires…).


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Jocelyne au Groenland

mercredi, 20 octobre 2010

Mise à jour 1 (6 novembre 2010) :
Voir fin de l’article

Jocelyne Blouin est une météorologue bien connue à la télévision francophone de Radio-Canada, depuis 1978. Tellement, qu’au Québec on la connait par son prénom.

En septembre dernier, Jocelyne participait à une expédition hollandaise au Groenland pour constater l’ampleur des changements climatiques, et nous présentait un reportage à cet effet le 18 octobre 2010 au téléjournal.

Cette expédition est bien entendue faite sur mesure pour entretenir la couverture médiatique partisane, en y invitant des gens ayant une tribune médiatique, qui pourront ensuite relayer l’information aux citoyens. D’ailleurs, comme Jocelyne l’indique, les participants sont «des météorologues, des journalistes et des entrepreneurs en développement durable, tous concernées par les changements climatiques».

En tant que météorologue, Jocelyne doit savoir que chaque été, la glace fond, et que chaque hiver elle gèle. En tout cas, c’est le cas du Québec!

Elle doit aussi savoir que la fonte en Arctique culmine au mois de septembre, période du voyage. Si on veut voir de l’eau couler, c’est le meilleur moment.
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Nouveau rapport accablant pour le GIEC

vendredi, 3 septembre 2010

Lundi dernier, un nouveau rapport d’enquête a été rendu public, portant sur le GIEC et son fonctionnement.

L’enquête de 4 mois a été menée par le conseil interacadémique (IAC), qui regroupe plusieurs académies scientifiques du monde. Le rapport de 113 pages est très critique envers groupe d’experts onusien. Il a aussi donné lieu à une couverture médiatique pour le moins surprenante, via son interprétation (mettant en lumière le travail partisan de certains médias, dont notre chère Radio-Canada, qui demeure en tête de liste pour son manque d’objectivité – voir plus loin).

Outre le manque de transparence, point commun à toutes les enquêtes sur la science du climat, le rapport note aussi (source):

  • que les étapes du processus (rapports) sont mal comprises, même pour les scientifiques et politiciens qui y participent. Chaque étape majeure comporte des lacunes importantes
  • qu’il n’y a pas de processus formel de sélection des auteurs
  • qu’il n’y a pas de lignes directrices quant aux compétences scientifiques et techniques requises
  • qu’il y a un grand manquement à l’identification claire des références grises (c’est-à-dire sans comité de relecture, incluant celles en provenance de Greenpeace et WWF) – lesquelles sont pratiquement toutes confondues avec celles à comité de relecture
  • que peu importe les protestations des réviseurs, les auteurs principaux ont le dernier mot sur leur chapitre
  • que la sélection des réviseurs est faite par des gens impliqués dans le rapport, et que les réviseurs ne peuvent se rapporter à un groupe (ou un individu) externe, ce qui ne les rend pas indépendants
  • qu’il y a un manquement à documenter si des vues divergentes ont été considérées
  • qu’il y a trop de confiance en certaines affirmations pour lesquelles il existe peu de preuves (par exemple le groupe 2 fournit plusieurs affirmations vagues avec une grande certitude, alors qu’elles ne sont pourtant pas supportées suffisamment dans la littérature, non mise en perspective ou difficile à contester)

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Un iceberg se détache du Groenland

jeudi, 12 août 2010

Un gros iceberg de 245 km2 s’est détaché il y a quelques jours du glacier Petermann au Groenland. La nouvelle a rapidement fait le tour du monde, comme preuve du réchauffement climatique, dont cet article du Devoir.

Quelques précisions…

D’abord, le Groenland perd chaque année entre 12,000 et 15,000 icebergs, via un phénomène physique appelé «vêlage» (calving), soit la cassure de glace qui s’est avancée dans l’eau.

Généralement, les icebergs ainsi produits sont beaucoup plus petits (sauf en 1962, où un morceau d’environ 600 km2 s’était détaché – le Ward Hunt Ice Shelf).

Ce phénomène est fréquent en Antarctique, où les icebergs produits sont généralement plus gros. J’avais d’ailleurs fait un billet à cet effet, sur une collision d’icebergs l’hiver dernier, rappelant au passage la récupération médiatique de la plaque Wilkins.

Il faut savoir que les glaciers, en prenant du volume, poussent la glace vers l’eau (du moins ceux dont la géographie le permet), créant des «langues» de glace qui avancent sur l’eau (environ 70 km dans le cas du glacier Petermann, qui a perdu le dernier 14 km). Éventuellement, avec les courants, les collisions avec d’autres morceaux à la dérive, l’eau qui s’infiltre dans des fissures… des morceaux finissent par s’en détacher. Ce phénomène, bien qu’on laisse entendre autrement dans la presse populaire, n’a rien à voir avec le CO2. Cela fait partie du cycle normal des glaciers, signe de croissance. Une fissure avait été observée depuis près de deux ans, et ce n’était qu’une question de temps.

La région littorale du Groenland connait depuis plusieurs années une fonte (courants marins), alors que la région continentale connait un gain de glace. Le satellite GRACE, qui mesure en outre la glace du Groenland, indique qu’au rythme actuel, le Groenland pourrait entraîner une augmentation de 5 cm du niveau des océans d’ici 2100 (soit 0.5mm par an). À ce rythme, il faudrait 15,000 ans pour que toute la glace fonde.

La région du glacier (latitude: 81 degrés Nord, longitude: 61 degrés Ouest) fait partie de la zone Arctique du 80 au 90e parallèle, qui comporte très peu de thermomètres. L’évaluation de la température et de la tendance est donc assez complexe. Le GISS, qui fait un «smooting» (moyenne) de 1200 km en utilisant les quelques thermomètres en périphérie, nous indique un réchauffement de 0.3 à 0.7 degré entre 1991 et 2009. Le DMI, qui combine des données satellites, d’avions et autres pour une meilleure évaluation du climat de cette région, arrive en revanche à une diminution des températures depuis 1958!

La nouvelle a donné lieu à des propos gratuits par certains promoteurs du RCA (réchauffement climatique anthropique), dont le député Ed Markey, qui propose de mettre les climatosceptiques sur l’iceberg pour s’en débarrasser. À lire les commentaires des lecteurs des médias d’ici (Radio-Canada, le Devoir…), plusieurs personnes seraient du même avis…



Ajout du 16 août 2010

Après avoir traité la nouvelle la semaine dernière dans la colonne «en bref», le journal Métro récidive aujourd’hui avec la nouvelle, cette fois lui accordant un article avec photo (le journal inclus une section environnement le lundi), pour plus d’impact.

On y lit :

Peu d’images symbolisent aussi bien les craintes liées au réchauffement climatique qu’un morceau de glace de 260 km2 se détachant de la nappe glaciaire du Groenland. Le nouvel iceberg est déjà utilisé comme symbole dans le débat sur le réchauffement climatique.

Ironiquement, cet iceberg ne montre en rien le réchauffement climatique, tel que décrit plus haut. Il est plutôt une démonstration du manque de recherche des journalistes en environnement, qui confondent fonte et vêlage, et n’entendent que réchauffement climatique pour cause. Des blocs, il s’en détache des milliers, parfois des gros, au gré des courants et des collisions avec d’autres blocs. C’est l’été en Arctique (il reste encore 2 à 4 semaines de fonte – qui au passage semble donner des signes de retour hâtif au gel), ce qui permet à l’eau libre de circuler plus haut en latitude, dont les courants facilitent le vêlage des glaciers (morceaux qui se détachent).

Symbole dans le débat du réchauffement climatique? Soyons sérieux, il n’y a pas de débat. À quand remonte un article populaire qui laisse place aux scientifiques qui pensent «autrement»?

Il existe de nombreux travaux qui remettent en doute le RCA (réchauffement climatique anthropique), mais les médias et le GIEC les ignorent. Ce symbole est tout aussi ridicule que le déclin des ours polaires, qui ont quintuplé en 50 ans…

Et le froid qui sévit dans l’hémisphère Sud, c’est aussi le réchauffement climatique?



LaPresse : Les leçons du ClimateGate
(7e partie – conclusion)

jeudi, 29 juillet 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie)», dernier d’une série en réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

L’article de LaPresse était pour moi un exemple éloquent du manque de compréhension et d’objectivité des journalistes en environnement d’ici (il est en fait une copie d’un article par l’Agence Science Presse, ce qui montre également le psittacisme en place).

J’aurais pu écrire un simple billet (celui-ci) en réponse à l’article, mais j’ai jugé bon d’informer d’abord le lecteur sur ce qu’est le ClimateGate et de quelles enquêtes il s’agit. Un (très) long détour justifié par le manque d’information diffusé par les médias de masse (incluant LaPresse), préoccupé davantage à maintenir le cap sur le RCA (réchauffement climatique anthropique) que de s’interroger sur le contenu de l’information.

Le journaliste qui a écrit l’article original a-t-il non seulement lu les courriels? Comprend-il les liens étroits (donc les implications) entre les scientifiques du CRU et le GIEC? S’est-il informé des enquêtes (nominations, objectifs, procédures, témoins interrogés…)? Sait-il en quoi consiste l’astuce pour cacher le déclin (ou s’est-il contenté de savoir que le mot astuce est synonyme de «méthode statistique»)?… Je doute fort qu’il puisse répondre oui à la moindre de ces questions. Et si c’est le cas, alors il cache volontairement des informations pour entretenir son discours, car on ne peut conclure de la sorte objectivement.

Ce n’est pas aux journalistes de trancher la question climatique. Ils doivent rapporter l’information, et laisser les gens décider. Malheureusement, et c’est probablement le nerf de la guerre, les médias ont décidé depuis longtemps de ne couvrir qu’une version des faits. Cela me rappelle une citation de Ross Gelbspan, ex-éditeur du Boston Globe:

Non seulement les journalistes ne sont pas tenus de rapporter ce que les scientifiques sceptiques ont à dire sur le réchauffement climatique, ils ont la responsabilité de NE PAS rapporter leurs propos.
Not only do journalists not have a responsibility to report what skeptical scientists have to say about global warming, they have a responsibility not to report what these scientists say.
Deux nouveaux rapports

Entre la parution de l’article original de LaPresse et ce billet, deux autres enquêtes ont rendu leur rapport. La première fut celle du Penn State, qui nous avait déjà donné une première partie en mars dernier (et dont j’ai traité dans la 6e partie), livrant cette fois la partie scientifique. La seconde est celle de Sir Muir Russel, une enquête soi-disant indépendante mise sur pied par le CRU, aussi partisane que les précédentes. Je traiterai de celles-ci dans des billets séparés (elles sont comparables à celles couvertes précédemment, et ne changent en rien les conclusions).

Parties précédentes

Avant de pousuivre, voici la liste des parties précédentes de la série:

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LaPresse: Les leçons du ClimateGate
(5e partie – le 4e rapport du GIEC)

mardi, 15 juin 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

Après mon exposé sur le carnet de bord de Mike Harris diffusé par le ClimateGate (4e partie), je poursuis ma critique de l’article de LaPresse avec un retour sur le dernier rapport du GIEC (2007), véritable référence du dogme réchauffiste (carbocentriste), apparemment basé exclusivement sur la littérature à comité de relecture (peer-review) et sans faute. Vraiment?

Voici la liste des différentes parties de cette série, pour un accès rapide :

Au delà du ClimateGate, il y a le dernier rapport du GIEC…

Dans les parties précédentes, nous avons traité du ClimateGate via les courriels, le code et le fichier HARRY_READ_ME (carnet de bord). Avant de poursuivre avec les enquêtes du ClimateGate, faisons un détour vers le dernier rapport du GIEC, qui a également donné lieu à une série de scandales (appelés «gates»)… parfois tout aussi incriminants, et qui méritent d’être traités en parallèle.

Si le ClimateGate a mis le doigt sur les pratiques douteuses de climatologues qui fournissent des données au GIEC, l’analyse du dernier rapport du GIEC (2007) met pour sa part le doigt sur des failles importantes menant à l’élaboration d’un ouvrage beaucoup moins rigoureux qu’on vourait le croire.

C’est la contestation d’un passage traitant des glaciers himalayens (par des climatologues indiens) qui a jeté une première ombre publique au tableau de la célèbre bible des carbocentristes (défenseurs du réchauffement climatique d’origine anthropique), soit le 4e rapport du GIEC. La vive réaction de son président Rajenda Pachauri, qui nie publiquement et catégoriquement avoir commis l’erreur, arrivait toutefois à un bien mauvais moment…
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