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	<title>Réchauffement médiatique</title>
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	<description>Regard critique sur les changements climatiques</description>
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		<title>Enquête du Penn State: seconde partie</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/30/enquete-du-penn-state-seconde-partie/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 04:26:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>

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		<description><![CDATA[On se rappellera qu&#8217;en février dernier, le Penn State (Pennsylvania State University) avait rendu un premier rapport («Inquiry Report») sur les allégations de mauvaise conduite en recherche de Michael Mann, scientifique impliqué dans plusieurs courriels du ClimateGate, et auteur de la célèbre courbe en crosse de hockey. 
Mann ne travaille pas pour le CRU (Climate [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On se rappellera qu&#8217;en février dernier, le Penn State (Pennsylvania State University) avait rendu un premier rapport («Inquiry Report») sur les allégations de mauvaise conduite en recherche de Michael Mann, scientifique impliqué dans plusieurs courriels du ClimateGate, et auteur de la célèbre courbe en crosse de hockey. </p>
<p>Mann ne travaille pas pour le CRU (<i>Climate Research Unit</i> &#8211; d&#8217;où proviennent les documents du ClimateGate), mais y entretient des liens étroits avec certains employés, dont plusieurs publications conjointes.</p>
<p>J&#8217;ai parlé de ce rapport préliminaire dans mon billet sur les <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">enquêtes du ClimateGate</a>, ainsi que dans celui portant sur <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/01/poursuite-contre-micheal-mann/">la possible poursuite de Micheal Mann</a> par le procureur général de Virginie.</p>
<p>Ce rapport constituait la première enquête des suites du ClimateGate, bien que limité à Michael Mann. Ce dernier fut, sans surprise, exonéré par le Penn State (son employeur), à qui il rapporte de gros sous. Et n&#8217;oublions pas que seuls Garry(Gerald) North et l&#8217;éditeur de Science, Donald Kennedy, ont été interrogés. Le premier, déjà sympathisant envers Mann, n&#8217;avait même pas lu les courriels!</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Seconde partie d&#8217;enquête: l&#8217;investigation</div>
<p>L&#8217;examen plus approfondi des allégations fit l&#8217;objet d&#8217;une seconde partie de l&#8217;enquête, celle de l&#8217;investigation («Final Investigation Report»), qui a rendu son <a href="http://live.psu.edu/fullimg/userpics/10026/Final_Investigation_Report.pdf">rapport</a> en juin dernier (disponible depuis le 1er juillet).<br />
<span id="more-2785"></span><br />
Celui-ci, plus volumineux, inclus un résumé des entretiens avec les personnes suivantes:</p>
<ul>
<li><strong>Dr. Micheal Mann</strong> (Professeur, département de Météorologie de l&#8217;Université Penn State &#8211; l&#8217;accusé)</li>
<li><strong>Dr. William Easterling</strong> (Doyen, collège de la Terre et des Sciences Minérales, Université Penn State)</li>
<li><strong>Dr. William Curry</strong> (Scientifique senior, département de Géologie et Géophysique, Institut Océanographique Woods Hole)</li>
<li><strong>Jerry McMannus</strong> (Professeur, département de la Terre et des Sciences en Environnement, Université Columbia)</li>
<li><strong>Dr. Richard Lindzen</strong> (Professeur, département de la Terre, de l&#8217;Atmosphère et des Sciences planétaires, Institut de Technologie du Massachusetts)</li>
</ul>
<p>L&#8217;enquête avait pour but premier de répondre à la question suivante:</p>
<div class="blue">Est-ce que Dr. Michael Mann a participé, directement ou non, à des actions qui dérivent grandement des pratiques acceptées par la communauté académique pour la proposition, la conduite ou les rapports de recherche ou autres activités scolaires?</div>
<h3>Le comité conclut que non, basé sur le fait que ce dernier, entre 1999 et 2010, a été le chercheur principal (ou coprincipal) de 5 projets du NOAA et 4 projets du NSF, en plus de projets financés par le Département de l&#8217;Énergie (DOE), l&#8217;Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et l&#8217;Office de la Recherche Navale (ONR). Ce niveau de succès pour la proposition de recherche et l&#8217;obtention de financement place Dr. Mann parmi les scientifiques les plus respectés de son domaine. Un tel succès ne pourrait être possible sans rencontrer ou dépasser les standards les plus élevés de sa profession.</h3>
<p><br/><br/></p>
<p>Donc, c&#8217;est la réputation qui garantit la bonne conduite? </p>
<p>Que dire de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jan_Hendrik_Schon">Jan Hendrik Schön</a>, réputé chercheur en physique (gagnant de plusieurs prix) qui fut reconnu comme fraudeur par la suite? Ou encore <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hwang_Woo_Suk">Hwang Woo-suk</a>, un pionnier expert dans son domaine, qui a publié des travaux sur les cellules souches embryonnaires humaines par parthénogenèse, mais dont les données se sont révélé avoir été fabriquées de toutes pièces? Et qui ne connait pas <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bernard_Madoff">Bernard Lawrence Madoff</a>, dont la compagnie fut à une époque la plus grande société d&#8217;investissement du NASDAQ et la 6e à Wall Street, avant son arrestation en 2008 pour fraude de 50 milliards de dollars?</p>
<p><i>Je ne prétends pas que Mann est un fraudeur (scientifique convaincu et peu auto-critique, certes), mais que la réputation basée sur le nombre de publications, d&#8217;honneurs ou de performance n&#8217;est pas gage de pratiques saines et exemplaires.</i></p>
<p><br/><br/></p>
<p>En lien au partage des données et des codes sources avec les gens qui désirent examiner ceux-ci, le comité conclut que la façon dont Micheal Mann a utilisé et partagé des codes sources fut conforme aux pratiques de son domaine (c&#8217;est-à-dire non-partage de données pour contre-vérification). </p>
<h3>Personne en climatologie ne partage ses données. Alors, le fait que Michael Mann ne les partage pas serait, pour le comité, tout à fait acceptable!</h3>
<p>Pour moi, cette enquête du Penn State ne fut nulle autre qu&#8217;une opération de blanchiment («whitewash»).<br />
<br/><br/></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>LaPresse : Les leçons du ClimateGate (7e partie – conclusion)</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/29/lapresse-les-lecons-du-climategate-7e-partie-%e2%80%93-conclusion/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 06:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>
		<category><![CDATA[revue de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie)», dernier d&#8217;une série en réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier:  «Climategate: les leçons sont ailleurs».
L&#8217;article de LaPresse était pour moi un exemple éloquent du manque de compréhension et d&#8217;objectivité des journalistes en environnement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg" alt="" title="cru" width="200" height="135" class="alignleft size-full wp-image-1085" /></a><strong>Ce billet est la suite de «<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie)</a>», dernier d&#8217;une série en réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier:  «Climategate: les leçons sont ailleurs».</strong></p>
<p>L&#8217;article de <a href="http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/201005/08/01-4278639-climategate-les-lecons-sont-ailleurs.php">LaPresse</a> était pour moi un exemple éloquent du manque de compréhension et d&#8217;objectivité des journalistes en environnement d&#8217;ici (il est en fait une copie d&#8217;un article par l&#8217;Agence Science Presse, ce qui montre également le psittacisme en place). </p>
<p>J&#8217;aurais pu écrire un simple billet (celui-ci) en réponse à l&#8217;article, mais j&#8217;ai jugé bon d&#8217;informer d&#8217;abord le lecteur sur ce qu&#8217;est le ClimateGate et de quelles enquêtes il s&#8217;agit. Un (très) long détour justifié par le manque d&#8217;information diffusé par les médias de masse (incluant LaPresse), préoccupé davantage à maintenir le cap sur le RCA (réchauffement climatique anthropique) que de s&#8217;interroger sur le contenu de l&#8217;information. </p>
<p>Le journaliste qui a écrit l&#8217;article original a-t-il non seulement lu les courriels? Comprend-il les liens étroits (donc les implications) entre les scientifiques du CRU et le GIEC? S&#8217;est-il informé des enquêtes (nominations, objectifs, procédures, témoins interrogés&#8230;)? Sait-il en quoi consiste l&#8217;astuce pour cacher le déclin (ou s&#8217;est-il contenté de savoir que le mot astuce est synonyme de «méthode statistique»)?&#8230;  Je doute fort qu&#8217;il puisse répondre oui à la moindre de ces questions. Et si c&#8217;est le cas, alors il cache volontairement des informations pour entretenir son discours, car on ne peut conclure de la sorte objectivement. </p>
<p>Ce n&#8217;est pas aux journalistes de trancher la question climatique. Ils doivent rapporter l&#8217;information, et laisser les gens décider. Malheureusement, et c&#8217;est probablement le nerf de la guerre, les médias ont décidé depuis longtemps de ne couvrir qu&#8217;une version des faits. Cela me rappelle une <a href="http://www.american.com/archive/2008/april-04-08/the-new-dissidents">citation</a> de Ross Gelbspan, ex-éditeur du Boston Globe:</p>
<div class="quote">Non seulement les journalistes ne sont pas tenus de rapporter ce que les scientifiques sceptiques ont à dire sur le réchauffement climatique, ils ont la responsabilité de NE PAS rapporter leurs propos.</div>
<div class="smallquote">Not only do journalists not have a responsibility to report what skeptical scientists have to say about global warming, they have a responsibility not to report what these scientists say.</div>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Deux nouveaux rapports</div>
<p>Entre la parution de l&#8217;article original de LaPresse et ce billet, deux autres enquêtes ont rendu leur rapport. La première fut celle du Penn State, qui nous avait déjà donné une première partie en mars dernier (et dont j&#8217;ai traité dans la <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">6e partie</a>), livrant cette fois la partie scientifique. La seconde est celle de Sir Muir Russel, une enquête soi-disant indépendante mise sur pied par le CRU, aussi partisane que les précédentes. Je traiterai de celles-ci dans des billets séparés (elles sont comparables à celles couvertes précédemment, et ne changent en rien les conclusions).</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Parties précédentes</div>
<p>Avant de pousuivre, voici la liste des parties précédentes de la série:</p>
<ul>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-intro/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (1re partie)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie &#8211; les courriels)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie &#8211; le code)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie%E2%80%93le-carnet-de-bord/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie &#8211; le carnet de bord)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-5e-partie%E2%80%93-le-4e-rapport-du-giec/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie &#8211; le 4e rapport du GIEC)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie &#8211; les enquêtes)</a></strong></li>
</ul>
<p><span id="more-2749"></span></p>
<div class="subtitle">ClimateGate&#8230; les leçons</div>
<hr/>
L&#8217;article de LaPresse nous indique que le ClimateGate n&#8217;était en fait qu&#8217;une demi-douzaine de courriels contenant des phrases qui, prises hors contexte, peuvent porter à confusion. Il indique également que des enquêtes distinctes (3) ont conclu qu&#8217;il n&#8217;y avait pas eu d&#8217;«inconduite scientifique», et que par conséquent la seule leçon qu&#8217;il faille retenir est d&#8217;améliorer les relations publiques.</p>
<div class="quote">Les leçons qui émergent de cette controverse, après cinq mois, sont ailleurs: un déficit de relations publiques de la part des scientifiques, qui ont sous-estimé l&#8217;ampleur que pouvaient prendre ces accusations.</div>
<p>L&#8217;auteur de l&#8217;article reprend les propos de Judith Curry, climatologue bien connue dans le camp carbocentriste (mais également l&#8217;une des rares à critiquer ouvertement le GIEC et qui ouvre le dialogue à l&#8217;occasion avec les scientifiques climato-sceptiques) :</p>
<div class="quote">Une meilleure compréhension des énormes implications politiques devrait nous pousser à viser les plus hauts standards d&#8217;éthique en recherche. Améliorez vos talents de communicateurs; nous avons tous besoin de communiquer plus efficacement</div>
<p>En effet, les enquêtes ont à peu près toutes conclu au manque de transparence des scientifiques du climat pour rendre leurs données publiques (même s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un élément important, avec cette concession, on préserve l&#8217;essentiel). De plus, les scientifiques du CRU ne sont pas véritablement blâmés, ni vraiment tenus de rendre prochainement leurs données publiques, car, nous dit-on&#8230; c&#8217;est normal, il s&#8217;agit de la norme en climatologie! </p>
<p>Phil Willis MP, Président du Comité de l&#8217;enquête parlementaire, en <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/03/30/results-of-the-climategate-paliamentary-inquiry-in-the-uk/">mars dernier</a> :</p>
<div class="quote">À propos des accusations envers Phil Jones de refus de communiquer les données brutes et les codes de programmation, le comité considère que ses actions étaient fidèles à la pratique commune dans la communauté scientifique du climat, mais que ces pratiques devraient changer.</div>
<div class="smallquote">On the accusations relating to Professor Jones’s refusal to share raw data and computer codes, the Committee considers that his actions were in line with common practice in the climate science community but that those practices need to change.</div>
<p>Il faudrait revoir les procédures, un jour, peut-être, laisse entendre le rapport d&#8217;enquête. Aucune recommandation, ligne directrice, sanction ou ultimatum.</p>
<p>Et cette pratique déplorable, a-t-on le culot d&#8217;ajouter, ne remet pas en doute les conclusions du GIEC! Or, les conclusions alarmistes du GIEC se basent essentiellement sur les données du CRU, les données que seuls Phil Jones et sa bande connaissent et manipulent. Celles-là mêmes qui sont inaccessibles aux autres pour validation. </p>
<p>À la lumière de ce qui a été dévoilé dans certains courriels, il m&#8217;apparait que la publication des données brutes et des codes est de la plus haute priorité, et qu&#8217;une contre-vérification sérieuse doit être effectuée (incluant la participation de statisticiens) avant d&#8217;aller plus loin.</p>
<p>Quant à l&#8217;aspect communication, je crois que c&#8217;est passer complètement à côté du message. Décidément, ni Judith ni l&#8217;auteur n&#8217;ont compris ce que demandent les climato-sceptiques, comme nous le verrons un peu plus loin.</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Recherches vérifiées?</div>
<p>Dans son article, l&#8217;auteur ajoute:</p>
<div class="quote">Il aurait été étonnant que 30 années de recherches vérifiées et contre-vérifiées -y compris par les sceptiques- dans des domaines aussi indépendants les uns des autres que l&#8217;océanographie et l&#8217;ornithologie, puissent être balayées par une poignée de courriels sortis de leur contexte</div>
<ul>
<li><strong>Recherches vérifiées et contre-vérifiées?</strong><br />
Voilà justement une autre grande partie du problème. Le ClimateGate met au grand jour ce que dénoncent plusieurs scientifiques depuis des années: un processus de révision par les pairs grandement polarisé et un refus d&#8217;accès aux données pour contre-vérification. Comment voulez-vous vérifier des travaux si l&#8217;on vous refuse l&#8217;accès aux données et aux méthodes utilisées?<br/><br/> </li>
<li><strong>Y compris par les sceptiques?</strong><br />
Il a fallu à Steve McIntyre des années d&#8217;acharnement et un recours à un FOI (<i>Freedom Of Information</i>, loi sur l&#8217;accès à l&#8217;information) pour avoir une partie des données qui ont mené à la célèbre courbe en crosse de hockey de Micheal Mann. Les données obtenues ont permis de rejeter les conclusions du «symbole ultime» du réchauffement. Même si elle n&#8217;est plus utilisée par le GIEC, la courbe demeure à la base de l&#8217;alarmisme planétaire. Jamais les médias n&#8217;ont soulevé le fait qu&#8217;elle fut mise au rancart, pas plus que le GIEC n&#8217;a fait de mea culpa.</p>
<p>Si l&#8217;on avait permis la contre-vérification comme il se doit, la courbe de Mann (qui montre un plateau pendant 1000 ans suivi d&#8217;une augmentation soudaine en 1900) n&#8217;aurait jamais été mise en avant-plan, et la science du réchauffement, comme les politiques qui en découlent, aurait pris une tout autre tournure, certainement moins alarmiste.</p>
<p>Voici le genre de réponse qu&#8217;ont eu droit les sceptiques ayant demandé l&#8217;accès aux données pour s&#8217;assurer de la validité des conclusions:</p>
<div class="quote">Nous avons investi environ 25 ans dans ce travail. Pourquoi devrais-je rendre les données disponibles pour vous, alors que votre but est de tenter de trouver quelque chose d&#8217;erroné?</div>
<div class="smallquote">We have 25 years or so invested in the work. Why should I make the data available to you, when your aim is to try and find something wrong with it?</div>
<div class="author">Phil Jones, directeur du CRU (2005), en réponse à Warwick Hughes (<a href="http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200910/cmselect/cmsctech/387b/387we37.htm">source</a>)</div>
<p>Pourtant, l&#8217;institut de Physique, lors de ses recommandations au comité d&#8217;enquête du parlement a été très clair:</p>
<div class="quote">Le principe selon lequel les scientifiques doivent être disposés à exposer leurs résultats à des tests indépendants et permettre a réplication aux autres, ce qui demande l&#8217;échange ouvert de données, procédures et matériaux, est vital.</div>
<div class="smallquote">The principle that scientists should be willing to expose their results to independent testing and replication by others, which requires the open exchange of data, procedures and materials, is vital.</div>
<p><br/><br/></li>
<li><strong>Dans des domaines aussi indépendants les uns des autres que l&#8217;océanographie et l&#8217;ornithologie?</strong><br />
Justement, la plupart des scientifiques du GIEC ne sont pas des spécialistes du climat, mais plutôt des biologistes, économistes ou même fonctionnaires. Ces gens ne se penchent pas sur les causes, mais les implications possibles. Si le rôle de ces scientifiques est essentiel pour calculer l&#8217;influence du réchauffement sur divers aspects, ils n&#8217;ont pour source de données que celles en provenance des modèles du GIEC. Ils ne valident en aucune façon les conclusions du GIEC (réchauffement de 2 à 4 degrés dans 100 ans, causés par le CO2 d&#8217;origine anthropique).<br/><br/></li>
<li><strong>Par une poignée de courriels sortis de leur contexte?</strong><br />
J&#8217;aimerais qu&#8217;on me fournisse un contexte acceptable pour justifier les <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">propos suivants</a>):</p>
<ol>
<li>
<div class="quote">Je viens de compléter l’astuce de Mike [NDT: Micheal Mann] pour la revue Nature en ajoutant les températures réelles à chacune des séries pour les derniers 20 ans (c’est-à-dire à partir de 1981) et à partir de 1961 pour la série de Keith [NDT: Keith Briffa] afin de cacher le déclin.</div>
<p>Notez que les médias s&#8217;attardent au mot «astuce», mais ce qui importe est de savoir en quoi il consiste, soit la suppression des données de proxys d&#8217;arbres, qui montre un déclin récent, pour les remplacer par les températures réelles pour les derniers 20 ans. <strong>On ne supprime pas des données gênantes, on les inclut et on s&#8217;interroge sur la divergence!</strong><br />
<br/><br/></li>
<li>Ou encore:
<div class="quote">Les deux MM [NDT : Ross McKittrick et Steve McIntyre] réclament les données des stations du CRU depuis des années. S’ils entendent parler qu’il existe désormais une loi sur l’accessibilité à l’information au Royaume-Uni, je crois que je vais supprimer les données plutôt que de les envoyer à quiconque.</div>
<p>Peu importe la raison, on ne supprime pas des données. C&#8217;est la base de tout!<br />
<br/><br/></li>
<li>Que dire de celui-ci:
<div class="quote">Je ne peux voir un de ces articles dans le prochain rapport du GIEC. Kevin [NDT: Kevin Trenberth] et moi allons faire en sorte de les bloquer – même si nous devons redéfinir ce qu’est la littérature à comité de relecture!</div>
<p>Pourquoi absolument bloquer un article dans le rapport? Ce dernier n&#8217;est-il pas censé être objectif? Redéfinir le peer-review? Dans quel contexte cela parait-il convenable?</li>
</ol>
</li>
</ul>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Demandes d&#8217;accès à l&#8217;information</div>
<p>L&#8217;auteur enchaîne avec : </p>
<div class="quote">Mais à en juger par l&#8217;avalanche de demandes d&#8217;accès à l&#8217;information tombées l&#8217;été dernier sur l&#8217;Unité de recherches sur le climat britannique (CRU), le harcèlement des scientifiques aurait pu être le principal objectif de cette stratégie, bien plus que l&#8217;espoir d&#8217;invalider la «théorie» du réchauffement.</div>
<p>L&#8217;avalanche de demandes d&#8217;accès (une cinquantaine) est apparue en 2009, AVANT le ClimateGate, et faisait suite au manque de transparence du CRU, et son refus de fournir les données. Pourtant, cela fait partie de la méthode scientifique, telle que mentionnée plus haut. Au moment de publier un article, les auteurs doivent être prêt à fournir les données pour contre-vérification, une opération qui n&#8217;aurait pris que quelques minutes par demande, et dont le nombre aurait été beaucoup moindre s&#8217;ils avaient collaboré (des scientifiques, comme Steve McIntyre, ont du se montrer insistants). </p>
<p>Je comprends mal que l&#8217;on puisse déplorer le fait de vouloir contre-vérifier des travaux scientifiques. Pour moi cela est inquiétant, voir suffisant à douter de la rigueur scientifique&#8230; Lorsque vous fournissez les données de température du globe à la base de l&#8217;alarmisme qui pourrait engendrer des dépenses chiffrées en trillions de dollars, il est normal que l&#8217;on demande à vérifier vos chiffres (climato-sceptique ou non), ne croyez-vous pas?</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Des données publiques?</div>
<p>Selon l&#8217;article de LaPresse, les donnes seraient disponibles au public en grande partie&#8230;</p>
<div class="quote">Si 95 % des données sur le climat étaient d&#8217;ores et déjà du domaine public, une autre retombée de ces événements serait la pression exercée pour que les 5 % restants y soient aussi</div>
<p>Les données rendues publiques sont celles du NOAA/GHCN, qui <a href="http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200910/cmselect/cmsctech/387b/387we37.htm">diffèrent grandement</a> de celles du CRU. Et même si les données sont disponibles en grande partie, elles demeurent incomplètes et, surtout, n&#8217;incluent pas les manipulations apportées, essentielles à la réplication. Bref, impossible de reproduire les travaux dans l&#8217;état actuel. </p>
<p>Le MET Office, qui regroupe et publie les données du CRU, estime qu&#8217;il faudra <a href="http://wattsupwiththat.com/2009/12/04/uk-met-office-do-over-entire-global-temperature-series-160-years-worth/">3 ans</a> pour assembler les données brutes (<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/09/26/les-preuves-du-rechauffement-ont-ete-perdues/">perdues</a>), dans son <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/02/23/met-office-pushes-a-surface-temperature-data-do-over/">initiative de transparence</a> annoncée en février dernier (refonte majeure des processus).</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Problème de communication?</div>
<p>L&#8217;auteur de l&#8217;article publié dans LaPresse conclut, comme Judith Curry (climatologue), que les leçons du ClimateGate sont ailleurs, que le problème est plutôt lié à la communication. Peut-être devrait-il lire cette réplique, publiée sur le site WattsUpWithThat (WUWT), en réponse à Judith : <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/02/25/judith-i-love-ya-but-youre-way-wrong/"><i>Judith, I love ya, but you’re way wrong&#8230;</i></a></p>
<p>En voici les grandes lignes, en commençant par un résumé des propos de Judith Curry (traduction libre de la synthèse de Willis Eschenbach, <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/02/25/judith-i-love-ya-but-youre-way-wrong/">WUWT</a>) :</p>
<div class="quote">Le Climategate a détruit la confiance du publique dans la science du climat. Au début, le scepticisme était financé par les pétrolières. Puis, un mouvement d&#8217;audit du climat a connu un essor. Ils ont été en mesure de mettre à genoux l&#8217;établissement [NDT: défenseurs de la théorie d'effet de serre, notamment le GIEC], parce que des gens leur faisaient confiance. Les décideurs politiques et le public ne comprennent pas la vérité présentée par le GIEC. Pour rebâtir la confiance, les scientifiques du climat doivent mieux communiquer leurs idées, particulièrement en lien aux incertitudes. La blogosphère peut être très utile à cet égard.</div>
<div class="smallquote">Climategate has destroyed the public trust in climate science. Initially skepticism was funded by big oil. Then a climate auditing movement sprang up. They were able to bring the climate establishment to its knees because people trusted them. Public and policy makers don’t understand the truth as presented by the IPCC. To rebuild trust, climate scientists need to better communicate their ideas to the public, particularly regarding uncertainty. The blogosphere can be valuable in this regard.</div>
<p>Ouf. Autour de la réplique de Willis Eschenbach (traduction libre des principaux éléments, mes ajouts en <i>italique</i>) :</p>
<ul>
<li>Le problème n&#8217;est pas lié à la façon dont les scientifiques on présenté leurs résultats, mais un problème de manque de substance. Les résultats sont régulièrement exagérés, les publications scientifiques sont remplies de «pourraient» et de «possiblement». La plaidoirie est tendance commune, les codes sont cachés, les données ne sont pas gardées. Il y a un effort concerté pour marginaliser et censurer les vues divergentes.<br/><br/></li>
<li>Le plus inquiétant, c&#8217;est que pendant de nombreuses années, les scientifiques du climat de l&#8217;établissement (carbocentristes) n&#8217;ont jamais parlé de cette situation disgracieuse.
<p>Par exemple, lorsque Micheal Mann fut sommé, devant un comité du congrès, de faire preuve de transparence et suivre les requis de base d&#8217;un scientifique, vous avez été outrés, car il s&#8217;agissait d&#8217;une insulte pour ce dernier. Alors qu&#8217;il fut récemment exonéré par l&#8217;une des pires opérations de blanchiment de l&#8217;histoire académique <i>[NDT: voir l'enquête du Penn State - <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">partie 6</a> de cette série]</i>, toujours aucune réaction des scientifiques de l&#8217;établissement!<br/><br/></li>
<li>La solution n&#8217;est pas, tel que proposé, de donner aux scientifiques une plus grande voix, ou de les éduquer à mieux présenter leurs travaux «douteux» à un public plus large. La solution est de cesser de faire passer ces camelotes pour de la science, d&#8217;appliquer la rigueur scientifique au sein de l&#8217;établissement. Lorsque le ClimateGate a éclaté, il y a eu une indignation profonde et répandue&#8230; sauf dans la communauté des scientifiques de l&#8217;établissement. Hormis quelques rares voix isolées, le silence était ahurissant. Voilà qu&#8217;une autre opération de blanchiment (enquête bâclée) prend fin, et le silence perdure.<br/><br/></li>
<li>Le manque de confiance vient du fait que vous êtes considérés complices, par votre silence, des malversations scientifiques d&#8217;une poignée d&#8217;individus. Lorsque Phil Jones a répondu à Warwick Hughes qu&#8217;il ne voulait pas lui fournir ses données pour contre-vérification <i>(voir plus haut, dans la partie «Recherches vérifiées?»)</i>, personne n&#8217;a jugé bon de dénoncer ce comportement anti-scientifique&#8230; <i>C&#8217;est pourquoi des scientifiques doivent avoir recours à la loi (FOI) pour espérer mettre la main sur des données afin d&#8217;en valider les résultats</i>.<br/><br/></li>
<li>Judith, vous affirmez que le débat est actif dans la blogosphère, mais que peu de scientifiques du climat de l&#8217;établissement y participent, sauf realclimate.org, les pionniers&#8230; Ces propos sont aussi incriminants que votre silence, sachant que realclimate a la réputation d&#8217;être un blogue scientifique PARCE QUE l&#8217;établissement refuse de critiquer les pratiques de ce dernier pour leur mépris des normes scientifiques et la censure qui s&#8217;opère pour toute vue divergente.
<p><i>En effet, beaucoup de gens se plaignent depuis des années d&#8217;avoir été censurés parce que leurs propos ne vont pas dans le sens des auteurs (même sans être hostiles). La formule de blogue doit permettre l&#8217;échange, incluant les vues divergentes. Au passage, realclimate a pour auteurs principaux plusieurs des scientifiques impliqués dans le ClimateGate, dont Micheal Mann et Gavin Schmidt.</i><br/><br/></li>
<li>La clé pour regagner la confiance n&#8217;a rien à voir avec la communication. <strong>Steve McIntyre (ClimateAudit) n&#8217;inspire pas la confiance parce qu&#8217;il est un bon communicateur, mais parce qu&#8217;il suit la bonne pratique en science : transparence, discussion scientifique et publication honnête des résultats</strong>. Faites de la bonne science, et insistez publiquement pour que les autres scientifiques du climat fassent de même.</li>
</ul>
<p><strong>Je termine avec un passage coloré du texte de Willis Eschenbach :</strong></p>
<div class="quote">D&#8217;ici à ce que la science courante emboîte son pas [NDT: Steve McIntyre, voir dernier point], je vous dévoile un affreux secret : Je ne veux pas que la science du climat soit restaurée. Je ne veux pas que vous appreniez de meilleures façons de faire de la propagande avec de la science de mauvaise qualité. Je ne veux pas que vous trouviez comment inspirer la confiance en camouflant des pratiques malsaines par de nouvelles méthodes. Je ne veux pas que les scientifiques apprennent comment utiliser des mots ingénieux et des astuces de communication pour laisser croire aux gens que la blessure est guérie tant qu&#8217;elle ne le sera pas. Je ne veux pas que vous appreniez à utiliser la blogosphère pour répandre votre alarmisme nocif et non scientifique.
</div>
<div class="smallquote">And until mainstream climate science follows his lead, I’ll let you in on a very dark, ugly secret — I don’t want trust in climate science to be restored. I don’t want you learning better ways to propagandize for shoddy science. I don’t want you to figure out how to inspire trust by camouflaging your unethical practices in new and innovative ways. I don’t want scientists learning to use clever words and communication tricks to get people to think that the wound is healed until it actually  is  healed. I don’t want you to learn to use the blogosphere to spread your pernicious unsupported unscientific alarmism.</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pendant ce temps, dans l&#8217;hémisphère sud&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 02:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>
		<category><![CDATA[refroidissement]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu&#8217;une grande partie de l&#8217;hémisphère nord vie des canicules en ce début d&#8217;été, peu de médias parlent de l&#8217;hémisphère sud, qui elle vit un froid intense&#8230; 
Il y a d&#8217;abord eu les pingouins d&#8217;Algoa bay, en Afrique du Sud, qui sont morts de froid en juin dernier, puis les records de froids en Australie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;une grande partie de l&#8217;hémisphère nord vie des canicules en ce début d&#8217;été, peu de médias parlent de l&#8217;hémisphère sud, qui elle vit un froid intense&#8230; </p>
<p>Il y a d&#8217;abord eu les pingouins d&#8217;Algoa bay, en Afrique du Sud, qui sont <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/06/22/2125455_les-pingouins-sud-africains-meurent-de-froid.html">morts de froid</a> en juin dernier, puis les <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/06/30/record-cold-down-under/">records de froids en Australie</a>, et voilà que c&#8217;est au tour de l&#8217;<a href="http://pgosselin.wordpress.com/2010/07/20/south-america-cold-kills-175-wheres-the-media/">Amérique du Sud</a>.<br />
<br/><br/><br />
<strong>PapyJako <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/07/21/2159441_pendant-notre-caniculette-l-amerique-du-sud-creve-de-froid.html">en parle ici</a>.</strong><br />
<br/><br/><br />
Je trouve déplorable qu&#8217;à chaque épisode chaud (même local et de courte durée) la presse crie haut et fort au réchauffement climatique, mais qu&#8217;à l&#8217;inverse s&#8217;il fait froid (même sur de plus longues périodes et à plus grande échelle, comme ce fut le cas cet hiver) on ignore la nouvelle. Deux poids, deux mesures.</p>
<p>Parlant de froid, les prochains mois pourraient être assez difficiles à grande échelle. Le <a href="http://pgosselin.wordpress.com/2010/07/17/will-2010-stay-hot-and-joe-bastardi-return-to-1970s-cold/">NOAA prédit</a>, pour les prochains mois, un refroidissement considérable à l&#8217;échelle planétaire&#8230; Quelque chose que vous n&#8217;entendrez pas dans les médias de masse. </p>
<p>C&#8217;est un peu comme la glace de l&#8217;Arctique, qui n&#8217;avait pas alerté la presse au printemps pour son <strong>gain important</strong>, mais dont on a traité lors d&#8217;une fonte accélérée en juin en parlant de record possible. Au début juillet, les vents ont tourné et la fonte a ralenti considérablement, écartant du coup la possibilité d&#8217;un record, sans le moindre mot de la presse (les gens sont encore sous l&#8217;impression que nous allons vers un minimum sans précédent). Voyez cet article de PapyJako sur les<a href="http://www.lepost.fr/article/2010/07/16/2154103_surface-de-la-banquise-une-approche-originale-pour-la-prevision.html"> prédictions de fonte</a>. </p>
<p>Si El Nino a contribué à augmenter la moyenne pour le début d&#8217;année, le fait qu&#8217;il soit maintenant terminé, en plus de la possibilité d&#8217;un épisode La Nina sous peu et le Soleil toujours peu actif semblent avoir penché dans la balance pour des prédictions froides de la part du NOAA. </p>
<p>L&#8217;année 1999 et 2000, qui ont suivi le dernier gros El Nino, avaient été <a href="http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1998/offset:-0.15/plot/gistemp/from:1998/offset:-0.24/plot/uah/from:1998/plot/rss/from:1998">assez froides</a>, contredisant les modèles avec leurs points de rupture (<i>tipping points</i>) et les rétroactions positives en cascades, qui n&#8217;ont jamais eu lieu, au contraire.</p>
<p>Aussi, en lien à l&#8217;annonce en grande pompe du NOAA concernant les 6 derniers mois comme étant les plus chauds, voyez <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/07/17/noaas-jan-jun-2010-warmest-ever-missing-data-false-impressions/">cet article de WUWT</a> qui montre des interpolations douteuses (en outre des régions indiquées comme ayant subies un grand réchauffement qui ne comporte aucune station!).</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Enquête d&#8217;Oxburgh&#8230; indépendante?</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/20/enquete-doxburgh-independante/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 04:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n&#8217;ai pas encore terminé ma série sur les leçons du ClimateGate, mais voici tout de même une courte nouvelle d&#8217;intérêt en lien à la partie sur  les enquêtes&#8230;
J&#8217;indiquais, au sujet de l&#8217;enquête de Lord Oxburgh, que la Société Royale avait fourni au comité une sélection de 11 travaux en provenance du CRU (Climate [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Je n&#8217;ai pas encore terminé ma série sur les leçons du ClimateGate, mais voici tout de même une courte nouvelle d&#8217;intérêt en lien à la partie sur <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/"> les enquêtes</a>&#8230;</strong></p>
<p>J&#8217;indiquais, au sujet de l&#8217;enquête de Lord Oxburgh, que la Société Royale avait fourni au comité une sélection de 11 travaux en provenance du CRU (Climate Research Unit de l&#8217;Université d&#8217;East Anglia), qui représentaient un «bon échantillonnage», et sur lesquels l&#8217;enquête s&#8217;était appuyée pour blanchir l&#8217;Université. Bien entendu, cette sélection n&#8217;incluait AUCUN des travaux contestés par les climato-sceptiques&#8230;</p>
<p>Dans un autre billet (2 jours plus tard), j&#8217;ai aussi ajouté <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/07/reportage-de-la-bbc-sur-lenquete-oxburgh/">un complément d&#8217;information</a>, suite à une entrevue de Lord Oxburgh à la BBC, indiquant que <strong>les fameux travaux avaient été sélectionnés par l&#8217;Université elle-même</strong> ( <i>how convenient?</i> ).<br />
<br/><br/></p>
<div class="orange">Mais ça ne s&#8217;arrête pas là&#8230;</div>
<p>Sur le site de <a href="http://bishophill.squarespace.com/blog/2010/7/18/more-on-oxburghs-eleven.html">Bishop Hill</a>, on apprend maintenant que :</p>
<h3>Celui qui a été consulté pour valider que les travaux soumis à l&#8217;enquête via la Société Royale étaient représentatifs de la science du CRU n’est nul autre que&#8230; Phil Jones!</h3>
<p><br/><br />
Oui, Phil Jones le directeur du CRU, celui au coeur du scandale du ClimateGate. Celui qui :</p>
<ul>
<li>a <a href="http://www.eastangliaemails.com/emails.php?eid=490&#038;filename=1107454306.txt">affirmé</a> vouloir supprimer les données pour éviter de répondre aux FOI (aucune des enquêtes n&#8217;a d&#8217;ailleurs jugé bon de lui demandé explicitement s&#8217;il l&#8217;avait fait ou non)</li>
<li>a écrit le <a href="http://www.eastangliaemails.com/emails.php?eid=154&#038;filename=942777075.txt">courriel</a> pour aviser qu&#8217;il avait appliqué l&#8217;<strong>astuce pour cacher le déclin</strong></li>
<li>a <a href="http://www.eastangliaemails.com/emails.php?eid=419&#038;filename=1089318616.txt">mentionné</a> qu&#8217;il ferait tout pour bloquer la publication de travaux dérangeants de McIntyre et McKitrick (allant jusqu&#8217;à redéfinir le peer-review au besoin)</li>
<li>a <a href="http://www.eastangliaemails.com/emails.php?eid=891&#038;filename=1212063122.txt">demandé</a> à supprimer les échanges de courriels en lien au rapport du GIEC</li>
<li>connait le mieux les travaux du CRU et est le plus apte à choisir les moins dérangeants.</li>
</ul>
<p>Il est aussi celui qui par la suite a fait un <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/17/1946846_le-rechauffement-depuis-15-ans-n-est-pas-statistiquement-significatif.html">virage à 180 degrés</a>, pour dire que le réchauffement récent n&#8217;avait rien de statistiquement significatif.</p>
<p>Pour reprendre la formule magique que l&#8217;on retrouve dans la plupart des articles réchauffistes destinés à faire peur : «C&#8217;est pire qu&#8217;on ne le croyait!»</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Réchauffement global : un mythe (par Jean-Pierre Bardinet)</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/18/rechauffement-global-un-mythe-par-jean-pierre-bardinet/</link>
		<comments>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/18/rechauffement-global-un-mythe-par-jean-pierre-bardinet/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 03:02:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[invités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/?p=2709</guid>
		<description><![CDATA[Voici un nouveau billet en provenance de Jean-Pierre Bardinet (France), qui nous avait fournit cette réplique à Yannick Villedieu en mars dernier. 
Il s&#8217;agit de la retranscription d&#8217;un courriel envoyé au modérateur de l&#8217;émission « Carbone : l’ennemi public nº 1 », diffusée sur France 5 le 6 juillet 2010 (avec, bien entendu, l’autorisation de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un nouveau billet en provenance de Jean-Pierre Bardinet (France), qui nous avait fournit <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/03/20/lettre-a-yanick-villedieu/">cette réplique</a> à Yannick Villedieu en mars dernier. </p>
<p><strong>Il s&#8217;agit de la retranscription d&#8217;un courriel envoyé au modérateur de l&#8217;émission « <i>Carbone : l’ennemi public nº 1</i> », diffusée sur France 5 le 6 juillet 2010</strong> (avec, bien entendu, l’autorisation de son auteur).</p>
<p>Notez que l&#8217;exposé s&#8217;appuie en grande partie sur les propos de Marcel Leroux, climatologue (voir référence à la fin):</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="indent">
<div class="orange">&#8230;quelques réflexions sur le changement climatique :</div>
<p><br/><br/></p>
<ol>
<li>La température globale a effectivement augmenté de 0,7°C sur la période 1906 à nos jours, après une période plus froide dans la seconde moitié du 19ème siècle.<br/><br/></li>
<li>Cette augmentation est-elle globale? Les données d&#8217;observation montrent que des régions se réchauffent alors que d&#8217;autres se refroidissent.<br/><br/></li>
<li>En conséquence, il est absolument inexact de dire que la planète se réchauffe : le « changement climatique » n&#8217;est pas synonyme de « réchauffement global ». Pas plus qu&#8217;il n&#8217;existe de « climat atlantique moyen », il n&#8217;existe de « climat hémisphérique moyen » et encore moins de « climat global »<br/><br/></li>
<li>D&#8217;où la question que l&#8217;on est amené à se poser: une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même carrément opposés, a-t-elle une valeur climatique globale?<br/><br/></li>
<li>Donc, si le CO2 explique le réchauffement, il doit aussi expliquer le refroidissement, ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant alors que des secteurs voisins, chauds et froids, peuvent simultanément obéir à des causes différentes.<br/><br/></li>
<li>Est-ce qu&#8217;une relation directe est établie entre l&#8217;effet de serre (CO2) et l&#8217;évolution des températures? Or, l&#8217;effet de  serre est principalement, et de très loin, (environ 95%) associé à la vapeur d&#8217;eau. Comment et dans quelle proportion le CO2 peut-il opérer par rapport à la vapeur d&#8217;eau?<br/><br/></li>
<li>Si le CO2 explique le réchauffement supposé récent, il explique aussi le refroidissement supposé précédent, lorsque que, dans les années 60-70, on évoquait (notamment J. Hansen, qui a viré à 180° pour devenir l&#8217;un des plus ardents défenseurs du RCA), on évoquait unanimement la perspective d&#8217;un nouveau petit âge glaciaire. Il doit aussi expliquer l&#8217;arrêt de la hausse de la température depuis 1998, révélé par le satellite au cours de la période 1978-2009.<br/><br/></li>
<p><span id="more-2709"></span></p>
<li>Il faut donc apporter des réponses aux questions suivantes :<br/><br/>
<ul>
<li>Qu&#8217;est ce qui provoque l&#8217;existence de secteurs de refroidissement?<br/><br/></li>
<li>Qu&#8217;est ce qui a provoqué, malgré la hausse du taux de CO2, la stagnation des températures depuis 1998 et le refroidissement des années 1950-1980?<br/><br/></li>
<li>Le taux de CO2 mesuré est-il représentatif de la concentration réelle? Le niveau de base de la concentration en CO2 est mesuré depuis 1958 par la méthode spectroscopique à partir d&#8217;un gaz de référence, les gaz de référence étant fournis par les laboratoires Keeling, qui ont le monopole de la calibration (S. Beck, 2006) Les mesures précédentes faisaient appel à des méthodes chimiques, pour l&#8217;essentiel ignorées par Keeling. S. Beck a établi la variation de la concentration effective locale en CO2 de 1812 à 1961, par détermination chimique, reconstruction à partir des carottages glaciaires et mesures au Mauna Loa (méthode Keeling). Cette courbe montre une moyenne de 321 ppm au 19ème siècle et 338 ppm au 20ème siècle, avec de fortes variations de concentration. En particulier, au 20ème siècle, le niveau le plus élevé atteint 420 ppm (soit 30 ppm de plus que de nos jours) vers 1942.<br/><br/></li>
<li>Les études paléoclimatologiques ont-elles révélé une relation sur le long terme entre taux de CO2 et température? Non, car l&#8217;OCH (Optimum Climatique Holocène) a connu de 2°C à 3°C de plus que de nos jours pour une valeur d&#8217;environ 300 ppm inférieure à la valeur actuelle. Non, parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de concordance exacte et qu&#8217;une hausse des températures précède une hausse du taux de CO2 avec un décalage de l&#8217;ordre de 800 ans et souvent davantage. Pourquoi diantre une relation qui n&#8217;a fonctionné dans le passé fonctionnerait-elle dans le présent?</li>
</ul>
<p><br/><br/></li>
<li>Les prédictions du GIEC ne tiennent aucun compte de l&#8217;observation du passé lointain comme du passé récent. Or, c&#8217;est l&#8217;observation des faits réels qui doit favoriser la compréhension des phénomènes climatiques et météorologiques, et l&#8217;on doit se poser les questions suivantes : <br/><br/>
<ul>
<li>quelle est la cause de la juxtaposition des secteurs de réchauffement et de refroidissement?<br/><br/></li>
<li>quelle est la cause des variations saisonnières d&#8217;intensités, qui affectent le chaud et le froid?</li>
</ul>
<p>Il est logiquement impossible d&#8217;aller directement du passé récent (observation) au futur (prédiction) sans avoir répondu à ces questions fondamentales.<br />
Or, c&#8217;est la ligne rouge qui a été franchie sans scrupule par le GIEC!&#8230;.Cette ligne rouge étant la frontière entre la connaissance et le scénario gratuit&#8230;.</li>
</ol>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Conclusions </div>
<p>Je résume et ne vous fais pas un topo détaillé sur les AMP (Anticylones Mobiles Polaires) ni sur les AA (Agglutination Anticyclonique) &#8211; qui sont les ennemis no 1 du GIEC&#8230;</p>
<p>Les changements de température ne sont pas résumés par une simple courbe dite « globale » de la température. Ces changements ne sont pas « expliqués » par l&#8217;effet de serre.</p>
<p><strong>Voici quels sont les traits majeurs de l&#8217;évolution climatique observée:</strong><br/><br/></p>
<ul>
<li>L&#8217;Arctique  ne se réchauffe pas, pas plus d&#8217;ailleurs que l&#8217;Antarctique, ou que le globe dans son ensemble: des régions se refroidissent, d&#8217;autres se réchauffent.<br/><br/></li>
<li>Les évolutions climatiques ont pour origine principale les AMP (anticyclones mobiles polaire) qui ont vu leurs pressions et leurs trajectoires évoluer depuis 1970.<br/><br/></li>
<li>Le temps est plus violent et plus irrégulier, avec tempêtes et vents forts, temps provoqué par des AMP renforcés qui dévient vers les pôles davantage de chaleur sensible et latente tropicale, selon des trajectoires imposées par les reliefs.<br/><br/></li>
<li>Les changements climatiques sont physiquement orchestrés par la dynamique des échanges méridiens d&#8217;air et d&#8217;énergie, plus intenses depuis les années 70<br/><br/></li>
<li>La simplification outrancière du GIEC, postulant une relation causale taux de CO2 &#8212;> température sous prétexte qu&#8217;il y a actuellement covariation entre ces deux grandeurs, évite de poser la question de savoir s&#8217;il existe d&#8217;autres causes.<br/><br/></li>
<li>L&#8217;observation des faits réels n&#8217;est pas la préoccupation majeure des théoriciens et des modélisateurs, qui ne cherchent pas à connaître l&#8217;évolution climatique réelle, ni ses mécanismes, et qui n&#8217;en tiennent aucun compte dans leurs prévisions alors que l&#8217;évolution réelle n&#8217;est pas celle qu&#8217;ils prédisent.<br/><br/></li>
<li>Cette focalisation, par défaut, sur l&#8217;effet de serre de provenant du CO2 anthropique, est révélatrice de l&#8217;état de la discipline climatologique, en dépit des progrès considérables dans l&#8217;observation (satellites notamment)  et dans le traitement (informatique) Cette discipline est dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d&#8217;années.<br/><br/></li>
<li>Les modèles, en particulier, ne rendent pas compte des mécanismes véritables de la circulation générale, pourtant responsable de la transmission des changements climatiques.<br/><br/></li>
</ul>
<p>Le drame avec ce dogme du RCA est que nous allons dépenser inutilement des sommes folles pour lutter contre une chimère. Et ces sommes ne pourront donc plus être utilisées pour traiter nos problèmes actuels, qui, eux, sont bien réels.</p>
<p>Source: <i>Les échanges méridiens commandent les changements climatiques &#8211; Académie des sciences, Paris, Séminaire de Travail : Evolution du climat &#8211; 5 mars 2007 – Marcel Leroux, Prof. Em., Université Jean Moulin, Lyon</i></p>
<div class="author">- Jean-Pierre Bardinet (France)</div>
</div>
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		</item>
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		<title>Ouranos: le gouvernement québécois à la rescousse!</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 02:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Récemment, Jacques Brassard publiait, sur son blogue, un article portant sur le groupe Ouranos (consortium québécois de 250 scientifiques du climat), intitulé «Ouranos et les pianoteux». Celui-ci faisait suite à un article publié dans LaPresse du 20 juin dernier, par Hélène Baril. 
D&#8217;après l&#8217;article, les scientifiques d&#8217;Ouranos croient que le réchauffement climatique entraînera d&#8217;ici 50 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/logo-ouranos.gif"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/logo-ouranos.gif" alt="" title="logo-ouranos" width="166" height="63" class="alignleft size-full wp-image-2689" /></a><strong>Récemment, Jacques Brassard publiait, sur son blogue, un article portant sur le groupe Ouranos (consortium québécois de 250 scientifiques du climat), intitulé «<a href="http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/2010/07/ouranos-et-les-pianoteux.html">Ouranos et les pianoteux</a>». Celui-ci faisait suite à un article publié dans <a href="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/energie-et-ressources/201006/15/01-4290022-les-changements-climatiques-affecteront-hydro-quebec.php">LaPresse</a> du 20 juin dernier, par Hélène Baril.</strong> </p>
<p>D&#8217;après l&#8217;article, les scientifiques d&#8217;Ouranos croient que le réchauffement climatique entraînera d&#8217;ici 50 ans une augmentation des précipitations au Québec, et que les réservoirs hydro-électriques pourraient déborder, au point qu&#8217;il faudrait peut-être en construire d&#8217;autres!</p>
<p>Sur quoi base-t-on ces prédictions? Des modèles, bien entendu. Des modèles similaires au GIEC, mais qui se concentrent sur le climat local. </p>
<p>Notez qu&#8217;Ouranos n&#8217;essaie pas de comprendre ce qui gouverne le climat. Ils ont comme la plupart adopté aveuglément l&#8217;hypothèse de la cause anthropique mise de l&#8217;avant par le GIEC, tel que le confirme ce texte sur leur site (<a href="http://www.ouranos.ca/fr/notre-organisation/mission-et-contexte.php">mission</a>) :</p>
<div class="quote">L’action d’Ouranos s’inscrit dans un contexte où la contribution des activités humaines aux changements du climat et à l’amplification des changements climatiques est reconnue par la communauté scientifique internationale.</p>
<p>Les rapports récents du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont venus conforter ce consensus.</p></div>
<p>Le texte enchaine avec des exemples de phénomènes météorologiques exceptionnels, comme la crise du verglas (1998), question de supporter l&#8217;idée que des événements extrêmes sont à venir en plus grand nombre&#8230; Encore une fois, on mêle météo et climat (quand ça nous arrange, bien entendu).</p>
<p><strong>Et tout cela, à hauteur de 12 millions de dollars par an&#8230; Quel gaspillage!</strong><br />
<span id="more-2688"></span><br />
Vaudrait mieux investir la recherche dans le stockage de l&#8217;énergie produite, car nous avons un réel problème avec l&#8217;énergie éolienne sur ce plan. Notez que le problème est partout le même (de ne pas pouvoir emmagasiner l&#8217;énergie produite sporadiquement et en faire une source continue et fiable), au point qu&#8217;au Royaume-Uni, le gouvernement doit payer à fort prix les producteurs d&#8217;énergie éolienne <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/06/20/firms-paid-to-shut-down-wind-farms-when-the-wind-is-blowing/">pour CESSER la production par grand vent</a>, faute de stockage du surplus, qui entrainerait une surcharge du réseau! </p>
<p>Il y a quelques mois, le gouvernement Harper avait annoncé des coupures importantes dans le secteur de la recherche climatique, qui affectait bien entendu Ouranos (en plus de la FCSCA, <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/03/23/la-chasse-aux-sorcieres-de-guilbault/">qui avait soulevé la colère de Steven Guilbault</a>). </p>
<h3>Voilà que le gouvernement du Québec, toujours en quête de paraître vert coûte que coûte (et ca coûte cher, très cher), <a href="http://www.journalmetro.com/linfo/article/577359--quebec-supplee-le-federal-en-matiere-de-recherche-sur-le-climat">annonce</a> qu&#8217;il compensera le manque à gagner d&#8217;Ouranos en injectant&#8230; 14.4 millions de dollars!</h3>
<p><br/><br/><br />
D&#8217;ailleurs, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (<a href="http://www.journalmetro.com/linfo/article/577359--quebec-supplee-le-federal-en-matiere-de-recherche-sur-le-climat">Clément Gignac</a>), affirmait que du côté du gouvernement, l’objectif est surtout de continuer à faire de la Belle Province un chef de file en matière de développement durable:</p>
<div class="quote">Le but est de faire du Québec l’endroit en Amérique du Nord où il y aura la plus faible empreinte carbone</div>
<p>Le ridicule ne tue pas, semble-t-il. Je dirais plutôt mettre notre économie en ruine pour une obsession qui n&#8217;a aucun fondement scientifique solide (non, la modélisation n&#8217;est pas une preuve).</p>
<p><br/><br/><br />
<strong>Et ces prédictions onéreuses, elles sont fiables? </strong></p>
<p>Disons que 2010 n&#8217;est pas très reluisante pour le groupe Ouranos, avec nos réservoirs qui sont présentement à sec! Bon, façon de parler, mais leur niveau est très bas&#8230; Peu importe, ce n&#8217;est pas le gouvernement qui va se poser la moindre question là-dessus, ni sur la validité des modèles. Il faut faire quelque chose pour avoir l&#8217;air vert, n&#8217;importe quoi, mais quelque chose&#8230;  </p>
<p><br/><br/><br />
<strong>Pourquoi le niveau des cours d&#8217;eau est-il si bas?</strong></p>
<p>En outre parce que nous sortons d&#8217;un épisode El Nino qui dure depuis la fin de l&#8217;été 2009, vraisemblablement responsable des faibles précipitations de l&#8217;hiver dernier (au Canada du moins, puisqu&#8217;ailleurs c&#8217;était l&#8217;inverse). Peu de fonte au printemps, donc apport d&#8217;eau restreint. Voici d&#8217;ailleurs un profil typique de la circulation atmosphérique pendant un épisode El Nino, du moins pour 1998 et 2010 (<a href="http://wattsupwiththat.com/2010/02/11/the-olympic-global-warming-onslaught-is-starting/">source</a>):</p>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/el_nino-winter-pattern1.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/el_nino-winter-pattern1.jpg" alt="" title="el_nino-winter-pattern" width="500" height="238" class="alignnone size-full wp-image-2696" /></a><br />
<br/><br/></p>
<p>À la défense d&#8217;Ouranos, l&#8217;hiver et le printemps dernier furent particuliers (pas nécessairement le reflet de ce qui nous attend), en grande partie à cause d&#8217;El Nino, événement imprévisible. Cela n&#8217;empêche toutefois pas Steven Guilbault <a href="http://www.journalmetro.com/mavie/article/576437--les-couts-de-la-canicule">de clamer haut et fort que les 5 derniers mois furent les plus chauds</a>, mais au nom du réchauffement et du CO2, pas d&#8217;El Nino (un mot que vous n&#8217;entendrez d&#8217;ailleurs jamais de sa bouche et plutôt tabou dans la presse populaire). </p>
<p>Combien d&#8217;entrevous, hormis ceux et celles qui consultent des sites à caractère climato-sceptiques, étiez au courant de cet épisode qui dure depuis des mois? La presse populaire  se contente de nous parler de records de température (de surface d&#8217;océans ou terrestres), sans la moindre mention de cette cause majeure. <strong>Cette omission est une forme de désinformation!</strong></p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Et les observations?</div>
<p>Abstraction faite de l&#8217;année en cours, possiblement peu représentative, qu&#8217;en est-il des observations passées? Sont-elles concordantes avec l&#8217;hypothèse d&#8217;Ouranos sur la pluviométrie? Nous avons connu un réchauffement entre 1975 et 2001 (personne ne le nie, c&#8217;est la cause de ce réchauffement qui est matière à débat), d&#8217;environ 0.3 degré (il y a eu un réchauffement légèrement plus important au début du siècle, suivi d&#8217;un léger refroidissement jusqu&#8217;aux années 70). </p>
<p>Comme nous avons, pour certaines stations au Québec, des relevés hydrométriques remontant aux années 60, voilà une occasion de valider l&#8217;hypothèse en question. Nous devrions en effet observer une augmentation progressive de la pluviométrie au cours des dernières décennies.</p>
<p>Je ne suis pas expert en hydrométrie, mais en consultant <a href="http://www.wsc.ec.gc.ca/hydat/H2O/index_e.cfm?cname=main_e.cfm">les données d&#8217;Environnement Canada</a>, je n&#8217;ai noté aucune augmentation du niveau ou du débit entre 1961 et 2001. L&#8217;outil n&#8217;est pas des plus conviviaux, mais en choisissant une station parmi la <a href="http://www.wsc.ec.gc.ca/hydat/H2O/CSV/Hydex__Jul-14-2010_03_47_15AM.txt">liste</a>, on peut observer les fluctuations du niveau d&#8217;eau et le débit des rivières.  </p>
<p>J&#8217;ai utilisé la station 03ED001 (Grande rivière de la Baleine &#8211; voir <a href="http://www.gorissen.info/Pierre/maps/googleMapLocation.php?lat=55.2375&#038;lon=-76.983890&#038;setLatLon=Set">emplacement ici</a>) pour produire le graphique suivant:</p>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/grandebaleine.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/grandebaleine.jpg" alt="" title="grandebaleine" width="500" height="283" class="alignnone size-full wp-image-2691" /></a><br />
<br/><br/><br />
Bien entendu, il faudrait utiliser l&#8217;ensemble des données pour une idée plus précise. Ouranos a-t-il fait ce travail de validation dès le départ (aucune référence n&#8217;est donnée)? Il m&#8217;apparait essentiel que leurs prédictions soient accompagnées de données qui supportent leur prémisse. Sinon, ce n&#8217;est qu&#8217;une hypothèse en l&#8217;air, sans fondement autre que faire tourner des gros ordinateurs aux frais des contribuables.<br />
<br/><br/></p>
<p>Voyez aussi ce billet qui traitait d&#8217;Ouranos il y a quelques mois: <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/07/29/revue-de-presse-quebec-science-decembre-janvier-2009/">Revue de presse: Québec-Science (décembre-janvier 2009)</a><br />
<br/><br/></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le guide du sceptique</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/10/le-guide-du-sceptique/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 03:50:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[climat/effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Joanne Nova est une présentatrice scientifique, conférencière professionnelle et auteure du blogue australien JoNova, qui traite de la science du climat sous un regard très critique. Elle est aussi l&#8217;auteure du célèbre guide «The Skeptic&#8217;s Handbook», traduit en plus de 10 langues (dont le français ici). 
Son guide montre en quatre points principaux pourquoi la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://joannenova.com.au/global-warming"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/skepticshandbook1-4cover12cm-228x300.jpg" alt="" title="Sceptics Handbook" width="228" height="300" class="alignright size-medium wp-image-2665" /></a>Joanne Nova est une présentatrice scientifique, conférencière professionnelle et auteure du blogue australien <a href="http://joannenova.com.au/">JoNova</a>, qui traite de la science du climat sous un regard très critique. Elle est aussi l&#8217;auteure du célèbre guide «<a href="http://joannenova.com.au/global-warming/">The Skeptic&#8217;s Handbook</a>», traduit en plus de 10 langues (dont le <a href="http://joannenova.com.au/globalwarming/translations/french/ManuelDuSceptique2.4.pdf">français ici</a>). </p>
<p>Son guide montre en quatre points principaux pourquoi la hausse des températures de 2 à 6 degrés annoncé par le GIEC et véhiculé partout comme une quasi-certitude, n&#8217;est pas supportée par les observations scientifiques :</p>
<ul>
<li>La signature des gaz à effet de serre est inexistante (les points chauds prédits par les modèles pour expliquer la hausse importante de température n&#8217;ont jamais été trouvés)</li>
<li>L&#8217;une des principales preuves reposait sur les carottes glaciaires, mais des analyses récentes ont montré l&#8217;inverse (la température précède le CO2)</li>
<li>Les températures n&#8217;augmentent plus depuis 2001 (malgré la hausse du CO2)</li>
<li>Le gros du réchauffement que pouvait générer le CO2 est déjà fait (courbe logarithmique, donc effet minime aux concentrations actuelles)</li>
</ul>
<p>Elle rappelle aussi que relation n&#8217;est pas causation, par exemple qu&#8217;une fonte observée en Arctique et une augmentation globale de CO2 ne démontre en rien que ce gaz en soit la cause, une rhétorique malheureusement très utilisée. Un modèle n&#8217;est pas non plus une preuve de quoi que ce soit.</p>
<p>Le guide, destiné aux non-spécialistes, s&#8217;appuie sur des travaux scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture. Il indique au lecteur comment rester centré sur la question lors d&#8217;une discussion &#8211; soit le rôle du CO2 sur la température (car la discussion avec un carbocentriste dérape souvent dans toutes sortes de directions, incluant la pollution). Bref, un incontournable dont je m&#8217;étais toujours promis de couvrir sur mon blogue&#8230; Alors, mieux vaut tard que jamais!<br />
<span id="more-2664"></span><br />
<br/><br/></p>
<div class="orange">La réplique</div>
<p>Ce document a bien entendu fait l&#8217;objet de discussions vives sur certains blogues partisans du RCA (réchauffement climatique anthropique), dont DeSmogBlog, qui s&#8217;empêtre dans <a href="http://joannenova.com.au/2009/03/desmog-accidentally-vindicates-the-skeptics-handbook/">des arguments pseudoscientifiques</a> qui nuisent plus à la cause carbocentriste que de la défendre (par exemple, comparer Vénus à la Terre pour montrer le rôle du CO2).</p>
<p>Jusqu&#8217;ici toutefois (soit près de 2 ans après sa publication), personne dans le camp réchauffiste (carbocentriste) n&#8217;avait osé répliquer <i>officiellement</i> par la voie de la science, afin d&#8217;engager la discussion. On peut d&#8217;ailleurs dire la même chose pour le RCA en général, pas seulement du «Manuel du sceptique»! Appel à l&#8217;autorité, attribution de noms («deniers» particulièrement), publication d&#8217;une liste noire des sceptiques, accusations de collusion avec l&#8217;industrie pétrolière&#8230; les moyens de défense sont nombreux, mais la démonstration scientifique n&#8217;est pas de ceux-ci. </p>
<p><a href="http://www.skepticalscience.com/docs/ScientificGuideSkepticsA5.pdf"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/ScientificGuideSkeptics.jpg" alt="" title="ScientificGuideSkeptics" width="200" height="284" class="alignright size-full wp-image-2666" /></a>La semaine dernière (et c&#8217;est ce qui explique cette couverture soudaine du guide), John Cook, auteur du blogue <a href="http://www.skepticalscience.com">skepticalScience</a> (destiné à démolir les arguments des climato-sceptiques), a publié ce qui semble être la première réponse scientifique au guide de Jo Nova. Avec l&#8217;aide de quelques professeurs, Cook a produit un guide intitulé «<a href="http://www.skepticalscience.com/docs/ScientificGuideSkepticsA5.pdf">A scientific Guide to the &#8216;Skeptic&#8217;s Handbook&#8217;</a>» (pdf). </p>
<h3>L&#8217;approche (guide scientifique) est la bienvenue, car elle ouvre enfin la porte sur une discussion scientifique. Malheureusement, on ne peut en dire autant du contenu, qui laisse un gout amer par sa tentative de berner le lecteur.</h3>
<p>Voyez par vous-même <a href="http://joannenova.com.au/2010/07/the-unskeptical-guide-to-the-skeptics-handbook/">la réplique intégrale de Jo Nova</a> sur son blogue&#8230;</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Question de point chaud</div>
<p>Parmi les critiques soulignées, la plus notoire est celle du schéma montrant la signature du réchauffement dans la troposphère, le fameux point chaud («hot spot») manquant. Tel que le soulignait Jo Nova dans son guide, les modèles climatiques reposent leurs scénarios catastrophiques non pas sur l&#8217;effet direct du CO2, qui est plutôt limité et peu contesté (1.2 degré, selon le GIEC), mais bien sur les rétroactions, pour arriver à 3 ou 4 degrés (parfois plus). Ces rétroactions, prédisent les modèles, seraient positives (de nombreux travaux récents, dont ceux de Spencer et de Lindzen, semblent pourtant indiquer l&#8217;inverse).</p>
<p>Selon la théorie du RCA (donc selon le GIEC), nous devrions voir la signature des rétroactions sous forme d&#8217;une zone de chaleur dans la haute troposphère, correspondant au réchauffement amplifié par la vapeur d&#8217;eau (principalement). Cette zone n&#8217;a jamais été trouvée, ni par les satellites, ni par les ballons-sondes (et pourtant, on cherche fort!).</p>
<p>Voyez les résultats attendus et ceux obtenus (source: <a href="http://joannenova.com.au/2010/07/the-unskeptical-guide-to-the-skeptics-handbook/">Jo Nova</a>):<br />
<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/hot-spot-model-predicted.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/hot-spot-model-predicted.jpg" alt="" title="hot-spot-model-predicted" width="500" height="261" class="alignnone size-full wp-image-2677" /></a></p>
<p>Que nous dit le guide de Cook? D&#8217;abord que ces zones ne sont pas importantes. Ensuite, qu&#8217;elles peuvent être causées par n&#8217;importe quoi. Enfin, qu&#8217;elles existent, montrant que les modèles disent vrai! Ah oui? Plusieurs carbocentristes seraient certainement intéressés à mettre la main sur celle-ci!</p>
<p>Pour créer cette zone, rien de plus simple, il suffit de manipuler le graphique un peu, c&#8217;est-à-dire changer les couleurs!</p>
<p>La convention veut que la couleur rouge représente ce qui est chaud (ou qui montre une tendance au réchauffement), alors que le bleu indique l&#8217;inverse. </p>
<h3>Or, le graphique utilisé par Cook utilise une échelle particulière, destinée à berner le lecteur peu attentif. Il utilise la couleur rouge pour représenter la valeur 0 (ni réchauffement, ni refroidissement). Ainsi, même si une zone reste à la même température, elle apparait en rouge, laissant croire à une zone qui réchauffe!</h3>
<p>Voyez son graphique ici (édité par Jo Nova pour l&#8217;ajout du commentaire):<br />
<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/fingerprint-co2-greenhouse-sherwood-hot-spot2.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/fingerprint-co2-greenhouse-sherwood-hot-spot2.jpg" alt="" title="fingerprint-co2-greenhouse-sherwood-hot-spot" width="500" height="403" class="alignnone size-full wp-image-2682" /></a><br />
Le véritable «hot spot» (rouge-brun) est trop petit et son altitude est insuffisante pour être qualifié de point chaud. De plus, le libellé («Tropospheric Hot Spot») laisse croire qu&#8217;il est représenté par tout ce qui est rouge, puisqu&#8217;il couvre cette région (aucune flèche ne pointe la minuscule zone). C&#8217;est une supercherie!</p>
<p>Les autres arguments scientifiques du guide ne sont guère mieux. Tentative échouée de Cook!</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Un an déjà!</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/09/un-an-deja/</link>
		<comments>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/09/un-an-deja/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 03:49:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a aujourd&#8217;hui 1 an (plus précisément le 8 juillet 2009), je publiais mon premier billet sur ce blogue! 
Quelque 187 billets plus tard, me voilà à faire un mini bilan&#8230;
Quelle aventure! Ce qui devait être une histoire de quelques heures ici et là, à rapporter les nouvelles en lien au climat pour offrir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a aujourd&#8217;hui 1 an (plus précisément le 8 juillet 2009), je publiais mon premier billet sur ce blogue! </strong></p>
<p>Quelque 187 billets plus tard, me voilà à faire un mini bilan&#8230;</p>
<p>Quelle aventure! Ce qui devait être une histoire de quelques heures ici et là, à rapporter les nouvelles en lien au climat pour offrir aux francophones un regard différent, critique, s&#8217;est rapidement transformé en un deuxième boulot. </p>
<p>Pour conjuguer travail, famille et CO2, cela signifie de longues soirées devant l&#8217;ordi, des boîtes pleines d&#8217;articles de journaux découpés, une bibliothèque qui se remplit petit à petit d&#8217;ouvrages scientifiques, des notes ici et là un peu partout, et un ordinateur portable en permanence sur mes genoux dans l&#8217;autobus&#8230; </p>
<p>Un gros merci à ceux et celles qui me lisent, et les gens de mon entourage qui endurent mon obsession :-)<br />
Ce travail bénévole, je le fais par intérêt personnel. Bien que modeste, le nombre de visiteurs est tout de même bien au-delà de toutes mes espérances, et source additionnelle de motivation.</p>
<p>Il y a eu une croissance inattendue en lien au ClimateGate et à Copenhague 2009, et je suis heureux de voir que malgré l&#8217;essoufflement médiatique général des derniers mois (et le peu de billets de ma part récemment, faute de temps), le nombre de visites demeure élevé. Merci.</p>
<p>Voici un aperçu du nombre de visiteurs uniques par mois depuis la mise en ligne de rechauffementmediatique.org (autour de 2000 à 2500) :</p>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/stats_1an1.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/stats_1an1.jpg" alt="" title="stats_1an" width="500" height="325" class="alignnone size-full wp-image-2659" /></a></p>
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		<title>Reportage de la BBC sur l&#8217;enquête Oxburgh</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 03:15:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment où les médias sont tournés vers le rapport Muir Russell, qui était publié aujourd&#8217;hui (et dont je traiterai prochainement), je suis tombé sur un reportage intéressant de la BBC, via un billet sur ClimateAudit. 
Il s&#8217;agit d&#8217;un reportage audio par Roger Harrabin, analyste en environnement à la BBC, qui apporte une lumière supplémentaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où les médias sont tournés vers le rapport Muir Russell, qui était publié aujourd&#8217;hui (et dont je traiterai prochainement), je suis tombé sur un reportage intéressant de la BBC, via un billet sur ClimateAudit. </p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;un reportage audio par Roger Harrabin, analyste en environnement à la BBC, qui apporte une lumière supplémentaire dans l&#8217;affaire de l&#8217;enquête d&#8217;Oxburgh en lien au ClimateGate, dont je traitais dans mon billet sur <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">les enquêtes du ClimateGate</a> il y a 2 jours. </p>
<p>Notez que ce <a href="http://news.bbc.co.uk/today/hi/today/newsid_8795000/8795643.stm">reportage</a> contraste avec la couverture habituelle de la BBC sur le sujet :-)</p>
<p>Voici une retranscription d&#8217;un segment, avec traduction libre d&#8217;abord:</p>
<div class="quote">Lord Oxburgh m&#8217;a indiqué que l&#8217;Université lui a demandé de ne pas évaluer la qualité de la science controversée, mais de valider l&#8217;intégrité de la recherche pour s&#8217;assurer que les scientifiques n&#8217;avaient pas déformé celle-ci pour se plier à un ordre du jour prédéfini, une charge pour laquelle ils ont rapidement été exonérés par le rapport Oxburgh. Même si le changement de mission d&#8217;évaluer la science vers évaluer l&#8217;intégrité de la science semble subtile, il s&#8217;agissait d&#8217;une différence appréciable pour Phil Willis lorsqu&#8217;il a vu le rapport:</p>
<p>- Franchement, je ne pouvais le croire. Ils nous ont dirigés pour ne pas allez plus loin que le dernier rapport, et probablement comme ce sera le cas pour l&#8217;enquête de Muir Russell. Honnêtement je pense qu&#8217;il y a eu un tour de passe-passe au sens que le mandat n&#8217;était pas celui que l&#8217;on nous a laissé croire.</p>
<p>&#8230; Il y a aussi une protestation à propos de la liste de travaux sélectionnés pour l&#8217;enquête. Dans son rapport, Lord Oxburgh affirme que la liste a été sélectionnée selon la recommandation de la Société Royale [NDT: de Londres]. Dans les faits, la liste a été composée par l&#8217;Université d&#8217;East Anglia [NDT: là ou est situé le CRU, soit le centre responsable des corrections de données, d'où proviennent les courriels du ClimateGate], puis approuvée via deux courriels en 20 minutes, par deux membres seniors. Aucun d&#8217;eux n&#8217;était expert dans la science de l&#8217;Université. De plus, l&#8217;Université a indiqué à la Société Royale que ces travaux étaient les plus controversés. Les climato-sceptiques disent que cette liste n&#8217;incluait pas les travaux qu&#8217;ils considèrent controversés. </p></div>
<div class="smallquote">Lord Oxburgh told me the University have asked him not to assess the quality of the controversial science, but to check the <strong>integrity</strong> of the research to make sure the scientists haven&#8217;t twisted it to conform to a preset agenda, a charge on which they were swiftly exonarated by the Oxburgh review. Now it may have been a subtle difference to shift the remit from assessing the science to assessing the integrity of the science, but it was a substancial one in the view of Phil Willis when he saw the Oxburgh report :</p>
<p>- Quite frankly, I couldn&#8217;t believe it. They took us no further down the line at all from what last commitee report it, or indeed what the Muir Russel Inquiry will do. And I frankly think there has been a sleight of hand in the actual terms of reference where not what we were let to believe.</p>
<p>&#8230;the is also a complain about the list of papers selected for his review. In his report, Lord Oxburgh said the list was selected on the advice of the Royal Society. In fact, the list was drawn up by the UEA itself, then approved in just two emails within 20 minutes by two senior society fellows. Neither of them was expert in UEA science. What more, UEA told the Society that papers have been the most controversial. The climat skeptics say the list did not include any of the work they consider controversial. </p></div>
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		<title>Contre-interrogatoire du GIEC&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 01:23:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[climat/effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[GIEC]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens de terminer la lecture de l&#8217;excellent rapport intitulé «Global Warming Advocacy Science: a Cross Examination», par James Johnston, professeur de droit à l&#8217;Université de Pennsylvania. 
Ce document de 82 pages, tel que soulevé par Donna Laframboise, est un travail similaire à celui que les avocats pratiquent régulièrement, soit la contre-interrogation d&#8217;un témoin. Si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Je viens de terminer la lecture de l&#8217;excellent rapport intitulé «Global Warming Advocacy Science: a Cross Examination», par James Johnston, professeur de droit à l&#8217;Université de Pennsylvania</strong>. </p>
<p>Ce document de 82 pages, tel que soulevé par <a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/06/cross-examining-ipcc.html">Donna Laframboise</a>, est un travail similaire à celui que les avocats pratiquent régulièrement, soit la contre-interrogation d&#8217;un témoin. Si un avocat n&#8217;est pas expert sur un sujet donné, il s&#8217;informe d&#8217;abord des éléments techniques, puis pose des questions pertinentes, comme l&#8217;a fait Johnston.</p>
<p>En d&#8217;autres mots, l&#8217;avocat a analysé le travail du GIEC et autres scientifiques défenseurs du RCA, qu&#8217;il qualifie d&#8217;«établissement» ( <i>the establishment</i> ), afin de valider la science mise en avant-plan par ceux-ci. </p>
<p>Tel qu&#8217;indiqué dans son document (p.8):</p>
<div class="quote">Avant d&#8217;adopter de telles politiques, il serait important de vérifier que la vision de l&#8217;établissement reflète réellement un travail objectif et non partisan&#8230; ces vérifications consistent à comparer ce que le GIEC a à dire de la science du climat avec ce qu&#8217;on trouve dans la littérature scientifique à comité de relecture, et ensuite se questionner sur les inconsistances apparentes.</div>
<div class="smallquote">[O]ne would suppose that before such policies are undertaken, it would be worthwhile to verify that the climate establishment&#8217;s view really does reflect an unbiased and objective assessment&#8230;such verification means comparing what the IPCC has to say about climate science with what one finds in the peer-reviewed climate science literature, and then questioning apparent inconsistencies&#8230;</div>
<h3>L&#8217;auteur conclut que sur pratiquement toutes les issues majeures de la science du climat, le GIEC cache ou minimise systématiquement ce qui semble être des incertitudes fondamentales.</h3>
<p>Cette phrase (en provenance du site de Donna Laframboise) résume bien le constat :</p>
<div class="quote">En d&#8217;autres mots, contrairement à un enquêteur qui assemble d&#8217;abord des évidences puis tire des conclusions, la direction du GIEC savait que le CO2 était la cause bien avant de commencer son enquête. Les seules preuves considérées sérieusement furent celles qui vont en ce sens.</div>
<div class="smallquote">In other words, unlike a good detective who first assembles the evidence and then draws conclusions, the IPCC leadership knew the culprit was carbon dioxide well before it began its investigation. The only evidence it then took seriously was evidence pointing toward this conclusion.</div>
<p>Jonhston indique clairement que son constat ne remet pas en cause les conclusions du GIEC (dont seul le temps pourra confirmer), mais <a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/06/cross-examining-ipcc.html">souligne</a> que <strong>si vous avez pour mandat de fournir un rapport objectif et que vous ignorez, minimisez ou cachez les preuves allant à l&#8217;encontre de vos opinions préconçues, vous trahissez la confiance du public.</strong></p>
<p>Téléchargez le rapport <a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1612851">ici</a> (pdf) ou lisez-le en ligne <a href="http://TinyUrl.com/advocacy-science">ici</a>. Un peu long, mais très bien écrit et révélateur de la partisanerie exercée par l&#8217;établissement. </p>
<p>Merci aux lecteurs qui m&#8217;ont signalé le rapport, soulevé également par plusieurs blogues dont <a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/06/cross-examining-ipcc.html">NoConsensus</a> (Donna Laframboise).</p>
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