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Nouveau rapport : SREX

La semaine dernière, le GIEC a publié un nouveau rapport intérimaire, cette fois sur les événements météo extrêmes, soit le «Special Report on Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation», ou plus simplement SREX.

En fait, pour être plus précis, seul le résumé est paru. Conformément aux dernières publications du GIEC (incluant le célèbre AR4 en 2007), la version longue paraitra plusieurs mois par la suite. C’est dire qu’il servira aux politiciens et aux médias (notamment pour mousser COP-17 à Durban dans quelques jours) AVANT que des experts hors GIEC puissent en vérifier le contenu, une pratique déconcertante.

Une fuite de l’ébauche du rapport avait été signalée la semaine dernière, et plusieurs sites avaient déjà critiqué son contenu. Si la formulation a quelque peu changé depuis (comme nous le verrons plus loin), l’essence est demeurée.

En gros, on en a pour tous les goûts:
  • Les alarmistes y trouveront leur compte avec les prédictions modélisées, qui indiquent une grande probabilité d’avoir plus d’événements extrêmes à long terme.
  • Les sceptiques, eux, remarqueront l’incertitude élevée et la place de plus en plus présente des facteurs naturels.


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Radio-Canada et La Nina

Depuis que je m’intéresse sérieusement au réchauffement climatique, je remarque avec consternation que notre société d’État, Radio-Canada, nous présente une version très partisane du sujet, que ce soit à la télé, radio ou sur le web.

Très rares sont les articles de Radio-Canada qui laissent place aux facteurs naturels, le CO2 d’origine anthropique étant constamment le bouc émissaire de tous les maux en environnement.

Cela dit, je lève aujourd’hui mon chapeau à la société pour avoir enfin publié un article qui met de côté un instant le rôle du méchant homo sapiens, et qui fait état du rôle des facteurs naturels. Mieux encore, il s’agit d’un article en provenance de l’AFP et de Presse Canadienne, bien connu pour leur partisanerie.

L’article reprend un communiqué de presse émis par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), à propos du retour de la Nina.

Ce qui surprend, et qui montre un changement de cap (ou le fait que quelqu’un n’a pas lu le mémo?), c’est que l’article confirme ce que les sceptiques du RCA disent depuis longtemps, allant même à l’encontre de ce que Radio-Canada nous martèle depuis des années sur le climat… Si seulement on avait eu droit de temps en temps à ce genre d’article au lieu du discours habituel.

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BEST : À la hauteur des attentes? Première partie

En mars dernier, j’ai publié un billet sur le projet BEST (Berkeley Earth Surface Temperature), où un groupe de scientifiques s’est donné pour mission de revoir les données de températures de surface en utilisant une nouvelle méthode analytique.

L’équipe de BEST, dirigée par Dr. Richard Muller, espérait répondre aux critiques des sceptiques du RCA par rapport aux traitements des données, notamment en ce qui concerne l’harmonisation des données brutes pour résoudre les problèmes liés à l’interruption de données, aux modifications de l’environnement ou de l’équipement d’une station en opération, ainsi qu’à l’effet d’ilot de chaleur urbain (UHI).

Nouveaux développements :

Des premiers résultats furent annoncé le 20 octobre dernier (PDF), bien qu’ils n’ont pas encore été publiés dans des revues scientifiques (quatre travaux ont été soumis: Berkeley Earth Temperature Averaging Process, Influence of Urban Heating on the Global Temperature Land Average, Earth Atmospheric Land Surface Temperature and Station Quality in the United States et Decadal Variations in the Global Atmospheric Land Temperatures).

Depuis, l’affaire fait couler beaucoup d’encre (sauf ici, où aucun média ne semble s’y intéresser!), suscitant de vives réactions dans les deux camps.

Effectivement, bon nombre de médias de masse alarmistes n’ont pas hésité à qualifier les résultats d’argument massue pour confondre les sceptiques du RCA, alors que dans la blogosphère on parle plutôt d’une large opération de relations publiques qui a manqué son coup, et qui pourrait au contraire nuire davantage à la cause des carbocentristes. À y perdre son latin!

Qu’en est-il exactement? Je tenterai de produire ici un topo de la situation, laquelle a subi plusieurs rebondissements dans la blogosphère.


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HFC-23 : Extorsion chinoise

À l’approche de la conférence de Durban (COP-17), voilà que la Chine sort une nouvelle carte de son jeu et fait preuve d’extorsion envers la communauté internationale, menaçant de libérer de grandes quantités de HFC-23!

HFC-23?

Pour ceux et celles qui ne se souviennent pas de ce scandale, voici les grandes lignes dont j’avais fait état dans ce billet, et dont PapyJako avait traité en détail ici :

Comme pour les scandales en lien aux crédits-carbones, la lutte aux CFC pour protéger l’ozone a profité à de nombreux futés… Pensons au scandale des HFC-23, ou des industriels se font payer doublement pour satisfaire la lutte aux chlorofluorocarbures (CFC) afin de protéger l’ozone. D’abord, ils sont payés pour se débarrasser des CFC via un autre produit, le HCFC-22 (un gaz 5 fois plus réchauffant que le CO2). Comme la production de HCFC-22 créé un sous-produit indésirable, le HFC-23 (un gaz 11,000 fois plus réchauffant que le CO2), ils se font payer à nouveau pour détruire ce sous-produit (100,000 $/tonne de HCFC-23), afin de protéger du réchauffement. Donc, plus ils remplacent de CFC, plus ils produisent du HCFC-23, et plus ils empochent.

La Chine avait donc trouvé une arnaque très profitable: produire du HFC-23 pour ensuite se faire payer le gros prix afin de s’en débarrasser.

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Google et l’optimisation des résultats

Mise à jour (11-11-2011): Voir fin d’article

À la suite du Climategate à la fin novembre 2009, j’avais publié un billet intitulé «Après le ClimateGate, le GoogleGate!», dans lequel j’évoquais des infos troublantes par rapport au filtrage des résultats qui s’opéraient par le géant Google, laissant présager une intention d’étouffer l’affaire…

En effet, on observait (au début décembre 2009) une forte baisse du nombre de résultats de recherche de Google pour le terme «climategate» (alors que les autres engins montraient une augmentation) et on observa même le retrait temporaire du terme «climategate» pour l’autocomplétion.

À propos de cette seconde observation, je viens de découvrir un article fort intéressant, où l’auteur (Harold Ambler) publie ses communications avec Google sur le sujet, pendant la tourmente.

En tant que conseiller sénior chez Google, Al Gore pourrait très bien faire pression pour orienter les résultats de recherche sur le climat (comme il l’a fait par le passé sur la qualité des résultats en général). Évidemment, étant donné les investissements majeurs de Google sur les énergies alternatives (700 millions), pas besoin d’Al Gore pour fournir un motif…

Nouveau chapitre

Cette semaine, l’auteur du site Watts Up With That (WUWT), Anthony Watts, publiait un nouvel article pour dénoncer des mesures entreprises par Google depuis quelques mois pour mieux «optimiser» les résultats, mesure par laquelle des employés peuvent manuellement «rétrograder» des sites qu’ils jugent inappropriés.

Selon l’auteur, WUWT serait victime de rétrogradation dans les résultats de recherche à cause de sa position sceptique sur le RCA, une opinion partagée par l’auteur du site climaterealists.

Si la preuve avancée m’apparait un peu faible, il n’en demeure pas moins que les résultats semblent lui donner raison, surtout si l’on s’en tient aux résultats de recherches publiés par des lecteurs.

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Coca-Cola et la WWF : propagande lucrative

Coca-Cola lance une campagne de marketing qui débute aujourd’hui (jusqu’au 15 janvier prochain), dans laquelle les traditionnelles canettes rouges seront remplacées par des canettes blanches avec une illustration d’ours polaire (voir photo ci-contre). En partenariat avec WWF, on espère ainsi amasser des fonds pour sauver les toutous blancs de l’Arctique. Un autre bel exemple de Greenwashing!

Coke utilise les ours polaires depuis longtemps dans ses publicités des fêtes, pour le côté charismatique de l’animal, pourtant l’un des plus redoutables tueurs de la planète. N’ayant pas peur du ridicule, ils vont même dans leurs annonces, jusqu’à les faire côtoyer des manchots, bien que chacun vit sur un pôle différent…

Voilà une raison supplémentaire de cesser de boire du Coca-Cola :-)

La WWF a le bras long, et récupère du financement à travers divers partenariats du genre, ce qui m’irrite souvent. Ce n’est donc pas pour rien qu’elle est la plus riche et influente société environnementale. Notons que la WWF est largement infiltrée au sein du GIEC, tel que souligné dans le livre de Donna Laframboise (et à plusieurs reprises sur son blogue).

Dans mon billet sur les ours polaires, je note que les populations d’ours ont quintuplé depuis les années 1960′, de quoi rendre perplexe la menace du réchauffement sur cette icône à quatre pattes. L’ours polaire n’a pour réelle menace que le fusil de l’homme, et depuis qu’on a mis des quotas, ils sont de plus en plus nombreux.

Dame nature et le sens de l’ironie

Hier encore, Dame Nature a su montrer qu’elle n’entendait pas se conformer aux prédictions des catastrophistes.

À la veille de cette journée déclarée comme celle de la Justice Climatique («Climate Justice Day») par le mouvement Occupy Wall Street, voilà que New York reçoit son record de précipitation de neige pour le mois d’octobre depuis qu’on l’enregistre, soit 1869.

Une grande partie de la côte Est est affectée, dont certains endroits ont reçu plus de 60 cm (surtout au Massachusetts).

2.9 pouces de neige (7.4 cm) sont tombés dans Central Park hier (le 29 octobre 2011), signe d’un hiver plutôt hâtif. L’ancien record remonte à 1925, avec 0.8 pouce. Dans un monde de plus en plus chaud, qui s’attendrait à un hiver en octobre?

Il ne faut pas sauter aux conclusions, il ne s’agit que d’un événement météo isolé, mais si je le souligne c’est pour rappeler avec un sourire qu’à chaque événement majeur (ou presque) en lien au réchauffement climatique, Dame Nature répond par le froid :-)

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Le pouvoir de l’autorité

Le livre de Donna Laframboise nous montre que le GIEC, par son autorité, a jusqu’ici échappé à l’examen de ses travaux. On le prend pour dit, un point c’est tout.

L’autorité ne se limite toutefois pas au GIEC. Les sociétés (ou académies) scientifiques ont généralement le même effet, ce qui est encore plus troublant. En effet, bon nombre de ces sociétés ont pris position sur la question climatique, généralement dans le sens de l’alarmisme. Par conséquent, plusieurs (comme Al Gore dans sa présentation Reality Project), utilisent cet argument comme support additionnel pour la cause.

Notons que la position d’une société repose généralement sur une décision du CA, sans la moindre consultation de ses membres (ou ne reflète pas la divergence le cas échéant). De toute façon, il serait impossible d’arriver à un consensus de cette façon. Mais alors pourquoi ce besoin de se prononcer sur le sujet? Surtout que le verdict repose essentiellement sur les travaux du GIEC…

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Critique de livre : The Delinquent Teenager Who Was Mistaken For The World’s Top Climate Expert

Je viens de terminer la lecture du livre de Donna Laframboise intitulé «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken For The World’s Top Climate Expert (IPCC Exposé)», un livre que j’attendais depuis très longtemps.

Voici mes premières impressions sur cette analyse du fonctionnement du GIEC pour la production des rapports à la base de la question climatique…

D’abord, je seconde Ross McKitrick en ce qui concerne sa critique de l’ouvrage:

  • Pour ceux et celles qui doutent déjà un peu du bon fonctionnement du GIEC, vous allez vos régaler (et apprendrez davantage de faits troublants). Un livre À LIRE.
  • Pour ceux et celles qui ont plutôt confiance dans la rigueur, la transparence et l’objectivité du GIEC, vous subirez un choc. Vous DEVEZ lire ce livre.

Voilà plus d’un an que je consulte le blogue de Donna Laframboise (nofrakkingconsensus.com), un incontournable qui se distingue surtout par ses enquêtes journalistiques sur le GIEC, ses intervenants, ses rapports. On y trouve une manne d’informations (troublantes) en lien à la «Bible climatique», c’est-à-dire le populaire rapport du GIEC sur les changements climatiques (dont la dernière édition -AR4- a été publiée en 2007).

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La science politisée

Judith Curry a fait paraitre récemment un billet très intéressant sur la politisation de la science, intituté: Advocacy science and decision making. Dans celui-ci, elle rapporte deux travaux qui portent sur la question:

  • Food for thought: Advocacy science and fisheries decision-making, par Jake Rice (publié dans Journal of Marine Science)
  • Scientific Misconduct: The Perversion of Scientific Evidence for Policy Advocacy, par George Avery (publié dans World Medical & Health Policy)

Le texte mérite d’être lu en entier pour ceux et celles qui comprennent l’anglais. Même si les travaux dont il est question ne sont pas rattachés directement à la science du climat, les problèmes soulevés s’appliquent aussi (en fait, ce sont des problèmes assez généraux).

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