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Tag: ‘ClimateGate’



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Climategate vs WikiLeaks : deux poids, deux mesures

mercredi, 1 décembre 2010
Mise à jour 1 (8 décembre 2010) :
Quelques révélations en lien au climat via WikiLeaks… Voir fin de l’article.

Depuis quelques jours, les médias du monde ne cessent de nous marteler avec la publication de documents confidentiels via WikiLeaks. Si les politiciens font tout en leur pouvoir pour limiter les dégâts, faire taire les journalistes et empêcher leur diffusion, on ne peut pas dire que la fuite des messages «compromettants» est passée inaperçue. Même sans en publier le contenu, le simple fait de traiter la nouvelle (à répétition) fait le travail…

Le mot WikiLeaks figure dans les titres à la Une de la plupart des médias, et peut être entendu aux bulletins de nouvelles télé et radio. Difficile de passer à côté.

Sans nécessairement en connaître les détails, la plupart des gens ont au moins une idée générale de ce dont il s’agit. Les intéressés n’auront qu’à faire une recherche sur le web pour en connaître davantage, lire les documents, se faire une opinion. Nombreux sont ceux qui estiment que la publication est souhaitable, car il en va de l’intérêt public de connaître certains jeux de coulisses.

Plusieurs journaux, dont le New York Times, indiquent même clairement leur position favorable à la divulgation des documents:

Le Times estime que les documents servent un intérêt public important, éclairant les objectifs, les succès, les compromis et les frustrations de la diplomatie américaine d’une manière que d’autres comptes rendus ne peuvent rivaliser.
The Times believes that the documents serve an important public interest, illuminating the goals, successes, compromises and frustrations of American diplomacy in a way that other accounts cannot match.
Lorsque le Climategate a éclaté, il y a un an, les médias ont adopté une tout autre approche. Ce fut l’omerta médiatique. Zip. Pas un mot. Le mot Climategate fut dès le départ tabou dans la presse populaire, la couverture du scandale pratiquement inexistante, si ce n’est que pour étouffer l’affaire.

Bon nombre de gens ne savent même pas ce qu’est le Climategate!

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Kiwigate

vendredi, 22 octobre 2010

source: wikimedia commons

Au moment où éclatait le Climategate en novembre 2009 (voyez ma série sur le sujet), un autre scandale prenait forme en Nouvelle-Zélande…

Les données « officielles » du pays avaient, semble-t-il, été gonflées artificiellement…

PAR PLUS DE 15 FOIS!

Pour le dernier siècle, la Nouvelle-Zélande passe en effet de données brutes montrant un réchauffement de 0.06 degré à une version homogénéisée suggérant plutôt 0.92 degré.

PapyJako en avait parlé plus longuement dans deux billets (ici et ici) que je vous invite à lire d’abord pour plus de détails.

L’affaire vient de rebondir ces derniers jours, alors que le gouvernement néozélandais, via l’agence NIWA (National Institute of Water and Atmospheric Research), capitule finalement devant une action judiciaire déposée en août dernier par le groupe New Zealand Climate Science Coalition (NZCSC). Le groupe tentait d’invalider les reconstructions de températures, qui seraient largement biaisées.

On a baptisé l’affaire Kiwigate.

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Ça brasse à l’APS!

samedi, 16 octobre 2010


MISE-À-JOUR 1 (21 octobre) : Voir fin de l’article


Le 8 octobre dernier, le physicien Harold («Hal») Lewis a écrit une lettre ouverte pour démissionner de l’American Physical Society (APS), publiée sur le site de GWPF (Global Warming Policy Fundation).

Reprise sur plusieurs sites, dont WattsUpWithThat et JoNova, la lettre explique pourquoi Lewis considère que l’organisation ne le représente plus et qu’il demande à ne plus en faire partie, après 67 ans!

Cette lettre explosive est peut-être un moment historique en science… La réputation de l’APS étant mise à rude épreuve, une réaction en chaîne n’est pas exclue, pouvant aussi atteindre d’autres ordres scientifiques (on pense surtout à la Société Royale et la Société Américaine de Chimie).

La lettre


La lettre de Lewis a été traduite en français (merci à PapyJako!) et publiée sur le site «réchauffement climatique» (skyfal) : Une démission qui ne mâche pas ses mots. La version originale anglaise se trouve ici.

Hal Lewis indique que la Société Américaine de Physique (APS) est aujourd’hui corrompue par l’argent. Il fonde ses propos sur le traitement de la société envers le réchauffement climatique, spécialement depuis sa déclaration de 2007, sa réitération en 2009 et sa réaction au Climategate. En effet, lorsque les documents du CRU furent publiés, que la fraude de certains scientifiques fut exposée, l’APS a tout bêtement accepté la corruption comme une norme, et fait tout depuis ce temps pour éviter la discussion sur le sujet.

Lewis et d’autres membres de l’APS auraient envoyé des courriels à propos du Climategate pour engager une discussion sur le sujet. Toutefois, le président n’aurait guère apprécié le geste et au lieu d’encourager la discussion comme ce fut coutume, il aurait ouvert une enquête hostile sur la façon dont ils s’étaient procuré les adresses de courriel.
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Enquête du Penn State: seconde partie

vendredi, 30 juillet 2010

On se rappellera qu’en février dernier, le Penn State (Pennsylvania State University) avait rendu un premier rapport («Inquiry Report») sur les allégations de mauvaise conduite en recherche de Michael Mann, scientifique impliqué dans plusieurs courriels du ClimateGate, et auteur de la célèbre courbe en crosse de hockey.

Mann ne travaille pas pour le CRU (Climate Research Unit – d’où proviennent les documents du ClimateGate), mais y entretient des liens étroits avec certains employés, dont plusieurs publications conjointes.

J’ai parlé de ce rapport préliminaire dans mon billet sur les enquêtes du ClimateGate, ainsi que dans celui portant sur la possible poursuite de Micheal Mann par le procureur général de Virginie.

Ce rapport constituait la première enquête des suites du ClimateGate, bien que limité à Michael Mann. Ce dernier fut, sans surprise, exonéré par le Penn State (son employeur), à qui il rapporte de gros sous. Et n’oublions pas que seuls Garry(Gerald) North et l’éditeur de Science, Donald Kennedy, ont été interrogés. Le premier, déjà sympathisant envers Mann, n’avait même pas lu les courriels!

Seconde partie d’enquête: l’investigation

L’examen plus approfondi des allégations fit l’objet d’une seconde partie de l’enquête, celle de l’investigation («Final Investigation Report»), qui a rendu son rapport en juin dernier (disponible depuis le 1er juillet).
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LaPresse : Les leçons du ClimateGate
(7e partie – conclusion)

jeudi, 29 juillet 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie)», dernier d’une série en réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

L’article de LaPresse était pour moi un exemple éloquent du manque de compréhension et d’objectivité des journalistes en environnement d’ici (il est en fait une copie d’un article par l’Agence Science Presse, ce qui montre également le psittacisme en place).

J’aurais pu écrire un simple billet (celui-ci) en réponse à l’article, mais j’ai jugé bon d’informer d’abord le lecteur sur ce qu’est le ClimateGate et de quelles enquêtes il s’agit. Un (très) long détour justifié par le manque d’information diffusé par les médias de masse (incluant LaPresse), préoccupé davantage à maintenir le cap sur le RCA (réchauffement climatique anthropique) que de s’interroger sur le contenu de l’information.

Le journaliste qui a écrit l’article original a-t-il non seulement lu les courriels? Comprend-il les liens étroits (donc les implications) entre les scientifiques du CRU et le GIEC? S’est-il informé des enquêtes (nominations, objectifs, procédures, témoins interrogés…)? Sait-il en quoi consiste l’astuce pour cacher le déclin (ou s’est-il contenté de savoir que le mot astuce est synonyme de «méthode statistique»)?… Je doute fort qu’il puisse répondre oui à la moindre de ces questions. Et si c’est le cas, alors il cache volontairement des informations pour entretenir son discours, car on ne peut conclure de la sorte objectivement.

Ce n’est pas aux journalistes de trancher la question climatique. Ils doivent rapporter l’information, et laisser les gens décider. Malheureusement, et c’est probablement le nerf de la guerre, les médias ont décidé depuis longtemps de ne couvrir qu’une version des faits. Cela me rappelle une citation de Ross Gelbspan, ex-éditeur du Boston Globe:

Non seulement les journalistes ne sont pas tenus de rapporter ce que les scientifiques sceptiques ont à dire sur le réchauffement climatique, ils ont la responsabilité de NE PAS rapporter leurs propos.
Not only do journalists not have a responsibility to report what skeptical scientists have to say about global warming, they have a responsibility not to report what these scientists say.
Deux nouveaux rapports

Entre la parution de l’article original de LaPresse et ce billet, deux autres enquêtes ont rendu leur rapport. La première fut celle du Penn State, qui nous avait déjà donné une première partie en mars dernier (et dont j’ai traité dans la 6e partie), livrant cette fois la partie scientifique. La seconde est celle de Sir Muir Russel, une enquête soi-disant indépendante mise sur pied par le CRU, aussi partisane que les précédentes. Je traiterai de celles-ci dans des billets séparés (elles sont comparables à celles couvertes précédemment, et ne changent en rien les conclusions).

Parties précédentes

Avant de pousuivre, voici la liste des parties précédentes de la série:

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Reportage de la BBC sur l’enquête Oxburgh

mercredi, 7 juillet 2010

Au moment où les médias sont tournés vers le rapport Muir Russell, qui était publié aujourd’hui (et dont je traiterai prochainement), je suis tombé sur un reportage intéressant de la BBC, via un billet sur ClimateAudit.

Il s’agit d’un reportage audio par Roger Harrabin, analyste en environnement à la BBC, qui apporte une lumière supplémentaire dans l’affaire de l’enquête d’Oxburgh en lien au ClimateGate, dont je traitais dans mon billet sur les enquêtes du ClimateGate il y a 2 jours.

Notez que ce reportage contraste avec la couverture habituelle de la BBC sur le sujet :-)

Voici une retranscription d’un segment, avec traduction libre d’abord:

Lord Oxburgh m’a indiqué que l’Université lui a demandé de ne pas évaluer la qualité de la science controversée, mais de valider l’intégrité de la recherche pour s’assurer que les scientifiques n’avaient pas déformé celle-ci pour se plier à un ordre du jour prédéfini, une charge pour laquelle ils ont rapidement été exonérés par le rapport Oxburgh. Même si le changement de mission d’évaluer la science vers évaluer l’intégrité de la science semble subtile, il s’agissait d’une différence appréciable pour Phil Willis lorsqu’il a vu le rapport:

- Franchement, je ne pouvais le croire. Ils nous ont dirigés pour ne pas allez plus loin que le dernier rapport, et probablement comme ce sera le cas pour l’enquête de Muir Russell. Honnêtement je pense qu’il y a eu un tour de passe-passe au sens que le mandat n’était pas celui que l’on nous a laissé croire.

… Il y a aussi une protestation à propos de la liste de travaux sélectionnés pour l’enquête. Dans son rapport, Lord Oxburgh affirme que la liste a été sélectionnée selon la recommandation de la Société Royale [NDT: de Londres]. Dans les faits, la liste a été composée par l’Université d’East Anglia [NDT: là ou est situé le CRU, soit le centre responsable des corrections de données, d'où proviennent les courriels du ClimateGate], puis approuvée via deux courriels en 20 minutes, par deux membres seniors. Aucun d’eux n’était expert dans la science de l’Université. De plus, l’Université a indiqué à la Société Royale que ces travaux étaient les plus controversés. Les climato-sceptiques disent que cette liste n’incluait pas les travaux qu’ils considèrent controversés.

Lord Oxburgh told me the University have asked him not to assess the quality of the controversial science, but to check the integrity of the research to make sure the scientists haven’t twisted it to conform to a preset agenda, a charge on which they were swiftly exonarated by the Oxburgh review. Now it may have been a subtle difference to shift the remit from assessing the science to assessing the integrity of the science, but it was a substancial one in the view of Phil Willis when he saw the Oxburgh report :

- Quite frankly, I couldn’t believe it. They took us no further down the line at all from what last commitee report it, or indeed what the Muir Russel Inquiry will do. And I frankly think there has been a sleight of hand in the actual terms of reference where not what we were let to believe.

…the is also a complain about the list of papers selected for his review. In his report, Lord Oxburgh said the list was selected on the advice of the Royal Society. In fact, the list was drawn up by the UEA itself, then approved in just two emails within 20 minutes by two senior society fellows. Neither of them was expert in UEA science. What more, UEA told the Society that papers have been the most controversial. The climat skeptics say the list did not include any of the work they consider controversial.



LaPresse : Les leçons du ClimateGate
(6e partie – les enquêtes)

lundi, 5 juillet 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

Maintenant que nous avons fait le tour des courriels, du code et des notes divulgués par le ClimateGate, sans oublier un rappel des scandales en lien au dernier rapport du GIEC, revenons de plus près à l’article original de LaPresse en traitant des enquêtes du ClimateGate.

L’article débute avec la phrase suivante:

Il en faudra plus pour convaincre les climato-sceptiques. Pas moins de trois enquêtes ont exonéré de tout blâme les climatologues britanniques qui avaient été pointés du doigt l’automne dernier.

Effectivement, il en faudra plus. Ce ne sont pas 3 enquêtes bidon qui permettront de remettre le train sur les rails. La démonstration scientifique, et non l’appel à l’autorité ou un contrôle du message, serait un bien meilleur pari pour convaincre ceux qui, depuis bien avant le ClimateGate, demandent des comptes. La théorie du réchauffement climatique par l’homme ne tient simplement pas la route sur le plan scientifique, et va à l’encontre des observations.

La rhétorique utilisée par la machine carbocentriste n’est rien d’autre qu’une habile manipulation, mais qui perd peu à peu son emprise.

Le scepticisme n’est pas apparu avec le ClimateGate (pour ceux et celles qui suivent le dossier du réchauffement), ce dernier a simplement démontré que certaines manipulations, dénoncées depuis longtemps, ont été préméditées par un groupe restreint de scientifiques, membres du cercle fermé des climatologues influents auprès du GIEC.

Pardonnez le long détour (billets précédents), mais puisque les journalistes ne semblent pas au courant de ce qu’est réellement le ClimateGate, ni les problèmes connexes du GIEC, une mise au point s’imposait. Affirmer que des scientifiques sont blanchis sans mentionner de quoi on les soupçonnait ne fait aucun sens… et démontre peu d’objectivité.

Plusieurs enquêtes ont en effet été ouvertes suite au scandale du ClimateGate, dans le but de déterminer s’il y a eu ou non un comportement fautif des scientifiques impliqués.

Malheureusement, ces enquêtes ne sont ni plus ni moins que des opérations de blanchiment, appelées an anglais «whitewash».

Comme nous le verrons, les conclusions ne surprennent personne, puisque les organismes et les individus choisis pour mener celles-ci n’ont rien d’impartial, sans compter que les enquêteurs n’ont même pas interrogé l’autre partie (climato-sceptiques).
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LaPresse: Les leçons du ClimateGate
(5e partie – le 4e rapport du GIEC)

mardi, 15 juin 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

Après mon exposé sur le carnet de bord de Mike Harris diffusé par le ClimateGate (4e partie), je poursuis ma critique de l’article de LaPresse avec un retour sur le dernier rapport du GIEC (2007), véritable référence du dogme réchauffiste (carbocentriste), apparemment basé exclusivement sur la littérature à comité de relecture (peer-review) et sans faute. Vraiment?

Voici la liste des différentes parties de cette série, pour un accès rapide :

Au delà du ClimateGate, il y a le dernier rapport du GIEC…

Dans les parties précédentes, nous avons traité du ClimateGate via les courriels, le code et le fichier HARRY_READ_ME (carnet de bord). Avant de poursuivre avec les enquêtes du ClimateGate, faisons un détour vers le dernier rapport du GIEC, qui a également donné lieu à une série de scandales (appelés «gates»)… parfois tout aussi incriminants, et qui méritent d’être traités en parallèle.

Si le ClimateGate a mis le doigt sur les pratiques douteuses de climatologues qui fournissent des données au GIEC, l’analyse du dernier rapport du GIEC (2007) met pour sa part le doigt sur des failles importantes menant à l’élaboration d’un ouvrage beaucoup moins rigoureux qu’on vourait le croire.

C’est la contestation d’un passage traitant des glaciers himalayens (par des climatologues indiens) qui a jeté une première ombre publique au tableau de la célèbre bible des carbocentristes (défenseurs du réchauffement climatique d’origine anthropique), soit le 4e rapport du GIEC. La vive réaction de son président Rajenda Pachauri, qui nie publiquement et catégoriquement avoir commis l’erreur, arrivait toutefois à un bien mauvais moment…
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LaPresse: Les leçons du ClimateGate
(4e partie – le carnet de bord)

vendredi, 21 mai 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

Après mon exposé sur le code de programmation diffusé par le ClimateGate (3e partie), je poursuis ma critique de l’article de LaPresse avec un thème similaire, peu rapporté par les médias, et révélateur de la qualité des données des stations : le carnet de bord de Mike Harris (c’est-à-dire le fichier HARRY_READ_ME.txt).

Cette série d’articles en lien au ClimateGate est une opportunité de couvrir la nouvelle, car au moment de traiter le scandale à l’hiver dernier, j’avais dû passer à côté, faute de temps.

Voici la liste des différentes parties de cette série, pour un accès rapide :

ClimateGate… le carnet de bord

Tel que discuté dans les parties précédentes, une fuite de documents du Climatic Research Unit (CRU) de l’Université d’East Anglia a révélé au grand public (du moins une partie, puisque les médias ont habilement étouffé l’affaire) qu’une poignée d’experts en climatologie, à l’origine des données de températures, auraient gravement enfreint les règles d’éthique en science pour faire croire à un réchauffement climatique sans précédent, dû aux rejets de CO2 par l’homme. Le scandale porte le nom de ClimateGate.

Le matériel rendu disponible est composé de 1073 courriels et 3585 fichiers, regroupé dans un dossier compressé : FOIA.zip (62MB). Vous pouvez le télécharger sur ce site, ou encore naviguer et consulter les fichiers en ligne directement ici.

Les courriels

Les courriels du ClimateGate nous ont apporté des informations sur la collusion de scientifiques pour cacher des données, manipuler celles-ci à leur avantage et contrôler la publication de travaux scientifiques sur le sujet.
(voir LaPresse: Les leçons du ClimateGate (2e partie – les courriels))

Le code

Le code de programmation montre pour sa part certaines manipulations dans les programmes de comptabilisation et d’harmonisation des données, particulièrement en vue de cacher le déclin des années post 1960. Rappelons que les températures des derniers 1000 ans sont calculées à partir de proxys (surtout des cernes d’arbres), mais ceux-ci n’indiquent plus de réchauffement à partir de 1960, au contraire! On a donc subtilement remplacé les dernières décennies par les données de stations météo terrestres (qui elles montrent une augmentation, principalement attribuable à l’effet de chaleur urbaine – et non le CO2), une astuce détaillée à plusieurs reprises dans les commentaires du programmeur.
(voir LaPresse: Les leçons du ClimateGate (3e partie – le code))

Le carnet de bord (HARRY_READ_ME.txt)

Parmi les nombreux documents diffusés, il y en a un qui attire particulièrement l’attention: HARRY_READ_ME.txt. Ce fichier est une sorte de carnet de bord de Mike Harris, employé du CRU et responsable de l’assemblage des données brutes en provenance des différentes stations du monde. Le contenu du carnet couvre la période 2006-2009.

On y trouve des renseignements utiles qui en disent long sur l’état piteux des données reçues (dédoublement de stations, stations inexistantes, grandes périodes sans données…) et les manipulations douteuses apportées pour y remédier (jusqu’à les inventer!).

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LaPresse: Les leçons du ClimateGate
(3e partie – le code)

mercredi, 19 mai 2010

Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs».

Après mon exposé sur les courriels du ClimateGate (2e partie), je poursuis ma critique de l’article de LaPresse en ajoutant un thème connexe qui n’est à peu près jamais discuté lorsqu’on couvre le ClimateGate, mais qui est tout aussi important : le code de programmation. Je profite donc de l’occasion pour en parler, car au moment de couvrir le scandale du ClimateGate (hiver dernier), j’avais dû faire le choix de passer à côté, faute de temps.

Tel qu’indiqué en introduction, ma réaction à LaPresse se compose de plusieurs parties (indépendantes), dont celle-ci. Les voici toutes, pour un accès rapide :

ClimateGate… Au-delà des courriels, il y a le code!

Les fichiers rendus publics par ce qui semble être une fuite interne ne se limitent pas qu’aux fameux 1073 courriels…

On y trouve aussi plusieurs documents, dont certains sont des bouts de code de programmation ayant en outre conduit à la représentation graphique des données comptabilisées et harmonisées, auxquels je m’intéresserai dans ce billet.

Le tout est groupé dans un fichier compressé, sous le nom FOIA.zip (référence à Freedom Of Information Act), disponible sur le site de John P. Costella (62MB), celui qui a fait un excellent travail de synthèse des courriels du ClimateGate, maintenant disponible en pdf.

Les commentaires du (ou des) programmeur(s) ici et là dans le code permettent de comprendre le type de manipulations effectuées pour cacher le déclin récent (après 1960), dans l’idée de supporter une idée préconçue, à savoir que le réchauffement actuel est sans précédent.

Les extraits de code du ClimateGate sont complémentaires aux courriels. Si les échanges entre carbocentristes mettent en lumière l’intention de manipuler l’information, les commentaires du code (et les lignes de code proprement dit) montrent comment certaines manipulations ont été effectuées, du moins jusqu’à preuve du contraire (voir mon encadré en fin d’article).
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