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	<title>Réchauffement médiatique &#187; ClimateGate</title>
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	<description>Regard critique sur les changements climatiques</description>
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		<title>Climategate vs WikiLeaks : deux poids, deux mesures</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/12/01/climategate-vs-wikileaks-deux-poids-deux-mesures/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2010 04:24:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>

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		<description><![CDATA[Mise à jour 1 (8 décembre 2010) : Quelques révélations en lien au climat via WikiLeaks&#8230; Voir fin de l&#8217;article. Depuis quelques jours, les médias du monde ne cessent de nous marteler avec la publication de documents confidentiels via WikiLeaks. Si les politiciens font tout en leur pouvoir pour limiter les dégâts, faire taire les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="update">Mise à jour 1 (8 décembre 2010) :</div>
<div class="updatetext">Quelques révélations en lien au climat via WikiLeaks&#8230; Voir fin de l&#8217;article.</div>
<p><strong>Depuis quelques jours, les médias du monde ne cessent de nous marteler avec la publication de documents confidentiels via <i>WikiLeaks</i>. Si les politiciens font tout en leur pouvoir pour limiter les dégâts, faire taire les journalistes et empêcher leur diffusion, on ne peut pas dire que la fuite des messages «compromettants» est passée inaperçue. Même sans en publier le contenu, le simple fait de traiter la nouvelle (à répétition) fait le travail&#8230; </strong></p>
<p>Le mot <strong><i>WikiLeaks</i></strong> figure dans les titres à la Une de la plupart des médias, et peut être entendu aux bulletins de nouvelles télé et radio. Difficile de passer à côté. </p>
<p>Sans nécessairement en connaître les détails, la plupart des gens ont au moins une idée générale de ce dont il s&#8217;agit. Les intéressés n&#8217;auront qu&#8217;à faire une recherche sur le web pour en connaître davantage, lire les documents, se faire une opinion. Nombreux sont ceux qui estiment que la publication est souhaitable, car il en va de l&#8217;intérêt public de connaître certains jeux de coulisses.</p>
<p>Plusieurs journaux, dont le <a href="http://www.nytimes.com/2010/11/29/world/29editornote.html?_r=1&#038;hp">New York Times</a>, indiquent même clairement leur position favorable à la divulgation des documents:</p>
<div class="quote">Le Times estime que les documents servent un intérêt public important, éclairant les objectifs, les succès, les compromis et les frustrations de la diplomatie américaine d&#8217;une manière que d&#8217;autres comptes rendus ne peuvent rivaliser.</div>
<div class="smallquote">The Times believes that the documents serve an important public interest, illuminating the goals, successes, compromises and frustrations of American diplomacy in a way that other accounts cannot match.</div>
<div class="level2">Lorsque le Climategate a éclaté, il y a un an, les médias ont adopté une tout autre approche. Ce fut l&#8217;omerta médiatique. Zip. Pas un mot. Le mot Climategate fut dès le départ tabou dans la presse populaire, la couverture du scandale pratiquement inexistante, si ce n&#8217;est que pour étouffer l&#8217;affaire. </div>
<p>Bon nombre de gens ne savent même pas ce qu&#8217;est le <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/contact/climategate/">Climategate</a>!<br />
<br/><br/><br />
<span id="more-3421"></span><br />
Le même journal (New York Times), <a href="http://dotearth.blogs.nytimes.com/2009/11/20/private-climate-conversations-on-display/">annonçait</a> à l&#8217;époque, à propos des courriels compromettants du Climategate :</p>
<div class="quote">Les documents semblent avoir été acquis illégalement et contiennent toutes sortes d&#8217;informations privées et des déclarations qui n&#8217;ont jamais été destinées à l&#8217;attention du public, de sorte qu&#8217;ils ne seront pas affichés ici.
</div>
<div class="smallquote">The documents appear to have been acquired illegally and contain all manner of private information and statements that were never intended for the public eye, so they won’t be posted here.</div>
<div class="level2">Pourquoi cacher le scandale du Climategate, mais mettre en avant-plan la fuite par <i>WikiLeaks</i>?</div>
<p>Les allégations de corruption de scientifiques du climat à l&#8217;origine de l&#8217;hystérie planétaire, pour lequel des trillions de dollars seront dépensés, ne seraient-elles pas d&#8217;intérêt public?</p>
<p>Vous pouvez suivre une discussion à cet effet sur WattsUpWithThat : <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/11/29/hypocrisy-meter-pegged-at-the-new-york-times/">Hypocrisy meter pegged at the New York Times</a></p>
<div class="level2">Mise à jour 1 :</div>
<div class="indent">Plusieurs sites ont rapportés des informations en lien au climat, diffusées via WikiLeaks. Sans grande surprise, les médias (sauf rares exceptions) les ignorent superbement, comme ils ont fait avec le Climategate. On insiste plutôt sur l&#8217;arrestation de son fondateur (Julian Assange), et on se concentre sur des documents anodins. </p>
<p>Pour les intéressés, voici quelques infos additionnelles (anglais):</p>
<ul>
<li><a href="http://joannenova.com.au/2010/12/wikileaks-sordid-details-reveals-climate-science-is-irrelevant/?utm_source=feedburner&#038;utm_medium=feed&#038;utm_campaign=Feed%3A+JoNova+%28JoNova%29">Wikileaks sordid details reveals climate science is irrelevant</a></li>
<li><a href="http://notrickszone.com/2010/11/30/wikileaks-officials-knew-way-in-advance-copenhagen-would-fail/">Wikileaks: Officials Knew Way In Advance Copenhagen Would Fail </a></li>
<li><a href="http://wattsupwiththat.com/2010/12/04/more-on-the-wikileaks-cimate-cables/">More on the Wikileaks Climate Cables</a></li>
<li><a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2010/dec/03/wikileaks-us-manipulated-climate-accord">WikiLeaks cables reveal how US manipulated climate accord</a></li>
</ul>
</div>
<p><br/><br/></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Kiwigate</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/10/22/kiwigate/</link>
		<comments>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/10/22/kiwigate/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Oct 2010 02:41:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>
		<category><![CDATA[divers]]></category>
		<category><![CDATA[mesures]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment où éclatait le Climategate en novembre 2009 (voyez ma série sur le sujet), un autre scandale prenait forme en Nouvelle-Zélande&#8230; Les données « officielles » du pays avaient, semble-t-il, été gonflées artificiellement&#8230; PAR PLUS DE 15 FOIS! Pour le dernier siècle, la Nouvelle-Zélande passe en effet de données brutes montrant un réchauffement de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_3087" class="wp-caption alignright" style="width: 280px"><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/kiwi.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/kiwi.jpg" alt="" title="kiwi" width="250" height="188" class="size-full wp-image-3087" /></a><p class="wp-caption-text">source: wikimedia commons</p></div>Au moment où éclatait le Climategate en novembre 2009 (voyez <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">ma série sur le sujet</a>), un autre scandale prenait forme en Nouvelle-Zélande&#8230; </p>
<p>Les données « officielles » du pays avaient, semble-t-il, été gonflées artificiellement&#8230; </p>
<p><strong>PAR PLUS DE 15 FOIS!</strong> </p>
<p>Pour le dernier siècle, la Nouvelle-Zélande passe en effet de données brutes montrant un réchauffement de 0.06 degré à une version homogénéisée suggérant plutôt 0.92 degré.</p>
<p>PapyJako en avait parlé plus longuement dans deux billets (<a href="http://www.lepost.fr/article/2009/11/26/1810361_le-rechauffement-neo-zelandais-est-bien-cause-par-l-homme.html">ici</a> et <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/22/1954362_climategate-du-rififi-au-parlement-de-nouvelle-zelande.html">ici</a>) que je vous invite à lire d&#8217;abord pour plus de détails.</p>
<p>L&#8217;affaire vient de rebondir ces derniers jours, alors que le gouvernement néozélandais, via l&#8217;agence NIWA (<i>National Institute of Water and Atmospheric Research</i>), capitule finalement devant une action judiciaire déposée en août dernier par le groupe <i>New Zealand Climate Science Coalition</i> (NZCSC). Le groupe tentait d&#8217;invalider les reconstructions de températures, qui seraient largement biaisées. </p>
<p>On a baptisé l&#8217;affaire <i>Kiwigate</i>.</p>
<p><span id="more-3086"></span></p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Mise en contexte</div>
<p>Les données de température de la Nouvelle-Zélande (NZTR &#8211; <i>New Zealand Temperature Record</i>) reposent sur les séries de données de 7 stations (<i>the 7 stations series</i>, ou simplement 7SS). Celles-ci ne montrent pratiquement aucun réchauffement significatif au cours du dernier siècle (0.06 degré au total). </p>
<p>Comme partout ailleurs, les scientifiques du NIWA doivent apporter des correctifs aux mesures brutes pour éliminer les biais causés par les facteurs autres que la température (effet d&#8217;ilot de chaleur urbain (UHI), modifications à l&#8217;environnement de la station, changement d&#8217;emplacement&#8230;). Une fois les correctifs apportés (homogénéisation), on obtient un réchauffement de près d&#8217;un degré pour le dernier siècle (comme quoi le réchauffement est bel et bien causé par l&#8217;homme!). </p>
<h3>Pourtant, et c&#8217;est l&#8217;origine de la pression judiciaire, le NIWA est dans l&#8217;impossibilité de fournir les détails des correctifs apportés aux données, puisqu&#8217;ils n&#8217;ont pas été gardés. Nous avons donc des données brutes et harmonisées qui diffèrent substantiellement, sans pièce justificative pour les dernières. </h3>
<p><br/><br/><br />
Normalement, pour compenser l&#8217;effet de chaleur urbain, on retranche une valeur aux données brutes des stations, affectées en partie par le développement urbain. Comment expliquer la correction importante dans l&#8217;autre sens? Il existe peut-être une bonne raison, mais sans documentation on peut en douter. Dans le cas qui nous concerne, il semble que la majorité des corrections apportées tendent à refroidir les températures pré-1950, et ce de plus en plus à mesure que l&#8217;on recule dans le temps (augmentant ainsi l&#8217;écart par rapport aux températures récentes, d&#8217;où la pente ascendante). Pourquoi? Personne ne peut fournir de réponse.</p>
<p>Ci-dessous, les données brutes, qui ne montrent presque aucun réchauffement (<a href="http://wattsupwiththat.com/2009/11/25/uh-oh-raw-data-in-new-zealand-tells-a-different-story-than-the-official-one/">source</a>):</p>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/niwa_raw.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/niwa_raw.jpg" alt="" title="niwa_raw" width="500" height="323" class="alignnone size-full wp-image-3103" /></a></p>
<p>Et les données harmonisées par le NIWA, qui montrent cette fois un réchauffement important (0.92 degré depuis 1900) (<a href="http://www.niwa.co.nz/our-science/climate/information-and-resources/clivar/pastclimate">source</a>):</p>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/niwa_harmonized.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/niwa_harmonized.jpg" alt="" title="niwa_harmonized" width="500" height="255" class="alignnone size-full wp-image-3104" /></a></p>
<p>En février 2010, lorsque la coalition du NZCSC a écrit au président du NIWA pour pointer les nombreuses erreurs soulevées dans les données des stations, celui-ci a indiqué qu&#8217;il allait réviser les données, un travail qui nécessiterait 5 à 6 scientifiques pendant près de 6 mois et l&#8217;obtention d&#8217;un budget additionnel de 70,000$.</p>
<p>Comme un peu partout ailleurs (surtout aux États-Unis, via <a href="http://www.surfacestations.org">surfacestations.org</a>), ce sont quelques bénévoles attentifs qui font le travail de contrôle de qualité (inexistant autrement) et qui soulèvent les problématiques du genre (billet à venir prochainement). Un travail qui s&#8217;annonce de plus en plus difficile au Canada pour les intéressés, car on craint <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/08/23/environnement-canada-des-donnees-de-mauvaises-qualite/">devoir laisser tomber les données écrites</a>, faute d&#8217;argent. À moins que ce soit par peur que des gens scrutent celles-ci à la loupe?</p>
<h3>On investit des milliards de dollars basés sur ces données, et personne ne s&#8217;est jamais demandé si les mesures étaient fiables!</h3>
<p>Rappelez-vous les propos de Mike Harris dans son journal de bord au CRU (pour l&#8217;assemblage et l&#8217;harmonisation des données destinées au GIEC), qui soulevait <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie–le-carnet-de-bord/">l&#8217;état pitoyable des données</a>&#8230;</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Jim Salinger et les 7SS</div>
<p>Le scientifique du NIWA à l&#8217;origine des ajustements des stations (7SS) serait Jim Salinger, alors qu&#8217;il était encore étudiant (dans les années 70). En 1992, quand le NIWA a adopté les données corrigées, l&#8217;agence n&#8217;a même pas daigné demander à voir les correctifs appliqués par Salinger, ni mettre à jour la méthodologie pour s&#8217;assurer d&#8217;appliquer les bons correctifs. En tout cas, Salinger a de quoi être fier, car il a sû «corriger» les données brutes pour réfléter le réchauffement souhaité, seul et sans budget, ce que ne parviennent à reproduire les 5-6 scientifiques du NIWA pendant des mois!</p>
<p>Qu&#8217;est devenu Salinger par la suite? Il <strong>a travaillé au CRU</strong> (<i>Climate Research Unit</i>), l&#8217;institution au coeur du Climategate. Il faisait donc partie du cercle restreint de scientifiques impliqués dans le scandale (figurant dans plusieurs <a href="http://www.eastangliaemails.com/">courriels</a>).  </p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas tout. <strong>Il est également auteur principal du GIEC!</strong><br />
Ah, comme le monde est petit!</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Le gouvernement néozélandais capitule</div>
<p>Après avoir défendu ses données pendant un certain temps, le gouvernement (plus exactement le NIWA) est forcé de reconnaitre qu&#8217;il n&#8217;a aucune trace des méthodes appliquées pour harmoniser les données, et en signe de reconnaissance de la mauvaise qualité de celles-ci, <strong>fini par s&#8217;en dissocier au lieu de les défendre!</strong> </p>
<p><strong>Pour sa défense, le NIWA indique qu&#8217;il n&#8217;existe aucun registre «officiel» de température (même s&#8217;il utilise depuis longtemps l&#8217;acronyme NZTR), et que ces données sont réservées à un usage interne purement pour la recherche.</strong> </p>
<p>En résumé, le NZCSC a trouvé des erreurs dans les relevés de température officiels, et le NIWA (gouvernement) se défend en disant que ce ne sont pas « ses » données! Ceci constitue en quelque sorte un aveu sur la médiocrité des résultats, dont le NIWA veut simplement se détacher le plus possible.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas tout&#8230;</p>
<p><strong>Le NIWA ajoute que, selon eux, ils ne sont pas tenus d&#8217;utiliser la meilleure source d&#8217;information disponible, ni d&#8217;appliquer les meilleures pratiques scientifiques et techniques disponibles à un temps donné.</strong></p>
<div class="smallquote">NIWA has formally stated that, in their opinion, they are not required to use the best available information nor to apply the best scientific practices and techniques available at any given time</div>
<div class="author"><a href="http://icecap.us/index.php/go/joes-blog/new_zealand_niwa_capitulates_on_temperature_record/">source</a></div>
<p>Pourtant, n&#8217;est-ce pas la façon de poursuivre son obligation implicite d&#8217;excellence?  </p>
<p>Parce qu&#8217;il existe très peu de données dans l&#8217;océan Pacifique, les données du NIWA reçoivent un poids supplémentaire dans la balance du GIEC pour déterminer les tendances à long terme de la température. Un bon coup de pouce pour la théorie d&#8217;effet de serre par l&#8217;homme.</p>
<p>Et toute cette science, ces décisions politiques et ces contraintes financières basées sur les données des 7SS&#8230; Aux poubelles? </p>
<p><br/><br/></p>
<p><strong>Comme pour le Climategate, le Kiwigate indique que :</strong></p>
<ul>
<li>Les scientifiques ont refusé de soumettre leurs données pour des analyses indépendantes</li>
<li>Lorsque forcés à le faire, les scientifiques ont affirmé avoir perdu les données (correctifs appliqués)</li>
<li>Les données brutes ne montrent aucun réchauffement, contrairement aux données harmonisées</li>
</ul>
<p>Évidemment, vous ne lirez pas ce genre de nouvelle dans nos médias aseptisés&#8230;<br />
<br/><br/></p>
<p>Sources:<br />
- <a href="http://icecap.us/index.php/go/joes-blog/new_zealand_niwa_capitulates_on_temperature_record/">New Zealand NIWA Capitulates on Temperature Record</a><br />
- <a href="http://www.suite101.com/content/kiwi-scientists-copy-data-trashing-technique-of-climategate-a230307">Kiwigate is a Carbon Copy of Climategate</a><br />
- <a href="http://motls.blogspot.com/2010/10/kiwigate-nz-government-abandons.html">Kiwigate: NZ government abandons datasets that showed warming</a><br />
- <a href="http://joannenova.com.au/2010/10/new-zealand-niwa">New Zealand – Where did that warming go?</a></p>
<p>Site du NZCSC: <a href="http://www.climatescience.org.nz/">http://www.climatescience.org.nz/</a></p>
<p><br/><br/></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ça brasse à l&#8217;APS!</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/10/16/ca-brasse-a-laps/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 04:33:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>
		<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>
		<category><![CDATA[scientifiques]]></category>

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		<description><![CDATA[MISE-À-JOUR 1 (21 octobre) : Voir fin de l&#8217;article Le 8 octobre dernier, le physicien Harold («Hal») Lewis a écrit une lettre ouverte pour démissionner de l&#8217;American Physical Society (APS), publiée sur le site de GWPF (Global Warming Policy Fundation). Reprise sur plusieurs sites, dont WattsUpWithThat et JoNova, la lettre explique pourquoi Lewis considère que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/aps-logo.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/aps-logo-150x150.jpg" alt="" title="aps-logo" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-3050" /></a></p>
<hr/><strong>MISE-À-JOUR 1 (21 octobre) :</strong> Voir fin de l&#8217;article</p>
<hr/><br/><br />
<strong>Le 8 octobre dernier, le physicien Harold («Hal») Lewis a écrit une lettre ouverte pour démissionner de l&#8217;<i>American Physical Society</i> (APS), publiée sur le site de <a href="http://thegwpf.org/ipcc-news/1670-hal-lewis-my-resignation-from-the-american-physical-society.html">GWPF</a> (<i>Global Warming Policy Fundation</i>). </p>
<p>Reprise sur plusieurs sites, dont <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/10/08/hal-lewis-my-resignation-from-the-american-physical-society/">WattsUpWithThat</a> et <a href="http://joannenova.com.au/2010/10/the-scientific-world-is-fracturing/">JoNova</a>, la lettre explique pourquoi Lewis considère que l&#8217;organisation ne le représente plus et qu&#8217;il demande à ne plus en faire partie, après 67 ans!</strong></p>
<p>Cette lettre explosive est peut-être un moment historique en science&#8230; La réputation de l&#8217;APS étant mise à rude épreuve, une réaction en chaîne n&#8217;est pas exclue, pouvant aussi atteindre d&#8217;autres ordres scientifiques (on pense surtout à la Société Royale et la Société Américaine de Chimie).  </p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">La lettre</div>
<hr/>
<br/><br />
La lettre de Lewis a été traduite en français (merci à PapyJako!) et publiée sur le site «réchauffement climatique» (skyfal) : <a href="http://www.skyfall.fr/?p=648">Une démission qui ne mâche pas ses mots</a>. La version originale anglaise se trouve <a href="http://thegwpf.org/ipcc-news/1670-hal-lewis-my-resignation-from-the-american-physical-society.html">ici</a>.</p>
<p>Hal Lewis indique que la Société Américaine de Physique (APS) est aujourd&#8217;hui corrompue par l&#8217;argent. Il fonde ses propos sur le traitement de la société envers le réchauffement climatique, spécialement depuis sa déclaration de 2007, sa réitération en 2009 et sa réaction au Climategate. En effet, lorsque les documents du CRU furent publiés, que la fraude de certains scientifiques fut exposée, l&#8217;APS a tout bêtement accepté la corruption comme une norme, et fait tout depuis ce temps pour éviter la discussion sur le sujet.</p>
<p>Lewis et d&#8217;autres membres de l&#8217;APS auraient envoyé des courriels à propos du Climategate pour engager une discussion sur le sujet. Toutefois, le président n&#8217;aurait guère apprécié le geste et au lieu d&#8217;encourager la discussion comme ce fut coutume, il aurait ouvert une enquête hostile sur la façon dont ils s&#8217;étaient procuré les adresses de courriel.<br />
<span id="more-3049"></span><br />
<br/></p>
<div class="orangesmall">Une pétition pour un groupe technique indépendant sur le climat</div>
<p>Une <a href="http://www.openletter-globalwarming.info/Site/Signatures__APS_Council_Study.html">pétition</a> fut alors signée par 260+ membres (soit plus que les 200 signatures nécessaires, selon la charte de l&#8217;APS), pour proposer la création d&#8217;un groupe technique indépendant sur les changements climatiques, afin de remettre la science dans le débat. </p>
<p>On y demandait aussi que le conseil de l&#8217;APS reconsidère <a href="http://www.aps.org/policy/statements/07_1.cfm">sa déclaration</a> sur le sujet (datant de 2007), laquelle incluait en outre le qualificatif «irréfutable» (<i>incontrovertible</i>) pour qualifier le réchauffement par l&#8217;homme. Le but était de mieux représenter l&#8217;état des connaissances scientifiques actuelles et les incertitudes (le réchauffement par l&#8217;homme étant loin d&#8217;être irréfutable). </p>
<p><br/></p>
<div class="orangesmall">Confirmation de la déclaration originale de l&#8217;APS</div>
<p>Au lieu de former le groupe technique demandé, l&#8217;APS aurait plutôt nommé un comité secret (<i>the Kleppner committee</i>) pour réévaluer la déclaration de la société. À la fin 2009, celui-ci a finalement repris, pratiquement mot pour mot, la déclaration originale, gardant même le mot «irréfutable» en trait aux preuves. Cela va bien sûr dans le sens contraire de l&#8217;esprit scientifique (rien en science n&#8217;est irréfutable) et des observations (qui ne supportent même pas les affirmations). Le rapport Kleppner est réservé aux membres de l&#8217;APS.</p>
<p>Le président de l&#8217;APS aurait par la suite sondé les membres pour savoir s&#8217;ils signeraient une pétition dont le sujet exact serait à préciser ultérieurement (et sans leur fournir de proposition). C&#8217;est suite aux nombreuses réponses affirmatives qu&#8217;un autre comité secret (<i>Panel on Public Affairs &#8211; POPA</i>) aurait été formé, évitant ainsi de créer le groupe indépendant proposé par Lewis. </p>
<p>Bien sûr, cela n&#8217;est pas vraiment recevable légalement, c&#8217;est-à-dire la récolte de signatures pour une pétition vague dont les détails seront complétés à la guise de l&#8217;APS par la suite&#8230; mais il fallait trouver une astuce pour contourner la demande légale de Lewis et s&#8217;assurer que le comité soit privé et bien sélectionné.</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Wikipédia revient à la charge</div>
<hr/>
<br/><br />
Souvenez-vous du <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/04/wikigate/">WikiGate</a>, dans lequel William Connelley, cofondateur du blogue RealClimate.org (où Michael Mann et Gavin Schmidt sont coauteurs), s&#8217;emploie à réécrire l&#8217;histoire en lien au réchauffement depuis 2003 (notamment en détruisant les références à l&#8217;optimum médiéval). Connelley, ayant un rôle d&#8217;administrateur, a bloqué plus de 2000 contributeurs, édité plus de 6000 articles distincts et supprimé plus de 1500 autres (voir ses <a href="http://toolserver.org/~soxred93/pc/William+M.+Connolley">statistiques</a>), transformant Wikipédia en véritable entreprise activiste.</p>
<p>Malgré de nombreuses plaintes, il semble que les dirigeants de l&#8217;encyclopédie n&#8217;aient pas jugé bon de lui retirer son statut d&#8217;administrateur, même si cela contrevient aux politiques de l&#8217;entreprise, c&#8217;est-à-dire que <strong>les administrateurs doivent être des gens impartiaux</strong>. Évidemment, on peut assouplir les règles lorsque l&#8217;administrateur en question va dans le bon sens&#8230;</p>
<p>Sur la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Harold_Lewis">page de Harold Lewis</a> (Wikipédia), William Connelley s&#8217;est affairé à bloquer la semaine dernière la publication de la lettre de démission et à garder la page moins compromettante pour les tenants de l&#8217;effet de serre. Après avoir <a href="http://wattsupwiththat.files.wordpress.com/2010/10/connelly_revisions.png">enlevé l&#8217;info</a>, on s&#8217;est également assuré également de bloquer l&#8217;édition, en la réservant aux usagers enregistrés reconnus (<a href="http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Harold_Lewis&#038;action=edit">established registered users</a>). Voyez cette <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/wikipedia_harold_lewis.png">capture d&#8217;écran</a>.</p>
<h3>DERNIÈRE HEURE : au moment de rédiger ces lignes, une nouvelle vient de paraître selon laquelle <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/10/14/willia-connolley-now-climate-topic-banned-at-wikipedia/">Wikipédia vient de bannir William Connelley d&#8217;éditer quoi que ce soit en lien au climat</a> pour 6 mois! </h3>
<p>Même s&#8217;il pourrait trouver des moyens de contourner l&#8217;interdiction, c&#8217;est au moins la reconnaissance par Wikipedia du rôle répréhensif de Connelley comme gardien d&#8217;information sur le sujet (<i>gatekeeper</i>).</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">L&#8217;APS réplique</div>
<hr/>
<br/><br />
Le 12 octobre dernier, l&#8217;APS a réagi à la lettre (de plus en plus populaire dans le milieu), en publiant un <a href="http://www.aps.org/about/pressreleases/haroldlewis.cfm">communiqué de presse</a> sur son site. Une réponse évasive et peu convaincante à laquelle Dr. Hal Lewis a répliqué (assisté de Dr. Roger Cohen et Dr. Will Happer), incluant des détails savoureux et encore plus incriminants&#8230; <strong>Qui s&#8217;y frotte s&#8217;y pique!</strong></p>
<p>La lettre avec les répliques de Lewis se trouve ici : <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/10/13/aps-responds-deconstructing-the-aps-response-to-dr-hal-lewis-resignation/">APS responds! – Deconstructing the APS response to Dr. Hal Lewis resignation</a></p>
<p><br/></p>
<div class="orangesmall">Déclarations fondées sur des standards rigoureux?</div>
<p>L&#8217;APS indique qu&#8217;elle adhère à des standards éthiques rigoureux lors du développement de ces déclarations (NDT: si c&#8217;était le cas, pourquoi alors ignorer les nombreuses vues divergentes et faire abstraction des incertitudes?), ce à quoi répond Lewis :</p>
<div class="quote">Nous savons que la déclaration de la société sur le changement climatique, en 2007, a été littéralement rédigée lors d&#8217;un dîner par seulement quelques personnes, suite à la déclaration plus modérée du comité.</div>
<div class="smallquote">We know that the existing 2007 APS Statement on Climate Change was developed literally over lunch by a few people, after the duly constituted Committee had signed off on a more moderate Statement.</div>
<p>Cette affirmation reste à prouver, mais je parie que si l&#8217;APS se fait arrogante, les preuves de Lewis seront publiées.</p>
<p><br/></p>
<div class="orangesmall">L&#8217;APS ouverte aux révisions?</div>
<p>L&#8217;AFP affirme être ouverte à la révision de ses déclarations si les membres le demandent via une pétition.</p>
<p>Pourtant, comme le soulignent Lewis, la société avait publié <a href="http://www.aps.org/publications/apsnews/200912/apscouncilors.cfm">une nouvelle</a> suite à sa pétition, dans laquelle un conseiller (Brasseur) indique clairement ne pas vouloir de référendum sur les déclarations de la société, car cela pourrait mener à des déclarations scientifiques faibles.</p>
<p><br/></p>
<div class="orangesmall">Conflits d&#8217;intérêts?</div>
<p>En lien à l&#8217;allégation selon laquelle l&#8217;AFP profiterait de l&#8217;argent des changements climatiques, la société réplique qu&#8217;<strong>aucun agent d&#8217;exploitation ou dirigeant élu n&#8217;a d&#8217;intérêt pécuniaire dans un tel financement</strong>.</p>
<p>Vraiment?</p>
<p>Le président du <a href="http://www.aps.org/about/governance/committees/popa/index.cfm">POPA</a> (<i>Panel on Public Affairs</i>, c&#8217;est-à-dire le comité qui a ré endossé la déclaration de 2007), <strong>Robert H. Socolow</strong>, siège en tant que conseiller sur les changements climatiques de la banque allemande «Deutsche Bank», qui a un portfolio «vert» de plus de 60 milliards (sans oublier les entrants des crédits de Carbone!). Cela fait bien des investisseurs à rassurer. </p>
<p>Ajoutons que les autres conseillers de la banque incluent <strong>Rajenda Pachauri</strong> (président du GIEC) et <strong>Lord Oxburgh</strong>, celui qui a présidé <strike>le comité d&#8217;enquête</strike> l&#8217;opération de blanchiment de la Société Royale (Oxburgh Report) sur le Climategate (dont j&#8217;ai parlé <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">ici</a> et <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/20/enquete-doxburgh-independante/">ici</a>). Collusion?</p>
<p>Lewis note aussi que l&#8217;un des membres du comité Kleppner (qui a précédé le POPA sur l&#8217;évaluation de la déclaration de 2007), pendant son mandat, envisageait pour sa part un poste de chef scientifique chez BP, qu&#8217;il a finalement accepté après le rapport. </p>
<div class="box"><strong>Note additionnelle:</strong><br />
Le fameux poste de chef scientifique chez BP était devenu vacant suite au départ de Steven Koonin pour un poste de sous-secrétaire au Département américain de l&#8217;Énergie (DOE). Koonin était responsable (2004 à 2009) de la stratégie de BP en matière d&#8217;énergies renouvelables et alternatives. </p>
<p>En 2007, BP a versé 500 millions $ à l&#8217;Université de Berkeley et l&#8217;Université d&#8217;Illinois pour développer des énergies alternatives (surtout les biocarburants). Le laboratoire d&#8217;Énergie de Berkeley était alors sous la direction de Steve Chu, aujourd&#8217;hui secrétaire du Département de l&#8217;Énergie (aux côtés de Koonin). </p>
<p>BP occupe donc une place de choix dans la politique énergétique américaine, ce qui explique peut-être en partie la gestion de l&#8217;administration Obama envers la fuite du golfe. </p>
<p>Notez que BP est très en faveur de la régulation du CO2, dont il profiterait beaucoup, contrairement à ce que laissent croire nos médias. Suivant les traces d&#8217;<a href="http://network.nationalpost.com/np/blogs/fpcomment/archive/2009/05/30/lawrence-solomon-enron-s-other-secret.aspx">Enron</a> (voir en <a href="http://www.skyfall.fr/?p=566">partenariat</a>), l&#8217;entreprise aurait misé dans les années 90 sur un marché d&#8217;échanges en lien à des restrictions d&#8217;émissions de CO2, le fameux Cap &#038; Trade. Pour ce faire, on verse d&#8217;énormes sommes à des groupes écologistes pour promouvoir la lutte au CO2, et se joint à nul autre que «le père du réchauffement climatique», c&#8217;est-à-dire le scientifique alarmiste Dr. James Hansen (aujourd&#8217;hui à la tête du GISS).</div>
<p><br/></p>
<div class="orangesmall">Perturbations climatiques</div>
<p>Dans son communiqué, l&#8217;ASP estime que la science (du climat) est très claire, même si les modèles sont loin d&#8217;être adéquats. Elle ajoute que l&#8217;étendue des «perturbations climatiques» (<i>climatic disruptions</i>) en lien à l&#8217;augmentation de CO2 demeure incertaine.</p>
<p>Étrangement, l&#8217;APS utilise dans son communiqué le terme «<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/09/21/perturbations-climatiques/">perturbations climatiques</a>», récemment introduit par le conseiller scientifique d&#8217;Obama (John Holdren), permettant d&#8217;associer tout événement climatique anormal au rôle de l&#8217;homme. Ce choix semble plutôt politique. Lewis indique d&#8217;ailleurs que les agences fédérales du gouvernement (comme le NAS et le bureau du conseiller scientifique du président) s&#8217;attendent que l&#8217;APS continuera de supporter la grosse machine qui converge des milliards de dollars vers la recherche supportant l&#8217;alarmisme.</p>
<p><br/></p>
<div class="orangesmall">Financement par BP</div>
<p>Toujours en lien au financement, Lewis ajoute que les travaux de recherches de Socolow (président du <i>Panel on Public Affairs</i>) seraient subventionnés par BP, et qu&#8217;ils dépendent en quelque sorte du maintien de l&#8217;alarmisme.</p>
<p><br/></p>
<div class="orangesmall">Nouveau groupe technique sur le climat?</div>
<p>En terminant, l&#8217;APS indique qu&#8217;en réponse à l&#8217;intérêt marqué de ses membres, elle est en processus d&#8217;organisation d&#8217;un groupe technique (<i>Topical Group</i>) sur le climat visant à encourager l&#8217;échange d&#8217;information.</p>
<p>Lewis réplique en indiquant que le groupe technique avait été proposé par la pétition qu&#8217;il avait proposée avec 4 autres membres. D&#8217;ailleurs, l&#8217;APS n&#8217;a pas encore approuvé le groupe, donc rien n&#8217;est en processus d&#8217;organisation encore, c&#8217;est seulement envisagé. Il s&#8217;agit simplement d&#8217;une opération de relations publiques!<br />
<br/><br/></p>
<hr/>
<strong>MISE-À-JOUR 1 :</strong><br />
Jean Martin (www.pensee-unique.fr) a également fait une <a href="http://www.pensee-unique.fr/paroles.html#neuf">synthèse du sujet</a>, incluant la chronologie des événements. Très bon complément d&#8217;information.</p>
<p>On y apprend d&#8217;ailleurs que plus du tiers des 48,000 scientifiques membres de l&#8217;APS ne sont pas en accord avec la prise de position de la société en 2007 (laquelle n&#8217;a à peu près pas changé dans sa version 2009), selon une enquête interne d&#8217;opinion. On est donc très loin d&#8217;un consensus. Du moins pour les physiciens des pays développés.</p>
<p>Notez que parmi les 31,487 signatures de scientifiques américains qui s&#8217;opposent au dogme, près de 6000 signataires sont dans la discipline de physique et sciences de l&#8217;espace. Sachant que l&#8217;hypothèse du réchauffement anthropique repose, nous dit-on, sur des bases de physique, elle ne fait certes pas l&#8217;unanimité parmi les spécialistes de cette science!</p>
<p>Enfin, précision quant à la pétition de Lewis, elle fut signée au début 2009, soit bien avant le Climategate.</p>
<hr/><br/><br />
<br/></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Enquête du Penn State: seconde partie</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/30/enquete-du-penn-state-seconde-partie/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 04:26:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>

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		<description><![CDATA[On se rappellera qu&#8217;en février dernier, le Penn State (Pennsylvania State University) avait rendu un premier rapport («Inquiry Report») sur les allégations de mauvaise conduite en recherche de Michael Mann, scientifique impliqué dans plusieurs courriels du ClimateGate, et auteur de la célèbre courbe en crosse de hockey. Mann ne travaille pas pour le CRU (Climate [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On se rappellera qu&#8217;en février dernier, le Penn State (Pennsylvania State University) avait rendu un premier rapport («Inquiry Report») sur les allégations de mauvaise conduite en recherche de Michael Mann, scientifique impliqué dans plusieurs courriels du ClimateGate, et auteur de la célèbre courbe en crosse de hockey. </p>
<p>Mann ne travaille pas pour le CRU (<i>Climate Research Unit</i> &#8211; d&#8217;où proviennent les documents du ClimateGate), mais y entretient des liens étroits avec certains employés, dont plusieurs publications conjointes.</p>
<p>J&#8217;ai parlé de ce rapport préliminaire dans mon billet sur les <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">enquêtes du ClimateGate</a>, ainsi que dans celui portant sur <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/01/poursuite-contre-micheal-mann/">la possible poursuite de Micheal Mann</a> par le procureur général de Virginie.</p>
<p>Ce rapport constituait la première enquête des suites du ClimateGate, bien que limité à Michael Mann. Ce dernier fut, sans surprise, exonéré par le Penn State (son employeur), à qui il rapporte de gros sous. Et n&#8217;oublions pas que seuls Garry(Gerald) North et l&#8217;éditeur de Science, Donald Kennedy, ont été interrogés. Le premier, déjà sympathisant envers Mann, n&#8217;avait même pas lu les courriels!</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Seconde partie d&#8217;enquête: l&#8217;investigation</div>
<p>L&#8217;examen plus approfondi des allégations fit l&#8217;objet d&#8217;une seconde partie de l&#8217;enquête, celle de l&#8217;investigation («Final Investigation Report»), qui a rendu son <a href="http://live.psu.edu/fullimg/userpics/10026/Final_Investigation_Report.pdf">rapport</a> en juin dernier (disponible depuis le 1er juillet).<br />
<span id="more-2785"></span><br />
Celui-ci, plus volumineux, inclus un résumé des entretiens avec les personnes suivantes:</p>
<ul>
<li><strong>Dr. Micheal Mann</strong> (Professeur, département de Météorologie de l&#8217;Université Penn State &#8211; l&#8217;accusé)</li>
<li><strong>Dr. William Easterling</strong> (Doyen, collège de la Terre et des Sciences Minérales, Université Penn State)</li>
<li><strong>Dr. William Curry</strong> (Scientifique senior, département de Géologie et Géophysique, Institut Océanographique Woods Hole)</li>
<li><strong>Jerry McMannus</strong> (Professeur, département de la Terre et des Sciences en Environnement, Université Columbia)</li>
<li><strong>Dr. Richard Lindzen</strong> (Professeur, département de la Terre, de l&#8217;Atmosphère et des Sciences planétaires, Institut de Technologie du Massachusetts)</li>
</ul>
<p>L&#8217;enquête avait pour but premier de répondre à la question suivante:</p>
<div class="blue">Est-ce que Dr. Michael Mann a participé, directement ou non, à des actions qui dérivent grandement des pratiques acceptées par la communauté académique pour la proposition, la conduite ou les rapports de recherche ou autres activités scolaires?</div>
<h3>Le comité conclut que non, basé sur le fait que ce dernier, entre 1999 et 2010, a été le chercheur principal (ou coprincipal) de 5 projets du NOAA et 4 projets du NSF, en plus de projets financés par le Département de l&#8217;Énergie (DOE), l&#8217;Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et l&#8217;Office de la Recherche Navale (ONR). Ce niveau de succès pour la proposition de recherche et l&#8217;obtention de financement place Dr. Mann parmi les scientifiques les plus respectés de son domaine. Un tel succès ne pourrait être possible sans rencontrer ou dépasser les standards les plus élevés de sa profession.</h3>
<p><br/><br/></p>
<p>Donc, c&#8217;est la réputation qui garantit la bonne conduite? </p>
<p>Que dire de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jan_Hendrik_Schon">Jan Hendrik Schön</a>, réputé chercheur en physique (gagnant de plusieurs prix) qui fut reconnu comme fraudeur par la suite? Ou encore <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hwang_Woo_Suk">Hwang Woo-suk</a>, un pionnier expert dans son domaine, qui a publié des travaux sur les cellules souches embryonnaires humaines par parthénogenèse, mais dont les données se sont révélé avoir été fabriquées de toutes pièces? Et qui ne connait pas <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bernard_Madoff">Bernard Lawrence Madoff</a>, dont la compagnie fut à une époque la plus grande société d&#8217;investissement du NASDAQ et la 6e à Wall Street, avant son arrestation en 2008 pour fraude de 50 milliards de dollars?</p>
<p><i>Je ne prétends pas que Mann est un fraudeur (scientifique convaincu et peu auto-critique, certes), mais que la réputation basée sur le nombre de publications, d&#8217;honneurs ou de performance n&#8217;est pas gage de pratiques saines et exemplaires.</i></p>
<p><br/><br/></p>
<p>En lien au partage des données et des codes sources avec les gens qui désirent examiner ceux-ci, le comité conclut que la façon dont Micheal Mann a utilisé et partagé des codes sources fut conforme aux pratiques de son domaine (c&#8217;est-à-dire non-partage de données pour contre-vérification). </p>
<h3>Personne en climatologie ne partage ses données. Alors, le fait que Michael Mann ne les partage pas serait, pour le comité, tout à fait acceptable!</h3>
<p>Pour moi, cette enquête du Penn State ne fut nulle autre qu&#8217;une opération de blanchiment («whitewash»).<br />
<br/><br/></p>
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		</item>
		<item>
		<title>LaPresse : Les leçons du ClimateGate (7e partie – conclusion)</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/29/lapresse-les-lecons-du-climategate-7e-partie-%e2%80%93-conclusion/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 06:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>
		<category><![CDATA[revue de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie)», dernier d&#8217;une série en réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs». L&#8217;article de LaPresse était pour moi un exemple éloquent du manque de compréhension et d&#8217;objectivité des journalistes en environnement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg" alt="" title="cru" width="200" height="135" class="alignleft size-full wp-image-1085" /></a><strong>Ce billet est la suite de «<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie)</a>», dernier d&#8217;une série en réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier:  «Climategate: les leçons sont ailleurs».</strong></p>
<p>L&#8217;article de <a href="http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/201005/08/01-4278639-climategate-les-lecons-sont-ailleurs.php">LaPresse</a> était pour moi un exemple éloquent du manque de compréhension et d&#8217;objectivité des journalistes en environnement d&#8217;ici (il est en fait une copie d&#8217;un article par l&#8217;Agence Science Presse, ce qui montre également le psittacisme en place). </p>
<p>J&#8217;aurais pu écrire un simple billet (celui-ci) en réponse à l&#8217;article, mais j&#8217;ai jugé bon d&#8217;informer d&#8217;abord le lecteur sur ce qu&#8217;est le ClimateGate et de quelles enquêtes il s&#8217;agit. Un (très) long détour justifié par le manque d&#8217;information diffusé par les médias de masse (incluant LaPresse), préoccupé davantage à maintenir le cap sur le RCA (réchauffement climatique anthropique) que de s&#8217;interroger sur le contenu de l&#8217;information. </p>
<p>Le journaliste qui a écrit l&#8217;article original a-t-il non seulement lu les courriels? Comprend-il les liens étroits (donc les implications) entre les scientifiques du CRU et le GIEC? S&#8217;est-il informé des enquêtes (nominations, objectifs, procédures, témoins interrogés&#8230;)? Sait-il en quoi consiste l&#8217;astuce pour cacher le déclin (ou s&#8217;est-il contenté de savoir que le mot astuce est synonyme de «méthode statistique»)?&#8230;  Je doute fort qu&#8217;il puisse répondre oui à la moindre de ces questions. Et si c&#8217;est le cas, alors il cache volontairement des informations pour entretenir son discours, car on ne peut conclure de la sorte objectivement. </p>
<p>Ce n&#8217;est pas aux journalistes de trancher la question climatique. Ils doivent rapporter l&#8217;information, et laisser les gens décider. Malheureusement, et c&#8217;est probablement le nerf de la guerre, les médias ont décidé depuis longtemps de ne couvrir qu&#8217;une version des faits. Cela me rappelle une <a href="http://www.american.com/archive/2008/april-04-08/the-new-dissidents">citation</a> de Ross Gelbspan, ex-éditeur du Boston Globe:</p>
<div class="quote">Non seulement les journalistes ne sont pas tenus de rapporter ce que les scientifiques sceptiques ont à dire sur le réchauffement climatique, ils ont la responsabilité de NE PAS rapporter leurs propos.</div>
<div class="smallquote">Not only do journalists not have a responsibility to report what skeptical scientists have to say about global warming, they have a responsibility not to report what these scientists say.</div>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Deux nouveaux rapports</div>
<p>Entre la parution de l&#8217;article original de LaPresse et ce billet, deux autres enquêtes ont rendu leur rapport. La première fut celle du Penn State, qui nous avait déjà donné une première partie en mars dernier (et dont j&#8217;ai traité dans la <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">6e partie</a>), livrant cette fois la partie scientifique. La seconde est celle de Sir Muir Russel, une enquête soi-disant indépendante mise sur pied par le CRU, aussi partisane que les précédentes. Je traiterai de celles-ci dans des billets séparés (elles sont comparables à celles couvertes précédemment, et ne changent en rien les conclusions).</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Parties précédentes</div>
<p>Avant de pousuivre, voici la liste des parties précédentes de la série:</p>
<ul>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-intro/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (1re partie)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie &#8211; les courriels)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie &#8211; le code)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie%E2%80%93le-carnet-de-bord/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie &#8211; le carnet de bord)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-5e-partie%E2%80%93-le-4e-rapport-du-giec/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie &#8211; le 4e rapport du GIEC)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie &#8211; les enquêtes)</a></strong></li>
</ul>
<p><span id="more-2749"></span></p>
<div class="subtitle">ClimateGate&#8230; les leçons</div>
<hr/>
L&#8217;article de LaPresse nous indique que le ClimateGate n&#8217;était en fait qu&#8217;une demi-douzaine de courriels contenant des phrases qui, prises hors contexte, peuvent porter à confusion. Il indique également que des enquêtes distinctes (3) ont conclu qu&#8217;il n&#8217;y avait pas eu d&#8217;«inconduite scientifique», et que par conséquent la seule leçon qu&#8217;il faille retenir est d&#8217;améliorer les relations publiques.</p>
<div class="quote">Les leçons qui émergent de cette controverse, après cinq mois, sont ailleurs: un déficit de relations publiques de la part des scientifiques, qui ont sous-estimé l&#8217;ampleur que pouvaient prendre ces accusations.</div>
<p>L&#8217;auteur de l&#8217;article reprend les propos de Judith Curry, climatologue bien connue dans le camp carbocentriste (mais également l&#8217;une des rares à critiquer ouvertement le GIEC et qui ouvre le dialogue à l&#8217;occasion avec les scientifiques climato-sceptiques) :</p>
<div class="quote">Une meilleure compréhension des énormes implications politiques devrait nous pousser à viser les plus hauts standards d&#8217;éthique en recherche. Améliorez vos talents de communicateurs; nous avons tous besoin de communiquer plus efficacement</div>
<p>En effet, les enquêtes ont à peu près toutes conclu au manque de transparence des scientifiques du climat pour rendre leurs données publiques (même s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un élément important, avec cette concession, on préserve l&#8217;essentiel). De plus, les scientifiques du CRU ne sont pas véritablement blâmés, ni vraiment tenus de rendre prochainement leurs données publiques, car, nous dit-on&#8230; c&#8217;est normal, il s&#8217;agit de la norme en climatologie! </p>
<p>Phil Willis MP, Président du Comité de l&#8217;enquête parlementaire, en <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/03/30/results-of-the-climategate-paliamentary-inquiry-in-the-uk/">mars dernier</a> :</p>
<div class="quote">À propos des accusations envers Phil Jones de refus de communiquer les données brutes et les codes de programmation, le comité considère que ses actions étaient fidèles à la pratique commune dans la communauté scientifique du climat, mais que ces pratiques devraient changer.</div>
<div class="smallquote">On the accusations relating to Professor Jones’s refusal to share raw data and computer codes, the Committee considers that his actions were in line with common practice in the climate science community but that those practices need to change.</div>
<p>Il faudrait revoir les procédures, un jour, peut-être, laisse entendre le rapport d&#8217;enquête. Aucune recommandation, ligne directrice, sanction ou ultimatum.</p>
<p>Et cette pratique déplorable, a-t-on le culot d&#8217;ajouter, ne remet pas en doute les conclusions du GIEC! Or, les conclusions alarmistes du GIEC se basent essentiellement sur les données du CRU, les données que seuls Phil Jones et sa bande connaissent et manipulent. Celles-là mêmes qui sont inaccessibles aux autres pour validation. </p>
<p>À la lumière de ce qui a été dévoilé dans certains courriels, il m&#8217;apparait que la publication des données brutes et des codes est de la plus haute priorité, et qu&#8217;une contre-vérification sérieuse doit être effectuée (incluant la participation de statisticiens) avant d&#8217;aller plus loin.</p>
<p>Quant à l&#8217;aspect communication, je crois que c&#8217;est passer complètement à côté du message. Décidément, ni Judith ni l&#8217;auteur n&#8217;ont compris ce que demandent les climato-sceptiques, comme nous le verrons un peu plus loin.</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Recherches vérifiées?</div>
<p>Dans son article, l&#8217;auteur ajoute:</p>
<div class="quote">Il aurait été étonnant que 30 années de recherches vérifiées et contre-vérifiées -y compris par les sceptiques- dans des domaines aussi indépendants les uns des autres que l&#8217;océanographie et l&#8217;ornithologie, puissent être balayées par une poignée de courriels sortis de leur contexte</div>
<ul>
<li><strong>Recherches vérifiées et contre-vérifiées?</strong><br />
Voilà justement une autre grande partie du problème. Le ClimateGate met au grand jour ce que dénoncent plusieurs scientifiques depuis des années: un processus de révision par les pairs grandement polarisé et un refus d&#8217;accès aux données pour contre-vérification. Comment voulez-vous vérifier des travaux si l&#8217;on vous refuse l&#8217;accès aux données et aux méthodes utilisées?<br/><br/> </li>
<li><strong>Y compris par les sceptiques?</strong><br />
Il a fallu à Steve McIntyre des années d&#8217;acharnement et un recours à un FOI (<i>Freedom Of Information</i>, loi sur l&#8217;accès à l&#8217;information) pour avoir une partie des données qui ont mené à la célèbre courbe en crosse de hockey de Micheal Mann. Les données obtenues ont permis de rejeter les conclusions du «symbole ultime» du réchauffement. Même si elle n&#8217;est plus utilisée par le GIEC, la courbe demeure à la base de l&#8217;alarmisme planétaire. Jamais les médias n&#8217;ont soulevé le fait qu&#8217;elle fut mise au rancart, pas plus que le GIEC n&#8217;a fait de mea culpa.</p>
<p>Si l&#8217;on avait permis la contre-vérification comme il se doit, la courbe de Mann (qui montre un plateau pendant 1000 ans suivi d&#8217;une augmentation soudaine en 1900) n&#8217;aurait jamais été mise en avant-plan, et la science du réchauffement, comme les politiques qui en découlent, aurait pris une tout autre tournure, certainement moins alarmiste.</p>
<p>Voici le genre de réponse qu&#8217;ont eu droit les sceptiques ayant demandé l&#8217;accès aux données pour s&#8217;assurer de la validité des conclusions:</p>
<div class="quote">Nous avons investi environ 25 ans dans ce travail. Pourquoi devrais-je rendre les données disponibles pour vous, alors que votre but est de tenter de trouver quelque chose d&#8217;erroné?</div>
<div class="smallquote">We have 25 years or so invested in the work. Why should I make the data available to you, when your aim is to try and find something wrong with it?</div>
<div class="author">Phil Jones, directeur du CRU (2005), en réponse à Warwick Hughes (<a href="http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200910/cmselect/cmsctech/387b/387we37.htm">source</a>)</div>
<p>Pourtant, l&#8217;institut de Physique, lors de ses recommandations au comité d&#8217;enquête du parlement a été très clair:</p>
<div class="quote">Le principe selon lequel les scientifiques doivent être disposés à exposer leurs résultats à des tests indépendants et permettre a réplication aux autres, ce qui demande l&#8217;échange ouvert de données, procédures et matériaux, est vital.</div>
<div class="smallquote">The principle that scientists should be willing to expose their results to independent testing and replication by others, which requires the open exchange of data, procedures and materials, is vital.</div>
<p><br/><br/></li>
<li><strong>Dans des domaines aussi indépendants les uns des autres que l&#8217;océanographie et l&#8217;ornithologie?</strong><br />
Justement, la plupart des scientifiques du GIEC ne sont pas des spécialistes du climat, mais plutôt des biologistes, économistes ou même fonctionnaires. Ces gens ne se penchent pas sur les causes, mais les implications possibles. Si le rôle de ces scientifiques est essentiel pour calculer l&#8217;influence du réchauffement sur divers aspects, ils n&#8217;ont pour source de données que celles en provenance des modèles du GIEC. Ils ne valident en aucune façon les conclusions du GIEC (réchauffement de 2 à 4 degrés dans 100 ans, causés par le CO2 d&#8217;origine anthropique).<br/><br/></li>
<li><strong>Par une poignée de courriels sortis de leur contexte?</strong><br />
J&#8217;aimerais qu&#8217;on me fournisse un contexte acceptable pour justifier les <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">propos suivants</a>):</p>
<ol>
<li>
<div class="quote">Je viens de compléter l’astuce de Mike [NDT: Micheal Mann] pour la revue Nature en ajoutant les températures réelles à chacune des séries pour les derniers 20 ans (c’est-à-dire à partir de 1981) et à partir de 1961 pour la série de Keith [NDT: Keith Briffa] afin de cacher le déclin.</div>
<p>Notez que les médias s&#8217;attardent au mot «astuce», mais ce qui importe est de savoir en quoi il consiste, soit la suppression des données de proxys d&#8217;arbres, qui montre un déclin récent, pour les remplacer par les températures réelles pour les derniers 20 ans. <strong>On ne supprime pas des données gênantes, on les inclut et on s&#8217;interroge sur la divergence!</strong><br />
<br/><br/></li>
<li>Ou encore:
<div class="quote">Les deux MM [NDT : Ross McKittrick et Steve McIntyre] réclament les données des stations du CRU depuis des années. S’ils entendent parler qu’il existe désormais une loi sur l’accessibilité à l’information au Royaume-Uni, je crois que je vais supprimer les données plutôt que de les envoyer à quiconque.</div>
<p>Peu importe la raison, on ne supprime pas des données. C&#8217;est la base de tout!<br />
<br/><br/></li>
<li>Que dire de celui-ci:
<div class="quote">Je ne peux voir un de ces articles dans le prochain rapport du GIEC. Kevin [NDT: Kevin Trenberth] et moi allons faire en sorte de les bloquer – même si nous devons redéfinir ce qu’est la littérature à comité de relecture!</div>
<p>Pourquoi absolument bloquer un article dans le rapport? Ce dernier n&#8217;est-il pas censé être objectif? Redéfinir le peer-review? Dans quel contexte cela parait-il convenable?</li>
</ol>
</li>
</ul>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Demandes d&#8217;accès à l&#8217;information</div>
<p>L&#8217;auteur enchaîne avec : </p>
<div class="quote">Mais à en juger par l&#8217;avalanche de demandes d&#8217;accès à l&#8217;information tombées l&#8217;été dernier sur l&#8217;Unité de recherches sur le climat britannique (CRU), le harcèlement des scientifiques aurait pu être le principal objectif de cette stratégie, bien plus que l&#8217;espoir d&#8217;invalider la «théorie» du réchauffement.</div>
<p>L&#8217;avalanche de demandes d&#8217;accès (une cinquantaine) est apparue en 2009, AVANT le ClimateGate, et faisait suite au manque de transparence du CRU, et son refus de fournir les données. Pourtant, cela fait partie de la méthode scientifique, telle que mentionnée plus haut. Au moment de publier un article, les auteurs doivent être prêt à fournir les données pour contre-vérification, une opération qui n&#8217;aurait pris que quelques minutes par demande, et dont le nombre aurait été beaucoup moindre s&#8217;ils avaient collaboré (des scientifiques, comme Steve McIntyre, ont du se montrer insistants). </p>
<p>Je comprends mal que l&#8217;on puisse déplorer le fait de vouloir contre-vérifier des travaux scientifiques. Pour moi cela est inquiétant, voir suffisant à douter de la rigueur scientifique&#8230; Lorsque vous fournissez les données de température du globe à la base de l&#8217;alarmisme qui pourrait engendrer des dépenses chiffrées en trillions de dollars, il est normal que l&#8217;on demande à vérifier vos chiffres (climato-sceptique ou non), ne croyez-vous pas?</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Des données publiques?</div>
<p>Selon l&#8217;article de LaPresse, les donnes seraient disponibles au public en grande partie&#8230;</p>
<div class="quote">Si 95 % des données sur le climat étaient d&#8217;ores et déjà du domaine public, une autre retombée de ces événements serait la pression exercée pour que les 5 % restants y soient aussi</div>
<p>Les données rendues publiques sont celles du NOAA/GHCN, qui <a href="http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200910/cmselect/cmsctech/387b/387we37.htm">diffèrent grandement</a> de celles du CRU. Et même si les données sont disponibles en grande partie, elles demeurent incomplètes et, surtout, n&#8217;incluent pas les manipulations apportées, essentielles à la réplication. Bref, impossible de reproduire les travaux dans l&#8217;état actuel. </p>
<p>Le MET Office, qui regroupe et publie les données du CRU, estime qu&#8217;il faudra <a href="http://wattsupwiththat.com/2009/12/04/uk-met-office-do-over-entire-global-temperature-series-160-years-worth/">3 ans</a> pour assembler les données brutes (<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2009/09/26/les-preuves-du-rechauffement-ont-ete-perdues/">perdues</a>), dans son <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/02/23/met-office-pushes-a-surface-temperature-data-do-over/">initiative de transparence</a> annoncée en février dernier (refonte majeure des processus).</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Problème de communication?</div>
<p>L&#8217;auteur de l&#8217;article publié dans LaPresse conclut, comme Judith Curry (climatologue), que les leçons du ClimateGate sont ailleurs, que le problème est plutôt lié à la communication. Peut-être devrait-il lire cette réplique, publiée sur le site WattsUpWithThat (WUWT), en réponse à Judith : <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/02/25/judith-i-love-ya-but-youre-way-wrong/"><i>Judith, I love ya, but you’re way wrong&#8230;</i></a></p>
<p>En voici les grandes lignes, en commençant par un résumé des propos de Judith Curry (traduction libre de la synthèse de Willis Eschenbach, <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/02/25/judith-i-love-ya-but-youre-way-wrong/">WUWT</a>) :</p>
<div class="quote">Le Climategate a détruit la confiance du publique dans la science du climat. Au début, le scepticisme était financé par les pétrolières. Puis, un mouvement d&#8217;audit du climat a connu un essor. Ils ont été en mesure de mettre à genoux l&#8217;établissement [NDT: défenseurs de la théorie d'effet de serre, notamment le GIEC], parce que des gens leur faisaient confiance. Les décideurs politiques et le public ne comprennent pas la vérité présentée par le GIEC. Pour rebâtir la confiance, les scientifiques du climat doivent mieux communiquer leurs idées, particulièrement en lien aux incertitudes. La blogosphère peut être très utile à cet égard.</div>
<div class="smallquote">Climategate has destroyed the public trust in climate science. Initially skepticism was funded by big oil. Then a climate auditing movement sprang up. They were able to bring the climate establishment to its knees because people trusted them. Public and policy makers don’t understand the truth as presented by the IPCC. To rebuild trust, climate scientists need to better communicate their ideas to the public, particularly regarding uncertainty. The blogosphere can be valuable in this regard.</div>
<p>Ouf. Autour de la réplique de Willis Eschenbach (traduction libre des principaux éléments, mes ajouts en <i>italique</i>) :</p>
<ul>
<li>Le problème n&#8217;est pas lié à la façon dont les scientifiques on présenté leurs résultats, mais un problème de manque de substance. Les résultats sont régulièrement exagérés, les publications scientifiques sont remplies de «pourraient» et de «possiblement». La plaidoirie est tendance commune, les codes sont cachés, les données ne sont pas gardées. Il y a un effort concerté pour marginaliser et censurer les vues divergentes.<br/><br/></li>
<li>Le plus inquiétant, c&#8217;est que pendant de nombreuses années, les scientifiques du climat de l&#8217;établissement (carbocentristes) n&#8217;ont jamais parlé de cette situation disgracieuse.
<p>Par exemple, lorsque Micheal Mann fut sommé, devant un comité du congrès, de faire preuve de transparence et suivre les requis de base d&#8217;un scientifique, vous avez été outrés, car il s&#8217;agissait d&#8217;une insulte pour ce dernier. Alors qu&#8217;il fut récemment exonéré par l&#8217;une des pires opérations de blanchiment de l&#8217;histoire académique <i>[NDT: voir l'enquête du Penn State - <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">partie 6</a> de cette série]</i>, toujours aucune réaction des scientifiques de l&#8217;établissement!<br/><br/></li>
<li>La solution n&#8217;est pas, tel que proposé, de donner aux scientifiques une plus grande voix, ou de les éduquer à mieux présenter leurs travaux «douteux» à un public plus large. La solution est de cesser de faire passer ces camelotes pour de la science, d&#8217;appliquer la rigueur scientifique au sein de l&#8217;établissement. Lorsque le ClimateGate a éclaté, il y a eu une indignation profonde et répandue&#8230; sauf dans la communauté des scientifiques de l&#8217;établissement. Hormis quelques rares voix isolées, le silence était ahurissant. Voilà qu&#8217;une autre opération de blanchiment (enquête bâclée) prend fin, et le silence perdure.<br/><br/></li>
<li>Le manque de confiance vient du fait que vous êtes considérés complices, par votre silence, des malversations scientifiques d&#8217;une poignée d&#8217;individus. Lorsque Phil Jones a répondu à Warwick Hughes qu&#8217;il ne voulait pas lui fournir ses données pour contre-vérification <i>(voir plus haut, dans la partie «Recherches vérifiées?»)</i>, personne n&#8217;a jugé bon de dénoncer ce comportement anti-scientifique&#8230; <i>C&#8217;est pourquoi des scientifiques doivent avoir recours à la loi (FOI) pour espérer mettre la main sur des données afin d&#8217;en valider les résultats</i>.<br/><br/></li>
<li>Judith, vous affirmez que le débat est actif dans la blogosphère, mais que peu de scientifiques du climat de l&#8217;établissement y participent, sauf realclimate.org, les pionniers&#8230; Ces propos sont aussi incriminants que votre silence, sachant que realclimate a la réputation d&#8217;être un blogue scientifique PARCE QUE l&#8217;établissement refuse de critiquer les pratiques de ce dernier pour leur mépris des normes scientifiques et la censure qui s&#8217;opère pour toute vue divergente.
<p><i>En effet, beaucoup de gens se plaignent depuis des années d&#8217;avoir été censurés parce que leurs propos ne vont pas dans le sens des auteurs (même sans être hostiles). La formule de blogue doit permettre l&#8217;échange, incluant les vues divergentes. Au passage, realclimate a pour auteurs principaux plusieurs des scientifiques impliqués dans le ClimateGate, dont Micheal Mann et Gavin Schmidt.</i><br/><br/></li>
<li>La clé pour regagner la confiance n&#8217;a rien à voir avec la communication. <strong>Steve McIntyre (ClimateAudit) n&#8217;inspire pas la confiance parce qu&#8217;il est un bon communicateur, mais parce qu&#8217;il suit la bonne pratique en science : transparence, discussion scientifique et publication honnête des résultats</strong>. Faites de la bonne science, et insistez publiquement pour que les autres scientifiques du climat fassent de même.</li>
</ul>
<p><strong>Je termine avec un passage coloré du texte de Willis Eschenbach :</strong></p>
<div class="quote">D&#8217;ici à ce que la science courante emboîte son pas [NDT: Steve McIntyre, voir dernier point], je vous dévoile un affreux secret : Je ne veux pas que la science du climat soit restaurée. Je ne veux pas que vous appreniez de meilleures façons de faire de la propagande avec de la science de mauvaise qualité. Je ne veux pas que vous trouviez comment inspirer la confiance en camouflant des pratiques malsaines par de nouvelles méthodes. Je ne veux pas que les scientifiques apprennent comment utiliser des mots ingénieux et des astuces de communication pour laisser croire aux gens que la blessure est guérie tant qu&#8217;elle ne le sera pas. Je ne veux pas que vous appreniez à utiliser la blogosphère pour répandre votre alarmisme nocif et non scientifique.
</div>
<div class="smallquote">And until mainstream climate science follows his lead, I’ll let you in on a very dark, ugly secret — I don’t want trust in climate science to be restored. I don’t want you learning better ways to propagandize for shoddy science. I don’t want you to figure out how to inspire trust by camouflaging your unethical practices in new and innovative ways. I don’t want scientists learning to use clever words and communication tricks to get people to think that the wound is healed until it actually  is  healed. I don’t want you to learn to use the blogosphere to spread your pernicious unsupported unscientific alarmism.</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Reportage de la BBC sur l&#8217;enquête Oxburgh</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/07/reportage-de-la-bbc-sur-lenquete-oxburgh/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 03:15:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment où les médias sont tournés vers le rapport Muir Russell, qui était publié aujourd&#8217;hui (et dont je traiterai prochainement), je suis tombé sur un reportage intéressant de la BBC, via un billet sur ClimateAudit. Il s&#8217;agit d&#8217;un reportage audio par Roger Harrabin, analyste en environnement à la BBC, qui apporte une lumière supplémentaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où les médias sont tournés vers le rapport Muir Russell, qui était publié aujourd&#8217;hui (et dont je traiterai prochainement), je suis tombé sur un reportage intéressant de la BBC, via un billet sur ClimateAudit. </p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;un reportage audio par Roger Harrabin, analyste en environnement à la BBC, qui apporte une lumière supplémentaire dans l&#8217;affaire de l&#8217;enquête d&#8217;Oxburgh en lien au ClimateGate, dont je traitais dans mon billet sur <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">les enquêtes du ClimateGate</a> il y a 2 jours. </p>
<p>Notez que ce <a href="http://news.bbc.co.uk/today/hi/today/newsid_8795000/8795643.stm">reportage</a> contraste avec la couverture habituelle de la BBC sur le sujet :-)</p>
<p>Voici une retranscription d&#8217;un segment, avec traduction libre d&#8217;abord:</p>
<div class="quote">Lord Oxburgh m&#8217;a indiqué que l&#8217;Université lui a demandé de ne pas évaluer la qualité de la science controversée, mais de valider l&#8217;intégrité de la recherche pour s&#8217;assurer que les scientifiques n&#8217;avaient pas déformé celle-ci pour se plier à un ordre du jour prédéfini, une charge pour laquelle ils ont rapidement été exonérés par le rapport Oxburgh. Même si le changement de mission d&#8217;évaluer la science vers évaluer l&#8217;intégrité de la science semble subtile, il s&#8217;agissait d&#8217;une différence appréciable pour Phil Willis lorsqu&#8217;il a vu le rapport:</p>
<p>- Franchement, je ne pouvais le croire. Ils nous ont dirigés pour ne pas allez plus loin que le dernier rapport, et probablement comme ce sera le cas pour l&#8217;enquête de Muir Russell. Honnêtement je pense qu&#8217;il y a eu un tour de passe-passe au sens que le mandat n&#8217;était pas celui que l&#8217;on nous a laissé croire.</p>
<p>&#8230; Il y a aussi une protestation à propos de la liste de travaux sélectionnés pour l&#8217;enquête. Dans son rapport, Lord Oxburgh affirme que la liste a été sélectionnée selon la recommandation de la Société Royale [NDT: de Londres]. Dans les faits, la liste a été composée par l&#8217;Université d&#8217;East Anglia [NDT: là ou est situé le CRU, soit le centre responsable des corrections de données, d'où proviennent les courriels du ClimateGate], puis approuvée via deux courriels en 20 minutes, par deux membres seniors. Aucun d&#8217;eux n&#8217;était expert dans la science de l&#8217;Université. De plus, l&#8217;Université a indiqué à la Société Royale que ces travaux étaient les plus controversés. Les climato-sceptiques disent que cette liste n&#8217;incluait pas les travaux qu&#8217;ils considèrent controversés. </p></div>
<div class="smallquote">Lord Oxburgh told me the University have asked him not to assess the quality of the controversial science, but to check the <strong>integrity</strong> of the research to make sure the scientists haven&#8217;t twisted it to conform to a preset agenda, a charge on which they were swiftly exonarated by the Oxburgh review. Now it may have been a subtle difference to shift the remit from assessing the science to assessing the integrity of the science, but it was a substancial one in the view of Phil Willis when he saw the Oxburgh report :</p>
<p>- Quite frankly, I couldn&#8217;t believe it. They took us no further down the line at all from what last commitee report it, or indeed what the Muir Russel Inquiry will do. And I frankly think there has been a sleight of hand in the actual terms of reference where not what we were let to believe.</p>
<p>&#8230;the is also a complain about the list of papers selected for his review. In his report, Lord Oxburgh said the list was selected on the advice of the Royal Society. In fact, the list was drawn up by the UEA itself, then approved in just two emails within 20 minutes by two senior society fellows. Neither of them was expert in UEA science. What more, UEA told the Society that papers have been the most controversial. The climat skeptics say the list did not include any of the work they consider controversial. </p></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie – les enquêtes)</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%e2%80%93-les-enquetes/</link>
		<comments>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%e2%80%93-les-enquetes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 04:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs». Maintenant que nous avons fait le tour des courriels, du code et des notes divulgués par le ClimateGate, sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg" alt="" title="cru" width="200" height="135" class="alignleft size-full wp-image-1085" /></a><strong>Ce billet est la suite de «<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-5e-partie%E2%80%93-le-4e-rapport-du-giec/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie)</a>», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier:  «Climategate: les leçons sont ailleurs».</strong></p>
<p>Maintenant que nous avons fait le tour des courriels, du code et des notes divulgués par le ClimateGate, sans oublier un rappel des scandales en lien au dernier rapport du GIEC, revenons de plus près à l&#8217;article original de <a href="http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/201005/08/01-4278639-climategate-les-lecons-sont-ailleurs.php">LaPresse</a> en traitant des enquêtes du ClimateGate.</p>
<p>L&#8217;article débute avec la phrase suivante: </p>
<div class="quote">Il en faudra plus pour convaincre les climato-sceptiques. Pas moins de trois enquêtes ont exonéré de tout blâme les climatologues britanniques qui avaient été pointés du doigt l&#8217;automne dernier.</div>
<p>Effectivement, il en faudra plus. Ce ne sont pas 3 enquêtes bidon qui permettront de remettre le train sur les rails. La démonstration scientifique, et non l&#8217;appel à l&#8217;autorité ou un contrôle du message, serait un bien meilleur pari pour convaincre ceux qui, depuis bien avant le ClimateGate, demandent des comptes. La théorie du réchauffement climatique par l&#8217;homme ne tient simplement pas la route sur le plan scientifique, et va à l&#8217;encontre des observations. </p>
<p>La rhétorique utilisée par la machine carbocentriste n&#8217;est rien d&#8217;autre qu&#8217;une habile manipulation, mais qui perd peu à peu son emprise. </p>
<p>Le scepticisme n&#8217;est pas apparu avec le ClimateGate (pour ceux et celles qui suivent le dossier du réchauffement), ce dernier a simplement démontré que certaines manipulations, dénoncées depuis longtemps, ont été préméditées par un groupe restreint de scientifiques, membres du cercle fermé des climatologues influents auprès du GIEC.</p>
<p><strong>Pardonnez le long détour (billets précédents), mais puisque les journalistes ne semblent pas au courant de ce qu&#8217;est réellement le ClimateGate, ni les problèmes connexes du GIEC, une mise au point s&#8217;imposait. Affirmer que des scientifiques sont blanchis sans mentionner de quoi on les soupçonnait ne fait aucun sens&#8230; et démontre peu d&#8217;objectivité.</strong></p>
<p>Plusieurs enquêtes ont en effet été ouvertes suite au scandale du ClimateGate, dans le but de déterminer s&#8217;il y a eu ou non un comportement fautif des scientifiques impliqués. </p>
<h3>Malheureusement, ces enquêtes ne sont ni plus ni moins que des opérations de blanchiment, appelées an anglais «whitewash».</h3>
<p>Comme nous le verrons, les conclusions ne surprennent personne, puisque les organismes et les individus choisis pour mener celles-ci n&#8217;ont rien d&#8217;impartial, sans compter que les enquêteurs n&#8217;ont même pas interrogé l&#8217;autre partie (climato-sceptiques).<br />
<span id="more-2552"></span><br />
<br/><br/></p>
<hr />
<br/></p>
<div class="blue">Sans surprise, ces mascarades n&#8217;ont éveillé aucun soupçon chez la grande majorité de nos journalistes en environnement, déjà à la solde du dogme carbocentriste. Ceux-ci n&#8217;ont retenu que le résultat heureux sans trop comprendre de quoi il s&#8217;agissait: les scientifiques sont blanchis. Voilà. </p>
<p>Ils pourront donc naïvement poursuivre leur discours alarmiste sans remords de conscience.</p></div>
<p><br/></p>
<hr />
<br/><br/></p>
<p>Comme pour les précédents billets de cette série, voici d&#8217;abord la liste des différentes parties, pour un accès rapide :</p>
<ul>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-intro/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (1re partie)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie &#8211; les courriels)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie &#8211; le code)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie%E2%80%93le-carnet-de-bord/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie &#8211; le carnet de bord)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-5e-partie%E2%80%93-le-4e-rapport-du-giec/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie &#8211; le 4e rapport du GIEC)</a></strong></li>
<li><strong>LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie &#8211; les enquêtes)</strong> &#8211; le présent billet</li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/29/lapresse-les-lecons-du-climategate-7e-partie-%E2%80%93-conclusion/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (7e partie &#8211; conclusion)</a></strong></li>
</ul>
<div class="subtitle">Les enquêtes du ClimateGate&#8230;</div>
<hr/>
<p>Le ClimateGate ne porte pas son nom pour rien. Si les révélations apportées s&#8217;avèrent être exactes, nous sommes face à un scandale de bien plus grande envergure que le WaterGate, tant il y a d&#8217;argent et de politiques en jeu. </p>
<p>Il n&#8217;en tient qu&#8217;aux médias:  pourront-ils encore longtemps garder le contrôle de l&#8217;information, c&#8217;est-à-dire défendre la thèse du RCA (réchauffement climatique anthropique) en étouffant les propos dissidents?  </p>
<p>D&#8217;ailleurs, la tension monte et l&#8217;on assiste depuis quelque temps à ce qui s&#8217;approche de plus en plus de la propagande pour maintenir le cap, dont la publication récente d&#8217;une «<a href="http://rogerpielkejr.blogspot.com/2010/06/new-black-list.html">liste noire</a>» des climato-sceptiques. On se croirait en pleine Inquisition! </p>
<p>Tiens, cela rappelle ce <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/04/06/greenpeace-montre-des-dents/">billet</a>!</p>
<p>Parmi les nombreuses enquêtes déclenchées suite au ClimateGate, trois ont déjà rendu leur verdict (et une quatrième, celle de <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/06/11/third-climategate-report-imminent-%E2%80%93-expect-a-shortage-of-whitewash-in-stores-this-weekend/">Sir Muir Russel</a>, serait sur le point de le faire &#8211; je la traiterai en temps et lieu). </p>
<p>Voyons un peu&#8230;</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">1- Enquête du Penn State sur Michael Mann (Mann Report)</div>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/pennstate.png"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/pennstate.png" alt="" title="pennstate" width="200" height="197" class="alignleft size-full wp-image-2562" /></a>Tel que discuté dans mon billet sur <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/01/poursuite-contre-micheal-mann/">la poursuite possible contre Michael Mann</a>, la première enquête (the «Mann Report») avait été la première à rendre son verdict en lien au ClimateGate en février dernier. </p>
<p>L&#8217;université  Penn State, employeur de Michael Mann (auteur de la courbe en crosse de hockey et largement impliqué dans les courriels du ClimateGate), avait mené une enquête sur les agissements du scientifique. Sans surprise, <a href="http://www.research.psu.edu/orp/Findings_Mann_Inquiry.pdf">le rapport</a> conclue, d&#8217;ailleurs assez rapidement, à un blanchiment. </p>
<p>Puisque Michael Mann rapporte beaucoup d&#8217;argent à l&#8217;Université en subventions, il apparait évident que l&#8217;Université ne doit pas être celle qui fait l&#8217;enquête, par souci d&#8217;objectivité. Le <a href="http://www.commonwealthfoundation.org/research/detail/climategate-penn-state">Commonwealth Fundation</a> a d&#8217;ailleurs formulé une demande pour une enquête indépendante et externe.</p>
<p><strong>Note importante : ce rapport ne porte pas sur la science du réchauffement climatique par l&#8217;homme et ses ramifications politiques et économiques, tel qu&#8217;indiqué clairement en page 8 du <a href="http://www.research.psu.edu/orp/Findings_Mann_Inquiry.pdf">rapport</a>, mais bien sur les agissements de Michael Mann :</strong></p>
<div class="smallquote">We are aware that some may seek to use the debate over Dr. Mann’s research conduct and that of his colleagues as a proxy for the larger and more substantive debate over the science of anthropogenic global warming and its societal (political and economic) ramifications. We have kept the two debates separate by only considering Dr. Mann’s conduct.</div>
<p><a href="http://climateaudit.org/2010/02/01/the-first-inquiry-to-report/">Graham Spanier</a>, président du Penn State, avait dit en janvier 2010, en parlant des enquêteurs :</p>
<div class="quote">Je sais qu&#8217;ils sont pris le temps et passé des centaines d&#8217;heures à étudier les documents et interviewer des gens, et se sont penchés sur les problèmes de tous les côtés</div>
<div class="smallquote">I know they’ve taken the time and spent hundreds of hours studying documents and interviewing people and looking at issues from all sides</div>
<p><strong>Vraiment? Celui qui a discrédité les travaux de Mann, <a href="http://climateaudit.org/2010/02/01/the-first-inquiry-to-report/">Steve McIntyre</a>, n&#8217;a même pas été interrogé (pas plus que son collègue McKitrick)! </strong></p>
<p>Son nom figure pourtant dans plusieurs courriels, puisqu&#8217;il est la «bête noire» de Michael Mann depuis des années&#8230; </p>
<p>D&#8217;après les <a href="http://guru.psu.edu/policies/RA10.html">politiques</a> de l&#8217;Univertisité, le rapport écrit doit indiquer quelles évidences ont été révisées, ainsi qu&#8217;une retranscription de toutes les entrevues effectuées. Aucune retranscription n&#8217;a été incluse dans le rapport publié (il se peut que le rapport public soit une version «épurée», mais il n&#8217;y a aucune mention à cet effet). De plus, les seules entrevues mentionnées dans le rapport sont celles de Gerry North et Donald Kennedy, éditeur de <i>Science</i>.</p>
<p>Selon un lecteur de ClimateAudit, North <a href="http://climateaudit.org/2010/02/03/the-mann-report/#comment-219430">aurait admis</a> (lors d&#8217;un événement à l&#8217;Université Rice) <strong>ne pas avoir lu les courriels, et ne pas être au courant qu&#8217;il y avait des fichiers de programmation livrés dans le ClimateGate</strong>. Quelle analyse!</p>
<p>Et le rapport conclut simplement, à propos de l&#8217;astuce de Mann pour cacher le déclin:</p>
<div class="quote">La fameuse &#8220;astuce&#8221; n&#8217;était nul autre qu&#8217;une méthode statistique utilisée pour joindre deux ensembles de données d&#8217;une façon légitime par une technique ayant été révisée par un grand nombre de pairs dans le domaine.</div>
<div class="quote">The so-called “trick” was nothing more than a statistical method used to bring two or more different kinds of data sets together in a legitimate fashion by a technique that has been reviewed by a broad array of peers in the field.</div>
<p>Cette conclusion montre bien que les enquêteurs n&#8217;ont pas fait sérieusement leurs devoirs. On trouve des explications détaillées de cette astuce, notamment sur le site de climateaudit.org. Celui-ci consiste à remplacer les données de cernes d&#8217;arbres à partir de 1960 (puisqu&#8217;elles indiquent un déclin) par des mesures de thermomètres. La suppression volontaire de données est certes une astuce plus que douteuse&#8230; </p>
<p>Voyez la présentation <a href="http://climateaudit.org/2010/05/19/heartland-presentation/">vidéo</a> de Steve McIntyre sur le sujet lors de la <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/24/conference-iccc-pas-de-couverture-mediatique/">4e conférence du ICCC</a> (International Conference on Climate Change), ou encore la <a href="http://www.climateaudit.info/pdf/mcintyre-heartland_2010.pdf">retranscription pdf</a>.</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="box">
<div class="green">À propos de Michael Mann</div>
<p>Cet <a href="http://canadafreepress.com/index.php/article/23136">article</a> raconte comment un illustre inconnu est devenu le scientifique qui allait donner le coup d&#8217;envoi à la campagne de réchauffement par l&#8217;homme, réécrivant ainsi l&#8217;histoire à l&#8217;insu des historiens, géologues et physiciens!</p>
<p>En quelques mots, la carrière de Mann fut transformée le jour où il obtint, de façon expéditive, son doctorat à l&#8217;Université de Yale, en 1998. Alors qu&#8217;il luttait pour défendre sa thèse devant une controverse mystérieuse (?), il fut placé sous la supervision de celui que la Société Américaine de Météorologie (AMS) et le <i>Journal of Climate</i> ont nommé <strong>le père de la théorie climatique moderne</strong> (c&#8217;est-à-dire que le CO2 serait un facteur décisif sur le réchauffement à long terme) : <strong>Barry Saltzman</strong>. Ce dernier est décédé en 2001.</p>
<p>Dans son dernier ouvrage (<i>Theory of Climate</i>), Slatzman a souligné la contribution de Mann pour la reconstruction paléoclimatique à partir de cernes d&#8217;arbres. Pourtant, selon son curriculum et sa thèse de doctorat, ce dernier n&#8217;a rien d&#8217;un expert en dendrochronologie (cernes d&#8217;arbres). </p>
<p>Peu importe, celui-ci pris rapidement la place de son défunt superviseur (Saltzman), et fut nommé auteur à contribution pour les chapitres 7, 8 et 12 du 3e rapport du GIEC (de 1998  à 2000), ainsi qu&#8217;auteur principal du chapitre 2. Et ce malgré son manque de publications sur le sujet. Cela mena à l&#8217;élaboration de la courbe en crosse de hockey, dont on connait la suite&#8230;
</p></div>
<p><br/><br/></p>
<p>Parmi les courriels du ClimateGate, Michael Mann (qui n&#8217;a pas contesté l&#8217;authentité de ceux-ci), a non seulement été cité à propos de l&#8217;astuce du déclin, mais aussi pour avoir incité des scientifiques à boycotter une revue qui publie aussi des articles de scientifiques dits climato-sceptiques, et même proposer de forcer la démission d&#8217;un éditeur qu&#8217;il juge trop sceptique&#8230;(voir la partie sur <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">les courriels du ClimateGate</a>)</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">2- Enquête de la Société Royale (Oxburgh Report)</div>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/royalesociety.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/royalesociety.jpg" alt="" title="royalesociety" width="200" height="139" class="alignleft size-full wp-image-2614" /></a>La seconde enquête, par la Société Royale, fut présidée par Lord Oxburgh, d&#8217;où le «rapport Oxburgh». Ce dernier est un ex-exécutif d&#8217;une compagnie pétrolière, aujourd&#8217;hui président de <i>Falck Renewables</i>, qui fabrique des éoliennes au Royaume-Uni et en Europe, et dont la compagnie soeur, Actelios, a vu sa part en bourse fondre de moitié récemment (suite au ClimateGate et l&#8217;échec de Copenhague). Il est aussi <a href="http://www.ccsassociation.org.uk/about_ccsa/staff.html">Président d&#8217;Honneur</a> de «Carbon Capture and Storage Association» (notez que le président, Gardiner Hill, est aussi directeur technologique chez BP, pour la capture du Carbone).</p>
<p>Parmi les membres du comité figure également Kerry Emanuel, coauteur de Michael Mann sur un <a href="http://www.meteo.psu.edu/~mann/shared/articles/MannEmanuelEos06.pdf">article</a> en lien aux ouragans et le changement climatique et qui a affirmé que le ClimateGate était l&#8217;oeuvre d&#8217;une <a href="http://bishophill.squarespace.com/blog/2010/3/22/emmanuel-on-the-climategate-emails.html">campagne de relations publiques</a> pour détourner le message (partisanerie?). </p>
<p>Aussi, on y trouve Lisa Graumlich, coauteure avec Malcolm Hughes sur la dendroclimatologie, en lien avec une présentation à l&#8217;OTAN par&#8230; Phil Jones! Ah, le monde est petit :-) <a href="http://climateaudit.org/2010/03/23/another-tainted-inquiry/">Source</a>.</p>
<p>Outre le choix douteux de son président (et de 2 de ses membres), le comité Oxburgh a soulevé certaines critiques, incluant le fait de <strong>ne pas avoir examiné les documents au coeur de la controverse, le manque de considération des critiques soulevées par Steve McIntyre et un court rapport avec peu de détails, qui laisse croire à une enquête superficielle</strong>. Ces mots proviennent de <a href="http://www.collide-a-scape.com/2010/04/23/an-inconvenient-provocateur/">Judith Curry</a>, la climatologue dont l&#8217;auteur de l&#8217;article de <a href="http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/201005/08/01-4278639-climategate-les-lecons-sont-ailleurs.php">LaPresse</a> fait référence (note:  J. Curry est dans le «camp» carbocentriste, mais est l&#8217;une des rares à discuter ouvertement de la présence du camp sceptique &#8211; nous y reviendrons dans la dernière partie de cette série).</p>
<p>Elle ajoute:</p>
<div class="quote">Il y a un intérêt public considérable relatif à l&#8217;enquête sur les problématiques soulevées par le ClimateGate. Parmi celles-ci, nous avons: une évaluation de la fiabilité et précision des données et reconstructions historiques des températures; une évaluation pour déterminer si le GIEC est corrompu et si leurs conclusions sont fiables comme base pour des politiques énergétiques et de Carbone à l&#8217;échelle internationale; s&#8217;il y a ou non des «pommes pourries » dans la communauté scientifique sur le climat qui ont besoin d&#8217;être retirées au sens de ne pas se trouver dans des postes importants tel qu&#8217;éditeur de revue scientifique, auteur principal du GIEC ou administrateur.</div>
<div class="smallquote">There is a substantial level of public interest in investigating the issues raised by Climategate.  These issues include: wanting an assessment of the reliability and accuracy of the historical and paleo temperature records/reconstructions; wanting an assessment of whether the IPCC was corrupted and whether their conclusions are reliable and can be trusted as the basis for international carbon and energy policy; and whether there are some “bad apples” in the climate research community that need to be weeded out in the sense of not being in positions of responsibility as journal editor, IPCC lead author, administrator.</div>
<p>En effet, voilà le genre de problématiques sur lesquelles on aimerait que l&#8217;enquête se penche&#8230; Malheureusement, ce n&#8217;est pas le cas. Comme l&#8217;indique Judith par la suite:</p>
<div class="quote">L&#8217;enquête d&#8217;Oxburgh initiée par l&#8217;Université d&#8217;East Anglia (CRU) s&#8217;est concentrée sur une portion très restreinte de ces considérations: <strong>est-ce que les données de températures du CRU ont été délibérément biaisées ou manipulées par les scientifiques de l&#8217;Université?</strong> Alors que le rapport est à peine un endossement de la science du CRU, la conclusion est qu&#8217;ils n&#8217;ont pas trouvé d&#8217;évidence de mauvaise conduite telle que la manipulation de données. Cette conclusion repose sur l&#8217;examen de 11 travaux publiés par le CRU (recommandés par la Société Royale, dont la provenance exacte de la sélection est inconnue) et des entrevues avec des scientifiques du CRU.
</div>
<div class="smallquote">The Oxburgh investigation initiated by the UEA took on a very narrow slice of these overall concerns: whether or not the CRU records of temperature change had been deliberately biased or manipulated by UEA scientists. While the Oxburgh report is hardly a ringing endorsement of the CRU science, their main conclusion is that they do not find any evidence of scientific misconduct such as falsification of data.  The basis for this conclusion is examination of a selection of 11 research papers published by CRU (based upon a recommendation from the Royal Society, the exact provenance of this recommendation is unknown) and interviews with CRU scientists.</div>
<p>Comme le souligne aussi <a href="http://climateaudit.org/2010/04/15/a-fair-sample/">Steve McIntyre</a>, pratiquement aucun des 11 travaux sélectionnés ne figure parmi les travaux vivement critiqués, et aucun n&#8217;est en lien à la courbe en crosse de hockey, tels <i>Jones 1998</i> et <i>Osborn and Briffa 2006</i>. Ces articles, qui selon la Société Royale représentent un bon échantillonnage des publications du CRU, sont en fait le fruit d&#8217;une sélection judicieuse permettant de conclure au blanchiment. </p>
<p>Personne d&#8217;autre que les employés du CRU (dont noms ne figurent même pas) n&#8217;ont été interrogés. Pas même l&#8217;expert en la matière (c&#8217;est-à-dire celui qui a soulevé les nombreuses erreurs), Steve McIntyre. </p>
<p>Pire encore, ce dernier <a href="http://climateaudit.org/2010/06/04/oxburgh-refuses-to-answer/">a écrit</a> à Lord Oxburgh suite à la publication du rapport, notamment pour mettre la main sur le ou les documents qui indiquent que le CRU considérait les 11 publications choisies par la Société Royale comme étant un échantillonnage approprié, et sur les comptes-rendus des deux visites au CRU (entrevues), lesquelles ont dû servir aux membres du comité absents pour alimenter leur analyse (ou pour relecture). </p>
<p>La <a href="http://climateaudit.org/2010/06/04/oxburgh-refuses-to-answer/">réponse d&#8217;Oxburgh</a> fut assez étonnante&#8230; Il avoue que l&#8217;enquête fut peu formelle et que les ententes furent conclues verbalement, afin d&#8217;accélérer l&#8217;enquête. Le but étant de se concentrer sur les &#8220;intentions&#8221; des scientifiques, il a jugé bon de ne pas avoir recours à des témoins ou des appareils pour enregistrer, question de rester informel. Le seul document écrit, à part des notes personnelles que certains membres auraient pu prendre lors des rencontres (mais dont il ne connait pas l&#8217;existence), est le rapport proprement dit.</p>
<p>Bref, nul ne sait ce qui a été dit lors des rencontres (autres que les membres du comité), ni pourquoi l&#8217;enquête n&#8217;est basé que sur 11 publications, imposées par on ne sait qui à la Société Royale, ni sur quel critère. Bref, <a href="http://www.uea.ac.uk/mac/comm/media/press/CRUstatements/SAP">5 pages</a>(!) qui ne valent pas grand-chose!</p>
<p>Au sujet de l&#8217;omission de l&#8217;aveu par Phil Jones que «la reconstruction des températures du dernier millénaire était pratiquement impossible avec une quelconque précision», Lord Oxburgh (président du comité d&#8217;évaluation de la Science) a <a href="http://climateaudit.org/2010/07/01/oxburgh-and-the-jones-admission/">répondu à Steve McIntyre</a> que «<strong>la science n&#8217;était pas l&#8217;objet de son enquête</strong>».</p>
<p>Doit-on rappeler que le CRU est le fournisseur officiel de données du GIEC, et que les données à la base du soi-disant réchauffement sans précédent pourraient avoir été manipulées par quelques individus selon les courriels publiés dans le ClimateGate. En réponse à cette importante question/problématique qu&#8217;est la validité des conclusions tirées, dont l&#8217;impact se chiffre en trillions de dollars, on fait une enquête aussi bâclée? Même la police semble faire mieux que ça pour une enquête de routine sur un vol à main armée.</p>
<p>En guise de conclusion sur ce rapport, je reprends cette <a href="http://climateaudit.org/2010/04/23/curry-on-the-inquiries/">analogie</a> trouvée sur un blogue :</p>
<div class="quote">le département d&#8217;incendie reçoit un appel d&#8217;un feu à la cuisine; après avoir mené une enquête dans le salon, il conclut qu&#8217;il n&#8217;y a pas de feu dans la maison.</div>
<div class="smallquote">the fire department receives report of a fire in the kitchen; upon investigating the living room, they declare that there is no fire in the house.</div>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">3- Enquête de la Chambre des Communes de Londres (Parliamentary Inquiry)</div>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/UKParliamentLogo.gif"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/UKParliamentLogo.gif" alt="" title="UKParliamentLogo" width="200" height="250" class="alignleft size-full wp-image-2616" /></a>La troisième enquête fut menée par le comité de Science et Technology de la Chambre des Communes du Parlement Britannique, avec pour président Phil Willis. J&#8217;en avais parlé dans ce billet: <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/04/17/lenquete-du-parlement-britannique-sur-le-climategate/">L’enquête du parlement britannique sur le ClimateGate</a>.</p>
<p>Cette dernière apportait plus d&#8217;espoirs que les précédentes, car le comité avait offert aux scientifiques/ordres professionnels désireux de se prononcer (dans le but d&#8217;apporter des éléments d&#8217;enquêtes additionnels), de <a href="http://www.parliament.uk/business/committees/committees-archive/science-technology/s-t-pn14-100122/">produire un texte</a> qui serait considéré pour l&#8217;enquête. </p>
<p>Celui fourni par l&#8217;Institut de Physique était très intéressant, dont une traduction est disponible sur le site de <a href="http://www.pensee-unique.fr/paroles.html#iop">pensée-unique</a> et via un billet de <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/28/1964574_climategate-l-enquete-du-parlement-britannique-commence-demain.html">PapyJako</a>.</p>
<p>Malheureusement, les espoirs envers l&#8217;enquête du Parlement furent rapidement mis au rancart. Malgré le semblant d&#8217;ouverture, trop peu de critique a été exercée. </p>
<p>D&#8217;abord les membres du comité font systématiquement référence aux documents comme ayant été volés, ce qui n&#8217;a pas été démontré (au contraire, il semble que ce soit une fuite interne). Ensuite, comme pour les enquêtes précédentes, aucun expert sceptique (dans ce cas en lien à la reconstruction des températures) n&#8217;a été entendu. Pas question de mettre en doute par une personne compétente le travail des scientifiques impliqués! </p>
<p>En fait, un seul représentant du camp climato-sceptique a été entendu lors des audiences publiques, soit Lord Lawson of Blaby (accompagné de Dr Benny Peiser, Directeur du Global Warming Policy Foundation, mais ce dernier fut plutôt discret). Lawson fut malheureusement pris au piège par une question habile visant à détourner l&#8217;interprétation de la fameuse astuce pour cacher le déclin. Voici une retranscription de la question/réponse, trouvée sur le site de <a href="http://climateaudit.org/2010/03/31/tricking-the-committee/">Steve McIntyre</a> (celui qui aurait dû être interrogé!):</p>
<p>Lord Lawson of Blaby:</p>
<div class="quote"> The sinister thing is not the word ‘trick’. In their [UEA’s] own evidence they say that what they mean by ‘trick’ is the best way of doing something.</div>
<p>Chairman: </p>
<div class="quote">You accept that?</div>
<p>Lord Lawson of Blaby: </p>
<div class="quote">I accept that.</div>
<p>Lord Lawson affirme que le plus inquiétant n&#8217;est pas le mot «astuce» en tant que tel, mais le fait qu&#8217;ils [NDT: scientifiques de l'Université d'East Anglia] affirment que par «astuce» ils entendent «la meilleure façon de faire». Au lieu de demander en quoi consiste l&#8217;astuce, et pour quelle raison, le président lui demande alors s&#8217;il reconnait qu&#8217;une &#8220;astuce&#8221; est une façon de faire, ce à quoi Laswon a acquiescé. Le comité conclu alors que l&#8217;astuce est simplement une façon élégante de gérer des données!</p>
<p>Évidemment, aucune considération n&#8217;a été apportée à la soumission par Steve McIntyre, qui explique beaucoup plus en détail l&#8217;astuce, le choix des données, l&#8217;accès aux données pour validation&#8230; (version <a href="http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200910/cmselect/cmsctech/memo/climatedata/uc3202.htm">html</a> et <a href="http://www.climateaudit.info/pdf/mcintyre-scitech.pdf">pdf</a>, qui inclus des graphiques). Il <a href="http://climateaudit.org/2010/03/31/tricking-the-committee/">résume bien l&#8217;astuce</a> en une phrase: </p>
<div class="quote">&#8230;l&#8217;«astuce» n&#8217;était pas solution «habile» – c&#8217;était la suppression de données gênantes.</div>
<div class="smallquote">&#8230;the “trick” wasn’t “clever” – it was the deletion of inconvenient data.</div>
<p>Le comité d&#8217;enquête (comme pour les autres) n&#8217;a pas cherché à comprendre comment les données auraient possiblement été manipulées.</p>
<p>Bien entendu, Phil Jones, directeur du CRU et largement impliqué dans le scandale, a aussi témoigné (<a href="http://wattsupwiththat.com/2010/03/02/video-dr-phil-jones-climategate-testimony-at-the-british-house-of-commons/">vidéo disponible ici</a>). Face aux refus de fournir ses données (tel que souligné par les courriels du ClimateGate), Jones a simplement répondu qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une pratique standard, réponse que le comité a trouvé satisfaisante! </p>
<p>En effet, Phil Willis <a href="http://wattsupwiththat.com/2010/03/30/results-of-the-climategate-paliamentary-inquiry-in-the-uk/">conclut</a> que le fait de refuser de partager ses données était une pratique commune dans la communauté scientifique, bien que celle-ci devrait changer:</p>
<div class="quote">On the accusations relating to Professor Jones’s refusal to share raw data and computer codes, the Committee considers that his actions were in line with common practice in the climate science community but that those practices need to change.</div>
<p>Ainsi, contrairement aux autres disciplines scientifiques, où les données sont disponibles aux autres experts pour contre-vérification, la climatologie a pour pratique commune de cacher les données, ce qui empêche toute validation de celles-ci, des méthodes statistiques utilisées et des codes de programmation à l&#8217;origine de la plus grosse campagne de peur que l&#8217;on a connue, et pour laquelle on investit des trillions de dollars au détriment de nombreux de problèmes écologiques, économiques et sociaux. Et l&#8217;on ne s&#8217;en inquiète pas? </p>
<p>Cette science est encore jeune, mais bien mal partie&#8230;</p>
<p>Voir aussi: <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/04/17/lenquete-du-parlement-britannique-sur-le-climategate/">L’enquête du parlement britannique sur le ClimateGate</a></p>
<p><br/><br/></p>
<div class="box">Notez que deux jours après l&#8217;annonce de l&#8217;enquête, le CRU (Climate Research Unit de l&#8217;Université d&#8217;East Anglia, d&#8217;où proviennent les documents du ClimateGate) a demandé une enquête indépendante (sous la direction de Sir Muir Russell), laquelle n&#8217;a pas encore rendu son rapport &#8211; mais dont la nomination des membres laisse présager à un autre blanchiment. Je traiterai de cette enquête suite à la parution du rapport, attendu ces jours-ci.
</div>
<p><br/><br/></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%e2%80%93-les-enquetes/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>LaPresse: Les leçons du ClimateGate (5e partie – le 4e rapport du GIEC)</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-5e-partie%e2%80%93-le-4e-rapport-du-giec/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 04:25:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>
		<category><![CDATA[revue de presse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/?p=2518</guid>
		<description><![CDATA[Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs». Après mon exposé sur le carnet de bord de Mike Harris diffusé par le ClimateGate (4e partie), je poursuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg" alt="" title="cru" width="200" height="135" class="alignleft size-full wp-image-1085" /></a><strong>Ce billet est la suite de «<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie%E2%80%93le-carnet-de-bord/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie)</a>», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier:  «Climategate: les leçons sont ailleurs».</strong></p>
<p>Après mon exposé sur le carnet de bord de Mike Harris diffusé par le ClimateGate (<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie-le-carnet-de-bord/">4e partie</a>), je poursuis ma critique de l&#8217;<a href="http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/201005/08/01-4278639-climategate-les-lecons-sont-ailleurs.php">article de LaPresse</a> avec un retour sur le dernier rapport du GIEC (2007), véritable référence du dogme réchauffiste (carbocentriste), apparemment basé exclusivement sur la littérature à comité de relecture (peer-review) et sans faute. Vraiment?<br />
<br/><br/></p>
<p>Voici la liste des différentes parties de cette série, pour un accès rapide :</p>
<ul>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-intro/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (1re partie)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie &#8211; les courriels)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie &#8211; le code)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie%E2%80%93le-carnet-de-bord/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie &#8211; le journal de bord)</a></strong></li>
<li><strong>LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie &#8211; le 4e rapport du GIEC)</strong> &#8211; le présent billet!</li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie &#8211; les enquêtes)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/29/lapresse-les-lecons-du-climategate-7e-partie-%E2%80%93-conclusion/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (7e partie &#8211; conclusion)</a></strong></li>
</ul>
<div class="subtitle">Au delà du ClimateGate, il y a le dernier rapport du GIEC&#8230;</div>
<hr/>
<p>Dans les parties précédentes, nous avons traité du ClimateGate via les courriels, le code et le fichier HARRY_READ_ME (carnet de bord). Avant de poursuivre avec les enquêtes du ClimateGate, faisons un détour vers le dernier rapport du GIEC, qui a également donné lieu à une série de scandales (appelés «gates»)&#8230; parfois tout aussi incriminants, et qui méritent d&#8217;être traités en parallèle.</p>
<h3>Si le ClimateGate a mis le doigt sur les pratiques douteuses de climatologues qui fournissent des données au GIEC, l&#8217;analyse du dernier rapport du GIEC (2007) met pour sa part le doigt sur des failles importantes menant à l&#8217;élaboration d&#8217;un ouvrage beaucoup moins rigoureux qu&#8217;on vourait le croire.</h3>
<p><br/><br/><br />
C&#8217;est la contestation d&#8217;un passage traitant des glaciers himalayens (par des climatologues indiens) qui a jeté une première ombre publique au tableau de la célèbre bible des carbocentristes (défenseurs du réchauffement climatique d&#8217;origine anthropique), soit le 4e rapport du GIEC. La <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2009/nov/09/india-pachauri-climate-glaciers">vive réaction</a> de son président Rajenda Pachauri, qui nie publiquement et catégoriquement avoir commis l&#8217;erreur, arrivait toutefois à un bien mauvais moment&#8230;<br />
<span id="more-2518"></span><br />
<br/><br/></p>
<div class="orange">Pachauri dans l&#8217;eau bouillante</div>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/pachauri.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/pachauri-150x150.jpg" alt="" title="pachauri" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2519" /></a>Non seulement le ClimateGate venait-il de semer le doute quant à l&#8217;objectivité de la science du climat, voilà que la presse indienne venait tout juste de publier un article exposant <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/01/11/1880155_le-president-du-giec-est-il-une-ordure.html">les liens du président du GIEC (Pachauri)</a> avec une industrie qui profite directement des retombées de l&#8217;alarmisme véhiculé par le groupe, à savoir le groupe TERI&#8230; dont Pachauri est président! </p>
<p>Le groupe TERI a reçu d&#8217;importantes sommes de l&#8217;Union Européenne pour des recherches en lien à la supposée disparition des glaces himalayennes. Notez que Pachauri est également <a href="http://www.lepost.fr/article/2009/12/17/1844877_avis-de-tempete-sur-le-business-de-patchauri-par-l-auteur-de-la-servitude-climatique-jean-michel-belouve-17-12-2009_1_0_1.html">conseiller d&#8217;une banque asiatique</a> (Asian Development Bank) pour renforcer ses programmes en réponse au défi du changement climatique, et participe activement à la bourse du Carbone (il est membre du comité consultatif &#8211; <i><a href="http://www.chicagoclimatex.com/content.jsf?id=68">Advisory board</a></i>). </p>
<p>Le moins que l&#8217;on puisse dire est qu&#8217;il a tout intérêt à ce que l&#8217;hystérie se poursuive et que des mesures de contrôle du CO2 soient mises en place! </p>
<p>Ajoutez à cela l&#8217;échec de Copenhague, la montée du scepticisme dans la population et Dame Nature qui refuse depuis une décennie de collaborer au réchauffement annoncé par les modèles&#8230;</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Un premier scandale éclate</div>
<p>Quelques jours après la publication de la supercherie sur l&#8217;Himalaya, Pachauri s&#8217;est vu forcé de rétracter ses propos et reconnaître la publication dans son rapport du passage erroné, qui est en fait basé sur un article de la WWF, selon laquelle les glaciers himalayens pourraient disparaître en 2035. Pour l&#8217;histoire, <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/01/24/1903972_pachaurigate-terigate-giecgate-himalayagate-ipccgate-l-himalaya-de-dollars-fondra-t-il-avant-2035.html">voyez ici</a>.</p>
<p>On baptisa l&#8217;affaire  «GlacierGate» (ou encore «HimalayaGate»), le premier d&#8217;une longue série à venir.</p>
<h3>Selon l&#8217;auteur principal du chapitre (et employé de TERI!), l&#8217;information a été incluse dans le rapport dans le but de mettre de la pression politique sur les dirigeants avoisinant l’Himalaya.</h3>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">La suite (autres scandales)</div>
<p>Mais attention, le scandale ne s&#8217;arrête pas là&#8230; Quelques médias (surtout britanniques, indiens et américains) ont alors manifesté un intérêt pour les erreurs soulevées dans le rapport, qui depuis ne finissent plus de pleuvoir. D&#8217;ailleurs, il suffit de lire attentivement le rapport de milliers de pages (les médias se content généralement de la version synthèse de 10 pages) pour noter d&#8217;importantes lacunes, ce qu&#8217;on fait plusieurs personnes depuis (d&#8217;où les nombreux «Gates»).</p>
<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/cheechmarin.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/cheechmarin-150x132.jpg" alt="" title="cheechmarin" width="150" height="132" class="alignright size-thumbnail wp-image-2520" /></a>Le site NoTricksZone (par P. Gosselin) traite des scandales avec humour, en <a href="http://pgosselin.wordpress.com/2010/05/20/gate-blowup-come-on-in-gate-lovers/">parodiant un extrait du film «From Dusk Till Dawn»</a> (De l&#8217;ombre au Crépuscule), de Robert Rodriguez et Quantin Tarantino. </p>
<p>Dans une version adaptée du célèbre <a href="http://www.cinematical.com/2009/08/12/scenes-we-love-from-dusk-till-dawn/">monologue de Cheech Marin</a> (voir vidéo en bas de page du lien), il fait l&#8217;éloge des nombreux scandales («gates») trouvés jusqu&#8217;ici, en lien ou non au rapport du GIEC. Certains «gates» ne méritent certes pas ce titre assez fort, mais plusieurs ont tout de même de quoi rendre perplexe. </p>
<p>En français, le blogue de <a href="http://www.skyfall.fr/?m=20100516">Skyfal</a> dresse aussi une liste des «gates» (cette fois exclusivement en lien au rapport du GIEC), question de grouper l&#8217;information. On y trouve:</p>
<ul>
<li>HimalayaGate</li>
<li>AfricaGate</li>
<li>AmazonGate</li>
<li>NetherlandGate</li>
<li>ScandinavianGate</li>
<li>AntarcticaGate</li>
<li>HurricaneGate</li>
<li>PaluGate</li>
<li>BangladeshGate</li>
</ul>
<p>Pour ma part, j&#8217;en ai traité quelques-uns ici et là au cours de billets passés, dont une «<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/03/20/lettre-a-yanick-villedieu/">lettre ouverte à Yannick Villedieu</a>», écrit par J.P. Bardinet. Voyez plus bas ma sélection de scandales du GIEC et autres.</p>
<p>Note: Pendant la longue préparation de ce billet (désolé, surcharge de travail au bureau ces derniers temps!), P. Gosselin a publié un <a href="http://pgosselin.wordpress.com/2010/06/06/climate-scandals-more-than-you-can-shake-a-stick-at/">autre billet</a> qui liste les différents «Gates», avec cette fois une brève description. </p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Des références sérieuses?</div>
<p>La majorité des scandales du rapport du GIEC sont basés sur des références douteuses, malgré la politique claire et largement médiatisée de l&#8217;organisme, selon laquelle <strong>Le GIEC n&#8217;utiliserait que des références parues dans des revues à comité de relecture (peer-review)</strong>, et facilement accessibles aux spécialistes qui désirent les valider. </p>
<p>De nombreux lecteurs du site de Donna Laframboise (noconsensus.org) ont répondu à l&#8217;appel de cette dernière et se sont partagé la tâche de scruter le rapport et valider les références scientifiques citées. La <a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/05/citizen-audit-report-is-now-pdf.html">conclusion est disponible ici</a> (pdf), et indique que 30% des références du rapport (5,587 des 18,531 références) ne proviennent pas de revues à comité de lecture, contrairement à ce qu&#8217;on nous affirme haut et fort. </p>
<p>Ironiquement, c&#8217;est en exigeant qu&#8217;un article soit publié dans une revue à comité de relecture (pour être recevable) que le GIEC forge sa réputation et parvient à bloquer plusieurs travaux qui ne vont pas dans son sens. </p>
<p>Bloquer? Comment? Tel que discuté dans la partie sur les courriels du ClimateGate, le noyau de climatologues influents (dont Mann, Jones, Schmidt&#8230;) contrôle depuis longtemps une partie du processus de révision par les pairs. Ce contrôle est fait en exerçant des pressions sur certains éditeurs, en bloquant les revues qui publient des articles à contresens, ou encore en validant mutuellement le travail des autres membres du noyau (le «peer-review» devenu «pal-review»). Il est donc difficile pour un scientifique de publier des travaux qui vont à contre-sens du dogme, tant l&#8217;emprise de ces gens est forte et qu&#8217;en plus beaucoup de périodiques font preuve de partisanerie. </p>
<p>L&#8217;exigence de publication dans les revues à comité de lecture en soi est pertinente et nécessaire. C&#8217;est le fait que les comités de relectures soient partiaux qui dérange&#8230; Il faudrait, par exemple, que les pairs (experts) qui valident les travaux des autres ne soient pas nommés par les auteurs(!), ni collaborateurs de ceux-ci, ne soient pas anonymes (pour plus de transparence sur le processus), et inclue aussi des spécialistes d&#8217;autres disciplines (par exemple un statisticien pour valider le traitement des données).</p>
<p>Malgré tout, il semble que le recours aux publications à comité de relecture soit insuffisant pour soutenir les affirmations du GIEC. L&#8217;organisme puise donc un nombre important de références (30% &#8211; tel qu&#8217;indiqué plus haut) dans ce qu&#8217;on appelle la littérature grise (non révisée par les pairs), incluant des articles de la WWF [<a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/01/more-dodgy-citations-in-nobel-winning.html">1</a>], Greenpeace [<a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/01/greenpeace-and-nobel-winning-climate_28.html">2</a>], journaux locaux [<a href="http://climatequotes.com/2010/02/11/ipcc-references-at-least-29-news-articles-in-ar4/">3</a>], thèses d&#8217;étudiants [<a href="http://climatequotes.com/2010/02/03/ipcc-cited-multiple-masters-students-in-ar4-some-unpublished/">4</a>], conférences de presse[<a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/04/what-ipcc-learned-from-press-releases.html">5</a>], articles en préparation [<a href="http://www.noconsensus.org/ipcc-audit/working-papers-in-IPCC-report.php">6</a>], association de motoneige[<a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/05/ipcc-snowed-by-snowmobile-lobby.html">7</a>]&#8230; </p>
<p>On est bien loin du <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/01/rajendra-pachauri-ipcc-claims">99% requis par le gouvernement</a> (UK):</p>
<div class="quote">The government has told the IPCC through official channels that it must ensure review standards are robust and its communication effective. &#8220;They need to communicate that 99% of the science on which they base [their work] is peer reviewed,&#8221; the official said.</div>
<p>Traduction libre:</p>
<div class="smallquote">Le gouvernement a indiqué au GIEC, via des cannaux de diffusion officiels, de s&#8217;assurer d&#8217;avoir des normes de révision solides et une communication efficace. «Ils doivent indiquer que 99% de la science sur laquelle ils basent leurs travaux a été révisée par les pairs».</div>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Des références disponibles pour validation?</div>
<p>Au-delà des références grises, on note plusieurs références à des articles parus <strong>APRÈS</strong> la <a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/05/cutoff-dates-what-cutoff-dates.html">date limite</a> de décembre 2005, incluant (à 39 reprises) un numéro de la revue <i>Climatic Change</i>, <a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/05/ipcc-cites-unpublished-journal-39-times.html">non publié</a>! Certainement un numéro bien spécial fait sur mesure pour le GIEC (paru en mai 2007), car 16 de ses 21 articles ont été cités&#8230; </p>
<p>Idem pour le fameux rapport Stern, qui fut publié seulement le 30 septembre 2006 (10 mois après la date limite), mais pourtant <a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/04/stern-review-scandal.html">cité à plus de 25 reprises</a>, malgré le fait qu&#8217;il ne soit pas non plus un document révisé par les pairs, comme l&#8217;avoue Pachauri (<a href="http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&#038;refer=latin_america&#038;sid=aMDOzA81PRPg">source</a>), et qu&#8217;il constitue la SEULE évidence supportant le nombre de personnes en Inde et en Chine qui dépendent des glaciers pour leur approvisionnement en eau, tel qu&#8217;avancé dans le rapport du GIEC. </p>
<p>Ironiquement, cette affirmation a été démentie récemment dans un article publié par <a href="http://www.nature.com/news/2010/100610/full/news.2010.292.html?s=news_rss">Nature</a>. Note: malgré le fait que l&#8217;article démontre que la mousson et la neige priment sur la fonte de glace pour l&#8217;apport en eau, on y inclut le commentaire de Jeffrey Kargel (glaciologue) &#8211; qui affirme que cela est une preuve additionnelle que ces bassins sont vulnérables au climat! Quoi? Bon, je suppose que l&#8217;alarmisme oblige, sans compter de maintenir le cap&#8230;</p>
<p>Les dépassements au calendrier signifient que les experts n&#8217;ont pas eu la chance de lire et critiquer les références en cause, pourtant utilisées pour soutenir les affirmations du rapport. </p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Des références déguisées?</div>
<p>Il semblerait aussi que le GIEC se donne du mal à rendre la tâche plus difficile à quiconque veut valider certaines sources, via l&#8217;utilisation d&#8217;<a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/04/ipcc-falls-for-press-release-masquerade.html">abréviations douteuses</a> ou des liens non directs vers la source. Ainsi, une référence qui aurait dû sauter aux yeux comme non conforme passe inaperçue au premier regard&#8230;</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Conclusion</div>
<p>Dans son 4e rapport, le GIEC, gagnant d&#8217;un prix Nobel de la Paix(!), affirme être certain à 90% que le réchauffement post-1970 est attribuable aux émissions de gaz à effet de serre par l&#8217;homme. Cette affirmation, nous dit-on, s&#8217;appuie sur des travaux publiés exclusivement dans des revues à comité de relecture, comme le rappelait cet hiver son président, Pachauri, au journal <a href="http://timesofindia.indiatimes.com/india/No-proof-of-Himalayan-ice-melting-due-to-climate-change/articleshow/5213045.cms">Times of India</a> (dernier paragraphe). </p>
<p>Eh bien détrompez-vous. Non seulement le GIEC ne représente-t-il pas des milliers d&#8217;experts comme le prétendent les médias, mais plutôt <a href="http://nofrakkingconsensus.blogspot.com/2010/06/how-many-ipcc-scientists-say-so.html">quelques dizaines</a>, il puise également bon nombre d&#8217;informations dans des sources douteuses. </p>
<p>Bref, un travail non conforme à la rigueur scientifique que l&#8217;on est en droit de s&#8217;attendre, sous la direction d&#8217;un président en grave conflit d&#8217;intérêts. </p>
<p><br/><br/></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-5e-partie%e2%80%93-le-4e-rapport-du-giec/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LaPresse: Les leçons du ClimateGate (4e partie – le carnet de bord)</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie%e2%80%93le-carnet-de-bord/</link>
		<comments>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie%e2%80%93le-carnet-de-bord/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 May 2010 02:07:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>
		<category><![CDATA[revue de presse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/?p=2452</guid>
		<description><![CDATA[Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs». Après mon exposé sur le code de programmation diffusé par le ClimateGate (3e partie), je poursuis ma critique de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg" alt="" title="cru" width="200" height="135" class="alignleft size-full wp-image-1085" /></a><strong>Ce billet est la suite de «<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie)</a>», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier:  «Climategate: les leçons sont ailleurs».</strong></p>
<p>Après mon exposé sur le code de programmation diffusé par le ClimateGate (<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/">3e partie</a>), je poursuis ma critique de l&#8217;<a href="http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/201005/08/01-4278639-climategate-les-lecons-sont-ailleurs.php">article de LaPresse</a> avec un thème similaire, peu rapporté par les médias, et révélateur de la qualité des données des stations : <strong>le carnet de bord de Mike Harris</strong> (c&#8217;est-à-dire le fichier HARRY_READ_ME.txt). </p>
<p>Cette série d&#8217;articles en lien au ClimateGate est une opportunité de couvrir la nouvelle, car au moment de traiter le scandale à l&#8217;hiver dernier, j&#8217;avais dû passer à côté, faute de temps.<br />
<br/><br/></p>
<p>Voici la liste des différentes parties de cette série, pour un accès rapide :</p>
<ul>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-intro/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (1ère partie)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie &#8211; les courriels)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie &#8211; le code)</a></strong></li>
<li><strong>LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie &#8211; le journal de bord)</strong> &#8211; le présent billet!</li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-5e-partie%E2%80%93-le-4e-rapport-du-giec/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie &#8211; le 4e rapport du GIEC)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie &#8211; les enquêtes)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/29/lapresse-les-lecons-du-climategate-7e-partie-%E2%80%93-conclusion/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (7e partie &#8211; conclusion)</a></strong></li>
</ul>
<div class="subtitle">ClimateGate&#8230; le carnet de bord</div>
<hr/>
<p>Tel que discuté dans les parties précédentes, une fuite de documents du <i>Climatic Research Unit</i> (CRU) de l&#8217;Université d&#8217;East Anglia a révélé au grand public (du moins une partie, puisque les médias ont habilement étouffé l&#8217;affaire) qu&#8217;une poignée d&#8217;experts en climatologie, à l&#8217;origine des données de températures, auraient gravement enfreint les règles d&#8217;éthique en science pour faire croire à un réchauffement climatique sans précédent, dû aux rejets de CO2 par l&#8217;homme. Le scandale porte le nom de ClimateGate.</p>
<p>Le matériel rendu disponible est composé de 1073 courriels et 3585 fichiers, regroupé dans un dossier compressé : FOIA.zip (62MB). Vous pouvez le télécharger sur <a href="http://assassinationscience.com/climategate/">ce site</a>, ou encore naviguer et consulter les fichiers en ligne directement <a href="http://www.di2.nu/foia/">ici</a>.</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="green">Les courriels</div>
<p>Les <strong>courriels</strong> du ClimateGate nous ont apporté des informations sur la collusion de scientifiques pour cacher des données, manipuler celles-ci à leur avantage et contrôler la publication de travaux scientifiques sur le sujet.<br />
(voir <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/"> LaPresse: Les leçons du ClimateGate (2e partie – les courriels)</a>)</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="green">Le code </div>
<p>Le <strong>code de programmation</strong> montre pour sa part certaines manipulations dans les programmes de comptabilisation et d&#8217;harmonisation des données, particulièrement en vue de cacher le déclin des années post 1960. Rappelons que les températures des derniers 1000 ans sont calculées à partir de proxys (surtout des cernes d&#8217;arbres), mais ceux-ci n&#8217;indiquent plus de réchauffement à partir de 1960, au contraire! On a donc subtilement remplacé les dernières décennies par les données de stations météo terrestres (qui elles montrent une augmentation, principalement attribuable à l&#8217;effet de chaleur urbaine &#8211; et non le CO2), une astuce détaillée à plusieurs reprises dans les commentaires du programmeur.<br />
(voir <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/">LaPresse: Les leçons du ClimateGate (3e partie – le code)</a>)</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="orange">Le carnet de bord (HARRY_READ_ME.txt)</div>
<p>Parmi les nombreux documents diffusés, il y en a un qui attire particulièrement l&#8217;attention: <strong>HARRY_READ_ME.txt</strong>. Ce fichier est une sorte de <strong>carnet de bord</strong> de Mike Harris, employé du CRU et responsable de l&#8217;assemblage des données brutes en provenance des différentes stations du monde. Le contenu du carnet couvre la période 2006-2009.</p>
<p>On y trouve des renseignements utiles qui en disent long sur l&#8217;état piteux des données reçues (dédoublement de stations, stations inexistantes, grandes périodes sans données&#8230;) et les manipulations douteuses apportées pour y remédier (jusqu&#8217;à les inventer!).</p>
<p><span id="more-2452"></span><br />
Voici quelques extraits :</p>
<div class="quote">getting seriously fed up with the state of the Australian data. so many new stations have been introduced, so many false references.. so many changes that aren&#8217;t documented</div>
<div class="smallquote"><span class="dark">[Traduction libre]</span> je deviens sérieusement découragé de l&#8217;état des données australiennes. Tant de nouvelles stations ont été introduites, tant de fausses références&#8230; tant de changements qui ne sont pas documentés.</div>
<p>Les données de l&#8217;Australie semblent très problématiques, voir inquiétantes. Au-delà des stations en mauvais état (en supposant que leur état soient similaire à celles aux États-Unis, où <a href="http://wattsupwiththat.files.wordpress.com/2009/05/surfacestationsreport_spring09.pdf">90% ne répondent même pas aux critères établis par le <i>National Weather Service</i></a> (pdf)), il y a les données en trop, donc possiblement surreprésentation&#8230; Si peu de rigueur n&#8217;augure guère confiance sur la validité des températures globales qui en découlent&#8230;</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="quote">I am very sorry to report that the rest of the databases seem to be in nearly as poor a state as Australia was. There are hundreds if not thousands of pairs of dummy stations</div>
<div class="smallquote"><span class="dark">[Traduction libre]</span> Je suis navré de rapporter que le reste des bases de données semble être en aussi mauvais état que l&#8217;étaient ceux de l&#8217;Australie. Il y a des centaines, sinon des milliers de paires de fausses stations</div>
<p>Malheur, le problème serait généralisé! Décidément, il y a de quoi rester perplexe devant les chiffres annoncés par le GIEC (qui prend ses données du CRU, où travaille Mike Harris, celui qui écrit ces lignes). </p>
<p><br/><br/></p>
<div class="quote">Wrote &#8216;makedtr.for&#8217; to tackle the thorny problem of the tmin and tmax databases not being kept in step. Sounds familiar, if worrying. <strong>am I the first person to attempt to get the CRU databases in working order?!!</strong></div>
<div class="smallquote"><span class="dark">[Traduction libre]</span> J&#8217;ai écrit &#8216;makedtr.for&#8217; pour résoudre le problème des bases de données tmin [NDT: températures minimales] et tmax [NDT: températures maximales] qui ne sont pas en concordance. Chose commune, sinon inquiétante. Suis-je la première personne à tenter de mettre de l&#8217;ordre dans les bases de données du CRU?!!</div>
<p>À la lecture de ce commentaire, on se demande si les gens qui ont récolté les données savaient ce qu&#8217;ils faisaient! Le travail semble avoir été bâclé depuis le début, et on peut demeurer sceptique sur la qualité des données harmonisées par Harris, même avec les meilleures intentions du monde.</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="quote">Here, the expected 1990-2003 period is MISSING &#8211; so the correlations aren&#8217;t so hot! Yet the WMO codes and station names /locations are identical (or close). What the hell is supposed to happen here? Oh yeah &#8211; there is no &#8216;supposed&#8217;, I can make it up. So I have :-)</div>
<div class="smallquote"><span class="dark">[Traduction libre]</span> Ici, la période 1990-2003 est MANQUANTE &#8211; donc les corrélations ne sont pas très bonnes! N&#8217;empêche que les codes de l&#8217;Organisation Météorologique Mondiale et les noms de stations/localisations sont identiques (ou proches). Que diable est-il censé se passer ici? Ah oui &#8211; il n&#8217;y a pas de &#8216;supposition&#8217;, je peux les inventer. Alors, je l&#8217;ai fait :-)</div>
<p>Rassurés? Moi non. Lorsque les données sont manquantes, on les invente&#8230; La climatologie repose sur des données non uniformes dans le temps et l&#8217;espace, et doit composer avec des méthodes statistiques pour compléter les trous, tout en leur accordant un poids correct dans l&#8217;équation. Une lourde tâche statistique qui requiert une expérience solide. Vu l&#8217;état des données et la façon dont on applique les correctifs, on peut fortement douter de la qualité du travail et de sa valeur scientifique. N&#8217;oublions pas que tout ceci est fait avec l&#8217;idée préconçue du réchauffement par l&#8217;homme, donc les données additionnelles risquent fort de pencher en ce sens.</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="quote">I&#8217;ve found that most if not all of the Australian bulletin stations have been unceremoniously dumped into the files without the briefest check for existing stations.</div>
<div class="smallquote"><span class="dark">[Traduction libre]</span> J&#8217;ai découvert que la plupart, sinon tous les bulletins des stations australiennes ont été balancés abruptement sans la moindre vérification de l&#8217;existence même des stations.</div>
<p>Au risque de me répéter, ça en dit long sur la qualité du travail et ce qui peut en sortir&#8230; Et dire qu&#8217;on base décisions à coup de milliards de dollars sur ce genre de données! </p>
<p><br/><br/></p>
<div class="quote">OH FUCK THIS. It&#8217;s Sunday evening, I&#8217;ve worked all weekend, and just when I thought it was done I&#8217;m hitting yet another problem that&#8217;s based on the hopeless state of our databases. There is no uniform data integrity, it&#8217;s just a catalogue of issues that continues to grow as they&#8217;re found.</div>
<div class="smallquote"><span class="dark">[Traduction libre]</span> ET PUIS MERDE. On est dimanche soir, j&#8217;ai travaillé toute la fin de semaine, et juste au moment où je croyais avoir terminé, je rencontre un autre problème basé sur l&#8217;état désespéré de nos bases de données. Il n&#8217;y a pas d&#8217;intégrité dans les données, c&#8217;est juste un ensemble de problèmes qui continue de croître au fur et à mesure qu&#8217;on les trouve.</div>
<p>Sans commentaire :-)</p>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LaPresse: Les leçons du ClimateGate (3e partie – le code)</title>
		<link>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/</link>
		<comments>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 May 2010 04:52:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Pelletier</dc:creator>
				<category><![CDATA[ClimateGate]]></category>
		<category><![CDATA[revue de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce billet est la suite de «LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie)», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier: «Climategate: les leçons sont ailleurs». Après mon exposé sur les courriels du ClimateGate (2e partie), je poursuis ma critique de l&#8217;article de LaPresse en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg"><img src="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/cru.jpg" alt="" title="cru" width="200" height="135" class="alignleft size-full wp-image-1085" /></a><strong>Ce billet est la suite de «<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie)</a>», qui se veut une réponse à un article publié dans le journal LaPresse le 8 mai dernier:  «Climategate: les leçons sont ailleurs».</strong></p>
<p>Après mon exposé sur les courriels du ClimateGate (<a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">2e partie</a>), je poursuis ma critique de l&#8217;<a href="http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/201005/08/01-4278639-climategate-les-lecons-sont-ailleurs.php">article de LaPresse</a> en ajoutant un thème connexe qui n&#8217;est à peu près jamais discuté lorsqu&#8217;on couvre le ClimateGate, mais qui est tout aussi important : <strong>le code de programmation</strong>. Je profite donc de l&#8217;occasion pour en parler, car au moment de couvrir le scandale du ClimateGate (hiver dernier), j&#8217;avais dû faire le choix de passer à côté, faute de temps.<br />
<br/><br/></p>
<p>Tel qu&#8217;indiqué en <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-intro/">introduction</a>, ma réaction à LaPresse se compose de plusieurs parties (indépendantes), dont celle-ci. Les voici toutes, pour un accès rapide :</p>
<ul>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-intro/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (1ère partie)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (2e partie &#8211; les courriels)</a></strong></li>
<li><strong>LaPresse : Les leçons du ClimateGate (3e partie &#8211; le code)</strong> &#8211; le présent billet!</li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/21/lapresse-les-lecons-du-climategate-4e-partie%E2%80%93le-carnet-de-bord/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (4e partie &#8211; le journal de bord)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/06/15/lapresse-les-lecons-du-climategate-5e-partie%E2%80%93-le-4e-rapport-du-giec/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (5e partie &#8211; le 4e rapport du GIEC)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/05/lapresse-les-lecons-du-climategate-6e-partie-%E2%80%93-les-enquetes/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (6e partie &#8211; les enquêtes)</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/07/29/lapresse-les-lecons-du-climategate-7e-partie-%E2%80%93-conclusion/">LaPresse : Les leçons du ClimateGate (7e partie &#8211; conclusion)</a></strong></li>
</ul>
<div class="subtitle">ClimateGate&#8230; Au-delà des courriels, il y a le code!</div>
<hr/>
<p>Les fichiers rendus publics par ce qui semble être une <a href="http://wattsupwiththat.com/2009/12/07/comprhensive-network-analysis-shows-climategate-likely-to-be-a-leak/">fuite interne</a> ne se limitent pas qu&#8217;aux fameux 1073 courriels&#8230; </p>
<p>On y trouve aussi plusieurs documents, dont certains sont des bouts de <strong>code de programmation</strong> ayant en outre conduit à la représentation graphique des données comptabilisées et harmonisées, auxquels je m&#8217;intéresserai dans ce billet. </p>
<p>Le tout est groupé dans un fichier compressé, sous le nom FOIA.zip (référence à <i>Freedom Of Information Act</i>), disponible sur le site de <a href="http://assassinationscience.com/climategate/">John P. Costella</a> (62MB), celui qui a fait un excellent travail de synthèse des courriels du ClimateGate, maintenant <a href="http://scienceandpublicpolicy.org/images/stories/papers/reprint/climategate_analysis.pdf">disponible en pdf</a>. </p>
<h3>Les commentaires du (ou des) programmeur(s) ici et là dans le code permettent de comprendre le type de manipulations effectuées pour cacher le déclin récent (après 1960), dans l&#8217;idée de supporter une idée préconçue, à savoir que le réchauffement actuel est sans précédent.</h3>
<p><br/></p>
<p>Les extraits de code du ClimateGate sont complémentaires aux courriels. Si les échanges entre carbocentristes mettent en lumière l&#8217;intention de manipuler l&#8217;information, les commentaires du code (et les lignes de code proprement dit) montrent comment certaines manipulations ont été effectuées, du moins jusqu&#8217;à preuve du contraire (voir mon encadré en fin d&#8217;article).<br />
<span id="more-2437"></span><br />
<br/><br/></p>
<div class="orange">Quelques extraits</div>
<hr/>
<p>Question d&#8217;illustrer mes propos, voici quelques extraits de code avec commentaires trouvé dans les fichiers. Je ne traduirai pas les extraits tels quels, puisqu&#8217;ils sont plutôt techniques, m&#8217;attardant plutôt aux commentaires (les emphases sont de moi). Ce qui doit retenir l&#8217;attention est le commentaire du programmeur &#8211; le code les met en contexte. </p>
<p>Note: Le nom du fichier correspondant à chaque extrait est également fourni pour ceux et celles qui veulent consulter l&#8217;original (vous pouvez ouvrir ces fichiers avec un éditeur de texte conventionnel). </p>
<p><br/><br/></p>
<div class="green">Extrait 1</div>
<p>On débute avec un commentaire qui indique de <strong>ne pas considérer les données corrigées (MXD) APRÈS 1960, qui seront ARTIFICIELLEMENT AJUSTÉES pour être plus proches des températures réelles</strong>&#8230; </p>
<div class="code">; of growing season temperatures. Uses &#8220;corrected&#8221; MXD &#8211; but <strong>shouldn&#8217;t usually<br />
; plot past 1960 because these will be artificially adjusted</strong> to look closer to<br />
; the real temperatures.</div>
<div class="small">FOIA\documents\osborn-tree6\mann\oldprog\maps12.proFOIA\documents\osborn-tree6\mann\oldprog\maps15.proFOIA\documents\osborn-tree6\mann\oldprog\maps24.pro</div>
<p>&#8230;On reconnait donc la divergence entre les données récentes et celles observées par les thermomètres, mais au lieu de tenter d&#8217;expliquer cette différence et remettre en question la validité des proxys utilisés (voyez mon billet sur les <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/03/13/question-de-proxy/">proxys</a>, ainsi que celui de <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/03/16/reinventer-loptimum-medieval-par-martin-gravel/">Martin Gravel</a>), on masque celle-ci en modifiant les données. Si les données ne concordent pas avec les modèles, les données doivent être erronées!</p>
<p>Avec les doutes qui planent sur les mesures réelles (c&#8217;est-à-dire mal ajustées), on se demande si ca ne devrait pas être l&#8217;inverse! Cette tactique, qui fait référence au fameux <strong><i>«hide the decline»</i></strong> (cacher le déclin), ne faisait pas l&#8217;unanimité, si on en croit les commentaires de Keith Briffa (voir <a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/16/lapresse-les-lecons-du-climategate-2e-partie-les-courriels/">2e partie &#8211; les courriels</a>).</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="green">Extrait 2</div>
<p>Encore une fois, on insiste sur l&#8217;arrêt de calibration de l&#8217;échantillonnage à 1960, pour éviter le déclin (en parlant des régressions pour calibrer les anomalies par rapport aux températures terrestres)!</p>
<div class="code">; anomalies against full NH temperatures and other series.<br />
; CALIBRATES IT AGAINST THE LAND-ONLY TEMPERATURES NORTH OF 20 N<br />
;<br />
; Specify period over which to compute the regressions (<strong>stop in 1960 to avoid<br />
; the decline</strong></div>
<div class="small">FOIA\documents\harris-tree\recon_esper.pro</div>
<p><br/><br/></p>
<div class="green">Extrait 3</div>
<p>Décidément, c&#8217;est une obsession (ou simplement une manipulation qu&#8217;on prend soins de répéter partout)! Le déclin récent dans les données des cernes d&#8217;arbres a été enlevé artificiellement pour faciliter la calibration. Ainsi, les données post-1960 seront plus proches des températures observées qu&#8217;elles le devraient, impliquant que la reconstruction paraîtra meilleure qu&#8217;elle ne l&#8217;est réellement.</p>
<div class="code">printf,1,’Osborn et al. (2004) gridded reconstruction of warm-season’<br />
printf,1,’(April-September) temperature anomalies (from the 1961-1990 mean).’<br />
printf,1,’Reconstruction is based on tree-ring density records.’<br />
printf,1<br />
printf,1,’NOTE: <strong>recent decline in tree-ring density has been ARTIFICIALLY’<br />
printf,1,’REMOVED to facilitate calibration</strong>. THEREFORE, post-1960 values’<br />
printf,1,’will be much closer to observed temperatures then they should be,’<br />
printf,1,’which will incorrectly imply the reconstruction is more skilful’<br />
printf,1,’than it actually is. See Osborn et al. (2004).’</div>
<div class="small">FOIA\documents\osborn-tree6\mann\mxdgrid2ascii.pro</div>
<p><br/><br/></p>
<div class="green">Extrait 4</div>
<p>Encore la fameuse astuce pour cacher le déclin en action! On rejette les données post-1960. Cette technique permet d&#8217;éliminer le déclin de façon appropriée, et signifie que les données après 1960 ne représentent plus les cernes d&#8217;arbres (au moins, on en est conscient!).</p>
<div class="code">printf,1,&#8217;<strong>IMPORTANT NOTE:&#8217;<br />
printf,1,&#8217;The data after 1960 should not be used. The tree-ring density&#8217;<br />
printf,1,&#8217;records tend to show a decline after 1960</strong> relative to the summer&#8217;<br />
printf,1,&#8217;temperature in many high-latitude locations. <strong>In this data set&#8217;<br />
printf,1,&#8217;this &#8220;decline&#8221; has been artificially removed in an ad-hoc way, and&#8217;<br />
printf,1,&#8217;this means that data after 1960 no longer represent tree-ring<br />
printf,1,&#8217;density variations</strong>, but have been modified to look more like the<br />
printf,1,&#8217;observed temperatures.&#8217;</div>
<div class="small">FOIA\documents\osborn-tree6\summer_modes\data4sweden.pro</div>
<p><br/><br/></p>
<div class="green">Extrait 5</div>
<p>Cette fois, il s&#8217;agit d&#8217;appliquer un gros artifice/correctif pour corriger les données (déclin), via une réduction du réchauffement du début du 20e siècle et une augmentation de celui à la fin. Cette astuce est détaillée par PapyJako ici: <a href="http://www.lepost.fr/article/2009/12/09/1831979_l-alchimie-des-arrieres-cuisines-de-la-science-climatique.html">L’alchimie des arrières cuisines … de la Science Climatique</a></p>
<div class="code">mknormal,yyy,timey,refperiod=[1881,1940]<br />
;<br />
; <strong>Apply a VERY ARTIFICAL correction for decline!!</strong><br />
;<br />
yrloc=[1400,findgen(19)*5.+1904]<br />
valadj=[0.,0.,0.,0.,0.,-0.1,-0.25,-0.3,0.,-0.1,0.3,0.8,1.2,1.7,2.5,2.6,2.6,$<br />
2.6,2.6,2.6]*0.75 ; <strong>fudge factor</strong><br />
(&#8230;)<br />
;<br />
; APPLY ARTIFICIAL CORRECTION<br />
;<br />
yearlyadj=interpol(valadj,yrloc,x)<br />
densall=densall+yearlyadj</div>
<div class="small">FOIA\documents\osborn-tree6\briffa_sep98_d.pro</div>
<p><br/><br/></p>
<div class="green">Extrait 6</div>
<p>Autre manipulation d&#8217;intérêt&#8230; Même si on a les données depuis l&#8217;an 440, on les rejette jusqu&#8217;à 1400 dans un premier ensemble de données, et on fait de même pour un autre ensemble qui débute en 1070&#8230;</p>
<div class="code"><strong>we know the file starts at yr 440, but we want nothing till 1400</strong>, so we<br />
; can skill lines (1400-440)/10 + 1 header line<br />
; we now want all lines (10 yr per line) from 1400 to 1980, which is<br />
; (1980-1400)/10 + 1 lines<br />
(&#8230;)<br />
; <strong>we know the file starts at yr 1070, but we want nothing till 1400</strong>, so we<br />
; can skill lines (1400-1070)/10 + 1 header line<br />
; we now want all lines (10 yr per line) from 1400 to 1991, which is<br />
; (1990-1400)/10 + 1 lines (since 1991 is on line beginning 1990)</div>
<div class="small">FOIA\documents\osborn-tree5\densplus188119602netcdf.pro</div>
<p>Pourquoi ne voudrait-on pas garder les données avant 1400? Bien qu&#8217;il y ait peut-être une raison valable (non fournie), notez qu&#8217;il s&#8217;agit de la <strong>période chaude médiévale</strong>, où les températures étaient plus élevées qu&#8217;aujourd&#8217;hui. Hasard?</p>
<p><br/><br/></p>
<p>Le liste est bien plus longue, mais ces quelques extraits devraient suffire à comprendre la stratégie&#8230;</p>
<p><br/><br/></p>
<div class="box">Notez que les commentaires de programmation transcrits ci-haut ne peuvent être utilisés comme preuve de manipulation. Rien ne permet de confirmer si les manipulations dont il est question ont été ou non appliqués dans la version finale. </p>
<p><strong>Néanmoins, ils témoignent de l&#8217;intention de manipuler les données, et tant que personne n&#8217;aura accès aux données originales et au code source utilisé, on ne peut faire confiance aux résultats obtenus.</strong></div>
<p><br/><br/></p>
<p>Étant programmeur multimédia, les commentaires dans le code font partie de mon quotidien. </p>
<p>Ils servent notamment à comprendre pourquoi un bout du programme applique tel ou tel traitement, lorsque ça ne saute pas aux yeux, ou encore des notes pour plus tard, tel que : </p>
<div class="code">// TODO: remplacer les valeurs ci-dessous par les vraies valeurs, lorsque disponibles</div>
<p>Bien qu&#8217;il arrive occasionnellement que le bout de code auquel un commentaire se réfère soit modifié sans que le commentaire reflète la modification (oubli), il n&#8217;en demeure pas moins qu&#8217;il signale l&#8217;intention première.</p>
<p>L&#8217;intention dévoilée dans les extraits de code du ClimateGate n&#8217;était pas d&#8217;utiliser des valeurs temporaires (comme mon exemple), mais bien de supprimer volontairement ou ajuster frauduleusement des données connues.</p>
<p>Source: <a href="http://wattsupwiththat.com/2009/11/25/climategate-hide-the-decline-codified/">WUWT</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/05/19/lapresse-les-lecons-du-climategate-3e-partie-le-code/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

