Le 26 octobre dernier, l’Académie des Sciences (France) publiait un rapport sur la question climatique, un rapport qui fait jaser.
En effet, les médias ont rapidement utilisé celui-ci pour faire valoir que les théories du GIEC sont confirmées, et que les climatosceptiques sont confondus.
Au Québec, notre porte-parole officiel en environnement Steven Guilbault (anciennement Greenpeace, aujourd’hui chez Équiterre), ne se gêne pas pour conclure que le climatologue français Claude Allègre (célèbre climatosceptique et auteur du livre «L’imposture climatique») a fait un revirement à 180 degrés sur ses positions, en adoptant le texte de l’Académie. Faux. Nous y reviendrons plus loin.
C’est que Jacques Brassard, ancien ministre péquiste (également climatosceptique), a fait une présentation récente au réseau Liberté-Québec, dans laquelle il traite du climat, sous un angle qui ne plait pas à M. Guilbault (d’où son article du Journal Métro: «Réseau Liberté-Québec se tire dans le pied»).
L’allocution de M. Brassard est retranscrite sur son blogue, que je vous invite d’ailleurs à lire. Il y publie souvent des textes forts intéressants en lien au climat et la religion verte.
Note: j’ai tellement pris de temps à rédiger cet article (désolé, nouveau bébé oblige!), que Jacques Brassard a eu le temps de faire la réplique à M. Guilbault. Ca se passe ici: Les menteries du chaman Guilbeault.
Steven Guilbault, comme c’est souvent le cas au sein de l’establishment climatique (sauf peut-être pour Judith Curry), ne tolère simplement pas les opinions divergentes du dogme. On stigmatise ceux qui osent parler de facteurs naturels et de cycles.
Théologien et activiste écologiste, Guilbault fait partie de ceux et celles qui traitent les climatosceptiques (dont Claude Allègre) de «négationniste des changements climatiques». Notez que le mot «négationniste» réfère à la doctrine voulant que le génocide des Juifs par les nazis (et l’existence des chambres à gaz) relève de la fiction. Son équivalent anglophone, Deniers, est largement utilisé pour discréditer ceux qui n’adhèrent pas systématiquement à l’hypothèse du réchauffement par l’homme, et fut popularisé par Al Gore, avec le terme flat earthers (ceux qui croient que la Terre est plate).
Bien entendu, M. Allègre, comme pratiquement tous les climatosceptiques (moi inclus), reconnait la variabilité climatique (je dirais même davantage que le font les carbocentristes comme M. Guilbault, car nous affirmons que le climat n’a jamais été stable). C’est la CAUSE du réchauffement entre 1975 et 2000 (naturelle ou anthropique?) qui fait l’objet de la discorde, sans oublier la politique qui s’y rattache, aspect aussi dénoncé par M. Allègre.
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