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Glace de l’Arctique: bilan 2010

lundi, 20 septembre 2010

Comme chaque année, la mi-septembre marque la fin de la fonte estivale en Arctique, le moment où la couverture de glace atteint son minimum avant de reprendre son expansion hivernale (jusqu’en mars). C’est l’heure des comptes, la validation des scénarios catastrophiques.

Assiste-t-on à la fameuse spirale de la mort, selon laquelle ce minimum sera de plus en plus bas, au point de perdre toute la glace en 2030 (certains parlent même avant)?

À vous de juger…

D’abord, rappelons que la fonte de l’Arctique n’a pas vraiment grand-chose à voir avec le réchauffement climatique récent (qui serait lié au CO2), mais comme on en fait tout un plat, autant traiter du sujet. Depuis des années, on nous dit que les pôles sont les témoins du réchauffement qui s’opère (via leur fonte mesurable). Selon les modèles, l’augmentation de température serait d’ailleurs plus marquée aux pôles qu’ailleurs (la chaleur migre vers les pôles, plus froids). Contrairement à l’Antarctique, la tendance de l’Arctique est bel et bien à la fonte progressive depuis 1979 (début des mesures satellitaires).

Cycles naturels des océans

Le fait que cette période correspond au cycle de réchauffement de la PDO (1977 à 2008) et de l’AMO (1995 à ce jour), ainsi que la phase positive de la NOA n’est même pas considéré par les modélisateurs!

Vicky Pope, responsable des prévisions climatiques au Hadley Center (UK), a tout de même reconnue lors du WCC3 que «les pertes dramatiques de la glace Arctique résultaient, en partie, des cycles naturels plutôt que du réchauffement climatique du globe». Évidemment, cette affirmation n’a pas retenu l’attention des médias.

Le couvert de glace dépend principalement des vents et des courants marins… Bien entendu, une eau plus chaude fait fondre davantage de glace, mais cette eau n’est pas (du moins très peu) chauffée par l’atmosphère. C’est plutôt l’inverse. D’ailleurs, l’année 2007, qui a marqué un record de fonte (et qui alimente les scénarios les plus extrêmes), n’était pas une année particulièrement chaude.

Par contre, en 2007, les vents du sud ont été dominants, ce qui pousse l’eau chaude et l’air chaud vers le pôle, entrainant une compression (augmentation d’épaisseur) dans la partie plus nordique, et une fonte accrue de la portion plus au sud. On oublie en effet de mentionner que l’Arctique a vu sa glace épaissir en 2007, comme le montre l’illustration ci-contre (source).

Le même phénomène a été observé cet été, lorsque les vents ont tourné pour venir du sud pendant quelques semaines, montrant une fonte accélérée qui a largement ralenti quand ces vents ont changé.
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L’expansion de l’Antarctique démontre le réchauffement…

mardi, 17 août 2010

Parmi les nombreuses observations scientifiques qui contredisent les modèles climatiques, l’expansion de l’Antarctique est l’une des plus embarrassantes pour les défendeurs du RCA (Réchauffement climatique anthropique). En effet, alors que les modèles prédisent un réchauffement plus prononcé aux pôles, incluant une fonte importante en Antarctique, le pôle Sud refuse de coopérer, montrant même un gain de superficie ces dernières années (avec présentement environ 1.75 million de km2 de plus que la moyenne 1979-2000).

Des chercheurs ont tenté de fournir une explication et donner malgré tout raison aux modèles, c’est-à-dire montrer que ce phénomène troublant (pour eux) est quand même dû au réchauffement climatique (par l’homme, doit-on lire entre les lignes), et que la situation basculera plus tard vers une fonte, toujours en lien au RCA.

C’est Judith Curry (dont il est question dans mon billet sur les leçons du Climategate) et Jiping Liu qui tentent de fournir une réponse, pour le moins boiteuse, dans cette publication.

En gros, ils prétendent que l’Antarctique grandit parce que les changements climatiques signifient plus de précipitations, majoritairement sous forme de neige dans cette région. Cette accumulation réfléchit une partie du réchauffement radiatif, empêchant la neige de fondre.

Par contre, selon les auteurs (et c’est là que ça se gâte), si les émissions de GES (gaz à effet de serre) continuent d’augmenter au cours des prochaines décennies, la glace fondra par dessous, et les précipitations tomberont sous forme de pluie au lieu de neige, ce qui fera accélérer la fonte. La glace fondra alors rapidement, spécialement à partir de la fin des années 1960, à raison de 40,000 à 300,000 km2 par année (n’oublions pas que nous sommes à près de 1,750,000 km2 AU-DELÀ de la normale, de quoi faire pâlir ces chiffres alarmistes – ou encore les 260 km2 qui se sont détachés du Groenland!).

Évidemment, tout ceci est basé sur la modélisation. Des prédictions qui ont encore un bon bout de chemin à faire avant d’être considéré comme une hypothèse sérieuse au niveau scientifique. Je parie néanmoins que la presse s’en emparera, si contré à parler de l’Antarctique, question de maintenir le spectre de la menace climatique.

D’abord, ce n’est pas l’air qui réchauffe l’eau, mais l’inverse (en proportion). Vous voulez une expérience rapide? Remplissez votre bain d’eau à température pièce et tentez de l’élever à l’aide d’un sèche-cheveux. Long n’est-ce pas? Maintenant, remplissez le bain d’eau chaude et voyez l’impact sur température de la pièce…

Ensuite, n’oublions pas que la température moyenne de l’Antarctique est d’environ -55 degrés. Il faudra un sacré grand réchauffement avant de voir les précipitations passer de la neige à la pluie!

Enfin, le point de bascule (tipping point) est prévu, toujours selon les auteurs, dans un peu plus d’une cinquantaine d’années.. De quoi leur laisser amplement de temps et autres études en ce sens avant d’être contredits par les faits et pointés du doigt.

Source: NoTricksZone



Au fait, ce billet est mon 200e!




Arctique: l’heure des comptes

mercredi, 23 septembre 2009

Le 13 septembre dernier, la période de fonte en Arctique a pris fin, pour laisser place au retour des glaces, période qui devrait culminer en mars prochain. Fini les spéculations, l’heure est maintenant au bilan: état de la superficie et performances des modèles.

D’abord un rappel:

L’été 2007 fut marquée par la plus petite superficie de glace observée depuis 1979, avec 4 254 531 km2 (notez que l’Arctique a déjà été bien plus petit, simplement que les mesures satellitaires commencent en 1979). Cette observation a donné suite à une panoplie de nouvelles alarmantes, comme l’ouverture du passage Nord-Ouest – une soi-disant «première historique» (pourtant, ce dernier était ouvert en 1906 quand Amundsen y est allé). On en a surtout profité pour réviser à la hausse les prédictions alarmistes (en extrapolant la perte enregistrée par rapport à l’été précédent). Les décideurs du GIEC, alors en phase de rédaction finale du 4e rapport, ont insisté pour changer les prédictions à la hausse, basée sur ce qui n’était jusqu’ici une exception. Cette perte notable a mené à de nombreuses campagnes de désinformations, selon laquelle l’Arctique serait libre de glace d’ici 20 ans. D’ailleurs, plusieurs explorateurs, se basant sur ces propos (au lieu d’observer les données), se sont lancés en Arctique pour sensibiliser la population au réchauffement, avec des conséquences désastreuses (voir bonnet d’âne).

L’hiver qui a suivi a également été marqué d’un record, beaucoup moins médiatisé:
le plus grand gain de glace depuis 1979!
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WCC3: le GIEC montre des premiers signes de remise en question

vendredi, 11 septembre 2009

La 3e conférence internationale sur le climat (WCC3), qui se tenait du 31 août au 4 septembre 2009, à Genève, fut marquée d’une certaine ouverture d’esprit des membres du GIEC (enfin!), alors que plusieurs commencent à remettre en question leurs modèles et accepter l’idée que des facteurs naturels pourraient expliquer le réchauffement observé (source: www.pensee-unique.fr).

Même si les scientifiques non membres du GIEC en font la démonstration depuis plusieurs années, il semblerait que les scientifiques officiels viennent tout juste de découvrir l’importance des facteurs «autres», tels que les oscillations décennales des océans (PDO et NAO) et l’activité solaire, constatant à quel point ceux-ci expliquent bien les variations de température, qui jusqu’ici n’avaient pour seule explication acceptable le rejet de CO2.

Le climat est grandement influencé par les cycles des océans

C’est le journal New Scientist qui rapporte les propos de Mojib Latif, l’un des modélisateurs et auteurs principaux du GIEC, devant les 1500 scientifiques présents à la conférence (traduction tirée de www.pense-unique.fr) :

…nous pourrions être proche d’entrer dans une ou deux décennies de refroidissement climatique…

Je ne suis pas un des sceptiques du climat. Cependant, nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d’autres le feront.

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Tsunamis et volcans, un nouveau coupable…

mercredi, 9 septembre 2009

Même si Dame Nature ne semble pas vouloir coopérer dans le sens des prédictions, les scénarios catastrophiques proposés par les scientifiques du GIEC (bien qu’erronés à plusieurs égards) avaient au moins jusqu’ici le mérite d’être plausibles pour le commun des mortels. Par exemple, une élévation du niveau des océans des suites de la fonte de l’Antarctique, à cause d’un réchauffement, parait logique à première vue, pour peu que l’on ne soit pas trop critique.

Si plusieurs spécialistes pointent du doigt depuis longtemps les failles des modèles (par exemple celles liées à l’effet de serre), le GIEC a réussi, grâce à quelques disciples de l’apocalypse (Al Gore, Nicolas Hulot, James Hansen…), groupes écologistes et médias assoiffés de sensations fortes, à maintenir une grande partie de la population dans sens du courant.

Toutefois, il semble que malgré l’échec total de leurs prédictions depuis des décennies ne les empêchent pas de persévérer et même dépasser le cap de la folie: Le journal «The Gardian» (source) vient de publier un article selon lequel des scientifiques prédisent que le réchauffement climatique pourrait entraîner des tsunamis et augmenter l’activité volcanique!

Les tsunamis sont causés par des tremblements de terre aquatiques, lesquels sont liés aux mouvements des plaques tectoniques. Comment peut-on avoir le culot de faire un lien avec le réchauffement? Les scientifiques répondent que la fonte de l’Antarctique et du Groenland pourrait causer des éboulements sous l’eau, entrainant des tsunamis!
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Revue de presse: Ban Ki-moon est inquièt pour les glaciers (journal Métro)

vendredi, 4 septembre 2009

Journal Métro, édition du 2 septembre 2009.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lors d’une visite sur l’archipel norvégien Svalbard, a exprimé son inquiétude pour la fonte des glaciers de l’Arctique:

Je suis extrêmement alarmé et surpris de voir ces glaciers en si mauvais état.

Il ajoute ensuite:

Si nous ne prenons pas des actions urgentes pour endiguer ce phénomène, nous pourrions être privés de glaciers d’ici 2037, peut-être même 2030. C’est effrayant, effrayant.

D’abord rien de surprenant dans ces propos. À chaque fin d’été, alors que l’Arctique atteint son étendue minimale, nous avons droit à une manne de citations du genre, comme si le phénomène était nouveau. Pourtant, cela fait des millions d’années que le phénomène se produit chaque été, et que la glace se reforme à l’hiver.
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Bonnet d’âne: détresse en Arctique

lundi, 31 août 2009

Afin de sensibiliser les gens à l’impact du réchauffement, on organise régulièrement des expéditions nautiques en Arctique. Certaines, comme celle du Green Open Race (GOR), ont également un second objectif, soit la démonstration qu’il est possible de naviguer sans pétrole. Si l’idée est louable, les résultats sont souvent catastrophiques.

Le capitaine du voilier Yacht Fiona, en août dernier, l’a à son tour appris à ses dépens. Ce n’est pas parce que les médias nous laissent entendre que la calotte glaciaire disparait qu’il en est nécessairement ainsi. Il vaudrait mieux se fier aux observations réelles (ici, ici, ou ici) avant de s’engager tête basse en Arctique à bord d’un voilier. Le capitaine du Fiona s’est vu contraint d’envoyer un signal de détresse après s’être retrouvé pris dans les glaces!

C’est finalement un brise-glace de la garde côtière canadienne qui est venu à la rescousse. Bref, beaucoup de pétrole utilisé pour sauver une expédition ayant pour but de montrer qu’on peut se passer d’énergie fossile… sans compter le fait d’être prisonnier des glaces alors qu’on veut démontrer que le passage est libre!



Greenpeace encore dans l’embarras

jeudi, 20 août 2009

Après avoir annoncé dans un communiqué de presse en juillet dernier que l’Arctique pourrait être libre de glace en 2030, le chef de direction sortant, Gerd Leipold, affirme aujourd’hui qu’il s’agissait d’une erreur.

C’est lors d’une entrevue à la BBC que ce dernier s’est vu contraint d’admettre que Greenpeace avait publié une information alarmiste et incorrecte, dans le but de rendre la cause plus émotive. J’appelle plutôt cela de la désinformation et campagne de peur, comme le journaliste lui a fait remarquer clairement.

M. Stephen Sackur (qui a bien fait ses devoirs), a fait remarqué à M. Leipold que le Groenland, dont les glaces font 1.6 million de km2, a survécu à plusieurs périodes chaudes (au-delà des 2 degrés prévus), et qu’il n’a pas fondu pour autant.

Voici un extrait de l’entrevue :



Revue de presse: La fonte de la banquise s’accélère (Journal Metro)

mercredi, 19 août 2009

En cet été plutôt frisquet au Canada et aux États-Unis, on se doit rappeler aux gens que le réchauffement s’opère toujours malgré les apparences, question de prévenir toute remise en question des prédictions climatiques, lesquelles tardent toujours à se manifester. On y va cette fois d’un article (disponible ici) laissant entendre que la situation s’aggrave en Arctique.

En raison d’un été torride, des dizaines de milliers de km2 supplémentaires de banquise ont fondu dans l’océan Arctique, les chercheurs n’excluant pas un nouveau record.

Torride? Parlez-en au New Yorkais, qui ont eu les mois de juillet et août les plus froids depuis 140 ans. Si la situation est variable d’un endroit à l’autre, peu d’endroits sur la planète démontrent un été chaud jusqu’ici, particulièrement dans l’hémisphère nord. Avant de parler de record de fonte et de crier au loup, il vaudrait mieux attendre les relevés satellites cet automne. N’oublions pas que le précédent record (2007) avait été suivi par un gel record ayant ramené la superficie au niveau de 2003-2004. Même genre d’observations pour 2008.
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Ours en péril?

mardi, 4 août 2009

polarbear

Depuis plusieurs années, des groupes écologistes crient haut et fort que les populations d’ours polaires sont menacées par le réchauffement climatique, demandant même de mettre ces derniers sur la liste des espèces menacées.

Qu’en est-il exactement de l’avenir du seigneur de l’arctique?

Notons d’abord que si l’on a choisi l’ours blanc comme emblème animal du réchauffement, ce n’est pas pour sa vulnérabilité, mais d’abord pour son apparence. Qui n’éprouve pas d’affection envers ce gros toutou blanc? Dans les régions polaires, les espèces les plus vulnérables aux changements climatiques seraient en fait les algues de glace, du moins selon une conférence de presse tenue par GreenPeace en 1997. Or, pour passer le message, il est préférable d’utiliser un animal connu et sympathique aux yeux du grand public: Ursus maritimus. GreenPeace ajoute donc, dans la même lancée, que les ours polaires pourraient également être affectés.
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