Comme chaque année, la mi-septembre marque la fin de la fonte estivale en Arctique, le moment où la couverture de glace atteint son minimum avant de reprendre son expansion hivernale (jusqu’en mars). C’est l’heure des comptes, la validation des scénarios catastrophiques.
Assiste-t-on à la fameuse spirale de la mort, selon laquelle ce minimum sera de plus en plus bas, au point de perdre toute la glace en 2030 (certains parlent même avant)?
À vous de juger…
D’abord, rappelons que la fonte de l’Arctique n’a pas vraiment grand-chose à voir avec le réchauffement climatique récent (qui serait lié au CO2), mais comme on en fait tout un plat, autant traiter du sujet. Depuis des années, on nous dit que les pôles sont les témoins du réchauffement qui s’opère (via leur fonte mesurable). Selon les modèles, l’augmentation de température serait d’ailleurs plus marquée aux pôles qu’ailleurs (la chaleur migre vers les pôles, plus froids). Contrairement à l’Antarctique, la tendance de l’Arctique est bel et bien à la fonte progressive depuis 1979 (début des mesures satellitaires).
Le fait que cette période correspond au cycle de réchauffement de la PDO (1977 à 2008) et de l’AMO (1995 à ce jour), ainsi que la phase positive de la NOA n’est même pas considéré par les modélisateurs!
Vicky Pope, responsable des prévisions climatiques au Hadley Center (UK), a tout de même reconnue lors du WCC3 que «les pertes dramatiques de la glace Arctique résultaient, en partie, des cycles naturels plutôt que du réchauffement climatique du globe». Évidemment, cette affirmation n’a pas retenu l’attention des médias.
Le couvert de glace dépend principalement des vents et des courants marins… Bien entendu, une eau plus chaude fait fondre davantage de glace, mais cette eau n’est pas (du moins très peu) chauffée par l’atmosphère. C’est plutôt l’inverse. D’ailleurs, l’année 2007, qui a marqué un record de fonte (et qui alimente les scénarios les plus extrêmes), n’était pas une année particulièrement chaude.
Par contre, en 2007, les vents du sud ont été dominants, ce qui pousse l’eau chaude et l’air chaud vers le pôle, entrainant une compression (augmentation d’épaisseur) dans la partie plus nordique, et une fonte accrue de la portion plus au sud. On oublie en effet de mentionner que l’Arctique a vu sa glace épaissir en 2007, comme le montre l’illustration ci-contre (source).
Le même phénomène a été observé cet été, lorsque les vents ont tourné pour venir du sud pendant quelques semaines, montrant une fonte accélérée qui a largement ralenti quand ces vents ont changé.
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