Lundi dernier, un nouveau rapport d’enquête a été rendu public, portant sur le GIEC et son fonctionnement.
L’enquête de 4 mois a été menée par le conseil interacadémique (IAC), qui regroupe plusieurs académies scientifiques du monde. Le rapport de 113 pages est très critique envers groupe d’experts onusien. Il a aussi donné lieu à une couverture médiatique pour le moins surprenante, via son interprétation (mettant en lumière le travail partisan de certains médias, dont notre chère Radio-Canada, qui demeure en tête de liste pour son manque d’objectivité – voir plus loin).
Outre le manque de transparence, point commun à toutes les enquêtes sur la science du climat, le rapport note aussi (source):
- que les étapes du processus (rapports) sont mal comprises, même pour les scientifiques et politiciens qui y participent. Chaque étape majeure comporte des lacunes importantes
- qu’il n’y a pas de processus formel de sélection des auteurs
- qu’il n’y a pas de lignes directrices quant aux compétences scientifiques et techniques requises
- qu’il y a un grand manquement à l’identification claire des références grises (c’est-à-dire sans comité de relecture, incluant celles en provenance de Greenpeace et WWF) – lesquelles sont pratiquement toutes confondues avec celles à comité de relecture
- que peu importe les protestations des réviseurs, les auteurs principaux ont le dernier mot sur leur chapitre
- que la sélection des réviseurs est faite par des gens impliqués dans le rapport, et que les réviseurs ne peuvent se rapporter à un groupe (ou un individu) externe, ce qui ne les rend pas indépendants
- qu’il y a un manquement à documenter si des vues divergentes ont été considérées
- qu’il y a trop de confiance en certaines affirmations pour lesquelles il existe peu de preuves (par exemple le groupe 2 fournit plusieurs affirmations vagues avec une grande certitude, alors qu’elles ne sont pourtant pas supportées suffisamment dans la littérature, non mise en perspective ou difficile à contester)

Le GIEC traverse une grave crise de confiance avec les nombreux scandales qui font rage depuis plusieurs semaines (xxxGates).
Le journal « The Economist » a publié un article qui retranscrit un entretien avec Rajenda Pachauri, président du GIEC.
Rien ne va plus dans le département de révision du GIEC… Après la World Wildlife Fund (WWF) et Greenpeace, voici que « Climbing Magazine » figure parmi les sources officielles du rapport du GIEC, cette fois en lien à la fonte des glaciers dans les Andes, les Alpes et en Afrique!