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Nouveau rapport accablant pour le GIEC

vendredi, 3 septembre 2010

Lundi dernier, un nouveau rapport d’enquête a été rendu public, portant sur le GIEC et son fonctionnement.

L’enquête de 4 mois a été menée par le conseil interacadémique (IAC), qui regroupe plusieurs académies scientifiques du monde. Le rapport de 113 pages est très critique envers groupe d’experts onusien. Il a aussi donné lieu à une couverture médiatique pour le moins surprenante, via son interprétation (mettant en lumière le travail partisan de certains médias, dont notre chère Radio-Canada, qui demeure en tête de liste pour son manque d’objectivité – voir plus loin).

Outre le manque de transparence, point commun à toutes les enquêtes sur la science du climat, le rapport note aussi (source):

  • que les étapes du processus (rapports) sont mal comprises, même pour les scientifiques et politiciens qui y participent. Chaque étape majeure comporte des lacunes importantes
  • qu’il n’y a pas de processus formel de sélection des auteurs
  • qu’il n’y a pas de lignes directrices quant aux compétences scientifiques et techniques requises
  • qu’il y a un grand manquement à l’identification claire des références grises (c’est-à-dire sans comité de relecture, incluant celles en provenance de Greenpeace et WWF) – lesquelles sont pratiquement toutes confondues avec celles à comité de relecture
  • que peu importe les protestations des réviseurs, les auteurs principaux ont le dernier mot sur leur chapitre
  • que la sélection des réviseurs est faite par des gens impliqués dans le rapport, et que les réviseurs ne peuvent se rapporter à un groupe (ou un individu) externe, ce qui ne les rend pas indépendants
  • qu’il y a un manquement à documenter si des vues divergentes ont été considérées
  • qu’il y a trop de confiance en certaines affirmations pour lesquelles il existe peu de preuves (par exemple le groupe 2 fournit plusieurs affirmations vagues avec une grande certitude, alors qu’elles ne sont pourtant pas supportées suffisamment dans la littérature, non mise en perspective ou difficile à contester)

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Contre-interrogatoire du GIEC…

mercredi, 7 juillet 2010

Je viens de terminer la lecture de l’excellent rapport intitulé «Global Warming Advocacy Science: a Cross Examination», par James Johnston, professeur de droit à l’Université de Pennsylvania.

Ce document de 82 pages, tel que soulevé par Donna Laframboise, est un travail similaire à celui que les avocats pratiquent régulièrement, soit la contre-interrogation d’un témoin. Si un avocat n’est pas expert sur un sujet donné, il s’informe d’abord des éléments techniques, puis pose des questions pertinentes, comme l’a fait Johnston.

En d’autres mots, l’avocat a analysé le travail du GIEC et autres scientifiques défenseurs du RCA, qu’il qualifie d’«établissement» ( the establishment ), afin de valider la science mise en avant-plan par ceux-ci.

Tel qu’indiqué dans son document (p.8):

Avant d’adopter de telles politiques, il serait important de vérifier que la vision de l’établissement reflète réellement un travail objectif et non partisan… ces vérifications consistent à comparer ce que le GIEC a à dire de la science du climat avec ce qu’on trouve dans la littérature scientifique à comité de relecture, et ensuite se questionner sur les inconsistances apparentes.
[O]ne would suppose that before such policies are undertaken, it would be worthwhile to verify that the climate establishment’s view really does reflect an unbiased and objective assessment…such verification means comparing what the IPCC has to say about climate science with what one finds in the peer-reviewed climate science literature, and then questioning apparent inconsistencies…

L’auteur conclut que sur pratiquement toutes les issues majeures de la science du climat, le GIEC cache ou minimise systématiquement ce qui semble être des incertitudes fondamentales.

Cette phrase (en provenance du site de Donna Laframboise) résume bien le constat :

En d’autres mots, contrairement à un enquêteur qui assemble d’abord des évidences puis tire des conclusions, la direction du GIEC savait que le CO2 était la cause bien avant de commencer son enquête. Les seules preuves considérées sérieusement furent celles qui vont en ce sens.
In other words, unlike a good detective who first assembles the evidence and then draws conclusions, the IPCC leadership knew the culprit was carbon dioxide well before it began its investigation. The only evidence it then took seriously was evidence pointing toward this conclusion.

Jonhston indique clairement que son constat ne remet pas en cause les conclusions du GIEC (dont seul le temps pourra confirmer), mais souligne que si vous avez pour mandat de fournir un rapport objectif et que vous ignorez, minimisez ou cachez les preuves allant à l’encontre de vos opinions préconçues, vous trahissez la confiance du public.

Téléchargez le rapport ici (pdf) ou lisez-le en ligne ici. Un peu long, mais très bien écrit et révélateur de la partisanerie exercée par l’établissement.

Merci aux lecteurs qui m’ont signalé le rapport, soulevé également par plusieurs blogues dont NoConsensus (Donna Laframboise).



Regard critique sur le GIEC

mardi, 15 juin 2010

Richard Tol est un habitué du GIEC, l’organisme officiel qui s’occupe du réchauffement climatique. Depuis le début des années 1990, il participe en tant qu’auteur principal à l’élaboration des fameux rapports, publiés chaque 5-6 ans (dont le dernier remonte à 2007). C’est dire qu’il connait bien l’historique du GIEC, ses forces et ses faiblesses.

En tant qu’économiste, Richard Tol fait donc partie des soi-disant 2500 experts du climat :-)

Si ce dernier est convaincu du rôle de l’homme sur le réchauffement climatique, il est pourtant assez critique des procédures et conclusions du GIEC, et ne se gêne pas pour en parler. Il affirme que l’organisme a exagéré ses propos, basé sur peu de preuves, et que les mesures proposées sont trop onéreuses. Il existe, selon lui, beaucoup de problèmes plus graves auxquels il serait plus souhaitable de s’attaquer en priorité, une opinion que je partage.

Récemment, Richard Tol a écrit une lettre destinéee au parlement néerlandais (qui examine les controverses en lien au climat). La lettre est traduite et publiée sur le site de Donna Laframboise (noconsensus). Voici ma traduction libre d’une portion du texte:

Pour autant que je sache, le climat change vraiment et pour les 150 dernières années ce changement a été principalement causé par les humains. Ma propre recherche montre que le changement climatique est un problème qui demande à être résolu. Il y a des évidences convaincantes que le changement climatique n’est pas le plus gros problème de l’humanité. Ce n’est probablement pas non plus le principal problème environnemental non plus. Il y a des indications fortes que, politiquement, une politique du climat serait onéreuse.
As far as I know, the climate is really changing and for the last 150 years this has been primarily caused by humans. My own research shows that climate change is a problem that needs to be solved. There is convincing evidence that climate change is not the biggest problem of humankind. It is probably not the main environmental problem either. There are strong indications that politically feasible climate policy is expensive.

Richard Tol est d’avis que le problème du réchauffement, quoi qu’assez important pour être traité, ne devrait pas primé sur d’autres enjeux. Par exemple, il affirme sur le blogue de Roger Pielke Jr. que le nombre de personnes qui meurent en 2010 en lien à la pollution conventionnelle de l’air est plus grand que le nombre de personnes qui pourraient mourir en 2100 en lien au réchauffement climatique.

J’ajouterai que le CO2 n’est pas un polluant, mais un gaz essentiel à la vie, et que pendant que l’on se préoccupe de l’augmentation du CO2 d’origine humaine (pourtant seulement environ 0.0018% de l’atmosphère), on ferme les yeux aux nombreux polluants de l’air et de l’eau, ce qui me préoccupe.

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XXXGates

mardi, 2 mars 2010

Depuis quelques semaines, les scandales entourant le GIEC, son président (Pachauri) et les stations qui fournissent les données officielles ne finissent plus…

Certes, les problèmes liés à la théorie d’effet de serre n’ont rien de nouveau. Force est toutefois de constater que depuis peu, il y a une explosion de révélations-chocs qui secouent la forteresse réchauffiste du GIEC, au point que la science du climat se porte plutôt mal ces jours-ci.

Le commencement

D’abord, à la fin novembre 2009, des courriels et documents en provenance du CRU sont publiés. Vu la nature du contenu exposé (manipulation de données, manipulation du processus de «peer-review» (devenu «pal-review»), refus de fournir les données…), on baptise le scandale ClimateGate.

Les médias ne s’intéressent pas (ou très peu) au phénomène, ou tentent de l’étouffer (surtout au Québec et en France). Pourtant, sur le web, le ClimateGate est bien présent. Il y a même d’autres petits scandales qui apparaissent, comme le NewZelandGate, qui montre que les données de la Nouvelle-Zélande ont été manipulées de façon très douteuse, mais sans intérêt par les grands médias.

Ce n’est que le début

Le GIEC pensait l’avoir échappé belle avec un certain essoufflement en janvier (absence d’intérêt par la presse populaire malgré l’activité dans la blogosphère), jusqu’au jour où éclate, dans les journaux indiens, la nouvelle selon laquelle Rajenda Pachauri aurait de graves conflits d’intérêts comme président du GIEC – le PachauriGate. En effet, ce dernier est aussi président du groupe TERI, spécialisé dans les énergies, et qui bénéficie de l’alarmisme généré par le GIEC.

La colère monte d’un cran, puis c’est au tour des glaciers de l’Himalaya, le fameux HimalayaGate. Le GIEC avait annoncé dans son dernier rapport que les glaciers disparaitraient en 2035, ce qui est faux, et l’information relevait d’une publication de la WWF. On connait la suite, les déclarations condescendantes de Pachauri, puis la rétractation du GIEC, qui avoue ses torts bien timidement. Or, la nouvelle attire cette fois l’attention des médias internationaux (bien que peu ici à ce moment). Une première tuile.

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Réforme du GIEC?

jeudi, 25 février 2010

Le GIEC traverse une grave crise de confiance avec les nombreux scandales qui font rage depuis plusieurs semaines (xxxGates).

La situation est telle que le président (Rajenda Pachauri) participe à une réunion spéciale fermée des ministres de l’environnement et du climat en marge de l’Assemblée annuelle du programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP) à Bali.

Selon Fox News (exclusivité), le GIEC serait sur le point d’annoncer des changements significatifs au sein de l’organisation, afin de regagner la confiance du publique [qui ne cesse de chuter en lien aux récents événements].

Selon Brenda Abrar-Milani, une agente de relations extérieures au bureau du GIEC à Genève (Suisse), la réforme sera considérable. Sans en donner les détails, elle affirme que celle-ci est effectivement en réponse aux divers scandales impliquant l’organisme :

We put everything on the table and looked at it,” she said [NDT: Brenda Abrar-Milani], explaining that the panel’s reforms would be extensive. She refused to detail any of the changes, but she did confirm that are in response to recent scandals involving the panel.

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Citation : Pachauri (Science Magazine)

lundi, 22 février 2010

Cette citation de Pachauri (président du GIEC), en provenance d’une entrevue récente à Science Magazine, est plutôt éloquente…

Je ne pense pas que la crédibilité du GIEC peu être écorchée. Si le GIEC n’était pas là, pourquoi s’inquiéterait-on des changements climatiques?
- Rajenda Pachaurai, président du GIEC (Science Magazine, janvier 2010)

Le journaliste de Science Magazine lui demandait si les événements récents [NDT: les nombreux scandales] avaient affecté la crédibilité du GIEC…



La Presse vers une prise de conscience?

mercredi, 17 février 2010

François Cardinal, journaliste en environnement au journal La Presse, écrivait le 12 février dernier un article intitulé «La science du climat désavouée…», dans lequel il parle de la perte de confiance qui s’installe progressivement envers le GIEC, et reconnait (enfin!) que les journalistes ont tendance à ne présenter qu’une seule version des faits.

Ce dernier semble vouloir se repentir en penchant vers une couverture moins partisane. Poudre aux yeux ou véritable prise de conscience? Donnons la chance au coureur, mais l’article en question permet de douter fortement de ses bonnes intentions.

D’abord, M. Cardinal débute avec :

Le consensus scientifique sur les changements climatiques existe toujours, aucune révélation n’ayant affaibli cette thèse: l’homme émet du CO2, la concentration de ce gaz dans l’atmosphère augmente et, par conséquent, la planète se réchauffe.

Ça commence mal pour quelqu’un qui se veut plus ouvert…
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Retour sur le AmazonGate…

samedi, 6 février 2010

Dans mon billet intitulé «Le GIEC en eaux troubles… à cause de la WWF!», j’étalais (en plus des conflits d’intérêts de Pachauri – président du GIEC) quelques révélations troublantes relatives aux sources utilisées dans le dernier rapport du GIEC, dont plusieurs proviennent du WWF et de Greenpeace.

Ainsi, suite au scandale des glaciers himalayens qui pourraient selon le GIEC disparaitre d’ici 2035 , nous avons eu droit à l’AmazonGate. Il s’agissait cette fois d’une information non fondée scientifiquement selon laquelle 40% des forêts amazoniennes pourraient être affectés par une diminution des précipitations, ayant aussi comme source le WWF.

Parmi les commentaires d’un billet par PapyJako sur la question (Le coup de grâce ?… L’Himalaya de dollars fondra … bien avant 2035 !…), un lecteur (Marot) a relevé une information intéressante…

On sait que la «supposée» fonte des glaciers himalayens a permis au groupe TERI (dont Pachauri est directeur général) d’amasser beaucoup de sous.

Qu’en est-il de la «supposée» menace amazonienne?
Il se trouve que l’International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA) fait des recherches sur les forêts et leur avenir en fonction des changements climatiques.

Qui est Chef adjointe du programme? Shonali Pachauri, fille de Rajenda Pauchauri!

Coïncidence?



The Economist: entrevue avec Pachauri

vendredi, 5 février 2010

theeconomistlogoLe journal « The Economist » a publié un article qui retranscrit un entretien avec Rajenda Pachauri, président du GIEC.

Disponible ici (anglais): http://www.economist.com/sciencetechnology/displayStory.cfm?story_id=15473066

J’ai entendu récemment à la radio de Radio-Canada (émission de Christianne Charette si ma mémoire est bonne), que le journal The Economist, selon les experts en médias autour de la table, était sans contredit le journal ayant le plus d’influence sur les politiciens. Ce qui importe n’est pas le nombre de lecteurs, mais QUI sont les lecteurs!

Espérons que nos décideurs liront cet article :-)



Au tour de Climbing Magazine!

dimanche, 31 janvier 2010

climbingRien ne va plus dans le département de révision du GIEC… Après la World Wildlife Fund (WWF) et Greenpeace, voici que « Climbing Magazine » figure parmi les sources officielles du rapport du GIEC, cette fois en lien à la fonte des glaciers dans les Andes, les Alpes et en Afrique!

Dans un précédent billet, je discutais du GlacierGate, c’est-à-dire la bourde du GIEC en lien avec la prédiction de fonte des glaciers himalayens d’ici 2035. On y découvrait que la source officielle était un article de la World Wildlife Fund (WWF).

Vint ensuite le AmazonGate, soit une autre prédiction en provenance du WWF, cette fois concernant 40% des forêts amazoniennes menacées.

Donna Laframboise, de NOconsensus.org a publiée une liste d’une quinzaine de références au WWF dans le fameux rapport du GIEC (celui qui a valu un prix Nobel de la Paix et qui sert de base aux décisions politiques en lien au réchauffement!).

Des recherches additionnelles ont par la suite permis de découvrir qu’il en était de même avec Greenpeace (8 références).

Comment des groupes écologistes militants peuvent-ils servir de fondement scientifique?

Mais le scandale ne s’arrête pas là. La revue spécialisée en escalade et mountaineering Climbing Magazine, dans son numéro 208, publiait un article sur la fonte des glaciers suite à des interviews avec des alpinistes, qui ont remarqué des changements depuis les années 70. Comment des anecdotes de la sorte peuvent-elles constituer une preuve scientifique sur l’évolution des glaces depuis 1900?

Étant grimpeur, je connais bien la revue (et ne pouvait résister à traduire la nouvelle!). Celle-ci n’a rien d’une revue scientifique avec processus de relecture… Le seul «peer-review» qui puisse s’opérer dans cette revue est la validation du degré de difficulté attribué aux voies d’escalades par d’autres grimpeurs. Dommage que je ne suis plus abonné, je vais tenter de mettre la main sur ce numéro via des amis.

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