Alors que la rédaction de mon billet en cours s’éternise(!), je viens de tomber sur une courte nouvelle digne de mention…
La revue National Geographic vient de publier un article ayant pour titre «Small Nuclear War Could Reverse Global Warming for Years» (Une petite guerre nucléaire pourrait renverser le réchauffement climatique pendant des années). WTF?
Dans les faits, National Geographic ne suggère pas l’utilisation de l’arme nucléaire, mais traite simplement d’une étude consistant à modéliser l’impact d’une mini guerre nucléaire sur le climat. N’empêche que le choix éditorial de titrer l’article ainsi est pour le moins douteux…
Encore des précieux dollars des contribuables bien invertis :-)
Cela me rappelle les nombreuses inquiétudes que soulèvent la géoingénérie pour contrer le réchauffement, ou encore les leçons à tirer du jeu Faith Of The World.
James Cameron, directeur du film Avatar, est un fervent défenseur de la cause réchauffiste, et ne se gêne pas pour dire des méchancetés envers ceux qui ne pensent pas comme lui.
Récemment, il demandait aux climatosceptiques, qu’il appelle «deniers» (en lien à ceux qui nient l’holocauste), de débattre publiquement du réchauffement:
Je demande aux négationnistes de sortir dans la rue pour une confrontation devant les caméras, ces idiots! Tous ceux qui nient le réchauffement climatique à ce point ont leur tête enfoncée si profondément dans leur «cul» que je suis certain qu’ils ne m’entendent pas.
I want to call those deniers out into the street at high noon and shoot it out with those boneheads. Anybody that is a global warming denier at this point in time has got their head so deeply up their ass I’m not sure they could hear me.
Outre le point Godwin bien mérité pour cette citation, M. Cameron (comme Al Gore), n’a toutefois pas le courage de débattre de la question lorsque le moment se présente.
Cette semaine, lors de la conférence environnementale AREDAY (Aspen, Colorado), à laquelle il participait, son voeu fut exhaussé (opportunité de confronter des climatosceptiques en public)…
Marc Morano (auteur de Climate Depot, climatosceptique célèbre) et Ann McElhinney (directrice de Not Evil Just Wrong) furent invités à la conférence, pour débattre du réchauffement. James Cameron, serait pour sa part accompagné de deux scientifiques.
Le débat devait être diffusé en direct sur internet et avoir une grande couverture médiatique (à sa demande)…
Mais au fur et à mesure que la date fatidique approchait, le parti de James Cameron a commencé à changer les règles une à une :
nouveaux membres de son équipe
changer la formule «débat» pour une «table ronde»
pas de caméra pour la parti des climatosceptiques, Cameron fournira les vidéos
plus de caméra de leur côté non plus, seulement du son
aucun média ne serait admis dans la salle
aucun public ne sera admis dans la salle, sauf ceux qui ont assistés à la conférence avant (c’est-à-dire des partisans de Cameron)
pas de diffusion sur internet, aucun enregistrement de quelconque façon
Malgré le fait que toutes ces demandes aient été acceptées par les opposants de Cameron, celui-ci, à la veille du débat, a avisé par courriel qu’il ne fera pas partie du débat, que celui-ci serait annulé.
Parlant d’Al Gore, ce dernier est réputé pour refuser de débattre publiquement avec tout climatosceptique (incluant Lord Christopher Monckton, qui le demande depuis longtemps). Voyez comment un journaliste qui pose une question embarrassante se fait répondre (anglais):
C’est demain (27 mars 2010) qu’aura lieu le Earth Hour, où tout le monde est invité à éteindre ses lumières de 20h30 à 21h30, pour sauver la planète! Cet événement international en est à sa 3e édition, et se veut un geste de solidarité en lien à la lutte aux changements climatiques.
Comme de nombreux autres blogueurs (dont PapyJako et Donna Laframboise), je ferai exactement l’inverse, c’est-à-dire allumer mes lumières pendant cette heure, en guise de protestation. J’invite les gens à faire de même, pour vous faire entendre (voir).
En effet, à l’image de 39% des Québécois, je ne supporte pas les vues de la WWF (organisateur principal de l’événement) en ce qui a trait au réchauffement, et ne veux surtout pas leur donner la chance de me compter parmi leur disciples…
Il mentionne, par exemple, qu’au lieu de démoniser l’électricité, nous devrions souligner son apport à une vie meilleure (hygiène, nutrition, santé, diminution de la pollution…). Si l’on veut vraiment démontrer notre solidarité avec la nature, ce n’est pas éteindre nos lumières pendant une heure qu’il faut, ce sont nos frigos, micro-ondes, fours, ordinateurs, réservoirs à eau chaude, lumières, téléviseurs et autres pendant 1 mois! Je me demande combien d’écologistes extrémistes en feraient autant pour leur cause?
Petite proposition de slogan pour l’an prochain: Réchauffement climatique? J’allume!
En terminant, voyez ici le bilan 2009, en France (par Pecqror). Et celui pour la Californie 2009, via WUWT (aucun impact sur la demande).
Lors d’un discours devant ses cadres plus tôt cette semaine, le président de la chaîne ABC (Maurice Newman) a critiqué les médias pour avoir été trop disposés à accepter la sagesse conventionnelle sur le réchauffement climatique (NDT: théorie d’effet de serre anthropique) .
«Les autres visions sur les changements climatiques n’ont pas été tolérées, et ceux qui les expriment ont été étiquetés et ridiculisés».
Quelques extraits du discours, en provenance du GWFP (traduction libre):
Il a été surtout question de définir ce qu’est la sagesse et le consensus, plutôt que d’écouter d’autres points de vue qui sont peut-être sceptiques
Les changements climatiques sont pour l’instant une question émotive
fondamentalement, nous devons faire entendre des voix qui ont autorité et qui sont pertinentes sur le sujet à nos téléspectateurs, afin qu’ils puissent prendre eux-mêmes des décisions.
Plusieurs des personnes qui ont un point de vue différent à propos de la science du climat sont des scientifiques reconnus et respectés.
Maurice Newman ajoute que la chaîne ABC est selon lui moins partisane que les autres, offrant une couverture mieux équilibrée des changements climatiques.
Ceci est de la musique à mes oreilles!
C’est exactement ce pouquoi j’investie autant d’énergie sur ce blogue : les gens ont le droit d’avoir ÉGALEMENT l’avis des experts qui ne vont pas dans le sens conventionnel.
Ce n’est pas aux médias de décider ce qui devrait ou non être rapporté aux gens en matière de réchauffement en fonction de l’idée préconçue que le réchauffement est causé par l’homme et qu’il est dangereux. C’est devenu une véritable religion, avec une science au service de politiques et d’idéologies. De nombreux scientifiques ont depuis longtemps publié des travaux qui vont à l’encontre de cette pensée unique, et nous avons le droit à cette information.
Comment prendre des décisions éclairées si on n’est exposé qu’à un côté de la médaille?
[ajout: 17 avril 2010]
Peu de temps après cette annonce, la sénateure Christine Milne, chef député du parti «Australian Greens» s’est empressée de demander aux journalistes d’ignorer les propos «antiscience » de M. Newman:
“I trust that ABC journalists will not be cowed by the anti-science speech delivered by the Chair of their board,” Australian Greens Deputy Leader, Senator Christine Milne, said.
“Maurice Newman has no expertise in climate science and his interference in the independence of his journalists is unwelcome.
“It is entirely inappropriate for Mr Newman to make these comments and he should seriously consider publicly withdrawing them.”
On peut comprendre les verts de craindre comme la peste l’ouverture d’esprit du président, mais de là à dire que c’est de l’antiscience (ça me rappelle un certain Steven Guilbault). Depuis quand est-il anti-scientifique de faire taire tout questionnement, de rejeter toute autre hypothèse? Précisément quand on remplace la science par le dogme.
Maurice Newman n’est certes pas expert en climatologie, mais il est capable de voir le genre de traitement accordé sur le sujet, c’est-à-dire la couverture dans un seul sens. Et madame Milne, elle est mieux qualifiée pour savoir ce qui mérite d’être diffusé? En tant que chef d’un parti vert (et vu sa réaction), on peut supposer qu’elle fait partie du mouvement populaire de promotion du RCA. Elle n’est pas neutre sur la question. Son travail et son parti en dépendent.
Il n’aura pas fallu longtemps aux politiciens pour réagir à la lettre du député conservateur Maxime Bernier, qui défendait hier la position modérée du gouvernement Harper en lien à la lutte aux GES, et du coup s’affirmant climato-sceptique.
Selon Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, M. Bernier agit sur commande, pour se faire du capital politique (séduire M. Harper) et espérer reprendre son siège perdu à la chambre des communes.
Le porte-parole du parti Libéral en matière d’environnement, David McGuinty, va aussi dans le même sens.
Du côté du Nouveau Parti Démocratique (NPD), Jack Layton croit que M. Bernier « ne comprend pas où est l’avenir énergétique du pays et semble croire que des investissements dans les sables bitumineux sont plus judicieux que dans les énergies renouvelables».
M. Layton: ce n’est pas ce qu’affirme M. Bernier dans sa lettre. Je suis climato-sceptique, et ne suis pas pour autant en faveur de l’exploitation des sables bitumineux (même si le CO2 produit ne m’inquiète pas).
Du courage
Il est évident que les propos du député vont lui attirer des ennuis, et pourraient même lui coûter son poste. Il fait donc preuve de beaucoup de courage pour aborder ce sujet tabou, où ceux qui vont à l’encontre du courant sont encore perçus comme des monstres. Jim Prentice, ministre de l’Environnement, a d’ailleurs rapidement réagi en se dissociant des propos de M. Bernier.
Je salue donc cette sortie. M. Bernier a osé dire publiquement ce qu’une très grande partie de la population pense, mais sans tribune, ou craignant d’être pointé du doigt. Au fil des ans, les réchauffistes ont fait un grand travail médiatique pour discréditer les sceptiques du réchauffement par l’homme. Ceux-ci sont aujourd’hui souvent perçus comme des gens qui s’opposent aux mesures environnementales et qui sont à la solde des pétrolières, ce qui est tout à fait faux. Pour ma part, je me préoccupe du sort de l’environnement, délaissé au détriment d’une lutte inutile aux GES (on ne s’occupe pas des vrais problèmes pendant ce temps).
François Cardinal, journaliste en environnement au journal La Presse, écrivait le 12 février dernier un article intitulé «La science du climat désavouée…», dans lequel il parle de la perte de confiance qui s’installe progressivement envers le GIEC, et reconnait (enfin!) que les journalistes ont tendance à ne présenter qu’une seule version des faits.
Ce dernier semble vouloir se repentir en penchant vers une couverture moins partisane. Poudre aux yeux ou véritable prise de conscience? Donnons la chance au coureur, mais l’article en question permet de douter fortement de ses bonnes intentions.
D’abord, M. Cardinal débute avec :
Le consensus scientifique sur les changements climatiques existe toujours, aucune révélation n’ayant affaibli cette thèse: l’homme émet du CO2, la concentration de ce gaz dans l’atmosphère augmente et, par conséquent, la planète se réchauffe.
Ça commence mal pour quelqu’un qui se veut plus ouvert… (more…)
J’ai entendu récemment à la radio de Radio-Canada (émission de Christianne Charette si ma mémoire est bonne), que le journal The Economist, selon les experts en médias autour de la table, était sans contredit le journal ayant le plus d’influence sur les politiciens. Ce qui importe n’est pas le nombre de lecteurs, mais QUI sont les lecteurs!
Vincent Courtillot, géophysicien et climato-sceptique, multiplie les entrevues médiatiques depuis quelque temps, à l’approche du sommet de Copenhague. Au moment d’écrire ces liges (26 décembre 2009), le sommet est terminé, mais l’entrevue demeure d’actualité :-)
M. Courtillot est cette fois l’invité à l’émission « ParlonsNet ».
Partie 1: le réchauffement climatique et Copenhague
Partie 2: le ClimateGate
Merci aux nombreux lecteurs qui m’ont fait part de cettte entrevue!
Le géophysicien Vincent Courtillot a participé à un débat chez Taddeï le 3 décembre dernier, où il s’oppose au ministre de l’écologie, de l’énergie et du développement durable Jean-Louis Borloo, et au climatologue Jean Jouzel, vice président du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC).
Le réseau Fox News présentait récemment une émission spéciale sur le ClimateGate avec Bret Baier. L’émission est disponible ci-dessous (en anglais), en 6 parties (pour un total d’environ 40 minutes).
Voilà le genre de reportage que nous devrions avoir ici. Sans tomber dans le discours extrémiste et accusateur à la Glenn Beck (qui à mon avis fait parfois perdre un peu de crédibilité, même s’il s’appuie sur des faits), M. Baier soulève plusieurs points saillants du ClimateGate en jouant plutôt le rôle de celui qui veut savoir.
On y trouve Stephen McIntyre et Ross McKitrick, qui ont fait l’objet de plusieurs courriels du ClimateGate (ce sont les fameux « MM » dont Jones veut bloquer les publications et empêcher qu’ils accèdent aux données). Rappelons qu’ils ont, en 2003, démenti la courbe des températures du dernier millénaire par Mann (crosse de hockey). Patrick Michaels et Bjorn Lomborg font également des commentaires pertinents. À voir pour ceux qui parlent anglais.
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