v 2.0

Tag: ‘mesures’



« Article prédédent

Kiwigate

vendredi, 22 octobre 2010

source: wikimedia commons

Au moment où éclatait le Climategate en novembre 2009 (voyez ma série sur le sujet), un autre scandale prenait forme en Nouvelle-Zélande…

Les données « officielles » du pays avaient, semble-t-il, été gonflées artificiellement…

PAR PLUS DE 15 FOIS!

Pour le dernier siècle, la Nouvelle-Zélande passe en effet de données brutes montrant un réchauffement de 0.06 degré à une version homogénéisée suggérant plutôt 0.92 degré.

PapyJako en avait parlé plus longuement dans deux billets (ici et ici) que je vous invite à lire d’abord pour plus de détails.

L’affaire vient de rebondir ces derniers jours, alors que le gouvernement néozélandais, via l’agence NIWA (National Institute of Water and Atmospheric Research), capitule finalement devant une action judiciaire déposée en août dernier par le groupe New Zealand Climate Science Coalition (NZCSC). Le groupe tentait d’invalider les reconstructions de températures, qui seraient largement biaisées.

On a baptisé l’affaire Kiwigate.

(more…)



Environnement Canada: des données de mauvaises qualité

lundi, 23 août 2010

Je ne peux m’empêcher de couvrir (brièvement) cette nouvelle de dernière heure, trouvée sur WattsUpWithThat. Selon un rapport interne du gouvernement canadien publié en 2008 (obtenu via une requête d’accès à l’information), la qualité des données de stations météo serait en bien mauvais état, ne rencontrant plus les exigences internationales.

Selon le rapport (Degradation in Environment Canada’s Climate Network, Quality Control and Data Storage Practices: A Call to Repair the Damage):

La croyance populaire est que les données sont observées avec précision, validées pour éviter les erreurs, et sauvegardées adéquatement. Toutefois, il est profondément inquiétant de découvrir l’état réel de notre réseau de données et des données qui nous sont fournies et au reste du monde.
“The common assumption among users is that the data has been observed accurately, checked for mistakes and stored properly,” said the report, printed in June 2008. “It is profoundly disturbing to discover the true state of our climate data network and the data we offer to ourselves and the real world.

Le manque d’argent serait une cause principale des problèmes. On y trouve aussi (liste non exhaustive):

  • Les senseurs de précipitation sont sujets à d’importantes erreurs connues, qui compromettent grandement l’intégrité des données de pluviométrie

  • La couverture nationale de certains éléments (tel que nombre d’heures d’ensoleillement) a été interrompue

  • Il n’y a plus aucun contrôle de qualité par un humain depuis le 1er avril 2008. Il n’y a pratiquement aucun contrôle de qualité automatisé. Il n’y a aucun programme en place pour prévenir les erreurs de données qui entrent dans les archives

  • Certaines données, qui nécessitent une interprétation et un traitement pour être utilisées sont ignorées, faute d’argent

  • Une partie importante des données sera vraissemblablement innaccessibles au bénévoles, suite à l’arrêt des données écrites, pour la version électronique (NDT: pensons aux bénévoles de surfacestations qui font le travail de contrôle qualité qui n’a pas lieu autrement)

  • Données innaccessibles aux clients internes et externes

Bref, on savait que la qualité des stations aux États-Unis était en très piteux état (90% ne rencontrent pas les exigences de la NOAA), mais il semble que le Canada n’y échappe pas non plus.

Avec un nombre de stations grandement diminué depuis les années 90 (de 600 à 50, et dont plus qu’une seule au nord du 65e parallèle), on a des interpolations énormes, basées sur des stations au mesures incertaines.

Rappelez-vous aussi cette histoire de M




Université Queen : nouvelles données disponibles

mardi, 20 avril 2010

Le bureau du commissaire à l’information au Royaume-Uni vient de donner raison à Doug Keenan, après un long débat de 3 ans avec l’Université Queen à Belfast en Irlande, pour mettre enfin la main sur les données en lien aux cernes d’arbres.

L’accès aux données permettra de valider les travaux de recherche effectués depuis 40 ans, portant sur les cernes de 11 000 arbres d’Irlande. Ceux-ci permettent de remonter jusqu’à 7000 ans!

Rappelons que les cernes de croissance d’arbres sont des proxys qui servent à calculer la température du passé, alors qu’aucun thermomètre n’existait. Ils sont largement utilisés depuis le 3e rapport du GIEC (apparition de la courbe en crosse de hockey de Mann), malgré leur faible représentation des températures, tel que discuté ici.

La dendrochronologie (étude des cernes d’arbres) mets moins en lumière l’optimum médiéval et la miniglaciation que les autres proxys, comme les palourdes, ce qui pourrait justifier son adoption large (ils permettent de mettre plus d’accent sur le réchauffement récent).

En mesurant l’épaisseur des cernes d’arbres, on déduit si la température était chaude (cerne épais) ou froide (cerne mince). Le problème, c’est que l’épaisseur du cerne dépend de plusieurs autres facteurs (humidité, ensoleillement, maladies…), et bien entendu la quantité de CO2 (plus de CO2 = plus grande croissance).

Quoi qu’il en soit, les travaux de Mann reposent sur un très faible échantillon (une dizaine d’arbres – au Yamal – pour les années 90s), dont 1 seul (YAD061) est en concordance avec les résultats obtenus). Sans oublier les piètres statistiques utilisées (qui lui ont valu son rejet par la suite).

Voyez d’ailleurs ce billet de PapyJako : Le voleur de l’optimum médiéval a enfin été confondu!

Tout nouvel échantillonnage est donc la bienvenue, offrant un plus grand bassin de données, et une nouvelle localisation.



L’écologiste qui a récolté la majorité des données, le professeur Mike Baillie, crie bien entendu à l’injustice, aux droits d’auteur :

We prepared the samples and – using quite a lot of expertise and judgment – we measured the ring patterns. Each ring pattern therefore has strong claims to be our copyright. Now, for the price of a stamp, Keenan feels he is entitled to be given all this data.


Pourtant, c’est le propre de la science. Les données auraient dû être accessibles. Quand des données comme celles-ci servent à prendre des décisions politiques de l’ampleur qu’on connait, il est important de pouvoir les contre-vérifier.

Il aura donc fallu une demande pour un FOI (Freedom of Information Act) afin de rendre publiques les données demandées, comme ce fut le cas pour le CRU. Au moins cette fois, il semble que le responsable des données ne les a pas d’abord supprimés pour éviter qu’on les analyse.

Ca se passe ici: Doug Keenan finally gets the tree data



Une histoire de M!

dimanche, 18 avril 2010

Récemment, on apprenait que le mois de mars 2010 était le plus chaud enregistré. Rien de bien surprenant, avec El Nino qui continue de nous réchauffer.

Graphiques à l’appui, le GISS de la NASA publiait toutefois (du 13 au 15 avril), un graphique pour le moins étrange (ci-contre)…

Remarquez la zone chaude en Finlande, entourée d’une grande masse froide. Des observateurs ont signalé l’anomalie, qui fut corrigée par la suite.

La raison? Une erreur de signe (on avait oublié le [-] devant la température d’une station en Finlande), ce qui a affecté la moyenne mensuelle de la région. En effet, si l’on passe par exemple de -10 à +10, cela fait 20 degrés de différence, de quoi fausser les résultats!

D’ailleurs, cette anomalie n’est pas visible avec les données satellites (ce sont des relevés automatisés, sans intervention humaine).

Cette faute montre que le facteur humain peut jouer dans les mesures. Comment?

Anthony Watts propose un long billet (GISS & METAR – dial “M” for missing minus signs: it’s worse than we thought) que je n’ai malheureusement pas le temps de traduire, mais qui vaut le détour. Voici donc les grandes lignes…

(more…)



L’Arctique au printemps 2010: l’heure des comptes

mardi, 6 avril 2010

En cette période de l’année, la glace de mer de l’Arctique atteint son maximum annuel. Qu’en est-il cette fois-ci?

Eh bien pour une 3e année consécutive, celle-ci reprend du terrain, comme ce fut le cas en septembre dernier (3e reprise en lien au minimum), une nouvelle qui ne parviendra certainement pas au public québécois via les médias traditionnels (sauf La Presse, voir plus loin).

Le journal Sunday Times (UK), lui, a fait ses devoirs (c’est-à-dire rapporter AUSSI les nouvelles qui ne vont pas dans le sens des prédictions alarmistes), dans un article intitulé : Arctic ice recovers from the great melt. La grande fonte (great melt) étant bien entendu l’année 2007, qui avait été marquée d’une fonte estivale exceptionnelle, bien que la reprise avait été exceptionnellement grande l’hiver suivant (ce qui n’avait malheureusement pas été médiatisé).

Comme le rapporte WattsUpWithThat:

  • En 2007, on annonce que le phénomène est sans précédent et que l’Arctique pourrait être libre de glace aussi tôt qu’en 2013…
  • En 2008, on annonçait encore la «spirale de la mort» pour l’Arctique, malgré la reprise. Ce n’était qu’un léger soubresaut.
  • En 2009, on annonçait qu’une deuxième année de reprise ne signifiait rien, que la «spirale de la mort» était bien là, et que les climato-sceptiques ne sont de grands ignorants (d’après le directeur du NSIDC).
  • En 2010, alors que l’Arctique approche la normale pour ce temps de l’année (une première depuis 2001), le directeur du NSIDC se ravise: “les réactions à la fonte de 2007 ont été exagérées… nous devons être plus prudent pour ne pas trop faire de lecture à partir d’un seul événement”.

(more…)



Nouvelle parution : les températures de surface

samedi, 30 janvier 2010

str_watts_daleoScience and Public Policy Institute (SPPI) propose un nouveau rapport: «Surface Temperature Records: Policy Driven Deception», par Joseph D’Aleo et Anthony Watts. Le compendium de 111 pages fait l’analyse des données terrestres de température du dernier siècle (incertitudes, corrections…).

Watts résume les conclusions de l’ouvrage en une courte phrase sur son blogue (WattsUpWithThat):«The surface record is a mess» (les données de surfaces sont dans un état épouvantable!)

D’un peu plus de 6000 stations dans les années 70-80, on est passé à moins de 1500. La majorité des stations qui ne sont plus rapportées se trouvent dans les zones en altitude et latitudes les plus élevées, de même que les zones rurales. Le Canada et la Sibérie marquent le plus grand réchauffement observé, mais aussi là où il y a eu le plus de stations délaissées.

Thomas Peterson et Russell Vose, qui ont assemblé la plupart des données du GHCN (Global Historical Climate Network) prétendent que la perte importante de stations vers 1990 est attribuable au fait que celles-ci ne fournissent pas assez rapidement les données (travail manuel), qui sont remises sous forme de rapport rétroactif. Nous devrions avoir les résultats de celles-ci d’ici 10 à 20 ans! De quoi avoir largement le temps de renflouer les poches d’Al Gore, R. Pachauri, Ban Ki-Moon et cie :-)

Autrement dit, les données de plus de 75% des stations n’étant plus disponibles, on a fait des moyennes en utilisant celles demeurées disponibles, qui par hasard se trouvent dans les zones plus au sud, plus populeuses et en moins grandes altitude, soit les plus susceptibles de surestimer à la hausse les valeurs moyennes.

Au Canada, on est passé de 600 à moins de 50 stations. Le pourcentage de stations à basse altitude (moins de 300 pieds) à triplé, alors que celles à plus de 3000 pieds ont été réduites e moitié. Le réchauffement du Canada s’explique par l’interpolation des stations du sud pour remplir les cases vides de la grille. Par exemple, il n’existe aujourd’hui qu’une seule station au nord du 65e parallèle. Même une simple moyenne des stations disponibles montre un refroidissement! (p. 17 du rapport)

Pis encore, les stations qui ne sont plus utilisées dans le monde (majoritairement celles susceptibles de faire baisser la moyenne) sont tout de même utilisées dans le calcul de la moyenne de référence, ce qui a pour effet de sous-estimer la température initiale, donc accentuer artificiellement le réchauffement!

(more…)



Scandale : Une bombe explose dans les rangs du GIEC!

samedi, 21 novembre 2009

hackerLe « Climatic Research Unit of the University of East Anglia » (connu sour l’acronyme CRU) aurait été la cible d’une cyber-attaque!

Des centaines de documents et courriels ont été mis à la disposition du public, dont certains font état de manipulation de chiffres et autres démarches douteuses, incluant les travaux de Michael Mann (courbe en forme de crosse de hockey).

Cette nouvelle fraîche a rapidement fait le tour de la planète dans la blogosphère aujourd’hui, notamment dans ceux à saveur sceptique.

Le directeur du centre, Phil Jones, a confirmé l’attaque et que les documents qui circulent semblent être réels.

Je suis encore sous le choc!

Si les informations diffusées s’avèrent être réelles, cela pourrait porter un énorme coup aux grands défenseurs de la théorie d’effet de serre par l’homme. Des données auraient été manipulées volontairement pour exagérer la menace…
(more…)



PDF: Le changement climatique est-il d’origine humaine?

mercredi, 14 octobre 2009

Un lecteur, Joël Cambre, m’a fait parvenir cet excellent ouvrage de synthèse (format PDF) sur la science du réchauffement, intitulé « Le changement climatique est-il d’origine humaine? ».

Le document est mis à jour régulièrement, incluant les dernières nouvelles sur le sujet. Je vous invite donc à lire la version la plus récente en cliquant sur l’image ci-dessous.

Bonne lecture!
climatJC



Durée de vie du CO2 dans l’atmosphère

dimanche, 4 octobre 2009

La durée de vie du CO2 dans l’atmosphère joue un rôle crucial dans la théorie d’effet de serre. En effet, plus sa durée est grande, plus l’effet du gaz est important, à cause de l’accumulation possible. Sachant que la relation entre le CO2 et la température est logarithmique (c’est-à-dire qu’il faut de plus en plus de CO2 pour produire le même effet), l’aspect de durée de vie devient donc l’élément clé qui permet une accumulation suffisante(?) pour opérer.

Or, la durée de vie utilisée par le GIEC est-elle réaliste?

Bon nombre de recherches ont été effectuées depuis plusieurs années, afin de calculer cette durée. Elles ont presque toutes conclu à une durée de vie de moins de 15 ans, dont la majorité à moins de 10 ans! Le graphique ci-dessous montre les résultats de 37 études, et la valeur utilisée par le GIEC (IPCC), en rouge.
(more…)



Conférence “Le réchauffement climatique” de Vincent COURTILLOT

mercredi, 30 septembre 2009

Vincent Courtillot, géologue, professeur de géophysique à l’université de Paris-Diderot donne un excellent exposé pédagogique sur le réchauffement climatique, l’importance de l’observation et la discordance entre les prédictions du GIEC et les données. (source)

Le vidéo est d’une durée de 51 minutes. Disponible aussi en format mp3 (bien qu’on ne voit pas les graphiques, les propos demeurent pertinents).

Merci Pecqror pour le lien, en provenance de skyfal (alias “changement climatique”)