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Tag: ‘proxy’



Yamal : vue aérienne

mercredi, 1 septembre 2010

Au printemps dernier, Steve McIntyre publiait la photo ci-contre sur son site (ClimateAudit), laquelle avait retenu mon attention.

Ce paysage particulier est celui de la péninsule du Yamal, en Russie (GoogleMaps, Wikipedia).

Outre le fait que la région du Yamal est riche en gaz naturel, elle a un intérêt très particulier en ce qui concerne le réchauffement climatique

Mais lequel? Voyons…
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Université Queen : nouvelles données disponibles

mardi, 20 avril 2010

Le bureau du commissaire à l’information au Royaume-Uni vient de donner raison à Doug Keenan, après un long débat de 3 ans avec l’Université Queen à Belfast en Irlande, pour mettre enfin la main sur les données en lien aux cernes d’arbres.

L’accès aux données permettra de valider les travaux de recherche effectués depuis 40 ans, portant sur les cernes de 11 000 arbres d’Irlande. Ceux-ci permettent de remonter jusqu’à 7000 ans!

Rappelons que les cernes de croissance d’arbres sont des proxys qui servent à calculer la température du passé, alors qu’aucun thermomètre n’existait. Ils sont largement utilisés depuis le 3e rapport du GIEC (apparition de la courbe en crosse de hockey de Mann), malgré leur faible représentation des températures, tel que discuté ici.

La dendrochronologie (étude des cernes d’arbres) mets moins en lumière l’optimum médiéval et la miniglaciation que les autres proxys, comme les palourdes, ce qui pourrait justifier son adoption large (ils permettent de mettre plus d’accent sur le réchauffement récent).

En mesurant l’épaisseur des cernes d’arbres, on déduit si la température était chaude (cerne épais) ou froide (cerne mince). Le problème, c’est que l’épaisseur du cerne dépend de plusieurs autres facteurs (humidité, ensoleillement, maladies…), et bien entendu la quantité de CO2 (plus de CO2 = plus grande croissance).

Quoi qu’il en soit, les travaux de Mann reposent sur un très faible échantillon (une dizaine d’arbres – au Yamal – pour les années 90s), dont 1 seul (YAD061) est en concordance avec les résultats obtenus). Sans oublier les piètres statistiques utilisées (qui lui ont valu son rejet par la suite).

Voyez d’ailleurs ce billet de PapyJako : Le voleur de l’optimum médiéval a enfin été confondu!

Tout nouvel échantillonnage est donc la bienvenue, offrant un plus grand bassin de données, et une nouvelle localisation.



L’écologiste qui a récolté la majorité des données, le professeur Mike Baillie, crie bien entendu à l’injustice, aux droits d’auteur :

We prepared the samples and – using quite a lot of expertise and judgment – we measured the ring patterns. Each ring pattern therefore has strong claims to be our copyright. Now, for the price of a stamp, Keenan feels he is entitled to be given all this data.


Pourtant, c’est le propre de la science. Les données auraient dû être accessibles. Quand des données comme celles-ci servent à prendre des décisions politiques de l’ampleur qu’on connait, il est important de pouvoir les contre-vérifier.

Il aura donc fallu une demande pour un FOI (Freedom of Information Act) afin de rendre publiques les données demandées, comme ce fut le cas pour le CRU. Au moins cette fois, il semble que le responsable des données ne les a pas d’abord supprimés pour éviter qu’on les analyse.

Ca se passe ici: Doug Keenan finally gets the tree data



Réinventer l’Optimum médiéval – par Martin Gravel

mardi, 16 mars 2010

Il y a quelques jours, dans mon billet sur les XXGates, j’ai invité les gens à me soumettre des articles pour les publier sur mon blogue, question de couvrir davantage le sujet et offrir divers points de vue. C’est ce qu’a fait Martin Gravel, qui livre ici un premier billet à titre d’invité. Celui-ci porte sur l’impact du GIEC en regard de la période chaude médiévale (traduction d’un article de Frank Lansner).

Ayant trouvé le sujet fascinant, j’ai scruté le précédent article de Lansner, qui à mon avis mérite de s’y attarder pour bien comprendre le contexte.

J’en ai fait une traduction ici: Question de proxy!, que je vous invite à lire d’abord.

Réinventer l’Optimum médiéval, par Martin Gravel


Bonjour, je m’appelle Martin Gravel. Il y a quelques années, je me suis intéressé au soi-disant consensus climatique. Ce que j’ai découvert m’a vraiment surpris, et est en grande partie expliqué sur ce blogue. Je suis d’avis qu’Yves Pelletier a fait du très bon travail, alors j’ai décidé de lui donner un petit coup de main.

Je ne dis pas que brûler des combustibles fossiles ne fait aucune pollution, mais le CO2 n’en fait pas partie.

Voici ma traduction (parfois libre) d’un billet paru sur www.hidethedecline.eu, par Frank Lansner :

Changement d’interprétation de la période chaude médiévale par le GIEC en 2001 – est-ce que cela a eu un impact sur les résultats subséquents?

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Question de proxy!

samedi, 13 mars 2010

En avril 2009, Frank Lansner a écrit un billet publié sur le site de WattsUpWithThat, en lien aux proxies utlisées pour calculer la température du dernier millénaire (et plus).

Ce dernier m’avait échappé, mais un lecteur (Martin) vient de m’en faire prendre connaissance via un texte qui m’a été soumis (à paraître sous peu).

J’ai jugé bon d’en traduire les grandes lignes, puisqu’il apporte un regard nouveau sur la paléoclimatologie et servira notamment d’introduction au billet de Martin.


L’évaluation adéquate des températures passées est cruciale en climatologie, si l’on veut juger du caractère exceptionnel et inquiétant des températures actuelles.


Comme il n’y avait pas de thermomètres à l’époque (avant 1850), nous devons «reconstruire» le climat à partir de divers marqueurs appelés proxies.

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