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La chasse aux sorcières de Guilbault

mardi, 23 mars 2010

Dans sa dernière chronique du journal Metro, Steven Guilbault s’attaque aux climato-sceptiques. Le méchant Harper aurait nommé 3 «sceptiques climatiques» au conseil d’organismes qui allouent des fonds à la recherche scientifique depuis 2006… Vite, aux barricades!

Comme je suis visé par cette chronique, permettez-moi d’y répondre…

D’abords les faits: le gouvernement conservateur a récemment décidé de ne pas renouveler les fonds consacrés à la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCSCA).

Selon M. Guilbault, si le cours des choses ne change pas, on assistera aussi à la disparition du Centre pour l’étude et la simulation du climat à l’échelle régionale de l’UQAM.

On appelle «sceptiques climatiques» ceux qui remettent en cause la réalité des changements climatiques

Le terme plus juste serait anthropo-carbo-climato-sceptique. Comme la plupart des gens visés par ce terme, ce que je remets en doute est le rôle prépondérant des émissions de CO2 par l’homme sur le réchauffement climatique (voir ici les failles de la théorie d’effet de serre).

La « réalité des changements climatiques »? Il est vrai que le climat change, comme il l’a toujours fait. Personne ne le nie, encore moins les climato-sceptiques (ce sont les scientifiques du GIEC qui ont éliminé les fluctuations du climat au cours du dernier millénaire, pour faire croire que celui-ci ne changeait pas – la fameuse courbe en crosse de hockey). Si vous entendez par là la certitude que l’homme est responsable en grande partie des changements, cela relève de la foi bien plus que de la science. De toute façon en science, rien n’est certain à 100%.

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Début des travaux du projet CLOUD au CERN

mardi, 17 novembre 2009

Le programme CLOUD vient au débuter au Centre d’Étude et de Recherche Nucléaire de Genève (CERN). Il s’agit d’un projet ambitieux pour établir le lien entre les rayons cosmiques et la formation de nuages dans la troposphère, par ionisation.

cloudcosmicDes travaux antérieurs par Svensmark et cie (projet SKY) avaient, dans une chambre d’ionisation, montré un lien entre les variations de rayons cosmiques et la couverture nuageuse, donc le climat (puisque largement influencé par les nuages).

Les rayons cosmiques, en entrant dans la partie basse de l’atmosphère, créés des noyaux de condensation dans la vapeur d’eau (ionisation). Ces noyaux se regroupent pour former des gouttelettes (nuages).

Le graphique ci-contre montre la relation entre la couverture nuageuse basse (bleu) et la variation du flux cosmique (rouge) de 1985 à 2005, par Svensmark (source: pensée-unique.fr).

Cette fois, le projet CLOUD utilisera l’accélérateur du célèbre centre de Genève, mettant à collaboration environ 60 scientifiques en provenance de 10 pays.

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Pourquoi le froid nous menace-t-il prochainement?

vendredi, 23 octobre 2009

Les sceptiques du réchauffement anthropique défendent en général l’idée que les variations climatiques sont non seulement régies par des facteurs naturels, mais suivent des cycles (conséquences des cycles solaires et océaniques principalement), observables depuis des dizaines, centaines ou milliers d’années, selon ce que l’on étudie.

Plusieurs études indépendantes, dans différentes disciplines, arrivent à la conclusion que nous devrions connaître prochainement un refroidissement. Même Mojib Latif, modélisateur et auteur principal du GIEC, a tenu ce discours lors du dernier WC3, tel que discuté ici. La NASA, en avril 2008, a annoncé le basculement de la PDO vers sa phase de refroidissement, prévoyant également une période de 20-30 ans de refroidissement.

D’ailleurs, on n’observe aucun réchauffement depuis une bonne décennie.

Jean Martin, auteur du site pensée unique, a préparé un article qui montre les résultats de plusieurs études, démontrant que les prévisions sont au refroidissement, et non au réchauffement, pour encore une vingtaine d’années, si l’on suit la tendance.

Bilan : Pourquoi risquons-nous d’avoir froid dans les années qui viennent ?

Comme toujours, impeccable :-)



Dis-moi qui te finance, et je te dirai ce que tu penses!

jeudi, 22 octobre 2009

Depuis longtemps, l’argument numéro un de plusieurs réchauffistes (défenseurs de la théorie d’effet de serre anthropique) pour faire taire les sceptiques et ainsi éviter le débat sur des bases scientifiques, consiste à lancer des attaques ad hominem. Ils le font notamment en accusant les sceptiques d’être financés par les grandes pétrolières (particulièrement Exxon), bouc-émissaires de tous les problèmes environnementaux (incluant le refroidissement climatique pendant les années 70).

S’il est vrai qu’Exxon a déjà financé la recherche scientifique sur le réchauffement climatique, à coups de quelques millions de dollars, il est une autre chose que d’accuser tous les scientifiques critiques envers le courant populaire du GIEC d’être au service de celles-ci. Au passage, plusieurs scientifiques membres et ex-membres du GIEC (donc le fameux consensus) sont des sceptiques. Est-ce dire que le GIEC est partiellement financé par l’industrie pétrolière?

D’abord, la source de ces accusations provient souvent du site exxonsecrets.org, un projet de Greenpeace (on peut dès lors douter de l’impartialité), qui liste les compagnies dont Exxon a fourni de l’argent. Comme certains scientifiques ont travaillé ou travaillent pour l’une ou l’autre de celles-ci, on les accuse de partisanerie.

Il est dommage d’arrêter ses arguments sur la source de financement d’une recherche, sans au moins analyser les résultats.
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Réchauffement climatique : les erreurs du GIEC

jeudi, 1 octobre 2009

Autre excellent vidéo du professeur Vincent Courtillot, de l’Académie des sciences, cette fois à Strasbourg.
Cette conférence, plus complète que celle de Nantes est disponible sur le site de Dailymotion, et reprise ici:

Partie 1/6:

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Conférence “Le réchauffement climatique” de Vincent COURTILLOT

mercredi, 30 septembre 2009

Vincent Courtillot, géologue, professeur de géophysique à l’université de Paris-Diderot donne un excellent exposé pédagogique sur le réchauffement climatique, l’importance de l’observation et la discordance entre les prédictions du GIEC et les données. (source)

Le vidéo est d’une durée de 51 minutes. Disponible aussi en format mp3 (bien qu’on ne voit pas les graphiques, les propos demeurent pertinents).

Merci Pecqror pour le lien, en provenance de skyfal (alias “changement climatique”)



Encore une crosse… de hockey!

lundi, 14 septembre 2009

ipcc1990Dans son premier rapport, en 1995, le GIEC présentait une courbe (ci-contre) des températures pour les derniers 1000 ans. On y remarque la période chaude du 12e au 16e siècle (optimum médiéval), suivi d’une miniglaciation au 17e et 18e siècle. Largement admise par la communauté scientifique, celle-ci montre bien que le climat de la Terre, se relevant d’une période froide, est aujourd’hui entre les deux.

Toutefois, le graphique n’est pas assez alarmiste aux yeux du GIEC…

En effet, il indique que la température actuelle n’a rien d’exceptionnel, et que l’on a encore beaucoup de chemin à faire avant d’atteindre les températures de l’optimum médiéval. Comble de malheur, la période la plus chaude remonte à bien avant l’activité humaine (Singer et Avery ont d’ailleurs trouvé un cycle naturel de 1500 ans qui explique cette fluctuation [1]).

C’est pendant la préparation du second rapport qu’arrive un sauveur pour le GIEC et autres fervents défenseurs de la théorie d’effet de serre: Michael Mann.
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La méthode scientifique

mardi, 11 août 2009

diagramme_methodescientifiqueLa méthodologie utilisée en matière de recherche sur le réchauffement climatique est-elle vraiment scientifique?

Question de rigoler (tout en étant, hélas, pas très loin de la réalité), j’ai mis en images les deux processus pour illustrer (1) la démarche scientifique normale et (2) celle qui semble coller davantage à la science du réchauffement climatique. Interprétation libre d’un article publié sur le site de pensée-unique.

1. La méthode scientifique normale

La recherche scientifique se veut un processus rigoureux selon lequel on émet une hypothèse basée sur des observations, pour ensuite la mettre à l’épreuve à l’aide d’une ou plusieurs expériences robustes.

Si les résultats obtenus ne confirment pas l’hypothèse, celle-ci est modifiée et remise à l’épreuve par de nouvelles expériences.

En revanche, lorsque les résultats confirment l’hypothèse en cours, celle-ci est ensuite publiée dans des revues spécialisées avec la méthodologie et les données utilisées, afin de permettre aux autres scientifiques de répéter l’expérience et d’en évaluer la validité.

Si celle-ci s’avère solide, elle passe au stade de théorie. Autrement, l’hypothèse est rejetée et on retourne à la case départ.


diagramme_methodeutilisee

2. La méthode utilisée pour la science du réchauffement climatique

Lorsqu’il s’agit de réchauffement climatique (comme de plus en plus de secteurs d’ailleurs), la méthodologie ne semble malheureusement pas suivre la voie normale.

Au lieu de commencer par des observations et émettre une hypothèse pour expliquer celles-ci, on commence directement par une théorie, puis on cherche des observations, des expériences, ou pire encore, des modèles, pour l’appuyer. Notez qu’un modèle ne peut constituer une preuve scientifique, puisqu’il est le résultat de calculs basés sur des hypothèses – et non des observations.

Prenons par exemple le lien entre le CO2 et la température. Pour démontrer la théorie, on prélève des carottes glaciaires pour évaluer la teneur en CO2 et la température dans le temps (jusqu’à 650 000 ans).

Puisque les réchauffistes assument (à tort) que la teneur en CO2 préindustrielle était relativement stable et toujours inférieure à 270 ppm, on rejette toutes les mesures démontrant une concentration supérieure, en les qualifiant d’artéfacts. De plus, on préconise une méthode qui n’inclue que le CO2 à l’état gazeux (emprisonné dans les bulles d’air – dont une partie s’échappe lors de la manipulation), alors que la dissolution permettrait non seulement de minimiser les pertes, mais prendre également en compte le CO2 sous d’autres formes (suite à des réactions chimiques). Nous avons la recette permettant d’aller dans le sens de la théorie, soit une corrélation entre les deux variables.

Les résultats sont rapidement publiés à grande échelle, et même repris par Al Gore dans son film «La vérité qui dérange». La preuve est faite: le CO2 affecte la température.

Des scientifiques du monde entier critiquent les résultats, la méthodologie et les conclusions de cette recherche, faisant notamment remarquer que la corrélation n’indique en rien quel facteur influence l’autre, ni même si les deux facteurs n’étaient pas simplement affectés par autre chose… Selon l’analyse de plusieurs chercheurs, en regardant de près les résultats obtenus, on remarque en fait que la température précède toujours le CO2, avec en moyenne 800 ans entre les deux!

Qu’à cela ne tienne, plutôt que réviser la théorie non supportée par l’expérience, les auteurs (et bon nombre de disciples de la théorie), défendent celles-ci avec acharnement, notamment via des attaques ad hominem. Le battage médiatique qui s’y rattache servira à convaincre la majorité des gens que la preuve est faite, que la théorie est valide et qu’il y a consensus. On passe à un autre appel.